Membres


L'ancienne usine Trak Sports renaît. L'entreprise a du pain sur la planche.

Un groupe d'anciens employés de l'usine Trak Sports redonnera vie aux installations de Cowansville.  Baptisée i_5 (comme l'expression high five), cette petite compagnie se spécialisera dans la fabrication et la remise à neuf de planches à neige.

Ce projet est le fruit du rêve de Richard Samuel, Hélène Jean, Yanick Constant et Dominique Dubé, qui étaient tous à l'emploi de Trak Sports au moment de sa fermeture en 2009.

L'usine de la rue Dean a fabriqué, en exclusivité, des planches à neige en sous-traitance pour Burton durant 21 ans, avant que la compagnie mette fin au contrat.  Cette décision avait sonnée le glas des activités de l'usine cowansvilloise.

«Ces quatre personnes n'avaient jamais abandonné leur passion pour le snowboard.  Elles agiront à titre de gestionnaires de la nouvelle compagnie», indique la porte-parole de i_5, Sabrina Paquin, en précisant que tous occupent présentement un autre emploi.  Au début, ils vont se relayer dans l'usine».

Dès le démarrage du projet, le quatuor d'associés recevra l'appui de cinq à six employés à temps partiel.  Aucune autre embauche n'est prévue pour l'instant, précise Mme Paquin.

Jouant visiblement de prudence, i_5 concentrera d'abord ses efforts sur la remise à neuf de planches à neige usagées.  Ainsi, les surfeurs pourront apporter leur planche directement à l'usine, pour la faire sabler et cirer comme une neuve et ce, en 24 heures.  «Dans un futur très proche, les gens pourront aussi laisser et reprendre leur planche à des points de chute, qui seront situés dans des magasins de sports de la région», affirme la responsable des communications.

Ce n'est qu'une fois bien installés que les promoteurs mettrons en marche la production de nouveaux snowboards.  Des prototypes seraient déjà sur la table pour la fabrication de planches haute de gamme sous la marque i_5.  «Mais on veut d'abord produire pour d'autres compagnies.  On en a approché quelques-unes et ça augure bien», dit Mme Paquin.

À l'heure actuelle, les nouveaux propriétaires louent l'espace auparavant occupé par Trak Sports, mais ils n'occupent qu'une petite partie du local.  Ils ont également fait l'acquisition d'une fraction de l'équipement qu'utilisait leur ancien employeur.

Interrogée sur la future production de planches, Mme Paquin admet que tout se fera à petits pas.  «On ne s'est pas fixé d'objectifs, ni en nombre, ni en temps.  On se laisse quelques mois pour le démarrage de l'entreprise.  On veut prendre de l'expansion, mais on n'a pas d'attentes».

Malgré ces débuts volontairement modestes, le groupe ne semble pas se lancer dans l'aventure les yeux fermés.  Des études de marché ont été faites, autant pour le volet «remise à neuf» que pour le volet «fabrication».  Selon la dame, l'usine est située dans un endroit stratégique, à proximité de plusieurs montagnes de ski, ce qui devrait assurer une clientèle régulière pour le reconditionnement de planches usagées.

La production de planches neuves devrait aussi connaître du succès, prédit Sabrina Paquin.  «Les hivers sont de moins en moins froids et on a moins de neige qu'avant, mais les mordus de planche à neige trouvent le moyen et l'endroit pour en faire quant même.  On vise les vrais amateurs».

Et pourquoi avoir choisi i_5 comme nom de compagnie?  «On voulait un nom dynamique, amusant et qui piquerait la curiosité.  Ça semble fonctionner!»

L'inauguration officielle de l'endroit aura lieu ce samedi, le 21 janvier, au 135-4, rue Dean.  Pour l'occasion, le public aura accès aux installations entre 10h et 14h.  Des membres de l'équipe i_5 seront sur place pour faire la démonstration de remise à neuf de planches à neige.  On y verra également la sérigraphiste Mary Jo Larivière peindre des planches à l'aide de la technique d'aérographie (airbrush).

Source : La Voix de l'Est, mercredi, 18 janvier 2012

Afin de recycler davantage - Tafisa investit 10 M$ à Lac-Mégantic.

RECYCLAGE.  Voilà le mot préféré de Louis Brassard, président-directeur général de Tafisa Canada, dont l'usine est située dans le parc industriel de Lac-Mégantic.

Cet ingénieur de formation l'a répété à quelques reprises lors de la conférence de presse où il a annoncé un projet majeur d'investissement totalisant 10 millions de dollars, afin principalement de faire augmenter l'utilisation du bois recyclé dans le processus de fabrication des panneaux de particules, la spécialité de cette usine.

Le ministre du Développement économique, de l'Innovation et de l'Exportation, Sam Hamad, était présent hier avant-midi pour annoncer un prêt de 5 millions de dollars de la part d'Investissement Québec, de même qu'une contribution financière de 450 000 $ de Recyc-Québec.

«Lors d'une rencontre avec les dirigeants de Tafisa, j'ai pu me rendre compte qu'ils ont une très bonne vision et une très grande fierté pour leur travail.  Ici, on prépare l'avenir, avec de l'équipement à la fine pointe de la technologie et on agit en fonction de l'environnement.  C'est un projet important pour la région, dans un contexte difficile de crise économique», a-t-il déclaré.

Le ministre était accompagné par la députée de Mégantic-Compton, Johanne Gonthier.  Cette dernière s'est avouée «très heureuse d'entamer la nouvelle année chez Tafisa, ce fleuron de notre économie locale qui investit encore afin de maintenir sa position de leader nord américain dans la fabrication de panneaux de particules et de mélamine, dans le contexte difficile de l'industrie du bois.

Elle a rappelé le lot de défis auxquels Tafisa a dû faire face dans son histoire, à commencer par l'incendie majeur de 2006.  «Tafisa continue de moderniser son usine, avec la confiance de sa maison mère au Portugal, pour son équipe de direction de Lac-Mégantic et ses employés qui sont des professionnels», a-t-elle ajouté.  «Tafisa est une source d'inspiration pour la région et un excellent citoyen corporatif».

Le projet d'investissement de 10 million $ consiste prinicpalement à doter l'usine de Tafisa d'un broyerur de déchets de construction et de produits de bois en tous genres, comme des matériaux issus de la démolition, des palettes de bois, des pièces d'emballages et même des meubles.  Cet équipement permettra de doubler le recours à du bois recyclé, jusqu'à plus de 244 000 tonnes par an, comme l'a expliqué M. Brassard.

«Cela représente deux millions d'arbres par année qui n'auront pas besoin d'être coupés, faisant baisser la pression sur les scieries qui nous fournissent des copeaux, sciures et autres déchets de bois.  Grâce à ces approvisionnements supplémentaires, notre production sera plus soutenue et plus continue, avec moins d'arrêts à prévoir à cause des soubresauts de l'industrie du bois.  Ce procédé de fabrication prolonge la vie du bois, c'est l'objectif que nous poursuivons.  C'est très bon pour l'environnement, car il y aura moins d'enfouissement et moins de déchets de bois qui seront brûlés, avec moins de contaminants dans la nature», a-t-il indiqué.

«De plus, nous assurons la compétitivité de notre usine et l'avenir de nos 325 travailleurs.  Nous avons la plus grande usine de recyclage en Amérique du Nord.

Il s'agit également de la plus grande usine de fabrication de panneaux de particules sur ce continent.


Source : La Tribune, Sherbrooke, mardi 17 janvier 2012

Bleu Lavande ferme six boutiques.

L'entreprise Bleu Lavande a fermé six de ses dix boutiques corporatives et mis à pied quelques membres de son personnel administratif.  Son président, Pierre Pellerin, affirme toutefois qu'il n'y a pas lieu de s'inquiéter et que ces décisions découlent simplement d'un changement de stratégie commerciale.

«Nos boutiques corporatives nous permettent d'être présents dans des centres commerciaux.  Mais on pense qu'il est préférable qu'on couvre mieux le territoire plutôt que de miser beaucoup sur les centres commerciaux, où on a une forte compétition», explique M. Pellerin.

Celui-ci soulique que Bleu Lavande est récemment devenu un «fournisseur accrédité» des magasins La Baie, ce qui laisse présager des ventes additionnelles intéressantes pour l'entreprise magogoise.

Pierre Pellerin espère également que des dizaines de pharmacies supplémentaires offriront bientôt les produits de son entreprise.  Déjà, le réseau de détaillants de Bleu Lavande compte 120 pharmacies au Québec.

Un total de quelque 400 commerces agissent à titre de détaillants des produits de l'entreprise, qui possède de grands champs de lavande près de Fitch Bay, non loin de Magog.  Tout laisse croire que ce nombre continuera à augmenter de façon rapide durant les prochaines années.

Source : La Tribune, Sherbrooke vendredi, 7 octobre 2011

Mine Jeffrey prépare son démarrage. Le ministre Hamad souhaite régler le dossier de la relance avant les Fêtes.

Alors que le ministre du Développement économique Sam Hamad souhaite régler le dossier de la relance de Mine Jeffrey avant les Fêtes, son président Bernard Coulombe entend reprendre le boulot bien avant.

Confiant, M. Coulombe prévoit déjà l'entrée au travail de l'entrepreneur qui viendra compléter l'excavation des galeries souterraines.  Des employés auront aussi pour tâche de procéder à l'installation des équipements sous terre.

«Je comprends la prudence du nouveau ministre, précise M. Coulombe, ça ne veut pas dire qu'on fait rien et qu'il ne se passera rien d'ici là.»

M. Coulombe et ses partenaires financiers ont remis aux fonctionnaires du Ministère, vendredi, les documents attestant leurs engagements pour la relance de la mine.  Hier, il était confiant plus que jamais en son projet, se disant assuré que ces documents répondent précisément aux exigences du gouvernement du Québec pour une garantie de prêt de 58 M$.

Pour sa part, le ministre Sam Hamad a affirmé au journal Le Soleil, dimanche, qu'il s'assurerait que son gouvernement soit saisi rapidement du dossier par l'entremise du Conseil des ministres.  «Ça se fera avant le printemps, idéalement avant les Fêtes, a dit le ministre.  Si tout est conforme commenous le pensons, le financement devrait être accordé.»

«La condition relative à une participation financière de 25 M$ de Mine Jeffrey et de ses partenaires financiers est maintenant sécurisée, on en a donné la preuve, commente aussi Bernard Coulombe.  La date butoir a été respectée et la garantie s'applique.  Cela ne signifie pas que nous avons l'argent dans nos poches, les analyses vont être effectuées au ministère.  Il faudra préciser une convention de crédit afin de pouvoir soutirer l'argent graduellement, tant des institutions financières que du fonds de 25 M$ de nos partenaires, selon les développements et les travaux réalisés.  Cette étape sera concrétisée dans les prochaines semaines.»

Autre élément important, la convention entre les partenaires du consortium d'investisseurs n'est toujours pas signée, précise M. Coulombe, précise M. Coulombe.  «Certains de nos partenaires ont encore à se faire mieux connaître auprès des gouvernements du Québec.  Même si tous les éléments de la convention ne sont pas totalement attachés, les discussions sont très avancées et la signature est imminente.  La vérification diligente de certains partenaires financiers se poursuit toujours à la Mine Jeffrey

Sans en préciser l'identification, Bernard Coulombe confirme que les investisseurs du consortium se composent de trois groupes de partenaires de trois différents pays.

«Nous devons composer avec de nouveaux partenaires qui font équipe avec nous depuis peu.  Le président de Balcorp, Baljit Chadha, et moi-même avons réuni les 25 M$ auprès des investisseurs.  Je me suis engagé auprès d'eux et auprès des gouvernements à rester en place pour quelques années.  Je vais continuer à mener les opérations à la Mine Jeffrey et à préparer la relève pour une transition éventuelle à une nouvelle équipe.»

À compter d'avril, le président de Mine Jeffrey espère repartir la production aux moulins avec comme prévision 100 000 tonnes de chrysotile pour 2012, possiblement 200 000 tonnes en 2013.  «Nous allons épuiser la réserve actuelle du puits minier pour en arriver à une transition en continu avec la production du minerai en provenance cette fois de la mine souterraine.  Une fois en production, pas question de faire un arrêt pour ensuite démarrer la production sous terre, c'est là mon objectif.»

Par ailleurs, commentant l'arrêt de production de la fibre chez LAB Chrysotile de Thetford Mines, le président de Mine Jeffrey considère qu'il s'agit d'une mauvaise nouvelle, non seulement pour les travailleurs de la mine Lac d'Amiante, mais aussi pour cette industrie au Québec.

«Nous risquons de perdre des clients qui se tourneront vers d'autres producteurs dans le monde.  La demande est plus forte que notre production.  Nous avons la meilleur fibre, une référence de qualité.  Nos clients ont accepté de se prêter aux vérification de la manipulation et de l'utilisation sécuritaires dans des produits de la fibre que nous leur fournissons, lesquelles seront effectuées par des firmes indépendantes, telles que requises par le gouvernement du Québec, ce qui n'est pas nécessairement le propre d'autres producteurs.»

Source : La Tribune, Sherbrooke, mardi 4 octobre 2011

Une nouvelle usine pour Innova

Innova a le vent dans les voiles.  L'entreprise a lancé la semaine dernière la construction d'une usine de 22 000 pieds carrés dans le parc industriel de Granby pour soutenir sa croissance.  Cela entraînera un investissement de 2 millions $, a déclaré Martin Dufour, copropriétaire de la PME.

À l'origine, le début des travaux était prévu au printemps, mais il a été retardé, notamment parce que l'entreprise a dû répondre à des commandes en provenance de l'Australie, un nouveau marché qu'elle vient de conquérir.

Produits de services publics Innova, de son véritable nom, se spécialise dans la conception et la fabrication de produits de secourisme pour espace clos.  La PME, qui emploie 17 personnes, est de plus en plus connue pour ses systèmes de garde-corps et de potence.  Ces systèmes sont par exemple utilisés pour assurer la sécurité des travailleurs qui oeuvrent dans les trous d'homme.

C'est d'ailleurs grâce à cette gamme de produits, commercialisée sous la marque Xtirpa, que l'entreprise est sur une lancée depuis quelques années.  Pour l'heure, Hydro-Québec est son principal client.  Mais les choses commencent à changer.  La clientèle se diversifie, alors que bon nombre de municipalités acquièrent également les produits Innova.

La PME souhaite par ailleurs augmenter ses ventes à l'étranger.  Le marché américain, en particulier, est dans sa mire.  «On veut ouvrir un bureau aux États-Unis d'ici six mois», dit Martin Dufour.

Mais Innova vise encore plus loin.  L'entreprise aimerait bien marquer des points en Europe et en Amérique du Sud, éventuellement.  C'est pourquoi la PME de Granby se rendra à Cologne, en Allemagne, le mois prochain pour participer «au plus gros show de sécurité sur la planète».  «C'est là qu'on a rencontré nos clients australiens», souligne l'entrepreneur.

La superficie des installations d'Innova triplera avec sa nouvelle usine du boulevard Industriel.  Les locaux actuels de l'entreprise, situés rue Roberval, sont occupés à pleine capacité.

L'expansion d'Innova pourrait par ailleurs se traduire par des embauches à moyen terme si les commandes escomptées sont au rendez-vous, estime Martin Dufour.

Innova a été créée en 1998, lorsque Martin Dufour a repris, au décès de son père Gilles, les rênes de l'entreprise que ce dernier avait fondée : Vis-Tout industriel.

À l'époque, le nouveau chef d'entreprise s'associe avec Denis Poissant, qui possédait une expertise dans le domaine des utilités électriques.  Avec Innova, la gamme de produits a ainsi changé.  Au départ, la PME distribuait surtout des accessoires pour l'industrie électrique.  Mais, à la demande de clients, elle s'est lancée dans la conception et la fabrication de systèmes sur mesure, à commencer par une barricade pour délimiter les zones de travaux.

«Nous faisons beaucoup de recherche et développement maintenant.  Nous sommes en instance de brevets pour d'autres produits.  Notre force, c'est l'ergonomie et la légèreté de nos produits», dit Martin Dufour.

Ni lui, ni Denis Poissant, ne sont ingénieurs.  Mais ils peuvent compter sur une solide équipe en la matière, mentionne M. Dufour.

Dans sa nouvelle usine, Innova utilisera de nouveaux équipements qui lui permettrons de mieux contrôler sa production et de moins faire appel à la sous-traitance.

Martin Dufour et son équipe sont d'avis que l'avenir leur sourira.  «Depuis trois ans, la demande est de plus en plus forte.  Nous avons connu une croissance assez rapide.  Nous avons beaucoup de projets en cours», affirme l'homme d'affaires.

Source : La Voix de l'Est, lundi, 26 septembre 2011

Technologies Dual-ADE branchée sur le 220. - L'entreprise a inaugurée hier ses nouveaux locaux de 3,2 M$.

Technologies Dual-ADE, l'entreprise sherbrookoise spécialisée dans la fabrication et l'entretien d'appareillage de distribution d'électricité de basse, de moyenne et de haute tension, semble branchée sur le 220.

Cette entreprise connaît une telle croissance qu'elle a dû se doter de nouvelles installations, trois fois plus grandes que celles qu'elle occupait ces dernières années.  Hier, elle inaugurait officiellement ses nouveaux locaux de la rue Letellier, dans le parc industriel.  Un investissement de 3,2 millions $.

Son président, Éric Ducharme, profitait de l'occasion pour lever le voile sur ses perspectives à court et moyen terme.

«Depuis les dix dernières années, nous avons développé une expertise très pointue et notre personnel est compétent.  Nous avons décidé d'aller de l'avant et d'accaparer notre part du marché.  Nos nouvelles installations contribuent à donner un support important dans le devenir de notre entreprise», a-t-il déclaré aux lcients, partenaires, fournisseurs et employés, réunis dans l'entreprise au cours de célébrations qui ont incluent un tournoi de golf amical.

Contrats en Haïti

En mai dernier, lorsque l'entreprise a fait part des contrats qu'elle avait décroché en Haïti où elle allait contribuer à reconstruire un réseau de distribution d'électricité, elle embauchait 87 personnes.  D'ici 2016, a souligné M. Ducharme, les effectifs devraient être formés de 125 à 140 personnes.

La demande locale et internationale pour le type d'équipements que fabrique l'entreprise est en grande croissance.  De plus, le parc des équipements en fonction doit être rajeuni chez nombre de clients.  Il date déjà d'une trentaine d'années, a-t-il rapporté.  Dual-ADE fabrique notamment des compartiments de commandes, des compartiments de transformateurs de tension, des armoires à disjoncteurs, des panneaux de contrôle.

Parmi ses clients, on retrouve de grandes sociétés comme Hydro-Québec, des institutions comme l'Université de Sherbrooke ou des organisations comme l'aéroport de Montréal.


Source : La Tribune, Sherbrooke, samedi, 17 septembre 2011.

PréciGrafik agrandit ses locaux.

L'entreprise sherbrookoise PréciGrafik poursuit sa croissance.  Elle procède présentement à un agrandissement de ses locaux, en se dotant d'un deuxième étage qui surmontera une partie de l'édifice actuel.

«L'espace actuel est insuffisant pour que nous puissions assurer notre développement; nous devions soit nous relocaliser, soit agrandir», a déclaré son président, Gilles Blais.

Le plan de croissance amorcé il y a deux ans porte donc ses fruits pour l'imprimeur employant quelque 40 personnes.  Les développements entamés depuis nécessiteront des acquisitions de technologies d'impression à la fine pointe ainsi que l'embauche de ressources spécialisée, a-t-il expliqué.

«L'industrie de l'imprimerie et des arts graphiques est en constante évolution.  Afin d'offrir à nos clients des produits et services à valeurs ajoutées, il nous faut sans cesse investir.  C'est de cette façon que nous pourrons conserver notre position de leader dans ce marché très concurrentiel», a ajouté l'homme d'affaires.

Les travaux d'agrandissement ont débuté le 6 septembre et devraient se poursuivre jusqu'à la fin d'octobre ou la mi-novembre.


Source : La Tribune, Sherbrooke mercredi, 14 septembre 2011.

C'est la fin pour Fenêtres Robert - L'entreprise sherbrookoise Profenex fait l'acquisition des équipements.

Les activités de l'usine Fenêtres Robert, à Saint-François-Xavier-de-Brompton, ne seront pas relancées.  L'entreprise a plutôt été vendue à deux acheteurs distincts et sera démantelée.  Les équipements ont été acquis par Profenex, une entreprise spécialisée en fenêtres de PVC.  Le terrain et lse installations seront la propriété d'un autre groupe, dont l'identité demeure inconnue.

«Nous ignorons qui a acheté les installation de Fenêtres Robert, mais tout indique que les activités de l'entreprise ne seront pas relancées», confirme Claude Sylvain, maire de Saint-François-Xavier-de-Brompton.

Lors de sa faillite en avril dernier, Fenêtres Robert avait laissé une dette de 2,6 M$, ainsi qu'une soixantaine de travailleurs sans emplois.  Sur 14 soumissions reçues pour tenter de procéder à la relance de l'entreprise, aucun ne s'est avérée recevable.  «Personne ne s'est rendu à déposer un plan d'affaires complet et aucun promoteur ne rencontrait l'ensemble des demandes», précise Patrick Lévesque, attaché politique d'Étienne-Alexis Boucher, député de Johnson, qui s'était impliqué dans le comité de relance de Fenêtres Robert.

Toutefois, Profenex, qui s'est portée acquéreur de la machinerie de Fenêtres Robert et de tous ses actifs, exceptés les bâtiments et le terrain, souhaite perpétuer le nom Fenêtres Robert.  L'entreprise sherbrookoise entend créer une nouvelle ligne de produits qui portera le nom Robert.
«Nous allons revendre la machinerie pour le débitage de bois et celle qui est désuète, et déménager la machinerie plus moderne dans nos installation sur le boulevard industriel.  C'est un investissement majeur qui a été réalisé et on pense aussi à agrandir.  Nous voulons faire revivre le nom Robert, qui existait depuis 60 ans, mais je sais que ça pourra prendre un certain temps avant qu'il retrouve une bonne image», indique Jean-François Bernier, propriétaire de Profenex, ajoutant que cet investissement se chiffre à plusieurs centaines de milliers de dollars.

Quant à l'homme d'affaires de Sherbrooke, Stéphane Couture, dont l'offre d'achat n'a pas été retenue, il se dit déçu de la tournure des évènements.

«Je voulais relancer les activités de Fenêtres Robert, avec une nouvelle vision, et j'avais même des idées de nouveaux produits.  J'ai travaillé très fort là-dessus et j'avais réussi à trouver du financement, mais mes associés n'aimaient pas certaines conditions du financement.  Nous avons eu des divergences, et l'offre que nous avons déposée était trop basse», explique M. Couture, expert-comptable de la firme de consultants Couture et associés.

L'usine de Saint-François-Xavier sera démantelée au cours des prochaines semaines.


Source : La Tribune, Sherbrooke, samedi, 3 septembre 2011

Incendie à l'usine American Biltrite - Les quelque 170 employés sont évacués.

American Biltrite a procédé à l'évacuation complète de son usine de la rue Bank après qu'un incendie ait pris naissance, vers 11h hier, dans le sous-sol d'un des bâtiments.  Aucun des quelque 170 employés évacués n'a été blessé.

«L'incendie a commencé au sous-sol et la fumée se serait propagée sur toutes les étages par les conduits de ventilation.  Le feu a été maîtrisé rapidement mais on fait des vérifications pour être certain qu'il n'y a pas de propagation.  Vous comprendrez que les risques inhérents au type de production qui se fait ici sont particuliers et on doit prendre toutes les précautions», a résumé le chef de division du Service de protection contre les incendies de Sherbrooke, Stéphane Simoneau.

Une vingtaine de pompiers et six de leurs véhicules ont été déployés sur les lieux en plus d'une ambulance.  Heureusement, aucun employé n'a été blessé ou incommodé par la fumée.

«On fait des pratiques d'évacuation deux fois par année et la plupart des employés évacués ce matin croyaient qu'il s'agissait d'un entraînement.  Ils ont été très calmes et professionnels.», signale Serge Veilleux, vice-président des opérations chez American Biltrite.

Guy Rocheleau, employé depuis 36 ans, ne se rappelle pas avoir déjà vécu l'évacuation complète de l'usine qui se spécialise dans la fabrication de revêtements de sol commerciaux et du caoutchouc spécialisé.

Il était encore tôt, hier après-midi, pour évaluer l'ampleur des dommages.  «L'incendie s'est produit dans le bâtiment 6 où on fabrique des tuiles composites.  Le feu aurait commencé dans le four utilisé pour réchauffer la pâte servant à faire ces tuiles», précise le vice-président des opérations d'American Biltrite.

Les deux tiers des employés avaient pu retourner au travail une heure après l'évacuation.  La direction attendait le résultat des analyses des pompiers concernant le taux de monoxyde de carbone avant la réintégration des derniers employés.


Source : La Tribune, Sherbrooke samedi, 3 septembre 2011

Transcontinental transfère les activités de Sherbrooke vers les États-Unis.

Une transaction entre Transcontinental et Quad/Graphics, un important imprimeur américain, a un impact sur l'imprimerie du parc industriel sherbrookois.

Les activités d'impression de livres en noir et blanc destinés au marché américain et que partagent les usines de Sherbrooke et de Louiseville seront transférées graduellement vers les États-Unis.  Ces activités sont évaluées à 25 millions $.  Des compressions pourraient donc survenir, cet automne, parmi les 130 employés actuels.

Comme l'explique le vice-président aux communications de Transcontinental, Sylvain Morrisette, il est trop tôt pour savoir comment tout cela se traduira sur les effectifs sherbrookois.  Les activités transférées pourraient être remplacées par d'autres contrats et n'avoir ainsi aucun impact.

«Mais il faut garder en tête que l'industrie traverse une période difficile, avec un marché très compétitif.  En bout de ligne, cela pourrait donc se traduire par des mises à pied graduelles», a dit M. Morrisette.

Cette semaine, Transcontinental a annoncé la conclusion d'une entente avec Quad / Graphics, en vertu de laquelle Transcontinental acquerra indirectement la totalité des actions de Quad Graphics Canada inc.

Dans le cadre d'une transaction distincte, Transcontinental a également conclu un accord pour vendre à Quad / Graphics ses activités au Mexique et lui transférer ses activités d'impression de livres en noir et blanc destinés à l'exportation aux États-Unis.  L'accord définitif a été approuvé par les conseils d'administration de Transcontinental et de Quad / Graphics.  Les transactions sont assujetties à l'octroi des autorisations réglementaires, dont celles à obtenir en vertu de la Loi sur la concurrence du Canada et de la loi fédérale mexicaine sur la concurrence économique.  Essentiellement, ces transactions représentent un échange d'actifs.  Ces deux transactions devraient être conclues à l'automne.

Plus précisément, Transcontinental acquerra sept installations de Quad / Graphics au Canada (trois en Ontario, deux au Québec, une en Alberta et une en Nouvelle Écosse), représentant six usines d'impression et un centre de services prémédia.

Ces installations emploient 1500 personnes et devraient générer des revenus de 310 millions de dollars américains pour l'année financière 2011.

À l'inverse, Transcontinental se départira de ses actifs mexicains qui se composent de 900 employés répartis dans trois installations et dont les revenus à la fin de l'année financière 2011 sont estimés à 67 millions de dollars canadiens.

«L'acquisition des actifs canadiens de Quad Graphics s'inscrit dans notre stratégie visant à renforcer nos actifs d'impression plus traditionnels.  Elle est aussi importante pour maintenir la solidité de nos activités étant donnée la dynamique concurrentielle de notre secteur d'activité», a déclaré François Olivier, président et chef de la direction.

«Elle nous permettra de tirer profit des investissements de plus de 700 millions de dollars que nous avons réalisés dans notre plateforme d'impression au cours des dernières années», a dit M. Olivier e rappelant que les marchés de l'impression en général ont souffert de surcapacité et de l'intensifications de la pression concurrentielle dans certains créneaux au cours des dernières années, en raison de la multiplication des plateformes de communications numériques, des progrès technologiques appliqués aux nouvelles presses à imprimer, ainsi que de l'arrivée de joueurs des États Unis dans le marché canadien.


Source : La Tribune, Sherbrooke, samedi, 16 juillet 2011

Des travaux plus longs que prévu chez Animat. Les mauvaises odeurs devraient être enrayée vers le début août.

Une odeur de caoutchouc brûlé flotte toujours par moments autour d'Animat.  L'entreprise de recyclage de pneus du chemin Godin croyait pouvoir enrayer complètement ses émanations nauséabondes à compter du mois de juin.

Des citoyens du quartier Nouveau Faubourg, accessible par la rue Saint-Jacques, ont été surpris de sentir encore ces mauvaises odeurs au cours des derniers jours.  L'odeur de caoutchouc brûlé a incommodé des citoyens à quelques reprises, pendant plusieurs dizaines de minutes.

«C'est beaucoup moins pire que les autres années, mais je pensais que c'était terminé», affirme Lise Ashby, résidente dela rue Saint-Benoît.

«Ça devait être fini en juin», s'insurge pour sa part Gérald Daunais, dont la résident est située sur la rue Saint-Nicolas.

Le directeur général d'Animat, Guy Couture, reconnaît que les travaux visant à enrayer complètement les odeurs nauséabondes de son entreprise sont un peu plus longs que prévu.

«Ce n'est pas encore fonctionnel à 100%, mais je dirais que 80% des travaux sont réalisés, indique-t-il.  Il nous manque encore quelques pièces de notre fournisseur pour compléter les travaux.»

Selon M. Couture, les odeurs devraient être complètement éradiquées vers le début août.  Les émanations qui persistent sont surtout perceptibles lorsque le plafont nuageux est très bas, souligne-t-il.

Le porte-parole du Regroupement citoyen de Saint-Élie, Sébastien Aubé, explique qu'une cheminée plus élevée doit encore être installée.  «Pour les gens plus éloignés de l'usine, le problème semble s'être résorbé, affirme-t-il.  Pour les gens plus près, les émanations sont moins récurrentes et durent moins longtemps.  Les améliorations sont notables.»

Animat recyle des pneus hors d'usage en tapis agricoles et en granules pour les surfaces synthétiques.  L'entreprise avait dit vouloir contrôler les émanation dès 2006 et avait annoncé, en 2008, un investissement de 3,5 M$ pour y arriver.  Au cours des derniers mois, un nouveau procédé par immersion des tapis dans l'eau a remplacé le refroidissement du caoutchouc à l'air libre.


Source : La Tribune, Sherbrooke, samedi, 16 juillet 2011

La Laiterie Chagnon vise l'exportation - L'entreprise Waterloise a obtenu une subvention de Développement économique Canada.

La Laiterie Chagnon modernisera ses installations grâce à un prêt sans intérêt de 150 000 $ de Développement économique Canada, ce qui lui permettra notamment d'élargir sa gamme de produits et de les exporter au Canada et aux États-Unis.

«On veut se mettre à la fine pointe de la technologie pour obtenir une accréditation fédérale (de l'Agence canadienne d'inspection des aliments) pour pouvoir exporter nos produits en Ontario et aux États-Unis», explique le président de l'entreprise familiale de Waterloo, Denis Chagnon.

En marge de la conférence de presse organisée hier par Développement économique Canada (DEC) à la mairie de Waterloo, où étaient réunis une vingtaine d'acteurs du milieu, le président de l'entreprise, qui compte 38 employés, a indiqué que l'argent lui permettra d'acquérir de novueaux équipements et de réaménager les lignes et les aires de production, afin de limiter les risques de contamination des produits.

L'argent permettra également de lancer un nouveau produit, soit du beurre de cuisson, qui a la propriété de brûler moins rapidement.  «Le point de fumée est plus élevé que les huiles et ça enrobe les viandes et garde la saveur du beurre», explique M. Chagnon, qui ajoute que le produit sera vendu dans certains supermarchés dès septembre prochain.

L'aide a été remise par le député de Lotbinière-Chutes-de-la-Chaudière, Jacques Gourde, au nom du ministre de l'Agence de développement économique du Canada pour les régions du Québec, Denis Lebel. «Le financement est accordé aux entreprises en fonction de leur mérite», affirme M. Gourde, qui précise que la laiterie a été choisie dans le cadre du programme «Croissance des entreprises et des régions de DEC», parce qu'elle innovait avec le nouveaux produits et faisait appel à de l'énergie verte pour alimenter sa production.

La Laiterie Chagnon agrandira également son système de capteurs solaires.  «On est en train d'installer la troisième version de capteurs améliorés», explique le président, qui compte ainsi réduire sa consommation de gaz naturel.  Des quelques 100 000 $ qui lui en coûtait annuellement avant d'installer ses premiers panneaux, l'entreprise croit qu'elle ne paiera pas plus de 20 000 $ en gaz naturel après l'aménagement complet du système.  Le système de capteurs solaires paraboliques, nommée Icarus Heat, est en fait conçu par le neveu du président de la laiterie, Mathieu Chagnon, qui préside la firme sherbrookoise Rackam Design.  Celle-ci a obtenu des subventions pour développer son projet évalué initialement à 300 000 $ à la laiterie de Waterloo.  «La chaleur recueillie est entreprosée et sert principalement à la pasteurisation du lait», qui se fait à de très hautes températures, explique son oncle.

Le maire de Waterloo Pascal Russell, qui assistait également à la conférence, s'est dit «heureux que la Laiterie Chagnon, qui cherche à se démarquer par rapport à la compétition, reçoive ce coup de pouce».  Celui qui est aussi préfet de la MRC de la Haute-Yamaska a souligné le dynamisme de l'entreprise, un employeur important de la région, qui cherche à diversifier sa production en utilisant de l'énergie verte.

La Laiterie Chagnon, fondée par le père de Denis, Jacques Chagnon il y a plus de 50 ans, est l'une des quatre laiteries familiales subsistant au Québec, de souligner l'actuel président.  L'entreprise survit parmi les multinationales en développant des niches, comme le beurre de cuisson, qui n'intéressera pas les grosses laiteries, selon Denis Chagnon.  «On tente de parler aux consommateurs pour développer ce qu'ils veulent, mais ce n'est pas facile, vu qu'il y a aujourd'hui des intermédiares qui sont les supermarchés», dit-il.


Source : La Voix de l'Est, mercredi, 13 juilet 2011

Solutech - Une entreprise «emballante» voit le jour à Asbestos.

Une nouvelle entreprise de fabrication de systèmes d'emballage automatisés destinés aux palettes de produits de tout genre voit le jour dans le parc industriel d'Asbestos.  En activité depuis peu, l'entreprise Solutech compte trois employés et son président, Stéphane Côté, prévoit l'embauche d'une quinzaine d'employés spécialisés d'ici deux ans.

Le projet d'investissement de l'entreprise est évalué à 97 400 $ et il vise,d ans un premier temps, à démarrer les opérations de fabrication d'équipements d'emballage à pellicule étirable destinés principalement aux palettes de produits.  Pour se démarquer de la concurrence et combler les besoins particuliers de sa clientèle, Systèmes d'emballages Solutech offrira également un service de fabrication sur mesure.

Le député de Richmond, Yvon Vallières, était présent au lancement de cette entreprise pour y annoncer, au nom du ministre du Développement économique, de l'Innovation et de l'Exportation, Clément Gignac, l'attribution d'une aide financière non remboursable de 18 400 $,  «Ce projet entraînera des retombées intéressantes pour la région puisque l'entreprise devra recourir à des sous-traitants locaux pour l'ensemble de son processus de fabrication.  La région doit continuer à créer de nouveaux emplois et à retenir sa main-d'oeuvre qualifiée.  Le gouvernement est présent pour épauler les promoteurs dynamiques qui créent de la richesse sur le territoire», a fait savoir Yvon Vallières.

Le président du CLD des Sources et maire d'Asbestos, Hugues Grimard, a pour sa part annoncé une contribution au financement du projet de 4 000 $ par le Fonds dédié Usinage et métaux du CLD.  «Le promoteur a l'expertise et la connaissance appropriées poru conquérir des marchés; de plus, son produits se démarque par sa capacité d'adaptabilité et des solutions sur mesure.  Cette entreprise consolide la grappe industrielle qui se développe présentement dans notre parc industriel.  Cette grappe a été déterminante dans le choix du promoteur pour son installation dans la MRC des Sources.»

Quant à Stéphane Coté, il se montre très optimiste pour l'avenir.  «Nous nous installons dans un créneau peu habité qui est celui du sur mesure.  Moins de production en chaîne, mais plus de production innovante de haute technologie.  Nous ne prenons pas des commandes, nous offrons des solutions auxquelles même nos clients n'auraient pas pensé.  Fort de 20 années d'expérience dans le domaine en conception et en fabrication de systèmes d'emballages, avec mes connaissances des réseaux de distribution, cette nouvelle entreprise va fabriquer des produits de qualité et se bâtir un solide réseau à l'échelle mondiale.»

Source : La Tribune, Sehrbrooke, jeudi 23 juin 2011

Artopex signe un contrat de près de 50 M$. L'entreprise couvrira les besoins futurs en mobilier de bureau d'Hydro-Québec.

Le fabricant québécois de mobilier de bureau Artopex, qui possède des usines à Sherbrooke, Granby et Laval, vient de signer le plus important contrat de son histoire.

L'entreprise vient en effet de conclure une entente-cadre d'une valeur de près de 50 millions $ et d'une durée de dix ans avec Hydro-Québec.

«Artopex est fière d'être 100 pour cent québécoise.  Le fait que la société d'État Hydro-Québec choisisse un manufacturier québécois pour un contrat de cette envergure nous rend encore plus fier», a déclaré Daniel Pelletier, président et directeur général d'Artopex.

Il a souligné que les produits d'Artopex sont fabriqués entièrement au Québec.  Leurs composantes proviennent à 90 pour cent du Québec.  Et 95 pour cent de chaque dollar investit demeure ainsi dans l'économie québécoise.

L'entente-cadre couvre tous les besoins futurs en mobilier de bureau d'Hydro-Québec à travers le Québec.

Plus tôt cette année, Artopex a été nommée parmi les 50 société les mieux gérées au Canada pour 2010, marquant ainsi la quatrième année consécutive pour laquelle l'entreprise reçoit cet honneur.  De plus, le fabricant de mobilier de bureau a été récompensé à trois reprises à l'occasion du concours «Les Mercuriades 2009» de la Fédération des chambres de commerce du Québec (FCCQ).  Lauréate dans deux catégories, dont «Accroissement de la productivité - Grande entreprise» et «Développement des marchés - Grande entreprise», Artopex a aussi été désignée «Entreprise de l'année - Grande entreprise».

Fabricant de mobilier de bureau depuis plus de 30 ans, Artopex s'est implantée solidement au Québec mais a également tissé des liens d'affaires à travers le Canada et les États-Unis.  Son siège social est situé à Granby.  Elle possède quatre usines dont celle de Sherbrooke et les deux unités de Granby.  Elle embauche plus de 400 employés.

Source : La Tribune, Sherbrooke, mardi 14 juin 2011

Projet éolien - Boralex signe une entente de 20 ans avec Hydro-Québec

Hydro-Québec a signé hier une entente de 20 ans avec Boralex et la MRC de la Côte-de-Beaupré, pour un approvisionnement en électricité par l'entremise de leur projet éolien communautaire.

Le projet, sujet à diverses approbations réglementaires, aura une puissance installée de 25 MW et doit être mis en service à la fin de 2015.

Le parc éolien de La Côté-de-Beaupré s'insésera dans l'ensemble des parcs de la Seigneurie de Beaupré développé sur le territoire privé appartenant au Séminaire de Québec.

Le projet avait été octroyé à Boralex et à la MRC de La Côte-de-Beaupré dans le cadre de l'appel d'offres de 250 MW d'énergie éolienne issus de projets communautaires.


Source : La Tribune, Sherbrooke, vendredi 10 juin 2011

Après la tempête, AFT a le vent dans les voiles.

L'acquisition de machinerie, le développement d'un nouveau produit et l'embauche de personnel : décidemment, l'usine AFT, dans l'arrondissement de Lennoxville, a su se sortir de la position critique dans laquelle elle était il y a près de deux ans, alors que sévissait la crise économique.

En juillet 2009, La Tribune rapportait que la survie du fabricant d'équipements industriels utilisés dans le domaine des pâtes et papiers étaient en jeu.  Si le carnet de commandes ne se remplissait pas rapidement, le conseil d'administration d'Aikawa, le groupe japonais propriétaire, mettait la clé sous la porte.

«Les compagnies, comme tout le monde, arrêtaient d'investir dans de nouveaux équipements, donc c'est ça qui a créé une baisse des commandes», rappelle Stéphan Veilleux, directeur des opérations.

Fort heureusement, les clients ont été de retour à l'intérieur d'un laps de temps assez court pour justifier le maintien des activités de l'usine et de sa consoeur finlandaise, qui était elle aussi menacée à l'époque.  «Depuis 2009, on a remonté la pente au niveau des ventes.  Il s'approche maintenant de celui de 2008», explique Jani Morin, directrice des ressources humaines.

L'heure est dorénavant à l'expansion chez AFT.  L'année dernière, l'entreprise a investi 2,3 millions de dollars pour l'achat de deux nouvelles machines qui permettent aujourd'hui à l'usine d'offrir un nouveau produit.  «Ce produit nous rend encore plus concurrentiel», assure Monsieur Veilleux.

Les bonnes nouvelles affluent aussi du côté de la main-d'oeuvre.  Actuellement, AFT cherche à combler 27 postes.  Si l'on ajoute à cela les 165 employés qui travaillent à l'usine, on dépasse légèrement le nombre de personnes qui étaient à l'emploi d'AFT avant les difficultés de 2009.

L'usine, qui fait partie du paysage de Lennoxville depuis plus de 100 ans, regarde maintenant vers l'avenir.

Source : La Tribune, Sherbrooke jeudi, 9 juin 2011

Arrêt de production chez Kruger

Les employés de la compagnie Kruger de l'arrondissement Brompton auront plus de jours qu'à l'accoutumée pour célébrer la Fête nationale du Québec.  La direction de la papetière a décrété que le congé annuel sera de quatre jours au lieu de deux.

Ainsi, du 23 au 27 juin, on stoppera la production, mentionne Jean Majeau, vice-président aux affaires publiques de Kruger.  On pourra alors «rééquilibrer le carnet de commandes», dit-il.  Mardi, la direction de Kruger a annoncé le même arrêt prolongé pour ses usines de Trois-Rivières.  «Habituellement, il y a un arrêt de deux jours à la Saint-Jean-Baptiste.  Nous ajoutons deux autres jours, souligne-t-il.  Nous en profiterons pour faire de l'entretien de l'équipement.»

Les travailleurs touchés pourront puiser dans leur banque de congés pour compenser la perte de travail, note M. Majeau.  «Il y aura des mesures pour limiter les impacts chez les travailleurs.  Plusieurs travailleurs participeront aux opérations d'entretien.»  Kruger Brompton emploie quelque 400 personnes.


Source : La Tribune, Sherbrooke, jeudi, 9 juin 2011.

Bestar fait des profits malgré des ventes en baisse.

Le fabricant de meubles québécois Bestar a annoncé hier avoir enregistré des profits au premier trimestre, comparativement à une importante perte un an plus tôt, en dépit du recul d'un peu plus de 10 pour cent de ses ventes.

Bestar a indiqué avoir réalisé un bénéfice net de 31 925 $, ou 0,00 $ par action, au cours de la période de trois mois terminée le 31 mars, contre une perte nette de 131 816 $, ou un cent par action, lors du même trimestre en 2010.

Le chiffre d'affaires a totalisé 9 millions $, soit une diminution de 10,5 pour cent par rapport à celui de 10,1 millions $ du premier trimestre de l'an dernier.

Malgré cette baisse des ventes, le plan de réduction des dépenses d'opération et l'obtention d'une aide gouvernementale, relativement au programme de mise à la retraite offert en octobre 2010, ont contribué à l'essentiel de l'amélioration des résultats, a précisé Bestar.

La compagnie a aussi expliqué que la promotion de février chez un client de grande surface n'avait pas produit des résultats comparables à ceux réalisés par cette même promotion l'an dernier.  De plus, les ventes de meubles aux États-Unis ont reculé de sept pour cent, la baisse du dollar américain ayant représenté 75 pour cent de cette diminution, a-t-elle ajouté.

Bestar, qui exerce ses activités à partir de son usine de Lac-Mégantic, se spécialise dans la conception, la fabrication et la distribution de meubles et d'articles d'ameublement prêts-à-assembler.  Ses produits sont distribués principalement aux États-Unis et au Canada.

Les actions de Bestar ont terminé la séance d'hier à 11 cents à la Bourse nationale canadienne, en baisse de quatre cents.


Source : La Tribune, Sherbrooke, mercredi 8 juin 2011

PDI-Graphica - Cinq travailleurs encore en poste jusqu'à vendredi.

Cette semaine, cinq travailleurs seront encore à l'oeuvre à l'imprimerie PDI-Graphica de Sherbrooke.

Tous leurs autres collègues ont été mis à pied, de manière définitive, vendredi dernier, tel que prévu par Graphica qui, tout en annonçant la fermeture de l'imprimerie, s'est placée sous la protection de la loi sur les arrangements avec les créanciers.

Ces cinq travailleurs, explique le président du Conseil central des syndicats nationaux de l'Estrie (CSN), Denis Beaudin, on été gardés en emploi, le temps de terminer des contrats d'impression.  Vendredi, ils rejoindront leurs collègues, au bureau de l'assurance-emploi.

Comme le rapporte M. Beaudin, l'entreprise aurait versé les salaires et les vacances dusmais serait en défaut en ce qui concerne les indemnités de départ.

Tous ces aspects relatifs à la fermeture de l'entreprise ont été confiés aux services juridiques de la CSN, a-t-il rappelé en ajoutant que le syndicat, lui, se concentre sur les gens.

«Un comité de reclassement a été mis sur pied et des rendez-vous ont été fixés pour chacun des travailleurs.  Ces rendez-vous se tiendront au fil des prochains jours», a rapporté M. Beaudin.

Pour le reste, le syndicat n'a toujours pas eu davantage de contacts avec Graphica.  Une trentaine de personnes perdent leur gagne pain dans cette affaire.


Source : La Tribune, Sherbrooke mardi, 7 juin 2011.

La Laiterie de Coaticook s'agrandit.

La Laiterie de Coaticook poursuit des démarches pour se doter de nouveaux locaux d'entreposage de crème glacée.  Ce besoin d'espace découle d'une hausse de la production de crème glacée Coaticook, dont la popularité est grandissante depuis quelques années.

Le nouvel entrepôt occupera l'ancien terrain du Jardin des trouvailles, qui était le voisin immédiat de la Laiterie.  «On a négocié l'achat de leur terrain quand on a réalisé qu'on avait besoin de plus d'espace, explique Jean Provenche, président de la Laiterie de Coaticook.  On aurait aimé commencer le projet l'automne dernier, mais il y a eu des délais pour l'achat du terrain.»

Avant de commencer la construction du nouveau bâtiment, la Laiterie doit finir d'en élaborer le plan, puis le faire approuver par la Ville.  «La Ville insiste pour qu'on fignole l'apparence de notre entrepôt.  Comme il sera positionné à l'entrée de Coaticook, on veut projeter une belle image», indique Jean Provencher. 

L'expansion de la Laiterie de Coaticook découle directement d'une augmentation de la demande des clients.  «C'est plaisant de devoir répondre à une demande qui n'est pas le fait de ventes impulsives», se réjouit le président de la Laiterie.  Selon lui, sa crème glacée a le meilleur ratio qualité/prix.  Les gens qui y goûtent constatent la différence et partagent ensuite leur expérience à d'autres.  «Nos meilleurs vendeurs, se sont nos clients», souligne M. Provencher.

L'agrandissement de la Laiterie ne créera pas directement de nouveaux emplois, mais « au fur et à mesure qu'on grossit, on crée une structure qui nous permetra d'ouvrir des postes plus tard», indique M. Provencher.  Il s'agira du deuxième agrandissement de la Laiterie depuis sont déménagement au 1000 de la rue Child, en 2004.


Source : La Tribune, Sherbrooke samedi, 4 juin 2011

Enfin un contenant nettoyable et compostables. Nova Envirocom commercialise un nouveau composé écologique.

D'ici les prochains mois, les aliments des restaurateurs, des traiteurs et ceux vendus dans les supermarchés pourraient bien avoir une nouvelle allure.  Au lieu d'être emballée dans des contenants destinés à l'enfouissement, parce que ceux-ci sont tâchés et non recyclables, la nourriture, même celle salissante comme la viande, pourra désormais être distribuée dans des contenants compostables et facilement nettoyables grâce à un enduit imperméabilisant 1000 % québécois.

Dans le cadre du colloque du Comité québécois des bioplastiques compostables, la compagnie sherbrookoise Nova Envirocom était fière d'annoncer la commercialisation prochaine d'un nouveau composé écologique.  «On va passer très bientôt à la phase de pré-industrialisation», a confié Pierre Morency, président de Nova Envirocom.

Développé en collaboration avec le Cégep de Thetford Mines, le Centre de technologie minérale et de plasturgie (CTMP) et le Centre collégial de transfert de technologie en oléochimie industrielle (OLEOTEK), le produit constitue une solution de rechange bien québécoise au seul produit actuellement commercialisé possédant des propriétés similaires.  D'ailleurs, l'institut d'enseignement a reçu, l'année dernière, 2,5 millions de dollars en subventions de la part du gouvernement fédéral pour effectuer des recherches sur les bioplastiques.

Actuellement, la plupart des emballages compostables sont enduits d'acide polylactique (PLA), un produit américain.  Grâce aux recherches d'ici, on pourra remplacer ce produit par une innovation québécoise faite à partir de ressources renouvelables, dont les fibres de bois.  «On trouvait ça dommage d'être dépendant d'un produit américain.  On veut régionaliser la technologie», a indiqué M. Morency.

Ce produit, unique au Canada, se biodégrade à l'intérieur d'une période de trois mois, a révélé Juliette Garcai, d'OLEOTEK.  Étendu sur un verre de café compostable, l'enduit suit environ le même procédé de biodégradation que le contenant, a-t-elle illustré.

«Grâce à ces innovations, il deviendra possible de développer une grande gamme de contenants et d'emballlages compostables», souligne Conrad Joyal, vice-président aux opérations chez Nova Envirocom, l'une des seules entreprises qui distribuent de la bio-vaisselle au Québec.


Source : La Tribune, Sherbrooke, vendredi, 3 juin 2011

Boralex inaugure sa centrale de Thames River.

Dix-huit mois après avoir entamé sa construction, Boralex a inauguré, hier, la première phase de son parc éolien de Thames River, en Ontario.  Cette phase a un potentiel de 40 mégawatts, soit près de la moitié de l'objectif final fixé à 90 mégawatts.

L'équipe de Boralex a souligné la mise en production du parc éolien de 20 turbines par des célébrations à la Bourse de Toronto et une cérémonie sur le site éoline Thames River située à Chatham-Kent.  Le président de l'entreprise de Kingsey Falls, Patrick Lemaire, s'est réjoui de pouvoir augmenter son potentiel électrique en sol canadien.

«Leader dans la production de l'énergie éolienne en France, nous sommes heureux, en tant que producteur canadient, d'opérer notre première ferme éolienne au Canada.  Le site éolien Thames River représente un investissement important en Ontario et une contribution significative à l'énergie éolienne dans la province», a-t-il dit.

La deuxième phse, qui comptera 45 turbines de deux mégawatts, devrait être terminée d'ici la fin de 2010.  Ces éoliennes pourront fournir suffisamment d'électricité pour alimenter environ 25 000 maisons et contribueront à la réduction de plus de 40 000 tonnes de CO2 par année.

Cette annonce porte à 410 mégawatts la puissance installée de Boralex au Canada, dans le nord-est des États-Unis et en France.

Source : La Tribune, Sherbrooke, mercredi 2  juin 2010.

Le Studio Zionix et MediaMeg deviennent partenaires - 20 nouveaux emplois découleront de cette entente.

Deux entreprises sherbrookoises viennent de conclure une entente qui se traduira par la création de 20 nouveaux emplois et la production d'une trentaine de nouveaux jeux vidéos.

«Cette entente s'inscrit dans mes efforts de développer à Sherbrooke une industrie du jeux vidéo», a expliqué le président de Studio Zionix, David Deschênes, en rendant publique la conclusion de ce partenariat, hier matin.

Comme l'a rapporté M. Deschênes qui est également propriétaire de l'Institut Desgraff, une entreprise de formation de travailleurs spécialisés dans les jeux vidéo, le Studio Zionix a développé un partenariat avec MediaMeg, une entreprise de Sherbrooke qui a produit plus de 180 jeux sur des sites web, à ce jour.

En vertu de cette entente de 12 mois, Studio Zionix développera une trentaine de nouveaux jeux vidéo.  En plus d'entraîner la création de 20 nouveaux emplois, ce contrat, qui débutera en septembre 2011, permettra aux finissants de l'Institut Desgraff, école de formation en conception de jeux vidéo, d'acquérir de l'expérience en situation de production, a-t-il souligné.

«Cela démontre non seulement la pertinence de la formation offerte à l'Institut Desgraff, mais aussi l'importance d'avoir une ressource locale, à Sherbrooke, pour le développement de jeux vidéo, une industrie en forte croissance partout dans le monde.  Il s'agit d'une belle opportunité de développement pour Studio Zionix, car nous travaillons activement à obtenir de nouveaux mandats afin de diversifier nos marchés et de créer des emplois», a-t-il rapporté.

Chez MediaMeg, le président, Denis Hébert, dit se réjouir de pouvoir s'approvisionner localement.

«Nous sommes impatients de faire développer nos jeux par des gens de la région, puisque, présentement, nous devons en faire développer une centaine par année dans des bureaux en Inde, en Chine et ailleurs au Québec», a-t-il expliqué.

«Rapatrier ce travail à Sherbrooke nous aidera, non seulement dans la gestion de la production, mais aussi dans la qualité de nos jeux puisque ceux conçus chez Studio Zionix sont de très haute qualité», a déclaré M. Hébert.

Présent à l'annonce de cette entente, le maire de Sherbrooke, Bernard Sévigny, a indiqué qu'en «quelques années, l'industrie des jeux vidéos a permis la création d'une centaine d'emplois de qualité et les perspectives d'avenir sont plus que prometteuses puisqu'il s'agit d'un marché mondial en pleine croissance».

Il a aussi rappelé que les technologies de l'information et des communications, l'une des cinq filières-clés identifiées par Sherbrooke Innopole, représentent un secteur d'innovation et de développement économique très important pour une «ville du savoir» comme Sherbrooke.

«Les arts numériques sont un domaine de choix pour accroître la capacité d'attraction et de rétention des diplômés qui souhaitent exercer leur créativité dans des postes de qualité,», a-t-il souligné.

Source : La Tribune, Sherbrooke vendredi, 15 avril 2011

Québec se met à la table - Le gouvernement garantit un prêt de 58 millions sous certaines conditions.

La région d'Asbestos va-t-elle enfin sortir de sa nuit industrielle?

L'appui du gouvernement du Québec au projet de relance de la mine souterraine de chrysotile de Mine Jeffrey, assorti de la cération d'un fonds de diversification économique pour la MRC des Sources, constitue en tout cas un pas important.

Ce gestion soulève aussi déjà beaucoup d'espoir quant à la concrétisation de cet investissement de 83 millions $ pour la mise en exploitation de la mine souterraine et la création de 425 emplois directs.

Le ministre du Développement économique, de l'Innovation et de l'Exportation, Clément Gignac, est venu en faire l'annonce hier à Asbestos, en compagnie de nombreux intervenants économique et représentants politique de la MRC des Sources.

Une absence remarquée toutefois, celle de Bernard Coulombe, président de Mine Jeffrey, que le ministre Gignac, a justifiée en disant que la conférence de presse ne portait pas sur la relance de la mine comme telle.

«Un pas important vient d'être franchi aujourd'hui au Conseil des ministres qui m'a donné l'autorisation d'écrire au promoteur pour lui signifier que le gouvernement accepte d'aller de l'avant», a-t-il déclaré.

«Nous espérons que cela aidera le promoteur à compléter son financement», indique M. Gignac.

Le gouvernement québécois est donc disposé à accorder une garantie de prêt de 58 millions $ au promoteur, la firme québécoise Balcorp, formée d'investisseurs internationaux, mais à trois conditions.

Le consortium devra effectuer une mise de fonds de 25 millions $, accepter de contribuer au fonds de diversification économique régional et financer une inspection annuelle chez ses clients asiatiques pour s'assurer qu'ils respectent les mêmes normes d'hygiène industrielle et de sécurité qu'ici au Québec.

Le promoteur devra contribuer au fonds de diversification à raison de 1,5 million $ par année pendant cinq ans, à compter de 2015, ce qui permettra à la MRC des Sources de toucher une somme de 7,5 millions $ pour financer des projets.

Québec donne jusqu'au 1er juillet prochain à Balcorp pour ficeler le dossier.

«Nous faisons ce geste-là parce que certains investisseurs se montraient peut-être un peu réticents avec les évènements des dernières semaines et craignaient qu'au bout de la journée le gouvernement laisse tomber le projet», a souligné le ministre Gignac.

Pour le député de Richmond, Yvon Vaillières, dont le ministre Gignac a souligné le «travail déterminant», «le gouvernement répond ainsi aux attentes appuyant le projet de relance, mais aussi en utilisant ses retombées comme levier, au profit de toute la population de la MRC des Sources».

Dans son avis unanime présenté en décembre dernier pour appuyer le projet de Mine Jeffrey, la CRE avait pressé Québec d'accélérer le processus de diversification économique de la région.

Face à l'opposition virulente de nombreux organismes, syndicats et spécialistes de la santé publique à ce projet, un peu partout dans le monde, le ministre Gignac répond que le gouvernement «a prix acte de leur opinion».

«On ne prétend pas qu'il n'y a pas de risque.  On réitère, c'est le point de vue du gouvernement du Québec et je crois comprendre que c'est aussi celui du gouvernement conservateur et du Parti québécois, qu'on croit en l'utilisation sécuritaire du chrysotile», souligne-t-il.

M. Gignac rappellé qu'outre une «vérification diligente annuelle» chez les clients de Balcorp, la Commission de la santé et de la sécurité du travail (CSST) a informé les autorités indiennes qu'elle est disponible pour les aider à resserrer leur règlementation en ce domaine.

Mais, signe d'un certain malais, le ministre a toutefois refusé d'être photographié devant la mine à ciel ouvert d'Asbestos.

Source : La Tribune, Sherbrooke, jeudi, 14 avril 2011.

Dual-ADE appelée à la rescousse d'Haïti - Cinq Sherbrookois iront rétablir l'électricité dans plusieurs villages.

C'est un voyage d'affaires mais aussi une mission humanitaire qu'effectue en Haïti, à compter d'aujourd'hui, un groupe de cinq travailleurs de la compagnie sherbrookoise Dual-ADE.

«On sait quand nous partons (ce samedi) mais on ne sait pas quand on reviendra.  Tout dépendra de l'ampleur des dégâts à réparer et de la disponibilité des pièces», a expliqué le directeur du service, Daniel Vibert, qui pilotera cette équipe.

Dual-ADE est une entreprise spécialisée dans la fabrication et l'entretien d'appareillages de distribution électrique de puissance de basse, moyenne et haute tension.  C'est elle, par exemple, qui est chargée de l'entretien des centrales hydro-électriques d'Hydro-Sherbrooke.

En Haïti, le groupe travaillera à la centrale hydro-électrique de Sault Mathurine, dans le sud-ouest du pays, à cinq cents kilomètres de Port-au-Prince.

«Il s'agit d'une petite centrale.  On peut la comparer à la centrale Abénakis.  Elle a une puissance de 1,6 mégawatt.  Elle dessert les villages des environs.  Elle est hors d'usage depuis plusieurs mois», explique le président de Dual-ADE, Éric Ducharme.

Les dégâts, précise-t-il, ne découlent pas du tremblement de terre mais plutôt du fonctionnement par à-coups de la centrale, avec des arrêts et des démarrages par saccades.

«Nous avons expédié des pièces par avion, voilà trois semaines.  Nous ne savons pas exactement quelle est la situation à la centrale.  Nous espérons que le matériel expédié là-bas suffira.  Sinon, il faudra revenir et attendre les pièces avant d'y retourner», a indiqué M. Vibert.

Dual-ADE a été choisie parce qu'elle avait déjà effectué des travaux dans cette centrale haïtienne.  Ce sont les gens de là-bas qui ont dit à la firme d'ingénierie AECOM qu'il voulaient travailler avec les Sherbrookois, a ajouté M. Ducharme.

Le voyage d'affaires prend également une couleur humanitaire.  «Il faut redonner rapidement de l'électricité aux gens.  Ils disposent présentement de génératrices au diesel qui fournissent de l'électricité quelques heures par jour.  Mais qui dit diesel dit coût et pollution», a rappelé M. Ducharme.

Mais ce n'est pas tout.  Dual-ADE assurera aussi la formation des travailleurs de la centrale afin qu'ils puissent être autonomes.

Le contrat est évalué à un demi-million de dollars.  Le financement provient notamment de l'aide canadienne à Haïti.

Dual-ADE a été fondée en 1995.  Elle compte présentement 87 employés.  L'entreprise est en pleine expansion.  Pendant que ces cinq employés travailleront à Haïti, les autres collaboreront au déméngement de l'entreprise vers des locaux trois fois plus vastes, rue Letellier.


Source : La Tribune, Sherbrooke samedi, 9 avril 2011.

Une année 2010 à oublier pour Bestar.

Le quatrième trimestre de 2010 aura été très décevant pour Bestar, de Lac-Mégantic, avec une baisse de son chiffre d'affaires de 9,8 pour cent par rapport à 2009.

L'entreprise de meubles prêts-à-assembler n'a en effet réussi à engranger que 7,6 millions $ durant cette période, versus 8,4 millions l'an dernier.

Le chiffre d'affaires de l'entreprise pour 2010 clôture donc à 33,7 millions $, une baisse de 9,23% par rapport aux 37,2 millions $ pour 2009.  Une perte avant impôts de 1 160 939 $ a été enregistrée au terme de 2010, par rapport à un bénéfice de 78 509 $ pour 2009.

Cependant, cette perte se chiffrait à 1 181 398 $ après le premier semestre de 2010.  Les mesures de redressement adoptées pour la deuxième demie de l'année ont amélioré les résultats finaux.

De plus, la combinaison des pertes ou des gains sur change et des variations de la juste valeur marchande des contrats de change à terme ont produit un gain de 236 439 $ qui s'est ajouté aux résultats par rapport à un gain de 774 123 $ pour 2009.

«Après un début d'année difficile, de nouvelles actions énergiques ont dû être envisagées afin de renverser cette tangente.  Les modifications importantes apportées aux conditions de travail, lors de l'ouverture anticipée de la convention collective, ainsi que les concessions consenties par les employés non syndiqués ont contribué à éviter le licenciement annoncé au début de juillet 2010 et à limiter la perte annuelle à celle enregistrée à la fin du premier semestres», a indiqué le président de Bestar, Daniel Mercier.

«Les mesures prises au cours de la dernière année contribueront également à l'amélioration des résultats en 2011.  Ainsi, nous prévoyons un retour à la rentabilité pour le premier trimestre de 2011, malgré des ventes inférieures à celles entregistrées au même trimestre de 2010.»

L'image corporative de Bestar a également été modifiée.  Il y a eu l'introduction d'un nouveau logo qui s'ajoute à du matérieu de vente repensé, le tout combiné au lancement d'un nouveau site Internet.


Source : La Tribune, Sherbrooke, vendredi 8 avril 2011

La relance de Granitslab demeure possible

Quel avenir pour les équipements de Granitslab de Stanstead qui a fait faillite en mars dernier?  Une relance complète ou partielle des activités paraît toujours possible, mais le contexte n'est pas particulièrement favorable.

Granitslab comptait deux usines et employait quelque 45 personnes avant sa fermeture en décembre 2010, suivie récemment par la faillite.  Elle effectuait l'extraction du granit et transformait de multiples façons cette pierre.

Responsable de la vente des actifs de la compagnie, qui totalisent plus de quatre millions $, le syndic François Huot a lancé un appel d'offres le week-end dernier.  Il note qu'une vingtaine d'acheteurs potentiels ont visité les usines jusqu'à maintenant.  Les soumissions seront ouvertes le 20 avril prochain.

M. Huot semble croire peu probable qu'un acheteur acquiert l'ensemble des actifs et relance en entier les activités de Granitslab.  «Personne n'a démontré de l'intérêt pour le bloc au complet», indique-t-il.

Cela dit, le syndic fait état de la possibilité que les deux usines soient vendues séparément.  La relance de la production à l'intérieur de l'une des usines ou des deux pourrait alors se produire à court terme.

La fermeture de Granitslab s'expliquerait par une série de facteurs, d'après François Huot.  «La compagnie avait acquis une deuxième usine assez récemment et son intégration n'a peut-être pas été bien réussie.  L'industrie du granit connaît également des difficultés», mentionne-t-il.

L'arrivée sur le marché nord-américain de produits relativement peu dispendieux en provenance d'Asie ainsi que la hausse de la valeur du dollar canadien a nui à plusieurs entreprises oeuvrant au sein de l'industrie du granit au Canada.  La situation est d'autant plus préoccupante pour le secteur de Stanstead que cette industrie occupe une place importante dans cette ville.

Il y a un peu plus d'un an, l'entreprise Imperial Granit, qui était également établie à Stanstead, a fermé ses portes.  Environ 25 personnes oeuvraient pour cette entreprise au moment de l'annonce de sa fermeture.


Source : La Tribune, Sherbrooke vendredi, 8 avril 2011

Sher-Wood Hockey limite les dégâts - Sherbrooke garde le siège social et d'autres activités.

Face au contexte mondial actuel, la décision de Sher-Wood Hockey de déménager en Asie ce qui restait de ses activités de fabrication de bâtons de hockey en composite, se comprend.

En même temps, a ajouté le directeur général de Sherbrooke Innopole, Pierre Bélanger, on peut se réjouir de voir que la compagnie conserve des activités de production, son centre de distribution et son siège social à Sherbrooke.

«Il y a deux ans - j'arrivais à peine en poste-, nous avons travaillé avec eux.  Ils voulaient tout déménager à Toronto.  On a réussi à les faire changer d'idée et à conserver ici, à Sherbrooke, le siège social et d'autres activités dont la distribution.  Dans l'annonce faite hier (mardi), nous sommes contents de voir qu'ils maintiennent ces activités», a souligné M. Bélanger alors qu'il était app
elé à réagir à la décision de la compagnie.

Mardi, Sher-Wood Hockey a annoncé le transfert en Asie de ses activités de fabrication de bâtons de hockey en composite, de manière progressive, d'ici le mois de décembre.  Quelque 40 emplois seront supprimés à l'usine sherbrookoise.  Par contre, l'entreprise embauchera toujours environ 110 personnes pour le fonctionnement de son siège social, de son centre de distribution et pour la fabrication d'articles promotionnels.

Selon M. Bélanger, ces évènements viennent confirmer la pertinence de la stratégie actuelle de modifier l'économie sherbrookoise, notamment vers l'innovation et le développement de créneaux reliés aux secteurs de recherche qui sont explorés par les universités et collèges de Sherbrooke.

Est-ce que ces nouvelles pertes d'emplois doivent être interprétées comme la poursuite du déclin du secteur manufacturier, du moins pour ses composantes plus traditionnelles?  À cela M. Bélanger répond qu'on peut voir une lueur au bout du tunnel.

Du moins, a-t-il rapporté, le rapport annuel que s'apprête à rendre public
Sherbrooke Innopole, indiquerait que les pertes d'emplois manufacturiers seraient «circonscrites» en 2010.

Source : La Tribune, Sherbrooke, jeudi, 7 avril 2011

BRP roulera sur la Lune et Mars! L'Agense spatiale canadienne commande trois véhicules aux chercheurs de Sherbrooke.

La prochaine génération de véhicules lunaires et martiens sera développée à Sherbrooke.  BRP et le Centre des technologies avancées BRP-Université de Sherbrooke (CTA) planchent actuellement sur trois véhicules de base qui devront être livrés d'ici décembre 2012.

Les deux partenaires vont concevoir les châssis et les systèmes de locomotion d'un rover léger d'exploration lunaire et d'un rover scientifique et d'exploration de Mars.  «On part avec une feuille blanche», lance le président et directeur général du CTA, Mihai Rasidescu.

BRP a remporté des contrat de 5,6 millions $ de l'entreprise MacDonald Dettwiler and Associated Ltd (MDA), qui elle a reçu deux contrats de l'Agence spatiale canadienne (ASC) pour la conception, la construction et les tests des véhicules spatiaux.

«Les emilleurs orvers qui sont allés sur Mars pouvaient traverser des obstacles de 5 à 10 cm.  Maintenant, on parle de 40 cm.  C'est une grosse amélioration.  Ce sont des véhicules plus larges; notre véhicule sera de la taille d'un VTT.  Jusqu'à maintenant, ceux qui sont allés sur Mars avaient la taille d'un robot», explique M. Rasidescu en entrevue téléphonique.

L'équipe du CTA devront faire face à plusieurs défis.  Par exemple, illustre M. rasidescu, la température sur la Lune, du côté ombragé, oscille autour du -150 degrés Celsius.  Du côté du Soelil, elle varie entre 200 et 250 degrés Celsius.  «On eput congeler ou brûler selon où on est.  Le véhicule doit pouvoir accepter des différences de température très élevées.»  Autre détail dont ils doivent tenir compte : la gravité qui n'est pas du tout la même dans l'espace.  «Il y a six fois moins de gravité sur la Lune.  Une personne pesant 60 kilos ici va en peser 10 sur la Lune.»

Selon le directeur du CTA, 12 personnes se consacrent à ce projet à temps plein, en plus de plusieurs autres personnes qui y travaillent à temps partiel, en fonction des besoins.

Interrogé sur la création d'emplois, M. Rasidescu souligne qu'au cours des 18 derniers mois, le nombre d'employés à temps plein est passé de 32 à 65.  La masse salariale de tous ces employés excède quatre millions $, observe-t-il.  Cet hiver, on apprenait que le CTA travaille à l'élaboration d'un Spyder hybride.  Le CTA emplois plus de 70 chercheurs et étudiants.

Le CTA est né d'un partenariat enter BRP et l'UdeS.  Sa mission est de développer de nouvelles technologies dans le domaine des véhicules récréatifs motorisés.

«Les véhicules auront pour mission de parcourir des surfaces planétaires encore plus rudes, plus difficiles et plus éloignées qu'aucune autre auparavant», a pour sa part expliqué le vice-président et directeur de l'exploration spatiale chez MDA, Christian Sallaberger.

Aux yeux de M. Rasidescu, les chercheurs n'auront d'autre choix que de sortir des sentiers battus.  «Nous sommes en train de développer des systèmes qui pourraient devoir fonctionner dans les endroits les plus éloignés et hostiles, où les écars de température sont extrêmes, la gravité réduite et bien entendu, où la possibilité de réparer un système de locomotion une fois en marche est inexistante.»

Une fois terminé, les trois véhicules seront livrés à MDA afin d'y intégrer une gamme de capteurs intelligents et de charges utiles.


Source : La Tribune, Sherbrooke, jeudi 7 avril 2011

CelluForce est lancée.

Domtar et FPInnovations ont baptisé leur coentreprise lancée en juillet 2010.  Ils ont choisi l'identité corporative CelluForce, une coentreprise qui fabriquera et commercialisera à travers le monde la nanocellulose cristalline, un nanomatériau recyclable et renouvelable.  L'identité de cette nouvelle entreprise a été développée pour refléter à la fois l'origine du nanomatériau extrait à partir de la cellulose de l'arbre et l'une des multiples propriétés du produit qui sera commercialisé.  Le président et chef de la direction de CelluForce, Jean Moreau, explique que «notre nouvelle marque reflète qui nous sommes, la façon dont nous souhaitons nous positionner dans nos marchés cibles et l'innovation qui nous différencie au sein de notre industries».

Source : La Tribune, Sherbrooke, jeudi, 7 avril 2011

Lock-out évité chez Emballages Hood.

Le syndicat et la partie patronale de l'entreprise Emballages Hood à East Angus en sont finalement venus à un règlement.  Samedi matin, les employés ont appuyé majoritairement l'entente de principe survenue jeudi soir.  Le nouveau contrat de travail prévoit une augmentation salariale de 11% sur cinq ans.

Une menace de lock-out flottait au-dessus du deuxième plus important employeur d'East Angus.  Déjà, quelques machineries avaient même été retirées de l'usine.

Rappelons que la dernière convention collective venait à échéance vendredi dernier à minuit.

«Samedi matin se tenait le vote sur l'accord de principe et c'est avec grande joie que j'annonce que les activités continueront chez Emballages Hood, lance le directeur Michel Bédard.  Il s'agit d'un soulagement pour tout le monde de savoir que les employés se présenteront au travail dimanche soir (hier) et lundi matin (aujourd'hui) comme d'habitude.»

La question des salaires et du fonds de pension était la cause du litige.  Il a cependant été impossible d'en apprendre davantage sur les principaux détails de l'entente.

Emballages Hood est une entreprise spécialisée en fabrication de sacs en papier et emploie près de 85 travailleurs.

Source : La Tribune, Sherbrooke lundi, 4 avril 2011

Le Poulet du pont couvert ferme ses portes

Après avoir investi deux millions de dollars en 2008 et transporté ses pénates vers une nouvelle bâtisse à Ascot Corner, le Poulet du pont couvert n'est plus.  L'usine de transformation de poulet et le magasin ont effectivement fermé leurs portes à la fin du mois de mars.  Une vingtaine d'employés se retrouvent ainsi sans emploi.

Le propriétaire Mario Gelé avait déjà annoncé la mise à pied d'une quinzaine d'employés au mois de février à la suite d'une réorientation des activités commerciales».

Ce dernier souhaitait ne plus offrir de produits frais afin de se concentrer d'avantage sur la vente et la transformation.

Malheureusement, Mario Gelé a dû se convaincre quelques semaines plus tard de mettre carrément la clé dans la porte.

«Dans ma tête, ce n'était toujours pas terminé pour le Poulet du pont couvert, explique le propriétaires.  Mais depuis cinq mois, les ventes ont chuté.  Je n'ai pas fait faillite.  J'ai simplement mis fin aux activités de l'entreprise afin de ne pas entraîner mes autres compagnies vers un gouffre.»

La semiane dernière, Mario Gelé insistait encore à dire que le Poulet du pont couvert était toujours vivant.  Quelques jours plus tard, les espoirs de l'homme d'affaires se sont estompés.

«Je trouve ça dur puisqu'on a travaillé fort pour que le projet fonctionne, confie-t-il.  On en a mis des heures dans cette business depuis six ans.  J'espère me revirer de bord rapidement en louant des espaces d'entreposage.  J'ai également été approché par un acheteur potentiel.  Nous sommes en négociations.  Ce n'est pas encore un deuil pour moi, puisque je crois toujours que rien n'est terminé de façon définitive.»

Notons finalement que le propriétaire avait annoncé au mois de novembre dernier l'embauche d'un directeur des ventes grâce à l'obtention d'une aide financière de 70 000 $ offerte par le gouvernement du Québec.

Cette aide devait permettre à l'entreprise de «consolider ses activités», avait alors déclaré la députée Johanne Gonthier.

«Je n'ai pas touché ces 70 000 $ en entier, assure Mario Gelé.  Cette aide était répartie sur deux ans et j'ai à peine empoché 7 000 ou 8 000 dollars.»

M. Gelé avoue que la baisse de demandes du côté du secteur de la restauration et la féroce compétition expliquent la fermeture de l'entreprise d'Ascot Corner.

Source : La Tribune, Sherbrooke, lundi, 4 avril 2011.

Débrayage de 24 heures chez le confiseur Allan. Les heures de négociations ne sont plus payées.

Les syndiqués du confiseur Allan, à Granby, ont débrayé 24 heures, hier.  Ils souhaitaient faire pression sur la direction pour qu'elle accepte de payer les membres du comité syndical afin de pouvoir négocier le renouvellement de la convention collective, échue depuis mars dernier.

«Les six employés permanents du comité veulent être payés pour négocier», explqiue Sylvain Amireault, le président du syndicat de l'usine, une branche du Syndicat international des travailleures de la boulangerie, confiserie, tabac et meunerie (SITBCTM), afiilié à la FTQ.

Les 225 membres de ce local syndical ont donc entrepris une «journée d'étude», selon leurs termes, qui s'étendait de 23h jeudi soir à 23h hier, afin d'amener la nouvelle direction, en place depuis deux ans, à rémunérer, comme le faisait la précédente, les employés lors des rencontres de négociations.  «C'est la 16e négociations depuis 1972 et on était toujours payés auparavant», souligne M. Amireault, ajoutant qu'il était injustifié, selon les syndiqués, qu'on les oblige à travailler bénévolement pour négocier leurs conditions de travail.

«Personne n'est payé aujourd'hui et tout le monde a embarqué dans la journée d'étude», a souligné le président syndical.  Les syndiqués se sont aussi réunis dans un commerce du centre-ville pour discuter de la situation et des revendications syndicales en vue du renouvellement de la convention.  «On fera d'autres journées plus tard s'ils ne reviennent pas sur leur décision quant à notre rémunération», ajoute M. Amireault, qui a aussi indiqué qu'il avait un mandat de grève en main.

Le député sortant de Shefford, Robert Vincent, était parmi les grévistes d'un jour.  «C'est des gens accessibles dans une campagne électorale.  J'ai travaillé avec eux», a-t-il dit, faisant ainsi référence à l'époque où il travaillait pour l'entreprise détenue alors par Trebor.  «C'est mes amis ces gens-là, a affirmé le bloquiste.  Je suis là pour les supporter.»

Les employés de la production de la Compagnie Allan ltée sont payés entre 17$ et 20$ de l'heure, et les mécaniciens gagnent entre 20$ et 24$ de l'heure, selon le syndicat.

Il n'a pas été possible de recueillir les commentaires de la partie patronale, hier, la vice-présidente des ressources humaines de l'entreprise, Julie Fafard, n'ayant pas donné suiet à notre demande d'entrevue
.

Source : La Voix de l'Est, samedi 2 avril 2011

Des éloges pour Lefko

Lefko produits de plastique a droit aux éloges de la CSST pou8r ses efforts de prévention en matière d'accidents de travail.

Cette entreprise de Magog a mérité une mention d'excellence dans la catégorie PME des Prix innovation en santé et sécurité du travail, lors d'un gala de reconnaissance de la CSST.

L'initiative de Lefko, où le changement de pièces sur une extrudeuse était à risque d'accident, a porté sur la conception d'une plateforme mobile munie d'une table équipée d'un système pneumatique : cela fait en sorte qu'il n'est plus requis d'utiliser des escabeaux pour le changement de spièces car la table ajustable permet de les soutenir.

Les autorités de la CSST ont salué cet effort de Lefko, précisant qu'il est possible d'améliorer le bilan de santé et de sécurité et de diminuer les lésions.  Les accidents de travail ont diminué de 37% au cours des dix dernières années mais il reste encore des efforts à faire, indique dans un communiqué la CSST.


Source : La Tribune, Sherbrooke samedi, 2 avril 2011.

Sauvetage en vue pour Fenêtres Robert - Un groupe d'investisseurs espère rouvrir l'entreprise d'ici 10 jours.

Un homme d'affaires de Sherbrooke a déposé une offre d'achat pour se porter acquéreur, avec deux associés, de l'entreprise Fenêtres Robert de Saint-François-Xavier-de-Brompton, qui a fermé ses portes en janvier.

Stéphane Couture a présenté son plan de relance à la soixantaine d'ex-travailleurs de l'entreprise, mercredi soir.  Il précise qu'il ne leur reste qu'à attacher le financement pour que la transaction se concrétise.

«Il s'agit d'une transaction de moins de 2 millions de dollars.  Nous pourrons la concrétiser dès son acceptation par les institutions financières et ça pourrait se faire assez rapidement, peut-être d'ici une dizaine de jours, estime M. Couture un expert-comptable de la firme de consultants Couture et associés.  Je reste toutefois ouvert si d'autres partenaires financiers se montraient intéressés.»

Rappelons que la fermeture de Fenêtres Robert a été annoncée aux travailleurs le 24 janvier dernier.  Deuxième plus important employeur de Saint-François-Xavier lorsqu'elle fonctionnait à plein régime, l'entreprise fournissait du travail à 120 travailleurs de production.  À l'automne 2009, l'entreprise avait connu certaines difficultés et avait procédé à une réorganisation.  Son département de fibre de verre avait notamment été fermé.  La liste d'employés d'environ 85 personnes à ce moment-là avait diminué jusqu'à 65.

Stéphane Couture se spécialise en gestion stratégique et financière, ainsi qu'en restructuration, et il compte apporter une aide directe à l'équipe de gestion de Fenêtres Robert.  Il a aussi derrière lui une grande expérience dans le domaine de la construction.  L'un de ses associés compte quant à lui 35 ans d'expérience dans le domaine des portes et fenêtres. 

«Je veux conserver tous les emplois chez Fenêtres Robert, mais je devrai procéder à des baisses de salaires qui seront compensées par des bonis et par une politique de participation aux profits.  Je pense que lse gens ont aimé ma philosophie et mon côté humain.  J'ai à coeur de protéger et de développer l'économie locale, et je me sens très appuyé dans mes démarches», indique M. Couture.

Le maire de Saint-François-Xavier, Claude Sylvain, voit d'un très bon oeil la relance qui se dessine.  Fenêtres Robert est dans le portrait à Saint-François-Xavier depuis 1951.  «Ça se passe bien et j'ai bon espoir que ça se concrétise.  Je suis soulagé de cette nouvelles, car beaucoup de gens dans la municipalité ont perdu leur emploi à la suite de la fermeture, et aussi des gens de Windsor et Sherbrooke notamment.  Ce n'est jamais facile à vivre.  Ça signifie aussi des revenus important pour Saint-François», fait valoir M. Sylvain.

Stéphane Couture ne serait pas le premier à se montrer intéressé à Fenêtres Robert.  Début mars, une entreprise française spécialisée dans la fabrication de fenêtres de bois est venue visiter les installations, sans toutefois déposer une offre d'achat.  Même chose pour Jean Dallaire, vice-président finance et administration chez Fenêtres Robert de 1999 à 2006, qui avait lui aussi manifesté son intérêt à relancer l'entreprise il y a quelques semaines, mais qui aurait finalement éprouvé des difficultés au niveau du financement, a aussi rapporté le maire de Saint-François-Xavier.


Source : La Tribune, Sherbrooke vendredi, 1er avril 2011

À Lac-Mégantic - Tafisa investiti 7 M$ dans ses installations.

Fier d'exploiter la plus grande usine de production de panneaux de particulse de bois en Amérique du Nord, Tafisa Canada, de Lac-Mégantic, a annoncé hier en conférence de presse un investissement de 7 millions $ pour augmenter l'utilisation de bois recyclé dans ses procédés de fabrication et améliorer encore davantage sa productivité.

Une aide sous forme d'une contribution remboursable d'un million de dollars lui a été octroyée par le gouvernement fédéral, annoncée par le ministre des Ressources naturelles Christian Paradis.

«Le gouvernement du Canada est résolu à soutenir les entreprises, comme Tafisa Canada, qui investissent dans la technologie et se donnent les moyens d'occuper de nouveaux créneaux de marché.  La plus grande usine de panneaux composites en Amérique du Nord contribue largement à la vitalité et au développement de la communauté, a déclaré le ministre Paradis.  C'est un chef de file que nous sommes fiers d'appuyer.»

«La Ville de Lac-Mégantic est très fière de compter l'usine de Tafisa Canada dans son parc industriel, une entreprise qui est aussi un excellent citoyen corporatif et qui donne du travail à bon nombre de nos familles.  Je tiens à saluer ses dirigeants et ses employés pour leur persévérance, eux qui ont traversé plusieurs épreuves, soit l'explosion d'il y a quelques années, la reconstruction, les difficultés de l'industrie du bois, la crise financière aux États-Unis...  Je tiens à les féliciter pour ces nouveaux investissements majeurs», a pour sa part lancé le conseiller municipal Richard Michaud, qui agissait comme maire suppléant.

Le président-directeur général, Louis Brassard, a ensuite fait part des projets d'amélioration de la productivité que son entreprise lançait, avec l'aide de Développement Économique Canada, et qui impliquent l'acquisition d'équipements à la fine pointe de la technologie.

«Il s'agit d'une série de projets, dont le principla nous permettra d'augmenter de plus de 100 000 tonnes notre utilisation de bois recyclé, une «forêt urbaine» sous forme de résidus de construction, de démolition et d'emballage qui autrement seraient enfouis.  Cet investissement majeur apportera donc un bénéfice appréciable pour l'environnement», s'est réjoui M. Brassard.

Tafisa a été un pionnier, en 2004, en incorporant du bois recyclé, des résidus de rénovations et de démolition, comme matières premières, dans ses procédés de fabrication.

«Nous sommes également la plus grande usine de recyclage dans notre domaine, en Amérique du Nord.  Ce recyclage représente l'équivalent de deux millions d'arbres par année qui n'ont pas à être coupés... Dans un contexte où la disponibilité des résidus de bois est en diminution, due à des fermetures de scieries et des réductions de production, cet investissement constitue une réponse concrète à l'évolution des besoins de l'entreprise en matière d'approvisionnement de bois», a continué Louis Brassard.

«En plus de consolider les emplois chez nous, ce projet va solidifier la filière des centres de tri et leur émergence.»

Parmi les autres projets mis de l'avant par Tafisa, des investissements sont prévus pour lancer de nouveaux produits décoratifs, ainsi que de nouveaux produits plus écologiques.

Source : La Tribune, Sherbrooke, mardi 15 mars 2011

Un deuxième incubateur industriel à Drummondville.

La Société de développement économique de Drummondville a inauguré en grande pompe mardi son deuxième incubateur industriel qui, avec ses sept locaux couvrant 15 000 pieds carrés, espère faire aussi bien que son grand frère, lequel affiche un taux de réussite de 55% chez les bébés-entreprises qui y sont passées depuis 1998.

Près d'une centaine d'invités représentants commerciaux, élus municipaux et partenaires de ce qui a été une première au Québec il y a 13 ans, ont participé à l'évènement qui se voulait une célébration du dynamisme économique drummondvillois.

«Nous avons vu juste au début en nous dotant de cet équipement qui visait à soutenir la mouvance entrepreneuriale de notre milieu», a déclaré la mairesse Francine Ruest Jutras en procédant à la traditionnelle coupe du ruban d'honneur.  «Le pari était audacieux, peu de villes avaient choisi cette voie, mais, au fil des ans, nous nous sommes vite rendu compte de son immense potentiel.  Aujourd'hui, notre premier incubateur industriel aura permis à 78 incubés de démarrer et 44 sont encore en fonction.  En tout, en considérant suelement les entreprises en fonction, cette initiative aura créé plus de 400 emplois», a-t-elle ajouté.

Le deuxième incubateur a été construit sur le terrain de la SDED au coût de 1,7 million de dollars, incluant une aide financière de 500 000 $ de Développement économique Canada et une autre de 100 000 $ de la Conférence régionale des élus du Centre-du-Québec.  Ces locaux sont modulaires et mesurent entre 1650 et 2500 pieds carrés.  Avant même l'ouverture, l'incubateur affichait complet.

«Nous savions que nous répondions à un besoin», a expliqué Martin Dupont, directeur général de la SDED.  «Chaque entreprise qui démarre comporte des risques et nous pouvons les atténuer en fournissant aux locataires, qui paient un loyer graduel, des services tels que la comptabilité, la photocopie, la documentation, une salle de conférence et lse services d'une réceptionniste.  Nous jouons le rôle de facilitateur dans les rencontres avec des gens d'affaires et en faisant intervenir notre cellule mentorat».

«Pour nous, c'est une fête aujourd'hui, a ajouté M. Dupont, car nous saluons les entreprises qui ont réussi à voler de leurs propres ailes après être passées par chez nous.  Surtout que nous n'avions pas fait d'inauguration officielle pour notre premier incubateur, car c'était au beau milieu de la crise du verglas...»

C'est Julie Biron, commissaire à la SDED, qui assure la présidence de l'Association des incubateurs industriels du Québec.  «Il y a maintenant une dizaine de ces outils de développement au Québec et tous les mois nous recevons des délégations qui viennent visiter nos installations», a-t-elle indiqué.

Une visite a été organisée pour les invités qui ont pu voir de près quelques-unes des entreprises naissantes telles que Stone (fabricant de comptoirs de cuisine imitant le marbre ou le granit), Toque & Tablier (produits alimentaires de qualité supérieure), Les Jeux Modul'air (concepteur et fabriquant de modules de balançoires et de jeux extérieurs) et Écoloxia (distributeur et importateur de conteneurs pour les matières résiduelles).


Source : La Tribune, Sherbrooke, jeudi 17 février 2011

Importante acquisition et nouvelle usine - Durabac a le vent de

L'année 2011 démarre sur les chapeaux de roues pour Durabac.  L'entreprise a fait l'acquisition des droits de propriétés intellectuelles de GCI Environnement de Varennes et s'apprête à lancer la construction d'une deuxième usine à un jet de pierre de ses installations actuelles situées chemin Milton à Granby.

Tout cela permettra de créer une douzaine d'emplois dans un horizon d'environ six mois et nécessite un investissement de 1,5 millions $, a laissé savoir le président-directeur général de Durabac, Patrick Charbonneau.

Précision importante : l'entreprise de Granby a acquis des droits de propriétés intellectuelles de GCI Environnement, une entreprise qui aurait célébré ses 50 ans cette année, et non des actifs.  Cela inclut la marque de commerce, les brevets, les plans et devis, ainsi que les lignes de produits GCI Environnement et Chagnon.  Dans l'opération, trois employés de GCI ont joint le giron de Durabac.

Le but est d'accélérer la croissance et le positionnement de Durabac sur le marché nord-américain.

Depuis 20 ans, l'entreprise granbyenne a fait sa place dans le marché des équipements environnementaux avec ses quatre divisions (Durabac, Duralift, Durapac et Duraplast) et ses produits spécialisés.  Cela va des contenants de recyclage et de récupréation aux équipements de levage et de transport, en passant entre autres par des compacteurs de tout genre.  La PME emploie actuellement quelque 75 personnes.

Avec son acquisition annoncée, Durabac devient «la compagnie qui offre le plus grand éventail de produits environnementaux», indique Patrick Charbonneau.  C'est ce qui lui permettra, espère le PDG, de se démarquer dans un marché qui fonctionne au ralenti depuis l'an dernier.

Durabac entreprendra par ailleurs la construction d'une nouvelle bâtisse industrielle de 12 000 pieds carrés au printemps, aux côtés de ses installations du chemin Milton (route 137), un projet qui était dans l'air depuis quelques mois déjà.

«On va pouvoir y transférer la production de la ligne Chagnon et la ligne Duralift», précise M. Charbonneau.

Il y a quelques mois, l'entreprise a investi un demi-million $ pour acquérir des équipements qui lui permettent de fabriquer les produits en polyéthylène moulés par rotation de sa division Duraplast, c'est-à-dire différents contenants destinés entre autres à la collecte des déchets et aux matières recyclables.  Ces produits étaient autrefois réalisés en sous-traitance.

Source : La Voix de l'Est, mercredi 16 février 2011

Fermeture de Fenêtres Robert - Un comité de relance tentera de sauver l'entreprise.

Même si un comité de relance souhaite éviter la fermeture définitive de Fenêtres Robert, ce sont majoritairement des employés déçus et résignés qui sont sortis de la réunion à laquelle la direction de l'entreprise les avait conviés, hier matin.  Peu rassurés, les employés ont aussi été reçus par Emploi Québec afin de connaître les prochaines démarches à entreprendre.  Et malgré la bonne volonté du comité de relance, la faillite demeure possible pour Fenêtres Robert, installée à Saint-François-Xavier depuis 1951.

Bien décidé à aider la cinquantaine de travailleurs de l'entreprise, le comité de relance en sait pour l'instant trop peu sur les états financiers de l'entreprise pour pouvoir entamer des démarches concrètes.

Selon Sylvain Parent, président de la Fédération des travailleurs et des travailleuses du papier et de la forêt (FTPF-CSN), le succès d'un tel projet repose avant tout sur le type de production.  Chez Fenêtres Robert, il croit en la possibilité de développer davantage la production.

«Il faut commencer par trouver un nouvel acquéreur et le plan de relance doit venir le plus rapidement possible.  Chaque fois, c'est un énorme défi.  On a demandé la plus grande transparence auprès de l'entreprise pour obtenir une photo plus exacte de la situation.  Mais la compétition dans ce domaine est féroce et un dossier de relance reste délicat.  Si une autre opportunité passe pour ces travailleurs, il faut la saisir», estime M. Parent.

La mine plutôt basse, Christian Gingras, qui était à l'emploi de Fenêtres Robert depusi 33 ans, tentait de rester positif après avoir assisté à la rencontre d'hier.

«On n'a pas le choix d'accepter ça, mais il y en a qui sont déçus, même si ça boitait un peu depuis un bout de temps.  Sûrement qu'il y aura une relance, mais avec qui et quand?  On ne sais pas grand chose sur ce qui va se passer.  En attendant, la vie continue», a-t-il confié, s'estimant plus ou moins satisfait de la tournure des événements depuis l'annonce de la fermeture de l'entreprise lundi.  D'autres employés ont quand à eux déjà commencé à chercher un autre emploi.

Du côté du syndicat local, on croit que tous les ingrédients sont réunis pour réussir la relance de Fenêtres Robert.

«Beaucoup de gens sont impliqué et ça ne prendrait pas des millions de dollars.  Les employés sont spécialisés et les équipements sont bons.  Mais il faudrait un nouveau capitaine.  Il est trop tôt pour connaître la situation exacte, mais c'est certain que la récession n'a pas aidé.  Et la faillite de l'entreprise reste possible», indique Denis Sansoucy, vice-président du syndicat du bois de Fenêtres Robert, affilié à la CSN.

Une faillite, c'est ce que le comité de relance veut éviter.  «Il reste à voir ce qu'on peut faire et sur quels programmes gouvernementaux on peut s'appuyer, mais quand la main-d'oeuvre et les équipements sont là, c'est plus facile de trouver un acquéreur», renchérit André Bellavance, député de Richmond-Arthabaska et membre du comité de relance.

«À cause de la fermeture, la valeur de l'entreprise en prend pour son rhume et ça peut accélérer la vente», estime quand à lui Étienne-Alexis Boucher, député de Johnson, lui aussi membre du comité de relance.

Le comité de relance se compose aussi du directeur de l'usine, Michaël Gibbons, de Nicole Forcier, attachée politique de la ministre responsable de la région de l'Estrie Monique Gagnon-Tremblay, de Claude Boucher, préfet de la MRC du Val-Saint-François, d'Adam Rousseau, conseiller municipal pro-maire de Saint-François-Xavier, de Sylvie Bureau, mairesse de Windsor, et de Hervé Provencher, maire de Saint-Claude.

Source : La Tribune, Sherbrooke, samedi 29 janvier 2011.

Fenêtres Robert ferme ses portes - Une cinquantaine de travailleurs perdent leur emploi à St-François-Xavier-de-Brompton.

L'entreprise Fenêtres Robert ferme définitivement ses portes à Saint-François-Xavier-de-Brompton.  Une cinquantaine de travailleurs se retrouvent sans emploi, confirme Jean Lacharité, président du conseil central de la CSN Estrie, à laquelle le syndicat de Fenêtres Robert est affilié.

«La semaine dernière, l'entreprise avait annoncé une fermeture pour une durée d'une semaine, mais maintenant, c'est plus sérieux que ça.  La fermeture définitive a été annoncée lundi, précise M. Lacharité.  Actuellement, l'entreprise est entre les mains d'un créancier bancaire et a arrêté sa production».

«La CSN veut quand même tenter de mettre sur pied un comité de relance afin de voir s'il existe une alternative à la liquidation pure et simple.  On a déjà vu ça et on a déjà réussi à relancer une entreprise grâce à une bonne concertation des acteurs du milieu.  Alors je ne jette pas la serviette», poursuit M. Lacharité, qui établit des similitudes entre la situation de Fenêtres Robert et les difficultés qu'avait connues Graphica, à Sherbrooke.  L'imprimerie avait fermé ses portes en novembre 2008 après avoir déposé son bilan.  Moins d'un mois plus tard, elle était rachetée par le groupe PDI et prenait le nom de Grafikom.

Établie en 1951, Fenêtres Robert était le deuxième plsu important employeur de Saint-François-Xavier-de-Brompton et lorsqu'elle fonctionnait à plein régime, l'entreprise fournissait du travail à 120 travailleurs de production.

À l'automne 2009, l'entreprise avait connu certaines difficultés et avait procédé à une réorganisation.  Son département de la fibre de verre avait notamment été fermé.  La liste d'employés d'environ 85 personnes avait diminué jusqu'à 65.

Au Centre local de développement économique (CLD) du Val-Saint-François, le commissaire au développement économique, Guy Saint-Amand, croyait pour sa part que Fenêtres Robert s'en tirait relativement bien.

«C'est la surprise, car on sait que des gens regardaient pour faire l'acquisition de l'entreprise, alors normalement c'est signe qu'une entreprise se porte plutôt bien.  Je sais par contre que l'entreprise avait moins de liquidités disponibles», rapporte M. Saint-Amand.

De son côté, le maire de Saint-François-Xavier, Claude Sylvain, avait été mis au courant de «congédiements graduels» depuis plusieurs mois chez Fenêtres Robert.

«Deux ou trois personnes à la fois perdaient leur emploi et il y a eu une baisse de la production depuis un certain temps.  La compétition très forte dans ce domaine.  Selon moi, l'entreprise était vouée à ça, à court ou moyen terme, mais on espère que ce sera temporaire», confiait hier M. Sylvain, alors qu'on parlait encore d'une fermeture temporaire.  M. Sylvain ayant quitté le pays quelques heures plus tard, il n'a pas été en mesure de réagir à l'annonce de la fermeture définitive de l'entreprise.

Une rencontre des employés aura lieu vendredi.  Hier, il a été impossible de parler à l'un des dirigeants de l'usine.

Source : La Tribune, Sherbrooke mercredi 26 janvier 2011.

Résultats de BRP - Des ventes en dents de scie qui se maintiennent globalement.

En ce qui a trait aux ventes de motoneiges, le porte-parole de BRP de Valcourt affirme qu'à la mi-janvier, le chiffre d'affaires de la saison 2010-2011 est relativement stable si on le compare à celui de l'année dernière à la même date, même si sa courbe est en dents de scie.

«On a commencé la saison avec un handicap compte tenu du conflit qui avait cours à l'UPA.  Par chance, le temps des Fêtes a été excellent.  Puis il y a eu le redoux qui a effectivement eu un impact négatif sur les ventes», déclare le directeur marketing de la division des motoneiges, Marc-André Dubois, pour expliquer les fluctuations des ventes.

BRP a notamment misé sur son programme de support des clubs de motoneiges pour aider ces derniers à traverser l'épreuve du blocus des agriculteurs et du redoux.  «En tout, 120 000 $ ont été versés aux clubs du Québec et environ 10% pour les clubs de l'Estrie.  Nous avons aussi été plus agresssifs au niveau des promotions», avant M. Dubois.

Donc, si les ventes sont relativement stables, le profit lui a diminué.  «Mais pas de façon significative, assure le directeur marketing.  Par exemple, sur un modèle qui se vend 12 000 $ le rabais pouvait être d'environ 500 $, soit moins de 5%.»

«C'est une saison moins simple que les autres années, mais il reste encore deux mois, il y a de la neige dans à peu près tous les sentiers, alors on demeure optimiste et confiant», conclut M. Dubois.

Source : La Tribune, Sherbrooke lundi, 24 janvier 2011

Neuman Aluminium passe aux mains de l'américaine Ball Corporation

Ball Corporation, un fournisseur mondial de contenants et d'emballages métalliques, est maintenant propriétaire de l'usine Neuman Aluminium de la rue Roy, à Sherbrooke, qui devient Ball Technologies Avancées d'Aluminium Canada.

La transaction, dont le montant n'a pas été dévoilé, a été complétée avant les Fêtes et implique deux usines de Neuman Aluminium où sont produites des pastills d'aluminium destinées à la fabrication de boîtiers d'aérosol et de contenants pour breuvages et aliments, notamment.

L'autre usine de Neuman Aluminium est située à Verona, dans l'État de la Virginie.

«Cette acquisition stratégique constitue pour Ball un investissement dans un secteur qui permettra d'accéder à de nouveaux marchés et à de nouvelles opportunités en vue de développer le secteur de l'emballage métallique», a indiqué dans un communiqué Raymond J. Seabrook, vice-président et chef des opérations de l'entreprise, dont le siège social est au Colorado.

Les deux usines, qui emploient 180 personnes en tout, sont intégrées dans la division des emballages métalliques de Ball Corporation pour les aliments et les produits domestiques, précise-t-il.

Dans une correspondance par internet, hier, avec La Tribune, le directeur des affaires publiques de Ball Corporation, Scott McCarty, s'est fait rassurant pour l'avenir des installations de Sherbrooke, où travaillent 120 personnes.

«Notre intention est d'exploiter les deux usines qui représentent une partie importante de nos opérations», écrit-il.

«Ball est maintenant l'un des principaux fournisseurs mondiaux de pastilles d'aluminium pour la fabrication de boîtiers d'aérosols et de contenants.  Cela fait assurément partie de la stratégie de croissance de la compagnie», souligne M. McCarty.

«Au-delà de cela, Ball n'a fait aucune déclaration publique au sujet de ses projets», ajoute-t-il.

Interpellé spécifiquement sur la question des emplois à Sherbrooke, M. McCarty dit ignorer tout «projet pour réduire ou ajouter des emplois à cet endroit».

Ball Corporation s'est également porté acquéreur tout récemment de la firme Aerocan, un fabricant européen de bouteilles et boîtiers d'aérosol en aluminium pour les marchés de l'alimentaire, des boissons, de la pharmacie et de l'hygiène-beauté.

Neuman Aluminium, dont le siège social est en Autriche, s'était établi à Sherbrooke en 1997.

Ses usines de Sherbrooke et Verona ont réalisé des ventes de 128 millions $ en 2009.

Quant à Ball Corporation, le groupe a réalisé en 2009 un chiffre d'affaires de 7,3 milliards $ et embauche 14 000 personnes dans le monde.

Il a été impossible, hier, de parler avec le vice-président aux opérations de l'usine de Sherbrooke, Allen Walsh.

Source : La Tribune, Sherbrooke, samedi 22 janvier 2011

Projet d'usine de biocarburants au Mississippi - Enerkem Corporation obtient une garantie de prêt de 80 M$ US.

Enerkem Corporation, la filiale américaine de la compagnie Enerkem, a obtenu un engagement conditionnel pour une garantie de prêt de 80 M$ US du ministère américain de l'Agriculture pour la construction de son usine de biocarburants à Pontotoc, au Mississippi.

Cette usine transformera les matières résiduelles urbaines de la région du nord-est du Mississippi en éthanol, mentionne un communiqué.

Le projet prévoit la création de plus de 70 emplois permanents.

Cette garantie de prêt vient du programme d'aide aux bioraffineries du ministère de l'Agriculture.

Ce prêt s'ajoute au soutien financier, allant jusqu'à 50 millions $ US, offert par le ministère de l'Énergie des États-Unis à la fin de l'année 2009 pour ce projet.

L'usine de biocarburants du Pontotoc permettra de réduire l'enfouissement des déchets et de développer des emplois dans le secteur de l'énergie renouvelable, en région rurale au Mississippi, ajoute-t-on.

La bioraffinerie d'Enerkem au Mississippi, située sur le site d'enfouissement de la région de Three Rivers, produira 36 millions de litres d'éthanol annuellement à partir de déchets municipaux solides et réduira l'enfouissement.

La société Enerkem exploite une usine-pilote située à Sherbrooke ainsi qu'une usine de démonstraiton commerciale à Westbury.

Source : La Tribune, Sherbrooke samedi 22 janvier 2011

Coup de pouce d'Ottawa à Viandes Laroche.

Partenaire majeur de l'industrie de l'élevage en Estrie, l'entreprise Les Viandes Laroche vient d'obtenir un appui concret du gouvernement fédéral.  Le ministre de l'État à l'agriculture Jean-Pierre Blackburn était à Asbestos hier pour annoncer un prêt sans intérêt pouvant atteindre un million de dollars pour renforcer ses activités, dont la commercialisation des produits des éleveurs locaux.

Cet investissement, provenant du Programme d'amélioration de l'abattage, permettra à l'entreprise de créer 32 nouveaux emplois dans la région.

«C'est un jalon important dans l'avenir de cette entreprise, a affirmé le ministre Blackburn.  Cet investissement aidera Les Viandes Laroche à acheter de l'équipement pour ses nouvelles installations et à continuer de fournir les services de transformation du boeuf, dont le secteur a grandement besoin.  Une fois de plus, nous démontrons que le plan d'action économique de notre gouvernement apporte une aide adaptée aux besoins de l'industrie et qu'il donne des résultats tangibles aux agriculteurs ainsi qu'à toute la chaîne de valeur.»

Avec cette aide, Viandes Laroche pourra offrir aux éleveurs de bovins des services d'abattage de haut niveau grâce à l'achat de matériel de pointe, de manière à élargir ses activités et à améliorere sa capacité d'abattage.  Pour l'entreprise, il s'agit d'une aide appréciée pour la poursuite de son développement dans les marchés américains et européens.

«Nous sommes très heureux de cet appui du gouvernement fédéral puisqu'il nous permet de compléter notre chaîne de production de boeuf, du producteur jusqu'au consommateur, a dit le président de l'entreprise, Claude Laroche.  En devenant conforme aux normes de la communauté européenne, notre entreprise peut ainsi viser les marchés étrangers avec son boeuf Viances Sélectionnées des Cantons, mieux soutenir la demande de boeuf produit par les éleveurs de chez nous et poursuivre sa distribution de produits créneaux».

Le Programme d'amélioration de l'abattage du Plan d'action économique est doté d'un budget de 60 millions $.  Par le biais de ce programme, le gouvernement du Canada consent des prêts aux entreprises qui présentent des plans d'affaires judicieux visant à réduire les coûts, à accroître les revenus et à améliorer les activités des entreprises de transformation et de conditionnement de la viande rouge.

«Le secteur de la transformation et du conditionnement de la viande est le plus grand employeur de l'industrie alimentaire, a ajouté le ministre.  Pour demeurer à l'avant-garde dans ce domaine, il faut innover constamment et poursuivre les activités de recherche et développement.  Sa vigueur et sa compétitivité se traduisent par des marchés plus dynamiques pour nos agriculteurs et par une économie plus prospère pour l'ensemble de la population canadienne.

Source : Sherbrooke, vendredi, 21 janvier 2011

Nouveau venu dans le parc industriel de Magog - Le Groupe industriel inter-provincial investit 1,1 M$ dans son siège social.

Sans tambour ni trompette, une nouvelle entreprise s'est installée dans le parc industriel de Magog au cours des derniers mois.  Employant jusqu'à 100 personnes dans les périodes de pointe, le Groupe industriel inter-provincial est désormais le voisin de Camoplast et Gurit.

Le Groupe industriel inter-provincial était déjà à Magog, plus précisément dans le secteur Omerville, avant son implantation dans le parc industriel en septembre dernier.  Des locaux devenus trop exigus l'ont forcée à se relocaliser.

Le projet de déménagement était dans l'air depuis 2008.  À cette époque, l'entreprise avait tenté une première fois de l'établir dans le parc industriel de Magog, mais sans succès.

«En 2008, on avait regardé pour se construire dans le parc industriel.  Malheuresement, la Ville de Magog ne voulait pas qu'on s'installe près de Camoplast parce qu'elle pensait que notre bâtiment dévaluerait celui de cette entreprise», affirme le président du groupe Steve Malenfant.

Alors M. Malenfant a essayé de dénicher un terrain à Sherbrooke.  Toutefois, ses recherches ont été infructueuses.  Une rencontre avec le conseiller municipal Robert Ranger, lors des dernières élections municipales, a ramené à l'avant-plan son projet de déménagement dans le parc industriel de Magog.

«M. Ranger m'avait promis de me donner un coup de main pour que mon projet se réalise.  Par la suite, la nouvelle mairesse Vicky May Hamme nous a beaucoup aidés.  Elle m'avait dit qu'il était important pour elle de garder à Magog les entreprises locales», indique le président du Groupe industriel inter-provincial, qui regroupe trois entités distinctes.

L'entreprise a investi 1,1 million $ dans la construction de son nouveau siège social.  Seulement une minorité de ses employés travaillent à l'intérieur, les autres oeuvrant dans différentes usines en Amérique du Nord.

Le Groupe inter-provincial effectue de l'entretien et de la construction en milieu industriel.  Son équipe peut aussi concevoir et fabriquer des équipements industriels.  Parmi ses clients, on compte Domtar, Cascades et Camoplast.

«Grâce à notre nouveau bâtiment, on a surtout consolidé les emplois qu'on a actuellement.  On créera peut-être plus d'emplois dans les prochaines années.  Mais on est limité pour le moment par une pénurie de personnel qualifié.  Les dessinateurs 3D et les bons mécaniciens de chantier sont difficiles à trouver ces temps-ci.»

Source : La Tribune, Sherbrooke lundi, 17 janvier 2011

Boralex se lance dans l'énergie solaire.

Boralex a conclu une entente avec la filière française de la multinationale Q-Cells relativemetn au développement et à l'exploitation d'un parc d'énergie solaire dans le sud de la France.

Boralex entreprend la construction du site solaire Avignonet-Lauragais ces jours-ci.  La mise en service du site est prévue en mai.  Sa puissance contribuera à hauteur de 4,5 MW au portefeuille d'actifs de Boralex.

Les ingénieurs de Q-Cells s'occuperont de l'ingénierie, de la construction et de l'entretien de la centrale dans le cadre d'une solution clé en main.  Doté de panneaux et de cellules photovoltaïques, ce premier parc solaire développé par l'équipe de Boralex sera situé sur les terrains adjacents à son parc éolien d'Avignonet-Lauragais.

«Après avoir étudié le secteur solaire en France, nous sommes persuadés que ce projet représente notre meilleure porte d'entrée dans le domaine de production d'électricité à partir d'énergie solaire», a indiqué le président et chef de la direction de Boralex, Patrick Lemaire.

Le parc solaire d'Avignonet-Lauragais bénéficie d'un contrat de 20 ans avec Électricité de France et représente un investissement de 14,6 M d'euros.

Source : La Tribune, samedi, 15 janvier 2011

L'industrie manufacturière aura toujours sa place. Une nouvelle force syndicale assure qu'elle arrêtera l'hémorragie.

Sans rêver en couleurs d'un retour aux années d'or avec ses innombrables emplois, le secteur de l'industrie manufacturière aura toujours sa place au Québec, surtout dans les secteurs de pointe.  Et particulièrement en Estrie, où cette industrie pourrait encore mieux tirer son épingle du jeu.

«L'industrie manufacturière en Estrie bénéficie d'un atout indéniable avec notre voisin du Sud.  Les entreprises ont la possibilité ici de profiter de la transformation notamment...  Mais pour cela, il faut du soutien, de l'aide, des politiques gouvernementales plus agressives», fait valoir Alain Lampron, président de la Fédération de la métallurgie, affiliée à la CSN.

Celui-ci était accueilli hier matin avec son collègue Sylvain Parent, qui dirige la Fédération des travailleurs du papier et d ela forêt, par le président de la CSN-Estrie, Jean Lacharité, dans le cadre d'une tournée sur le regroupement des deux fédérations.  Ce mariage, qui sera célébré a Québec en février prochain, donnera la nouvelle Fédération de l'industrie manufacturière (FIM) au sein de la CSN.  Elle regroupera quelque 30 000 membres au Québec, dont 3 000 en Estrie, répartis dans 27 syndicats, notamment ceux de Kruger, Domtar et Gurit.  C'est environ 10% des 31 000 emplois manufacturiers en Estrie.

Or tant pour MM. Lampron et Parent que pour Jean Lacharité, cette nouvelle force syndicale va non seulement permettre d'arrêter l'hémorragie constante dans le secteur manufacturier mais redonner espoir en des jours meilleurs.  Depuis 2003 seulement en Estrie, les crises économiques et la mondialisation ont vu perdre 12 000 emplois manufacturiers.

«La force du nombre va évidemment avoir un impact sur nos revendiactions.  Une voix plus forte va se faire entendre», soumet M. Parent.  «Cette nouvelle organisaton, rajoute M. Lampron, sera l'occasion de pousser encore plus sur les gouvernements et les décideurs pour qu'ils interviennent plus vite, avant que ça se traduise uniquement par un constat de perte, quand tout est mort et enterré!»

Le président de la CSN en a profité pour lancer un «message clair» au premier ministre Jean Charest, dans le cadre des préparatifs du prochain budget du Québec.  «Le ministre des Finances devra tenir compte dans ce budget de la mise en place du programmes de développement et de soutien, que ce soit en matière de formation de la main-d'oeuvre, de développement technologique, de recherche et de développement.  L'industrie manufacturière c'est un moteur économique majeur du Québec et de l'Estrie et le gouvernement a l'obligation de la soutenir», a clamé Jean Lacharité.

Source : La Tribune, Sherbrooke, mercredi 12 janvier 2011.

24,8 M$ pour l'efficacité énergétique de Domtar.

Domtar investira 24,8 M$ pour augmenter l'efficacité énergétique de son usine de pâtes et papiers de Windsor.  Cette somme proviendra en totalité d'une subvention fédérale octroyée en personne par le premier ministre du Canada, Stephen Harper, hier matin.

«Votre usine, ici à Windsor, est l'une des plus performantes au Canada parce que vous avez pris de bonnes décisions d'affaires et que vous avez d'excellents travailleurs, a souligné M. Harper à l'intention des dirigeants de Domtar, en conférence de presse.  C'est maintenant le temps de récolter les fruits de vos efforts.»

L'usine windsoroise réalisera deux projets grâce à cette subvention accordée dans le cadre du Programme d'écologisation des pâtes et papiers du gouvernement du Canada.

Le premier projet vise à augmenter l'efficacité énergétique de la chaudière en biomasse, ce qui permettra de brûler plus de biomasse (des résidus voués à l'enfouissement) tout en réduisant la consommation de gaz naturel.

Le deuxième projet permettra de diminuer la consommation de vapeur de deux machines à papier.

Ces projets vont «rendre votre usine encore plus moderne, encore plus verte, encore plus performante», a indiqué Stephen Harper à la trentaine d'invités présents.

En fait, ces projets permettront à Domtar de réduire sa consommation de gaz naturel de 17 millions de mètres cubes par année.  L'usine diminuera aussi ses émissions annuelles de gaz à effet de serre de plus de 9% (8 400 tonnes).  Elle pourra utiliser un plus grand volume de carburants de remplacement pour produire de l'énergie propre et elle aura besoin de moins de vapeur pour produire du papier comprenant des matières recyclées.

Ces projets seront complétés d'ici mars 2012.

Cette bonne nouvelle permettra de consolider des emplois de qualité et contribuera au rayonnement de Windsor, estime le 1er vice-président des usine du Nord chez Domtar, Ghislain Dinel.

«L'usine de Domtar Windsor est la plus grande et la plus moderne des usines de papier fins au Canada, a précisé ce haut dirigeant.  Dans un marché nord-américain et mondial où la compétition est féroce, ces investissements vont permettre de maintenir et d'améliorer la compétitivité de l'usine.»

Interrogé par les médias sur son bilan environnemental, le premier ministre Harper a affirmé que son gouvernement a pris plus de meusres concrètes en environnement que tout autre gouvernement fédéral auparavant.

Domtar exploite quatre usines de pâtes et papiers au Canada et emploie 3 000 personnes, dont 800 à Windsor.  Dans le cadre du programme fédéral, l'entreprise profitera d'une somme totale de 143,5 M$ en vue d'améliorer l'efficacité énergétique et la performance environnementale de ses usines.

De ce montant, une somme de 49,5 M$ restait à annoncer avant la conférence de presse d'hier.  Une dernière tranche de 24,7 M$ devrait être attibuée aux usines de Domtar sous peu.  Une partie de ce montant permettra vraisemblablement à l'usine windsoroise d'améliorer sa consommation d'eau.

L'annonce d'hier s'ajoute à la construction, sur les terrains de Domtar, d'une usine de démontration d'envergure commerciale pour la fabrication de nanocellulose cristalline, un nonomatériau obtenu à partir de fibre de bois.  Ce projet confirmé en juillet dernier, est réalisé par Domtar et FPInnovations.  Il est évalué à 41 M$.  La moitié de cette somme sera assumée à parts égales par les gouvernements fédéral et provincial.

Au terme de la conférence de presse d'hier matin réalisée sous forte protection policière, le premier ministre Harper et son lieutenant québecois, le ministre des Ressources naturelles et député de Mégantic-l'Érable, Christian Paradis, ont mis le cap sur Victoriaville où ils ont tenu des consultations à huis clos en vue du prochain budget fédéral.

Source : La Tribune, Sherbrooke vendredi 7 janvier 2011.

Coup de pouce de 49 M$ à l'usine Domtar - L'investissement fédéral devrait améliorer ses performances environnementales.

En présence du premier ministre Stephen Harper, la forestière Domtar annoncera aujourd'hui un investissement important à son usine de pâte et papier de Windsor.

En 2009, Ottawa a octroyé à l'entreprise montréalaise des crédits totalisant 143,5 millions $ dans le cadre du Programme d'écologisation des pâtes et papiers, soit la part la plus importante attribuée à une seule société.

De cette somme, 57,6 M$ seront investis à l'usine de pâte de Kampoops, en Colombie-Britannique, 22,7 M$ à celle de Dryden, en Ontario, et 1,7 M$ à l'usine de papier d'Espanola, en Ontario.

De plus, Domtar et un partenaire, FPInnovations, recevront 12 M$ du programme pour financer une partie de la construction d'une usine de nanocellulose cristalline à proximité des installations déjà existantes de Windsor.

Dans le cadre du programme, Domtar a donc droit à une dernière tranche de 49,5 M$, qui sera vraisemblablement consacrée à l'usine de pâte et papier de Windsor.  La forestière n'avait présenté au gouvernement fédéral aucun autre projet que ceux de Kamloops, de Dryden et d'Espanola, dont le financement a déjà été confirmé, ainsi que celui de Windsor.

Le Programme d'écologisation, doté d'une enveloppe globale d'un milliard de dollars, vise à améliorer le rendement environnemental et énergétique des usines canadiennes de pâte et papier.  Trente-huit d'entre elles, propriétés de 24 entreprises, en bénéficieront.

Les sommes attribuées à chaque entreprise ont été calculées en fonction de leur utilisation de la liqueur résiduaire entre le 1er janvier et le 31 décembre 2009 (à raison de 16 cents le litre).  La liqueur résiduaire, aussi appelée liqueur noire, est un sous-produit provenant de la fabrication de la pâte de papier qui est utilisé afin de produire de la chaleur et de l'électricité.

Après son passage à l'usine de Domtar à Windsor, M. Harper se rendra à Victoriaville, dans le Centre-du-Québec, plus précisément à l'usine du fabricant de cartons-caisses Norampac, une filiale de Cascades.  En compagnie de son lieutenant québécois, le ministre des Ressources naturelles, Christian Paradis, il tiendra des consultations à huis clos en vue du prochain budget fédéral.

L'action de Domtar a clôturé à 80,18 $ hier, en hausse de 3,8 %, à la Bourse de Toronto.

Source : La Tribune, Sherbrooke jeudi 6 janvier 2011

Une année lucrative pour Lift Expert

Il y a des investissements plus rentables que d'autres et celui réalisé par Lift expert en 2010 a été particulièrement lucratif.

Trop à l'étroit dans ses deux condos industriels de l'avenue Pie X, l'entreprise a acheté un terrain de 80 000 pieds carrés dans le parc industriel de Victoriaville et y a fait construire un bâtiment de 6 000 pieds carrés.  Ce nouvel emplacement a littéralement mis sur la carte du monde industriel régional la compagnie de vente, location et réparation de chariots élévateurs.

«Le bâtiment qu'on louait était devenu trop petit, il était sur le point de craquer.  Nous avons pensé louer un troisième condo, mais nous avons préféré acheter.  Nous nous trouvons maintenant au coeur du domain industriel, à deux pas de notre clientèle cible, ça fait une différence», indisque le propriétaire de Lift expert, Sylvain Fredette.

L'entreprise a également ajouté à sa flotte en procédant à l'acquisition d'une quinzaine de chariots élévateurs de capacités pouvant aller jusqu'à 21 000 livres.  Ces nouveaux équipements ont contribué à faire augmenter de 167% le nombre de locations à court terme et de 50% le chiffre d'affaires total.

«Ces acquisitions nous ont permis d'élargir notre offre et de mieux répondre aux besoins des entreprises manufacturières.  Ces chariot à grande capacité sont dispendieux et difficile à rentabiliser, leur location devient ainsi très avantageuse», a ajouté l'homme d'affaires originaire de Sherbrooke.

Cet investissement évalué à 1 million $ et les retombées provoquées ont permis à Lift expert de créer deux emplois supplémentaires.  Ces travailleurs se sont ajoutés aux six déjà en poste.

Lift expert a également profité de cette vague de changement pour devenir la première entreprise de son domaine à offrir une gamme de pièces et de chariots neufs et usagers directement en ligne.  En visitant le www.liftexpert.ca, des entreprises de partout dans le monde peuvent se procurer des articles d'une quinzaine de marques dont Clark, Crown, Caterpillar, Daewoo et Mitsubishi.

L'objectif non dissimulé de cette innovation est d'élargir le bassin de clients potentiels à la province entière.  «Nous sommes les premiers au Québec à desservir notre client final à l'aide d'une boutique en ligne.  Notre but c'est le Québec.  Ce sera tellement facile pour les entreprises d'acheter la pièce qui leur manque ou un chariot élévateur», a affirmé M. Fredette.

Pour ce qui est du service de lcoation, les clients devront continuer de se servir du téléphone.  On juge que les besoins sont trop diversifiés et complexes pour permettre les transactions en ligne.


Source : La Tribune, Sherbrooke, mercredi, 29 décembre 2010

Dalsa aux mains d'une entreprise américaine.

L'usine de Dalsa semi-conducteurs à Bromont risque de bientôt passer entre les mains de la compagnie américaine Teledyne Tecnologies.  L'entreprise californienne spécialisée dans la fabrication de composantes électroniques a annoncé hier son intention d'acquérir le groupe Dalsa pour un montant de 341 millions de dollars canadiens.

«On a présenté tout ça à nos employés ce matin (hier).  C'est une entente d'achat de Dalsa par la compagnie Teledyne.  Il reste des étapes, dont l'approbation des actionnaires, mais on s'attend à ce que ce soit officialisé dans environ deux mois», a affirmé hier Claude Jean, directeur général et vice-président exécutif de Dalsa.

Teledyne offre de débourser 18,25$ pour chacune des actions de Dalsa, un fabricant ontarien de semi-conducteurs et d'équipements d'imagerie numérique qui compte 1 000 employés à travers le monde, dont 400 à la fonderie de semi-conducteurs de Bromont.  Si la transaction obtient l'approbation des deux tiers des actionnaires, Dalsa, qui conserverait son siège social à Waterloo en Ontarion, changera de nom pour Teledyne Dalsa.

Loin de craidre les répercussions d'une union entre ces deux chefs de file de l'imagerie numérique, M. Jean croit plutôt que ce changement de propriétaires pourrait s'avérer bénéfique pour Dalsa.  Il assure également qu'aucune perte d'emploi n'est prévue pour l'usine de Bromont.  «Pas du tout.  La compagnie Teledyne a un historique d'acquisition non pas pour faire de la consolidation et couper des postes, mais plutôt dans une optique de développement.  Et le type d'usine qu'on a ici à Bromont, il n'y en a aucune au sein de Teledyne.  Au contraire, le fait qu'on soit acheté par une entreprise aussi diversifiée, avec un chiffre d'affaires de près de deux milliards de dollars, va nous donner accès à de nouveaux clients et de nouveaux marchés», indique M. Jean précisant que les revenus de Dalsa tourneront aux alentours de 200 millions en 2010.  Par ailleurs, le chef de la direction de Dalsa, Brian Doddy, a aussi assuré que l'entreprise américaine continuera d'investir dans le développement offerts au Canada par les deux ordres de gouvernement.

M. Jean a également tenu à préciser que cette transaction ne changera pas grand-chose dans le fonctionnement de l'entreprise du parc industriel de Bromont.  «C'est la nouvelle réalité de la mondialisation.  Le groupe Dalsa va continuer d'opérer comme une unité spécifique.  On demeure une unité canadienne au sein d'une entreprise américaine», conclut-il.

Source : La Voix de l'Est, jeudi, 23 décembre 2010

BRP s'élance vers un Spyder hybride. La mise au point confiée au Centre des technologies avancées BRP-UdeS

Les adeptes du Spyder pourraient un jour conduire un véhicule plus «écoperformants».  Le Centre des technologies avancées BRP-UdeS planche actuellement sur le développement d'une technologie de motorisation hybride pour le roadster Can-Am Spyder.  Selon BRP, il s'agit d'un projet de développement unique au monde.

Le CTA de BRP et de l'Université de Sherbrooke obtient un appui financier de 11,3 millions $ destiné au développement de cette technologie hybride pour le véhicule à trois roues.  BRP investit 5,1 M$ dans cette aventure, et le gouvernement fédéral injecte 6,2 M$ par l'entreprise de son programme Partenariat automobile du Canada.

Au terme du projet de recherche, le véhicule devra conommer la moitié moins de carburant, réduire d'autant ses émissions de gaz carbonique tout en étant aussi rapide et performant.

Si la recherche s'avère concluante, le nouveau roadster deviendrait «le premier véhicule routier hybride sur le marché entièrement conçu et fabriqué en série au Canada», selon le président et chef de la direction de BRP, José Boisjoli.  Cette initiative survient quatre ans après le lancement du Can-Am Spyder, assemblé chez BRP à Valcourt.  «On a de plus en plus de clients qui veulent des produits écoperformants», fait-il valoir.

Le projet de recherche s'étalera sur une période de quatre ans.  La commercialisation du produit pourrait prendre une année à deux de plus.  Le produit sera-t-il assemblé à Valcourt s'il est commercialisé?  «Le véhicule Spyder est assemblé à Valcourt.  Il y a de grandes chances que ce soit assemblé à Valcourt», répond José Boisjoli.

Pour BRP, il s'agit d'un risque calculé, convient le président et chef de la direction de l'entreprise.  «On est confiants avec l'expertise technique que l'on a d'être capables de faire fonctionner le véhicule et d'être satisfaits des résultats», fait-il valoir.

Le Spyder de deuxième génération pose cependant beaucoup de défis au plan technique.  La performance, par exemple.  Si les conducteurs d'automobiles hybrides pensent avant tout à l'économie de carburant et à la diminution des émissions polluantes, les propriétaires de Spyder ont aussi d'autres considérations.  «Les propriétaires de roaster Spyder hybrides ne seront pas nécessairement prêts à renoncer à de vives accélérations...  Les chercheurs devront concevoir une transmision et une stratégie de commande qui permettent aux moteurs électriques et à combustion interne de combiner leur puissance pour offrir, sur demande, des performances dignes d'un véhicule sport», commente le professeur Alain Desrochers, également directeur des affaires universitaires au CTA.

Autre défi : l'espace.  «Il ya le confinement des éléments hybrides : moteur électrique, batteries, modules de contrôle et de freinage régénératif, qui devront s'intégrer dans un volume restreint, entre les jambes du pilote», explique le professeur Alain Desrochers.  «Il s'agit pour nous de développer un véhicule hybride électrique à partir d'une page blanche», résume José Boisjoli.  Selon lui, si les partenaires réussissent leur pari, ils pourraient ouvrir de «nouvelles possibilités» pour tout le secteur des transports motorisés au Canada.

L'équipe de recherche dirigée par M. Desrochers est composée d'une trentaine de personnes provenant de l'UdeS et de BRP.  L'initiative dévoilée hier permettra de former 20 étudiants et doctorants hautement qualifiés, a fait valoir la rectrice de l'UdeS, Luce Samoisette.

Le CTA produira trois générations de véhicules prototypes et de ses composantse au cours des quatre prochaines années.  Le produit final devra passer plusieurs tests, notamment au plan de la performance et la durabilité.  Les innovations technologiques pourraient être transférées à d'autres types de véhicules et de produits.

Mme Samoisette, M. Boisjoli et M. Desrochers ont dévoilé un véhicule concept en présence de nombreux dignitaires, dont le député de Lévis-Bellechasse, Steven Blaney.

Source : La Tribune, Sherbrooke mardi 21 décembre 2010

Pour la firme granbyenne Trillant Incorporated - Un contrat de plus de 50 millions $

Le secteur des technologies de pointe est florissant dans la grande région de Granby.  Après l'annonce, il y a deux semaines à peine, d'un investissement de 1,5 milion de dollars et la création d'une trentaine d'emplois à l'usine Varitech de Granby, voilà que la firme Trilliant Incorporated, Varitron/Varitech principal client de , vient d'annoncer l'obtention d'un contrat de fourniture de matériel de communication pour réseau intelligent pour plus d'un million de foyers britanniques.

«C'est une très bonne nouvelle pour nous, admet d'emblée Paul Aubin, cofondateur de Trillant à Granby et directeur de la conformité et de la certification de l'entreprise.  Il s'agit d'un contrat dont la valeur dépasse les 50 millions de dollars.»

Une douzaine de nouveaux emplois spécialisés ont été créés, dont la plupart ont déjà été comblés, pour permettre à l'entreprise granbyenne de suffire à la demande.  Environ 65 employés travaillent actuellement dans les locaux de Trillant dans la rue du Luxembourg.

«Nous assurons avant tout la portion recherche et développement alors que nos partenaires de chez Varitron assurent la fabrication des unités.  Et presque la totalité de la production sera faite ici, à Granby.»

Martial Vincent, directeur général de Varitron / Varitech, se réjouit lui aussi de cette nouvelle.  «Nous planchons déjà sur ce projet, dit-il.  Nous ne savons pas jusqu'à quel point nous seront mis à contribution dans la fabrication des unités mais c'est évident que ça aura d'importantes retombées chez nous.  Pour le moment, on ne peut pas chiffrer le nombre d'emplois que ça risque de créer.  Mais c'est évident que ça aura une incidence positive.»

Trillant Incorporated est un important fournisseur de matériel, de logiciels et de services permettant l'élaboration de réseaux électriques intelligents.  Ces systèmes «smart grid» permettent de mettre en relation la production et la consommation d'électricité grâce à l'émission sans fil et au traitement des données.  Une connaissance quasi instantanée de la consommation des résidences et des commerces munis de ces compteurs intelligents facilite une réducton de la consommation d'énergie, des coûts d'exploitation pour les fournisseurs ainsi qu'une réduction des émissions de gaz à effet de serre.  «Les compteurs intelligents permettent aux fournisseurs d'électricité de meiux répondre à la demande, mais ils permettent aussi aux consommateurs de participer à des programmes d'économie d'énergie et de sauver sur leur facture d'électricité.  Et dans le cas d'endroits où l'électricité est produite à partir d'énergie fossile, le «smart grid» permet de réduire l'impact sur l'environnement.» 

Ce contrat d'un million d'unités avec British Gas n'est peut-être qu'une première étape pour Trillant sur le vieux continent.

«On sait qu'on a un potentiel de production de plus de 40 millions d'unités en Grande-Bretagne, reprend M. Aubin.  Ce contrat pourrait même nous ouvrir une porte sur l'Europe.»

Pour le moment, le «smart grid» n'est pas encore implanté au Québec.  Paul Aubin espère tout de même qu'Hydro-Québec saute dans le train au plus vite.  «Ce que l'on souhaite surtout, c'est d'être partie prenante de l'implantation de réseaux intelligents au Québec si Hydro-Québec emboîtait le pas.  Ce serait un autre pas important pour faire de la région le plus important pôle de développement du «smart grid», conclut-il.

Source : La Voix de l'Est, mardi, 21 décembre 2010

Quatre ans et 65 emplois créés.

Le Centre des technologies avancées BRP-UdeS souffle quatre bougies ce mois-ci.  Le CTA a permis de créer 65 emplois depuis sa naissance.

C'est 17 de plus que prévu, selon le président et directeur général du centre, Mihai Rasidescu.

Issu d'un partenariat entre BRP et l'UdeS, le CTA a pour mission de développer de nouvelles technologies de pointe dans le domaine des véhicules récréatifs motorisés.  Depuis sa création en 2006, le centre a développé deux technologies intégrées dans les produits BRP, dont une technologie de fabrication des coques de la nouvelle génération de motomarines Sea-Doo.

Par ailleurs, BRP a récemment embauché le premier étudiant de l'Université de Sherbrooke et du CTA.  Jean-Philippe Gauthier, doctorant dans le domaine des transmissions, est le premier étudiant gradué du CTA à faire le transfert chez BRP.  Le jeune homme de 28 ans a commencé à travailler tout récemment dans le département de motorisation chez BRP à Valcourt.  Au départ, il n'avait même pas envisagé de faire une maîtrise.  Les projets qui lui ont été proposés en cours de route l'ont finalement conduit jusqu'au doctorat.  «Je ne voulais pas faire une doctorat en recherche sans que ce soit appliqué», lance-t-il en soulignant que les chercheurs sont souvent perçus comme des «pelleteux de nuages».  «Ici, on fait de la recherche pour l'appliquer tout de suite.»

Maintenant ingénieur spécialisé en mécatronique, Jean-Philippe Gauthier s'enthousiasme quand il parle des possibilités qu'offre ce partenariat public-privé.  «Avec les moyens de BRP, on réussit à avoir des prototypes, ce qu'on peut difficilement avoir à l'UdeS», indique l'ingénieur spécialisé en mécatronique.

Selon ses deux partenaires fondateurs, le CTA est le seul centre de recherche public et privé existant au Canada.  Inauguré en 2008, le CTA est le premier centre à voir le jour dans le parc Innovation.  L'UdeS procédera bientôt à l'inauguration du deuxième édifice, avec l'implantation du 3IT-Institut interdisciplinaires d'innovations technologiques, jusqu'à tout récemment appelé CEGI.

Source : La Tribune, Sherbrooke mardi 21 décembre 2010

Usinage J.M. Blancette crée une nouvelle division.

Spécialisée dans l'usinage numérique de produits métalliques de haute précision depuis plus de 10 ans, l'entreprise Usinage J.M. Blanchette a réalisé un important investissement en cérant une nouvelle division nommée Matsco, qui fournira un nouveau système d'assemblage de pièces mécano soudées à partir de l'aluminium, de l'acier et de l'acier inoxydable.

Matsco sera située dans les locaux de l'ancienne laiterie Tournevent, en face d'Usinage J.M. Blanchette, dans le parc industriel de Drummondville.  L'investissement se chiffre à tout près d'un demi-million de dollars, selon Mathieu Blanchette, président et directeur de production.

«Matsco permettra de compléter notre offre de services intégrés.  Nous serons en mesure de soudeer et de fabriquer des pièces à partir de dessins que nous proposerons nos clients.  Lorsque nous aurons terminé les rénovations dans ces locaux, nous deviendrons opérationnels, probablement au début du mois de janvier.  Nous prévoyons embaucher une dizaine de nouveaux employés», a indiqué M. Blanchette.

Luc Tessier, un nouvel associé spécialisé en mécano-soudure depuis 20 ans, s'est joint au trio d'hommes d'affaires composé de François Blanchette et Denis Jetté.  «Intégrés dans la certification ISO 9001 - 2008, la qualité et le respect des exigences des besoins des clients ont toujours été une priorité pour nous et ils le seront tout autant pour Matsco, en voie d'obtenir la certification CWB du Bureau de soudage», a ajouté M. Blanchette.

Source : La Tribune, samedi, 18 décembre 2010

Mine Jeffrey n'aura pas de réponse avant janvier.

Tout indique que la Ville d'Asbetos n'aura pas le cadeau de Noël qu'elle escomptait : le gouvernement du Québec ne répondra pas avant janvier à la demande de garantie de prêt de 58 millions $ des propriétaires de Mine Jeffrey.

«Dans la mesure où on n'a pas le montage financier du consortium, on ne pourra pas; tout dépend du moment où on recevra le montage financier», indique Jolyanne Pronovost, attachée de presse du ministres du Développement économique, de l'innovation et de l'exportation, Clément Gignanc.

Et comme le dernier conseil des ministres avant les Fêtes avait lieu hier, le dossier sera vraisemblablement étudié en janvier.

Hier, le président de Mines Jeffrey, Bernard Coulombe, a fait savoir que le modèle financier final n'est pas terminé mais le sera aujourd'hui ou demain, deux semaines plus tard que prévu».

«Ce n'est pas la faute du gouvernement, il y a beaucoup de consultants au dossier et d'informations à traiter, Mine Jeffrey est une grande entreprise.  Ça va se faire avant la fin de semaine, mais on ne s'attend pas à avoir de réaction du gouvernement avant janvier», ajout-t-il.

Mine Jeffrey demande une garantie de prêt de 58 millions $ au gouvernement du Québec pour mettre en exploitation sa mine souterraine d'amiante chrysotile, à Asbestos, dont les travaux de construction avaient été réalisée à 90 pour cent en 2002.

Il s'agit d'un projet de 73 millions $ destiné à parachever les travaux et à démarrer la production.

D'ici 2014, Mine Jeffrey pourrait produire 200 000 tonnes par année de chrysotile, essentiellement destinées aux exportations vers l'Asie, et donner du travail à 450 personnes.

Un consortium, formé entre autres d'utilisateurs de fibres en Inde, doit acheter les actions des propriétaires actuels de Mine Jeffrey, soit la Coopérative des travailleurs miniers d'Asbestos et Fibre forte du Québec, propriété de Bernard Coulombe.

Si la garantie de prêt est accordée, le consortium fournira l'investissement additionnel qui permettra de compléter le financement du projet.  Une fois la transaction complétée, l'équipe actuelle de Mine Jeffrey demeurera en place et continuera à mener les opérations, assure Bernard Coulombe.  De plus, celui-ci continuera d'agir comme président et directeur général de l'entreprise, pour au moins deux ans, et siégera sur le conseil d'administration du consortium.

La Conférence régionale des élus (CRÉ) de l'Estrie a donné la semaine dernière son appui au projet dans un avis acheminé au ministre Gignac.

Le maire d'Asbestos, Hugues Grimard, a par la suite demandé au gouvernement du Québec de donner son aval à la demande de garantie de prêt avant Noël.  Visiblement, il devra patienter jusqu'en janvier.

Le maire Grimard avait fait valoir que la région avait rempli toutes les conditions fixées par Québec, dont la vérification du resepct des normes d'utilisation du produit chez les clients étrangers de Mine Jeffrey, l'implication d'un partenaire financier et le soutien du milieu estrien.

Le projet de Mine Jeffrey suscite une vive oppostion de la part d'organismes tels «Ban Asbestos» et de nombreux professionnels de la santé et associations médicales en raison des risques reliés à l'utilisation de l'amiante chrysotile, en particulier dans les pays en développement.

Selon les détracteurs de ce produits, il est illusoire de croire que les entreprises des pays pauvres peuvent protéger adéquatement les travailleurs qui manipulent l'amiante.

Source : La Tribune, jeudi 16 décembre 2010

Pratt & Whitney investit un milliard en R & D.

Le Québec peut s'attendre à obtenir la part du lion de l'investissement d'un milliard annoncé hier par Pratt & Whitney Canada, qui travaille à mettre au point le moteur d'avion de demain.

L'annonce de cet investissement, qui inclut une contribution remboursable de 300 millions d'Ottawa, a été faite hier à Mississauga, en Ontario, en présence du ministre de l'Industrie Tony Clement.

Pratt & Whitney au Canada répartira ses nouveaux investissements en recherche et développement entre ses deux centre de recherche canadiens, à Mississauga et à Longueuil.  Les installation québécoises peuvent s'attendre à recevoir 60% du total, a indiqué hier la porte-parole de l'entreprise, Cindy Hoffman.  L'entreprise a déjà entrepris de recruter 200 ingénieurs qui travailleront à la mise au point de moteurs plus légers, plus performants et moins gourmands en carburant.  Au total, Pratt & Whitney emploie 1500 ingénieurs au Canada, dont les trois quarts sont à Longueuil.  Ce mandat de R-D est une excellente nouvelle pour Montréal, le coeur de l'industrie aéronautique québécois, a commenté Suzanne Benoît, directrice générale d'Aero Montréal, la grappe de l'industrie.  «Ça va permettre à des jeunes ingénieurs et techniciens de haut niveau de trouver des emplois de qualité», a-t-elle commenté.

Le ministre Clément a laissé entendre que la contribution fédérale permettrait le maintien de 700 emplois et la création de 2000 autres au cours des 15 prochaines années, mais l'entreprise se montre plus prudente.

Il n'est pas question d'augmenter l'effectif du côté de la production, qui a souffert du ralentissement économique généralisé en 2008 et 2009, a indiqué la porte-parole.  Pratt & Whitney a dû mettre 1500 de ses employés à pied, dont 850 au Québec.

Après l'ouverture de son centre de Mirable, où seront testés tous ses moteurs, Pratt & Whitney donne un bon siganl de la fin de la période de torpeur de l'industrie.  «L'industrie est toujours un peu décalée, a expliqué Suzanne Benoit.  Mais on s'attend à une bonne reprise à fin de 2011 et en 2012.»

C'est aussi l'avis des dirigeants d'Airbus, qui a revu à la hausse hier ses prévisions du marché mondial de l'aéronautique.  «La reprise est plus forte que prévu», a expliqué le directeur commercial d'Airbus, John Leahy, à l'AFP.  Selon Airbus, la demande sera soutenue par le besoin de nouveaux avions plus économes en carburant et par la croissance des marchés émergents, particulièrement la Chine et l'Inde.

Pratt & Whitney, filiale de United Technology Corporation, est entrée dans la lutte que se livrent les motoristes partout sur la planète pour concevoir un moteur de nouvelle génération, plus économique et moins polluant.  Le nouveau type de moteur est destiné à prendre la relève de la série PurePower, qui équipera les appareils CSeries de Bombardier.


Source : La Tribune, Sherbrooke, mardi 14 décembre 2010

La Tribelle de Nova Envirocom : une poubelle trois en un.

L'entreprise sherbrookoise Nova Envirocom fait actuellement la promotion d'une poubelle nouveau genre qui permet de trier à la source les matières domestiques à jeter, à recycler ou à composter.

Selon le patron Pierre Morency, c'est un véritable centre de tri qu'on peut maintenant installer dans la cuisine ou dans ses armoires avec la Tribelle.  «Nous sommes maintenant rendus là, dit-il.  Il faut un outil centralisé dans la cuisine pour disposer les déchets et éviter la contamination.  Notre poubelle permet de faciliter la gestion des matières à la maison.»

«C'est véritablement un tri à la source avec une poubelle trois en un pour le compostage, le recyclage et les déchets.

L'ensemble comprend quatre parties qui peuvent contenir 48 litres de matières diverses.  Le tout est démontable et facile à laver, explique l'homme d'affaires.

Nova Envirocom est à bâtir le réseau de distribution.  On se concentre dans un premier temps sur le marché sherbrookois et estrien.  Un première vague de production de 5 000 unités a eu lieu à Montréal récemment.  «Des grandes chaînes sont intéressées.  Sur les 12 commerces rencontrés, 11 ont accepté tout de suite de la vendre», enchaîne l'environnementaliste.

«Il y a aussi des Villes qui sont intéressées.  C'est prioritaire pour des villes où on fait de la collecte à trois voies.»

Le concept de la Tribelle a été inventé il y a 18 ans, mais n'avait pas connu à l'époque l'essor escompté.  «Il n'y avait pas beaucoup de compostage au Québec et le programme de collecte sélective était entrain de se mettre en place», se souvient-il.  «La Tribelle avait même gagné un prix en innovation.»

La poubelle trois en un est disponible en quatre couleurs au prix de 49,99 $.

Source : La Tribune, Sherbrooke, mardi 14 décembre 2010

Investissement majeur chez Wiptec - L'entreprise sherbrookoise injecte 10 M$ dans un nouveau bâtiment et des équipements.

La compagnie sherbrookoise Wiptec Logistique s'apprête à investir environ 10 millions $ dans la construction d'un autre bâtiment et l'achat d'équipements spécialisés, dans le parc industriel de Sherbrooke.

Comme l'explique son dirigeant, Martin Ball, il s'agit là du projet qui avait été annoncé en 2007 mais qui avait dû être reporté à cause de la détérioration de l'économie.  «Avec les signes actuels de reprise, il est temps d'investir.  Il ne faudrait pas attendre que la demande dépasse notre capacité actuelle», a-t-il expliqué en entrevue téléphonique.

Wiptec Logistique est une entreprise spécialisée dans les services 3PL (Third Party Logistics) d'impartition : entreprosage optimisé, gestion d'inventaires, préparation des commandes, services à valeur ajoutée tels que l'assemblage, la mise en kit, l'emballage, l'étiquetage et, finalement, la gestion d'entrepôt.

Présentement, l'entreprise embauche autour de 90 personnes et ce nombre devrait augmenter d'une quarantaine lorsque le projet sera complété.

Dernièrement, Wiptec a fait l'achat d'un terrain de 26 718 mètres carrés dans le parc industriel.  Sur ce site, elle veut construire un bâtiment de 115 000 pieds carrés, en deux phases.  Elle prévoit investir 7 millions $ dans l'achat du terrain et la construction de cet édifice dont la hauteur libre sera de 35 pieds.  Environ 3 millions $ seront consacrés à l'achat d'équipements, dont les convoyeurs et des chariots élévateurs.

«Normalement, la construction devrait débuter au mois de mars pour se terminer vers le début du mois de juillet, pour être en opération au mois d'août», a expliqué M. Ball.  «Notre clientèle se recrute partout au Canada.  Il nous faut être concurrentiel avec nos compétiteurs qui sont installés à Montréal et à Toronto.  C'est dans ce but que nous nous doterons d'un nouvel édifice qui sera à la fine pointe des exigences dans ce domaine.  Ainsi, par exemple, en matière des incendies, c'est tout l'édifice qui sera doté d'un système de gicleurs», a-t-il signalé.

Wiptec a été créée en 2002.  Son siège social est à Sherbrooke.  La compagnie profite de partenariats à Toronto et à Vancouver afin de consolider sa présence sur le marché canadien.

Source : La Tribune, Sherbrooke samedi 11 décembre 2010

Mine Jeffrey en production tout le mois de septembre.

Mine Jeffrey reprendra la production d'amiante chrysotile durant tout le mois de septembre afin d'accommoder ses clients asiatiques et pour donner un apercu de ses activités à deux partenaires potentiels pour le projet de mine souterraine.

«Nous allons rappeler 250 employés pour produire 12 000 tonnes de fibre à partir de nos réserves résiduelles de minerai dans la mine à ciel ouvert», indique son président, Bernard Coulombe.

Mine Jeffrey est inactive depuis octobre 2009.

«J'ai des clients exclusifs que j'ai essayé de référer à mes concurrents, mais ils ne sont pas capables de les approvisionner, alors ça va nous permettre de produire», ajoute M. Coulombe.

M. Coulombe précise que ni LAB Chrysotile, à Thetford Mines, ni les producteurs russes et brésiliens d'amiante chrysotile ne pouvaient accommoder ces clients.

«Leurs carnets de commandes sont surchargés», dit-il.

«J'ai réussi à obtenir une garantie de marge de crédit d'opération d'Investissement-Québec que je rembourserai après le mois de septembre», explique M. Coulombe.

«La deuxième raison pour reprendre notre production est de permettre à deux partenaires potentiels pour le projet de mine souterraine de voir Mine Jeffrey en activité», souligne-t-il.

Ces deux partenaires potentiels proviennent de l'extérieur du Canada et doivent se rendre à Asbestos vers la mi-septembre.

Les 12 000 tonnes de fibres entreront dans la fabrication de bardeaux de toiture et de conduites de fibrociment, notamment au Pakistan.

Malgré la controverse sur l'amiante dans le monde et son interdiction dans plusieurs pays, le président de Mine Jeffrey poursuit ses démarches en vue de mener à bien le projet de mise en exploitation de la mine souterraine, prévu pour 2011.

Les travaux de construction de celle-ci, au coût de 130 millions $, avaient été complétés à 90 % lorsqu'ils ont été interrompus à la fin des années 90 en raison de la crise asiatique.

Mine Jeffrey doit dénicher un parteniare disposé à inverstir 15 millions $ dans ce projet évalué à 73 millions $, ce qui permettrait à l'entreprise d'obtenir une garantie de prêt de 58 millions $ du gouvernement du Québec.

Le projet pourrait créer jusqu'à 450 emplois pour la production de 200 000 tonnes d'amiante chrysotile par année, essentiellement destinése à l'exportation vers l'Asie.

Source : La Tribune, Sherbrooke, jeudi, 26 août 2010

«Je ne suis pas venu ici pour fermer l'entreprise». Le nouveau président de Bestar affiche sa confiance malgré un contexte difficile.

Les résultats catastrophiques du deuxième trimestre pour Bestar, à Lac-Mégantic, viennent justifier encore davantage les efforts des derniers mois de la direction pour reprendre le chemin de la rentabilité, soit la réouverture de la convention collective avant terme et les changements aux conditions de travail des employés qui ont été entérinés dernièrement à 72 pour cent.

Le nouveau président de l'entreprise, Daniel Mercier, a accepté de commenter la situation.

«En ce qui concerne la convention collective, le syndicat a bien réagi avec cette réouverture de la convention collective.  Nous sommes satisfaits, car nous sommes venus très près de l'objectif.  Dans les circonstances, c'est un travail collectif qui mène à une réduction des coûts et qui nous permettra d'investiguer de nouveaux marchés», a-t-il indiqué en entrevue téléphonique.

«Nous sommes heureux que le syndicat et les employés aient confirmé l'entente qui a été négociée.  Ils ont fait part d'une très grande ouverture, comme l'employeur.  Cette bonne collaboration nous a valu des gains qui vont nous permettre de survivre...  C'est une situation difficile, le pire trimestre, en fait, depuis de nombreuses années pour Bestar», a-t-il avoué.

M. Mercier n'a pas voulu expliquer son plan de relance.  «Je ne peux le faire pour l'instant, vous comprendrez sûrement», a-t-il confié.

«Les ventes de meubles ont baissé substantiellement, surtout à cause des nombreuses pertes d'emplois aux États-Unis.  Il va falloir un certain temps avant que la situation se rétablisse.  Nous allons chercher d'autres avenues pour remplir l'usine.  Il y a le marché des composantes.  Au niveau des meubles de bureau, il faut revoir toute l'affaire...  Mais nous allons aussi étudier d'autres types de marchés.  Je ne suis pas venu ici pour fermer l'entreprise.  Nous allons amorcer une réorganisaton et une restructuration pour traverser ces moments difficiles.  Nous allons tout faire ce qui est possible pour survivre», a-t-il conclu.

Le chiffre d'affaires de l'entreprise de meubles prêts-à-assembler a subi une baisse de 16,3 % pour le deuxième trimestre de 2010.  Comparativement à 8 565 000 $ pour le trimestre terminée le 30 juin 2009, les ventes de Bestar ont chuté à 7 171 000 $ pour le même trimestre de cette année.  La perte nette de ce deuxième trimestre se chiffre donc à 738 000 $, ou 0,06 $ / action, comparativement à un bénéfice total de 1 000 $ pour la même période l'an dernier.

Source : La Tribune, Sherbrooke, samedi 21 août 2010

Interstar en lice pour le prix Ernst and Young 2010.

Interstar, une entreprise sherbrookoise, figure parmi les 24 finalistes du Québec pour le Grand prix de l'entrepreneur Ernst and Young 2010.

C'est dans la catégorie des entreprises manufacturières que le fabricant sherbrookois de pigments pour la coloration du béton ainsi que d'adjuvants, fibres et systèmes automatisées s'est classé.

Il est alors en compétition avec deux autres entreprises, soit les Armoires de cuisin Action, de Sainte-Sabine, et Outdoor Gear Canada, de Saint-Laurent.  Il saura qui des trois remportera le prix dans cette catégorie lros d'un gala qui se déroulera à Montréal, le 27 octobre.  Les gagnants des diverses catégories défendront les couleurs du Québec lors du banque national, lequel se déroulera à Toronto, le 17 novembre.

Le Grand prix de l'entrepreneur Ernst and Young est considéré comme le plus prestigieux prix décerné dans le monde des affaires.  Présenté dans 50 pays et tenu pour la 17e année au Canada, ce grand prix vient honorer des entrepreneurs qui ont su transformer leurs visions entrepreneuriales en réalités.

Chez Interstar, il s'agit de Zachary Gillman qui, explique-t-on, «démontre un esprit entrepreneurial inébranlable et une conviction que tout est possible, même lorsque confrontré à des obstacles.  Ces qualités ont propulsé Interstar à de grands succès à l'échelle nationale et internationale.  Interstar est reconnu internationalement comme étant un chef de file dans la fabrication et le développement de produits innovants pour l'industrie du béton».

Pour M. Gillman, «c'est merveilleux d'être reconnu pour faire quelque chose que j'aime.  Je partage cet honneur avec l'ensemble du personnel d'Interstar.  Je travaille avec une équipe très talentueuse et dévouée qui partage ma philosophie qu'un travail qui vaut la peine d'être fait vaut la peine d'être bien fait.  La fierté et l'engagement à la qualité sont manifestés dans tout ce que nous faisons», a-t-il déclaré.

Interstar avait été sélectionné en 2006 à titre de finaliste régional.  Il s'agit donc de sa deuxième nomination.  En 2006, l'entreprise n'avait pas franchi l'étape québécoise.  Elle a remporté en mai 2010 le prix Efficacité énergétique remis par la Fédération des chambres de commerce du Québec, lors du gala des Mercuriades.

Source : La Tribune, Sherbrooke, samedi 14 août 2010.

Meunerie Milanaise - 95 000 $ pour amorcer une nouvelle expansion.

Les industries de la région de Mégantic ne se spécialise pas particulièrement dans le secteur agro-alimentaire.  Mais un de ses plus beaux fleurons, la Meunerie Milanaise, y fait moins la pluie que le beau temps, depuis une trentaine d'années, et veut prendre bientôt une nouvelle expansion majeure.

À cet effet, elle vient de recevoir une aide financière de 95 000 $ du ministère de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Agriculture du Québec (MAPAQ), pour ajouter des compétences spécialisées à son équipe, principalement pour le contrôle de la qualité des intrants (entre autres, les grains qui proviennent des agriculteurs de l'Ouest et du Québec).  Le Centre local de développement (CLD) de la MRC du Granit a également collaboré au projet.

L'entreprise, située à Milan, transforme des grains en différentes farines biologiques et écologiques pour les boulangeries, et en plusieurs produits hauts de gamme pour les commerces de détail.

Cette subvention, annoncée par la débutée de Mégantic-Compton, Johanne Gonthier, provient du Programme de soutien à la gestion, aux opérations et aux investissements, lequel vise à soutenir les entreprises québécoises de transformation alimentaire, en favorisant l'acquisition de compétences et l'accroissement de la productivité.

La Meunerie Milanaise a ainsi pu procéder à l'embauche d'un nouveau directeur général, Steve Castegan, un gestionaires qui possède plusieurs années d'expérience dans les secteurs manufacturiers et alimentaires, et d'un électricien industriel, Marc Lachance.  Ce dernier verra à la mise en place d'un procédé unique de contrôle de l'extraction des intrants, ce qui permettra à l'entreprise d'augmenter son approvissionnement en blé québécois et de maintenir ses hauts standards de qualité.

Meunerie Milanaise emploie 24 personnes à Milan et 25 à Saint-Polycarpe, au Québec, tout près de la frontière ontarienne.  Elle implique également plusieurs emplois indirects chez plusieurs fournisseurs et distributeurs.  D'autres employés s'ajouteront à brève échéance à Milan, en lien avec l'aide financière annoncée.

Les marchés couverts par les produits de l'entreprise, au Québec, vont des Îles-de-la-Madeleine jusqu'en Abitibi, puis des Maritimes et de Saint-Pier-et-Miquelon, jusqu'en Colombie-Britannique, en passant par Toronto, et en Nouvelle-Angleterre, aux États-Unis, Boston, New York, Washington, etc.

La Meunerie Milanaise a connu un développement accéléré durant de nombreuses années et a même lorgné les marchés européens, difficiles à percer.

Source : La Tribune, Sherbrooke, mercredi 11 août 2010

Que du vent pour les créanciers d'AAER.

Les créanciers de AAER ont accepté par une forte majorité le plan d'arrangement proposé par Pioneer Power solutions, qui a acquis des actifs et l'entité juridique de l'ancien manufacturier d'éoliennes de Bromont, hier.  Les créanciers recevront ainsi, d'ici la fin du mois, un maigre 1% de leurs créances, qui s'élevaient à 14,7 millions de dollars.

Le plan d'arrangement a été adopté à hauteur de 87,1 % par les créanciers, ce qui représente environ 96,8 % de la valeur des créances.  Seulement 62 des 367 créanciers se sont cependant prévalus de leur droit de vote, dont une majorité par anticipation.

Le syndic a encouragé les créanciers présents à la rencontre, majoritairement d'ex-employés d'AAER, à entériner le plan.  Pioneer Power solutions, a-t-on fait savoir, n'avait aucune intention de bonifier son offre, même si elle était rejetée.

Les anciens employés du fabricant d'éoliennes, considérés comme des créanciers privilégiés, se verront néanmoins remettre les sommes dues pour leurs semaines de vacances et les heures de travail impayées.  À l'image des autres créanciers, ils ne toucheront cependant qu'un pour cent des montants couvrant les primes de séparation, ce qui correspond au salaire de deux mois de travail.

Plusieurs ex-employés d'AAER se sont montrés résignés face au plan d'arrangement sur la table.  «On est pris au piège, on n'a pas le choix d'accepter.  Pioneer ne veut pas que ça traîne.  Si on dit oui, on a une somme d'argent et sinon, on va être pris dans de longues procédures, sans garantie de retrouver notre argent», a lancé Nicolas Bachand, à l'image d'autres ex-employés, qui se sentent floués par les anciens dirigeants d'AAER et par Pioneer Power solutions.

«C'est étrange de voir que la loi prévoit des obligations envers les employés, telles les primes de séparation, mais que tout cela peut être balayé aussi facilement», a dénoncé Nicolas Beaudoin, qui a aussi perdu son emploi au cours de la lente descente aux enfers d'AAER.  Jean-François Nadon, de la firme Samson/Bélair Deloitte & Touche, qui agit à titre de contrôleur admet que plusieurs ex-employés se retrouvent le bec à l'eau.  «Dans ce cas-ci, il n'y a pas de faillite ou de mise sous séquestre.  C'est un trou qu'il y a dans la loi et ils se retrouvent sans recours», admet-il.

L'ancien président et chef de la direction d'AAER, Dave Gagnon, a assisté à la présentation du plan d'arrangement.  Il a cependant refusé de commenter l'offre faite aux créanciers, tout comme la déchéance qu'a connue son entreprise.

Le plan d'arrangement sera homologué au palais de justice de Granby, demain, ce qui scellera du même coup le sort d'AAER.  «La compagnie existe toujours, mais les actions qui sont publiques aujourd'hui, seront privées mercredi prochain avec Pioneer Power solutions.  Le capital action de la société est annulé et on émet une nouvelle série de capital action au bénéfice de Pioneer», explique Alain Tardif.

Si Pioneer Power solutions a acquis une partie des actifs et les licences d'AAER, il est bien peu probable qu'elle relance la production de turbines et de pales d'éoliennes à Bromont.  En juillet dernier, l'un de ses dirigeants, Richard Hull, faisait savoir que les possibilités en ce sens étaient «infimes».  Aucun représentant de l'entreprise n'était présent à la rencontre de Bromont et personne n'était disponible pour commenter le dossier.

Source : La Voix de l'Est, mardi, 10 août 2010

Diex Recherche en pleine croissance.

L'entreprise sherbrookoise Diex Recherche installe présentement un centre de recherche à Montréal, un investisseemnt qui va créer une dizaine d'emplois dans la métropole et deux ou trois nouveaux emplois ici même, à Sherbrooke.

C'est ce que rapporte la présidente de Diex, Suzie Talbot, en faisant le point sur l'ouverture de son nouveau centre de recherche, boulevard de l'Acadie, à Montréal.

Ce centre, dont l'ouverture officielle est prévue en octobre, permet à l'entreprise «de prendre une importante expansion».  Il viendra «bonifier l'offre de services de l'organisation dans divers champs de recherche dont la cardiologie, la rhumatologie et l'oncologie.  On y prévoit l'embauche de 12 à 20 personnes d'ici un an.

Selon Mme Talbot, l'ajout de ce centre aura également des impacts à Sherbrooke où l'entreprise a vu le jour en 2006.  On prévoit que jusqu'à trois nouveaux emplois seront nécessaires afin d'offrir le soutien administratif au centre montréalais.  L'un de ces emplois est déjà une réalité.

«La création de ce nouveau centre découle d'une opportunité d'affaires qui s'est offerte à nous et que nous avons saisie sans trop d'hésitation.  Une clinique de Montréal était intéressée par notre modèle d'affaires qui est unique en son genre au Québec puisque nous offrons toutes les facilités pour la recherche clinique qui est notre mission», a précisé Mme Talbot.

Elle ne cache pas que Diex nourrit déjà des contacts avec des chercheurs des États-Unis, de l'Angleterre et de l'Écosse notamment et qu'elle demeure ouverte à toutes les opportunités qui s'offriront à elle.

«Nous avons le vent dans les voiles», a-t-elle lancé.

Ici, à Sherbrooke, Diex embauche 18 personnes auxquelles se greffent neuf médecins, deux neuropsychologues et une diététiste, selon les besoin de la recherche en cours.  Diex mène présentement plusieurs recherches de front.  Elles ont trait notamment au diabète chronique, à la douleur chez les cancéreux, aux troubles bipolaires et au psoriasis.

Source : La Tribune, Sherbrooke, samedi 7 août 2010

Plan d'aide à l'industrie forestière - La scierie JM Champeau n'en profitera pas.

La scierie JM Champeau de Saint-Malo, qui emploie actuellement quelques 110 personnes, ne croit pas pouvoir profiter du plan d'aide à l'industrie forestière annoncée lundi par le gouvernement fédéral.

Assorti d'une enveloppe de 100 millions de dollars répartis sur quatre ans, ce plan d'aide vise à supporter les entreprises qui développent de nouveaux produits, tels que biocarburants ou encore des produits forestiers non traditionnels, comme les bioplastiques.

Selon Pierre Champeau, président directeur-général de la scierie, son entreprise ne fait pas partie de celles visées par une telle mesure, puisque les produits de bois francs qu'elle fabrique, qui incluent autant des composantes de baguettes de billard que des palettes de bois, ne correspondent pas aux critères du programme.  «Cette annonce ne concerne pas vraiment les entreprises qui font de la première et de la deuxième transformation.  Je crois que ça pourrait surtout profiter aux papetières, qui pourraient trouver de nouvelles façons d'utiliser la fibre de bois afin de compenser pour la baisse de la demande du papier», explique-t-il.

M. Champeau accueille donc cette annonce avec des sentiments partagés.  «L'idée du programme n'est pas mauvaise, mais les sommes allouées ne sont pas suffisantes pour créer un réel effet sur l'ensemble de l'industrie forestière», estime-t-il.

«Quand on regarde ça, 25 millions par année pour tout le Canada, c'est une farce.  En divisant ce montant par dix provinces, il ne reste plus grand chose pour le Québec», ajoute-t-il.  En ce sens, M. Champeau rejoint Renaud Gagné, vice-président du Syndicat des communications, de l'énergie et du papier, qui, plus tôt cette semaine, avait qualifié les sommes consenties de «peanuts».

Même si elle doit se débrouiller sans l'aide du gouvernement, la scierie ne se porte pas mal pour autant : les affaires vont suffisamment bien ces temps-ci pour que l'entreprise sente le besoin d'embaucher de nouveaux travailleurs.  «Oui, nous avons traversé une période difficile, mais nous avons posé les gestes nécessaires afin de nous adapter aux besoins du marché», assure M. Champeau.

«Nous avons toujours été très diversifiés autant au niveau des produits que nous offrons que de la géographie de nos marchés, ce qui nous a aidé à traverser la crise», analyse-t-il.

Source : La Tribune, Sherbroke, jeudi 5 août 2010

100 M$ pour l'industrie forestière - Une aide mal ciblée selon Scierie Labranche.

Un coup d'épée dans l'eau.  Voilà ce que le copropriétaire de la Scierie Labranche pense de l'aide de 100 millions $ offerte sur quatre ans par le gouvernement fédéral afin d'aider les entreprises de l'industrie forestière canadienne à investir dans de nouvelles technologies de production.

Selon Michel Labranche, copropriétaire d'une scierie à Saint-Isidore-de-Clifton, rares sont les entreprises qui verront la couleur de ces 100 M$.

«Ici, on fait du bois de plancher, précise-t-il.  Même si on voulait profiter de cette aide, on ne pourrait pas.  En fait, je me demande bien qui en profitera.  Certainement pas les petites ou moyennes entreprises.  C'est donc encore les grosses entreprises qui pourront toucher l'argent pour améliorer leur équipement.  C'est elles qui ont les moyens de modifier leur machinerie.  J'espère que ce n'est qu'un début.»

Le gouvernement ne s'y prendrait donc pas de la meilleure façon pour aider les entreprises oeuvrant dans le milieu et ce, même s'il vise le développement de nouveaux produits comme les biocarburants, les produits biochimiques et les bioplastiques ainsi que les matériaux de construction innovateurs tels que les panneaux composites.

«Les conservateurs devraient offrir plus de crédits d'impôt et encourager les gens à construire ou rénover des maisons en utilisant des matériaux en bois comme du plancher de bois.  C'est ce qui stimulera la reprise.  Les gens oseront donc miser sur le bois, ce qui nous permettra par la suite de produire plus étant donné que nos clients vendront davantage», croit Michel Labranche.

La députée de Compton-Stanstead, France Bonsant, semble d'accord avec les propos du copropriétaire de la Scierie Labranche.

«Cette annonce, c'est de la poudre aux yeux, lance d'entrée de jeu la bloquiste.  Il faut savoir que les 100 millions de dollars seront donnés sur quatre ans partout au Canada, dans dix provinces et trois territoires!  La part du Québec sera petite.»

Cette dernière se dit également persuadée que les petites ou moyennes scieries profiteront bien peu de l'aide d'Ottawa.

«Pour transformer une machinerie de cette façon, l'entreprise doit investir en moyenne 25 millions de dollars environ, estime la députée du Bloc québécois.  Pour obtenir l'aide proposée par les conservateurs, le propriétaire doit avoir beaucoup de liquidité, ce que les PME n'ont plus dans le milieu.  Le Bloc demande donc que le gouvernement offre des garanties de prêt.  Sinon, ça devient de l'argent invisible pour plusieurs.»

Source : La Tribune, Sherbrooke, mercredi 4 août 2010.

Mine Jeffrey doit trouver un partenaire.

La partie n'est pas encore gagnée pour la relance de la Mine Jeffrey : l'entreprise doit maintenant dénicher un partenaire financier si elle veut obtenir une garantie de prêt du gouvernement que Québec, en raison d'une révision à la hausse du coût du projet, qui passe de 58 à 73 millions $.

«J'ai annulé mes vacances et j'y travaille; j'ai quatre ou cinq avenues, des gens qu'on a contactés», livre Bernard Coulome, président de Mine Jeffrey.

Nullement décontenancé par cette nouvelle embûche, après des mois de démarches pour obtenir une garantie de prêt de 58 millions $, ni par les dénonciations de plus en plus fréquentes de l'amiante, M. Coulombe espère concrétiser d'ici quelques mois son projet de mise en exploitation de la mine souterraine d'amiante chrysotile.

Plus de 400 emplois seraient ainsi créés pour la production annuelle de 200 000 tonnes de chrysotile.

Les travaux de construction de la mine souterraine, au coût de 130 millions $, avaient été complétés à 90 pour cent à la fin des annése 90, mais stoppés en raison de la crise asiatique.

La hausse des coûts du projet s'explique par différents facteurs, dit le président de Mine Jeffrey.

«Nous avons eu une rencontre la semaine dernière avec le ministre Clément Gignac (Développement économique, Exportations et Innovation).  La vérification diligente (un exercice comptable) a démontré ce que nous savions déjà, mais il s'est ajouté des éléments nouveaux», dit-il.

En raison de nouvelles exigences environnementales du gouvernement fédéral, Mine Jeffrey devra retirer les BPC (une substance chimique dangereuse pour la santé) de ses transformateurs et condensateurs.

Elle doit également se donner des garanties financières supplémentaires pour s'assurer de couvrir ses coûts.

«Le gouvernement semble prêt à nous supporter, mais jusqu'à 58 millions $.  Le ministre Gignac nous a dit qu'il ne peut aller au Conseil des ministres avec une demande de garantie de prêt de 73 millions $ et que nous devons nous trouver un partenaire», indique M. Coulombe.

«Ça nous a quand même surpris un peu; est-ce une excuse?  On sait que ce n'est pas facile pour le gouvernement avec l'Institut de santé publique, la Société canadienne du cancer et les associations médicales qui dénoncent l'amiante», avoue-t-il.

Ce dernier rappelle que l'industrie canadienne du chrysotile défend une utilisation sécuritaire de ce produit et l'exige de ses clients, surtout concentrés en Asie.

Dans l'espoir d'obtenir l'aval du gouvernement du Québec, les préparatifs pour relancer la mine souterraine se poursuivent, assure M. Coulombe.

«Si on a notre «ok», on pourrait démarrer les opérations de pompage de la mine en quelque jours», affirme-t-il.

«J'espère trouver un partenaire en août», ajoute-t-il.

En 2009, des investisseurs chinois s'étaient désistés à la suite de la sortie du chef du parti libéral du Canada, Micahel Ignatieff, contre les exportations canadiennes d'amiante chrysotile.

«Ça nous coûte 250 000 $ par mois même quand la mine n'est pas en production, en frais de sécurité, d'entretien, d'administration, de communication et d'énergie», illustre M. Coulombe.

Parallèlement, Mine Jeffrey a repris sa production pour l'été grâce à ses réserves de minerai déjà extrait en vue de fournir ses clients asisatiques, comme elle le fait depuis quelques années.

«On veut satisfaire nos quelques clients qui en ont vraiment besoin, sinon ils vont aller chez nos concurrentsl; on fait ça juste pour nous garder en vie», explique son président.

Ce dernier soutient que Mine Jeffrey devra ficeler le dossier de la mine souterraine d'ici quelques mois, sinon ce sera la fin de l'aventure : «Quand la compagnie n'aura plus d'argent pour demeurer en veilleuse, nous seront obligés de fermer et de vendre les équipements».

Source : La Tribune, Sherbrooke, jeudi 29 juillet 2010.

AAER - Peu d'espoir de relance à Bromont.

Les créanciers d'AAER énergie éolienne récupéreront une infime partie de leur argent.  La compagnie Pioneer Power Solutions a décidé de racheter l'entité juridique d'AAER au coût de 450 000 $.  Toutefois, après que les bureaux de professionnels et le syndic se seront servis, il ne restera que 68 500 $ pour les créanciers.  En outre, l'industrie éolienne semble avoir rendu son dernier souffle à Bromont.

Pioneer présentera cette offre aux 367 créanciers d'AAER, le 9 août prochain.  L'assemblée des créanciers aura lieu à 10h, au Château Bromont.

Dans l'éventualité où la proposition est acceptée, les créanciers recevront le même pourcentage de remboursement basé sur leur créance, a expliqué hier Jean-François Nadon, de la firme Samson/Bélair Deloitte & Touche.  Les employés pourraient de leur côté se partager 80 000 $ pour compenser des semaines de vacances non payées.  Des négociations restent à faire avec une institution financière, a noté M. Nadon.

C'est la deuxième transaction de Pioneer dans cette affaire.  En mai dernier, l'entreprise basée au New Jersey a déboursé 450 000 $ pour acheter des équipements, des inventaires et des licences de propriétés intellectuelles d'AAER.  L'argent a servi à rembourser un prêt de garanti temporaire de 330 000 $.  La direction de Pioneer étudiait depuis la possibilité d'acheter également l'entité juridique d'AAER pour profiter d'avantages fiscaux.  Les lois fiscales québécoises et canadiennes accordent des réductions d'impôt aux acheteurs d'entreprises qui déclarent des pertes.  Les dirigeants de Pioneer ont passé les dernières semaines à éplucher le bilan financier d'AAER.

La dette d'AAER est de 14,7 millions de dollars.  Parmi ses créanciers, 42 sont des entreprises de la région.  Elle leur doit 253 280 $.  AAER doit aussi près d'un million de dollars à la société Olymbec en guise de loyers impayés pour ses locaux dans l'ancienne usine Hyundai de Bromont.

Par ailleurs, Bromont devra faire son deuil de l'industrie de l'éolienne.  Il est peu probable que Pioneer Wind Energy Systems relance la production de turbines et de pales à l'usine d'AAER à Bromont.  Il reste une «infime» possibilité, a indiqué Richard Hull, de la division des relations avec les investisseurs de l'entreprise.  «On regarde d'autres options», a-t-il ajouté au cours de l'entrevue.

Quoi qu'il en soit, la direction de Pioneer n'était pas prête à se lancer dans la production d'éoliennes, a laissé entendre M. Hull.  Pour le moment, l'entreprise travaille sur d'autres projets, notamment en lien avec la fabrication de transformateurs électriques.  «Nous avons acheté pour entrer dans cette industrie.  Mais nous ne sentons aucune pression de nous lancer immédiatement», a dit le porte-parole.

Pioneer Wind Energy Systems est lié par contrat avec Olymbec jusqu'au 7 septembre.

Source : La Voix de l'Est, mardi 27 juillet 2010.

C'est reparti pour Fruit d'Or.

Les créanciers de Fruit d'Or ont accepté à 90% la proposition qui leur a été faite afin que l'entreprise de transformation de petits fruits basée à Villeroy puisse poursuivre ses activités.

«Il s'agit pour nous d'un véritable vote de confiance.  Une forte majorité de nos créanciers ont compris que la situation était contextuelle et que nous étions en mesure de connaître du succès», a indiqué le président de l'entreprise, Martin Le Moine.

Afin de démontrer leur confiance dans la poursuite des activités, M. Le Moine et ses associés ont annoncé l'investissement de 1,5 million $ pour la reprise.

Maintenant qu'ils ont convaincu les créanciers et rassuré leurs employés, les dirigeants de Fruit d'Or rencontreront clients et producteurs.  C'est d'ailleurs dans l'aire d'attente d'un aéroport que La Tribune a pu joindre le président.

«Je suis présentement en tournée aux États-Unis afin de visiter nos partenaires et leur transmettre les informations quant à la suite des procédures», a-t-il signifié.

Si les prix de la canneberge et du bleuet sont loin d'avoir retrouvé leur étoffe d'antan, on s'attend tout de même à ce que le futur soit clément pour Fruit d'Or.

Source : La Tribune, Sherbrooke, vendredi 23 juillet 2010.

Nanotechnologies : un petit bout de France à l'Université de Sherbrooke.

L'Université de Sherbrooke est en voie de gravir un nouvel échelon dans la recherche en nanotechnologie.  Après la création du Laboratoire international associé en nanotechnologies et nanosystèmes (LIA-LN2), l'établissement devrait obtenir la première Unité mixte internationale (UMI) au Canada.

Déjà, les axes de recherche du laboratoire LN2 mettent en commun les connaissances des chercheurs de Varennes, Sherbrooke, Lyon et Grenoble.  En deux ans, 28 séjours scientifiques croisés entre la France et le Canada, de même que le lancement de cinq nouvelles thèses en cotutelle, ont su démontrer la force de l'alliance.

«Nous étions tellement en avance que nous sautons à un autre niveau», fait valoir Jacques Beauvais, vice-recteur à la recherche de l'Université de Sherbrooke.

L'autre niveau, c'est l'Unité mixte internationale, un laboratoire financé par le Centre national de la recherche scientifique (CNRS) français.  Il n'en existe que huit à travers le monde.

«Une UMI coûte très cher, parce que c'est un vrai laboratoire, avec des chercheurs financés par la CNRS, des fonds de recherches français et européens.  C'est comme s'il y avait un bout de France sur le campus de l'Université de Sherbrooke», fait valoir Vincent Aimez, codirecteur du LIA-LN2.

«Devenir une UMI nous permettrait de nous ouvrir sur beaucoup de laboratoires en France, d'élargir notre réseau de recherche, en plus d'obtenir des occasions de recruter les meilleurs étudiants en les amenant à Sherbrooke», ajoute M. Beauvais.

Concrètement, ce sont quatre postes pour les chercheurs Français qui seront créés.  «Chacun amène des doctorants et des post-doctorants, ce qui équivaux à la création d'une équipe de 15 à 20 personnes.  C'est un peu comme si on octroyait quatre postes de professeurs titulaires de chaires de recherches», ajoute Vincent Aimez.

Les investissements attendus sont de l'ordre de plus d'un million d'euros sur trois ans.  Les chercheurs auraient un point d'ancrage dans le parc Innovation.  «Le futur Centre d'excellence en génie de l'information sera conçu pour accueillir des partenaires.  Ce qu'on veut dans le parc, c'est de rapprocher les chercheurs des collaborateurs et des étudiants», souligne Jacques Beauvais.

Par le fait même, Sherbrooke pourrait avoir sa délégation en Rhône-Alpes.

L'UMI serait par ailleurs parfaitement compatible avec le Centre d'innovation en microélectronique inauguré l'an dernier à Bromont.  «Si on se débrouille bien, les projets ne seraient pas qu'académiques.  Nous pourrions ouvrir la voie à des collaborations industrielles», insiste M. Aimez.

Les applications des recherches pourraient notamment permettre de relever le défi de la miniaturisation des puces électroniques.  «Nous cherchons à faire des puces avec plus de fonctions, mais qui consomment moins d'énergie, pour qu'elles restent efficaces pendant un mois par exemple.  Nous voulons aussi développer des biocapteurs pour des contrôles environnementaux ou des analyses médicales», précise Abdeskader Souifi, également codirecteur du LIA-LN2.

L'UMI devrait entreprendre ses activités en janvier 2012.  L'étape actuelle consiste à constituer un dossier compilant la programmation de la recherche pour une présentation en décembre.  L'approbation est attendue en juin 2011.  Il s'agirait d'un mandat de quatre ans renouvelable.

Source : La Tribune, Sherbrooke, mercredi 21 juillet 2010.

Construction d'une usine pilote au coût de 40 millions à Windsor - Domtar entreprend un virage vers l'avenir.

Domtar Corporation entreprend un virage qu'elle souhaite majeur pour son industrie forestière en unissant ses forces à celles de l'institut de recherche sur les produits de la forêt FPInnovations.  Les deux nouveaux partenaires ont annoncé l'érection à Windsor d'une usine de démonstration d'envergure commerciale pour la fabrication de nanocellulose cristalline (NCC), un nanomatériau obtenu à partir de fibre de bois.

La construction de la nouvelle usine de NCC, un projet unique au monde, sera effectuée au cours de la prochaine année sur les terrains même de Domtar à Windsor.  Cette usine, qui serait fonctionnelle dès l'automne 2011, au plus tard au printemps 2012, consistera en un bâtiment de 20 000 pieds carrés sur deux planchers et sera bâti conjointement par Noram et Teknika.

Les coûts du projet de construction, puis d'exploitation, sont évalués à 40,8 millions de dollars, dont la moitié sera assumée à parts égales par les gouvernements fédéral et provincial.  Le ministre des Ressources natuelles du Canada, Christian paradis, de même que la vice-première ministre du Québec et ministre des Ressources naturelles et de la Faune du Québec, Nathalie Normandeau, étaient d'ailleurs sur place hier afin de confirmer leur participation financière au projet.

«Tout le monde dans l'industrie forestière subit des transformations qui affectent nos régions.  On a connu un peu d'espoir lors du premier trimestre, mais ça n'efface pas les baisses des dernières années.  Les nouvelles technologies ouvrent des portes à de nouveaux débouchés.  Il faut en profiter», a fait valoir le ministre Paradis.

«C'est une annonce importante pour toute la famille de l'industrie forestière, et tout particulièrement pour celle de l'Estrie, a ajouté la vice-première ministre Normandeau.  On se cachera pas qu'il faut améliorer notre compétitivité face aux États-Unis et que l'industrie est condamné à s'adapter, à faire les choses autrement.  Ça passe par le développement de nouveaux créneaux et de partenariats novateurs comme celui-ci.»

Domtar Corporation et FPInnovations seront partenaires à parts égales dans ce projet d'usine qui nécessitera l'emploi de 500 à 100 travailleurs pendant la construction, puis d'une quinzaine de personnels lors du démarrage dans un an.  On vise, dans les nouvelles installations de Windsor, la fabrication d'environ une tonne de NCC par jour, alors qu'il s'en produit présentement dans une usine-laboratoire de Pointe-Claire tout juste quelques kilos par semaine.

«On mise sur le savoir de FPInnovations et sur notre expertise à l'usine de Windsor pour produire la NCC qui permettra l'exploration d'autres marchés du futur.  Cette association marque un nouveau jalon vers le futur», croit le président et chef de la direction de Domtar Corporation, John D. Williams.

«Nous savons tous que notre industrie a subi un déclin et qu'une décroissance de 4 pour cent par année est prévue, poursuit M. Williams.  On doit donc trouver d'autres revenus possibles à partir de la fibre de bois, comme avec la nonocellulose cristalline.  Le résultat des recherches de FPInnovations et notre expertise en la matière m'apparaissent comme le mariage parfait.»

Source : La Tribune, Sherbrooke samedi 17 juillet 2010

Les employés de Bestar acceptent d'ouvrir leur convention collective.

Tout n'est pas encore sauvé pour l'entreprise de meubles prêts-à-assembler Bestar, de Lac-Mégantic, qui, la semaine dernière, a fait planer la menace d'une fermeture définitive possible en septembre prochain, en remettant un avis de licenciement collectif à tous ses employés.

Mais un pas a été franchi pour retrouver le chemin de la rentabilité quand les employés d'usine et ceux de bureau ont accepté, dans une proportion de 75%, d'ouvrir leur convention collective.

Cela pourrait permettre à l'employeur de proposer des ajustements afin d'amorcer une réorganisation et ainsi compenser les problèmes financiers auxquels l'entreprise se trouve confrontée.

Les représentants syndicaux et ceux de l'employeur doivent s'asseoir ensembles, vers la fin du mois, pour renégocier certaines clauses de la convention.

Mais pour les employés de Bestar, en permettant cette démarche de survie de leur entreprise, sont-ils optimistes?

«Les employés sont plutôt inquiets.  Ce n'est pas facile pour eux.  Mais quand ils voient que leur compagnie perd de l'argent, ils savent qu'il faut faire quelque chose.  Jusqu'où iront-ils dans les concessions qui seront demandées pour sauver l'entreprise?  C'est une bonne question», a déclaré le président de la section locale 299 SCEP, Yves Guérette, de ses bureaux de Montréal.

«Il s'agira de négociations de survie pour ensuite rédiger un plan de relance.  Nous allons sécuriser la convention, rassurer les créanciers et viser la paix sociale.  C'est certain que ça peut aller jusqu'à une fermeture à l'automne, s'il n'y a rien de possible.  On va en savoir plus au début d'août.  On s'entend ou non.  Dans le dossier, il y a également le Fonds de solidarité de la FTQ qui est partenaire, mais qui n'accepte pas de perdre continuellement de l'argent.»

La direction de Bestar serait actuellement à la recherche d'investisseurs et irait même jusqu'à tenter d'acheter une autre compagnie pour acquérir du volume d'affaires.

«Dans son créneau, actuellement Bestar se bute à un gros compétiteur, la Chine.  Peut-être que l'entreprise devrait innover, changer de créneau de production.  Elle a des projets sur sa table à dessin pour s'enligner...  Les 10 dernières années ont été difficiles.  Il faut replacer les affaires.  Les dirigeants vont effectuer le dépôt de leurs demandes.  C'est un processus normal.  Ça inquiète aussi les créanciers.  Mais on ne parle pas de faillite, les dirigeants voient simplement venir les obligations et ils ont fait ce qu'ils devaient faire», de continuer M. Guérette.

«Notre objectif, c'est de sauver plus de 200 emplois, c'est le mandat que les travailleurs nous ont donné, nous allons regarder en fonction de ça.  La restructuration s'impose, on ne va pas laisser tout ça aller à la dérive.»

Le président de la section locale chapeaute 60 unités syndicales, dans 60 entreprises différentes.  Il s'est faite le porte-parole de la partie syndicale en l'absence du représentant Sylvain Roy, actuellement en vacances.

Source : La Tribune, Sherbrooke, samedi 17 juillet 2010

Supermétal prend de l'expansion aux États-Unis.

Le fabricant de charpentes métalliques Supermétal a confirmé hier l'acquisition de sa première usine d'assemblage aux États-Unis : «une acquisition stratégique».

L'entreprise de Lévis a mis la main sur une usine de Worthington Industries située à Rock Hill, en Caroline du Sud.  En parfait état, l'usine construite en 1974 occupe une superficie de 160 000 pieds carrés.

Supermétal prévoit y embaucher environ 200 travailleurs d'ici les prochaines années.

Il s'agit de la quatrième installation de Supermétal, qui compte des usines à Lévis et Sherbrooke ainsi qu'à Leduc, en Alberta.

«Supermétal frappe un grand coup avec l'ajout d'une usine aux États-Unis, a affirmé Jean-François Blouin, président de Supermétal.  Nous pourrons désormais inclure du contenu américain dans nos soumissions pour des contrats gouvernementaux.»  Selon M. Blouin, l'entreprise sera mieux outillée pour desservir le sud du continent et se prémunir des fluctuations reliées au taux de change.

Les régions du sud et du centre des États-Unis offrent un excellent potentiel de croissance, à l'entreprise, «d'où cette acquisition stratégique».

Supermétal Structures se spécialise dans la fabrication et l'installation de charpentes métalliques destinése à des immeubles commerciaux ou bâtiments industriels.  L'entreprise compte plus de 450 employés.

Source : Le Journal de Montréal, votre argent, jeudi 15 juillet 2010.

Veyance Technologies repart de plus belle.

Dans un monde des affaires, c'est fou comme les choses évoluent rapidement.  Six mois après avoir réduit les heures de travail de ses 200 employés, voilà que la production repart sur les chapeaux de roue chez Veyance Technologies.  Et la demande our ses tuyaux de caoutchouc est telle que l'entreprise de Saint-Alphonse-de-Granby vient d'embaucher une trentaine de nouveaux travailleurs.  Elle aimerait en accueillir un douzaine d'autres.

«L'année 2009 n'a pas été facile pour nous, on ne peut pas prétendre le contraire.  La récession aux États-Unis nous a affectés.  Mais on s'en est bien sortis; on entrevoit l'avenir avec beaucoup d'optimisme.  C'est même déjà une très bonne année», explique Éric Desmarais.

Ce retour en force, le directeur de l'usine l'attribue aux nouveaux produits que l'entreprise aux nouveaux produits que l'entreprise développe depuis deux ans, mais également à l'esprit d'équipe qui soude les «associés».  Associés, c'set le terme qu'utilise M. Desmarais chaque fois qu'il parle des employés.  Ils sont la raison, insiste-t-il, pour laquelle Veyance Technologies a pu redresser rapidement le nez.

En janvier dernier, raconte le directeur de l'usine, les associés ont accepté la demande de la direction d'établir un système de partage des heures.  Leur horaire de travail est passé de 40 à 30 heures.  Cela faisant, Veyance Technologies a pu garder tous ses employés.

Un objectif important pour l'entreprise qui tient à sa main-d'oeuvre spécialisée.  «Si on avait laissé aller des gens, on ne serait pas dans un position aujourd'hui pour revenir aussi fort», fait remarquer Caroline Manseau, directrice des ressources humaines de Veyance Technologies.

Gardes ses employés, l'entreprise en fait une priorité.  Elle fait un bon travail si on en croit M. Desmarais, qui parle d'un taux de rétention de 95%.  Quelques associés de Veyance Technologies, signale-t-il, sont à l'emploi de l'entreprise depuis l'ouverture de l'usine en 1973 sur le rang Parent.  «C'est un travail très spécialisé.  Ça peut prendre plus de six mois pour former un employé.»

Les nouvelles commandes entrent à un tel rythme qu'un quatrième quart de travail démarrera le 22 août, confirme M. Desmarais.  «Il y a une grosse demande pour nos produits.  On doit ça à tous nos associés.  Ce sont des gens compétents qui ont des connaissances.  Ça nous permet de répondre aux besoins de nos clients.  Ça explique nos succès.»

On peut comprendre pourquoi Veyance Technologies a quelque peu ralenti l'an dernier.  L'entreprise exporte 60% de sa production aux États-Unis.  Heureusement, affirme M. Desmarais, la compagnie compte une liste de clients un peu partout dans le monde.  Dans 53 pays pour être exact, notamment en Europe et en Asie.  Le Canada absorbe environ 20% de sa production.

Et contrairement à d'autres sociétés manufacturières, Veyance Technologies n'a pas à craindre pour sa survie si un client lui fait faux bond.  «Notre plus important client achète 3% de notre production.  On est extrêmement diversifiés.  Si on perd un client, on est pas menacés.»

M. Desmarais fait preuve de prudence lorsque vient le temps de discuter de chiffres d'affaires.  Il est aussi réticent à donner une mesure quantitative pour illustrer la production de l'usine.  Secrets industriels obligent.  «Ce sont des millions de pieds de tuyaux», finit-il par dire.  Les tuyaux de Veyance Technologies sont utilisés dans plusieurs secteurs, dont l'alimentation et la chimie.  Toutefois, sa plus grosse clientèle provient de l'industrie pétrolière.  À elles seules, ces compagnies achètent de 40 à 50% de la production.  Elles équipent leurs camions de transport d'essence et de mazout, leurs pétroliers et les quais qui les accueillent.

Les produits de Veyance Technologies sont aussi utilisés sur des plates-formes pétrolières.  «Dans les équipements qui sont sur les plates-formes, pas en dessous», prend soin de préciser Pascal Langlois, directeur technologie de l'entreprise.

Lorsqu'on lui demande si Veyance Technologies a une solution à proposer pour colmater la fuite de pétrole dans le golfe du Mexique, l'ingénieur qu'est M. Langlois répond qu'il s'agit là «d'un très grand défi».

Source : La Voix de l'Est, mercredi 7 juillet 2010

Mine Jeffrey doit patienter avant le feu vert - Québec retarde sa décision sur la demande d'une garantie de prêt de 58 M$.

Le ministère du Développement économique ne rendra pas avant quelques semaines sa décision dans la demande de garantie de prêt de 58 millions $ de Mine Jeffrey, destinée à financer la mise en exploitation de sa mine souterraine de chrysotile.

Et cela bien que le président de Mine Jeffrey, Bernard Coulombe, avait le 1er juillet comme date butoir.

«Nous allons rendre une réponse d'ici quelques semaines.  Il est important de s'assurer de la rentabilité du projet si on injecte des sommes aussi importantes», fait valoir Monique Gagnon-Tremblay, présidente du Conseil du trésor et ministre responsable de l'Estrie.

Elle ajoute que l'utilisation sécuritaire du chrysotile est également au centre des préoccupations du gouvernement.

«Une des demandes du ministère est que Mine Jeffrey nous assure que les pays qui vont faire affaires avec la compagnie se dotent d'un protocole d'utilisation sécuritaire (du chrysotile)», ajoute-t-elle.

Bien que présentée par ses défenseurs comme une fibre nettement moins dangereuse que l'amiante, le chrysotile est néanmoins au coeur d'une controverse internationale quant à ses risques pour la santé.

De nombreux scientifiques et spécialisates de la santé dans le monde, et même la Société canadienne du cancer, s'opposent à son exploitation et à son exportation vers les pays en émergence.

Mme Gagnon-Tremblay reconnaît que les difficultés financières de Mine Jeffrey, qui avait dû se prévaloir de la Loi sur les arrangements avec les créanciers des compagnies, en 2002, tout comme les intenses campagnes de sensibilisation des opposants au chrysotile pèsent dans la balance.

«Il y a des opinions différentes, mais le gouvernement du Québec défend une utilisation sécuritaire du chrysotile et nous avons, en Estrie, une entreprise qui peut employer 450 personnes dans une ville qui en a grand besoin», fait-elle valoir.

Avec l'aide de la Coopérative des travailleurs miniers, Mine Jeffrey a investi 130 millions $ pour la construction de sa mine souterraine à la fin des années 90.  Mais celle-ci n'a jamais été exploitée en raison de la crise asiatique et des difficultés financières de la compagnie.

Mais, aujourd'hui, alors que le marché mondial du chrysotile est de deux millions de tonnes par année, la compagnie souhaite mettre exploitation ses installations souterraines et produire 200 000 tonnes de minerai par année, destinées à ses clients asiatiques.

Les travailleurs syndiqués de Mine Jeffrey ont approuvé en juin une convention collective de travail de cinq ans.

De plus, une coalition d'organismes et d'entreprises d'Asbestos s'est engagée à verser 1,6 million $ à la Coopérative des travailleurs miniers si le gouvernement approuve la garantie de prêt demandée pas la compagnie.

Source : La Tribune, Sherbrooke, samedi 3  juillet 2010.

Lavokika est sur une lancée. La PME investira 2 M$ dans une nouvelle usine.

Tournant majeur pour l'entreprise Lavokika.  La PME spécialisée dans le recyclage du caoutchouc s'installera dans une nouvelles usine qu'elle fera construire dans le parc industriel de Granby et développera sa propre gamme de produits finis.  Cela entraînera un investissement de plus de deux millions $ et créera au moins cinq emplois.

«Nous avons un bel avenir devant nous.  Il y a beaucoup de volonté à l'interne pour propulser l'entreprise», a récemment déclaré Julie Tremblay, contrôleuse de l'entreprise.

L'existence de Lavokika est un secret bien gardé à Granby.  «Dans notre type de caoutchouc (celui des pneus réchappés), nous sommes le plus gros recycleur du Québec, des Maritimes, de l'Ontario et du nord-est des États-Unis.  Nous traitons 13 millions de livres de caoutchouc par année.  On évite que tout ça se retrouve dans les sites d'enfouissement», explique Mme Tremblay.

Lavokika a été fondée à Farnham il y a une vingtaine d'années.  Ses débuts ont été plutôt modestes.  L'entreprise a véritablement pris son envol en 2003.  Elle s'est alors lancée dans des activités de séparation du caoutchouc.  Pour ce faire, elle s'est installée rue Azarie-Côté, dans le secteur de la rue St-Jude Sud, à Granby.

Le caoutchouc recyclé par Lavokika est transformé en particules très fines, qui connaissent une deuxième vie en se retrouvant par exemple dans du paillis de caoutchouc, dans les surfaces de jeux ou les sous-tapis.  Les clients de Lavokika sont principalement au Canada et aux États-Unis, mais également sur le continent européen.  Forte de sa propre flotte de camions, l'entreprise s'approvisionne en matière première au Québec, en Ontario et jusqu'à Terre-Neuve.

Question de se démarquer à nouveau, la direction de Lavokika souhaite maintenant fabriquer ses propres produits finis.  «On ne veut pas compétionner nos clients.  On veut innover et trouver notre propre niche», dit Julie Tremblay.

Les prochains mois seront d'ailleurs déterminants.  Avec l'aide de consultants, les dirigeants de Lavokika mèneront une étude de faisabilité et se doteront des équipements nécessaires.

C'est dans une toute nouvelle usine que l'entreprise, propriété de Martin Paquet, président et conjoint de Mme Tremblay, relèvera ce nouveau défi.  Lavokika a acquis, de la Ville de Granby, un terrain situé sur le boulevard Industriel et vaste de 267 000 pieds carrés.  Le prix de vente a été fixé à 0,25 $ le pied carré, car il est grevé de deux servitudes d'Hydro-Québec, selon le directeur général de la Ville, Michel Pinault.

La PME, qui emploie sept personnes a pris la décision d'investir dans une usine parce que le secteur de la ville où elle se trovue actuellement ne permet pas les activités de transformation.  Aussi, l'entreprise est locataire, et son bail vient à échéance l'an prochain.  Le moment était donc bien choisi pour bouger.

«Nous avons retenu notre firme d'architectes.  La préparation du projet devait débuter en août.  Le début de la construction est prévu en avril, mai 2011 pour que nous puissions emménager en décembre», précise Julie Tremblay.

Au moins cinq nouveaux emplois seront créés.  Ce nombre pourrait augmenter, si la demande est au rendez-vous.

«Les portes sont grandes ouvertes devant nous.  Ça va être à nous de les défoncer», lance la contrôleuse de l'entreprise.

Source : La Voix de l'Est, samedi, 3  juillet 2010

Menace de licenciement collectif chez Bestar - L'entreprise souhaite rouvrir la convention collective de ses employés avant l'échéance.

Les ventes ne reprennent pas assez vite chez Bestar, de Lac-Mégantic, et les mesures de travail partagé ne suffisent plus à compenser le manque à gagner.

Les employés ont donc tous été convoqués d'urgence à une importante réunion, le 30 juin dernier, où plusieurs ont craint le pire.

Comme la loi du travail prescrit un avis de 12 semaines, les employés de Bestar ont tous reçu un avis écrit préventif, les informant de la possibilité d'un licenciement collectif pour l'automne prochain, si la déterioration des ventes devait se poursuivre.

Dans un communiqué de deux paragraphes seulement, daté d'hier, la compagnie a indiqué qu'elle n'entrevoyait pas d'amélioraton des ventes d'ici quelques mois et qu'il lui fallait adopter des mesures immédiates.

À la réunion du 30 juin, la direction de l'entreprise, après avoir expliqué les enjeux à ses employés, a demandé l'ouverture anticipée de la convention collective, laquelle se termine de toute façon le 31 décembre 2010, et cela afin d'obtenir des changements aux conditions de travail qui permettraient de contribuer au retour à la rentabilité de l'entreprise à court terme.

Il y a à peine une semaine, Bestar avait annoncé que son conseil d'administration nommait Daniel Mercier, un consultant, au poste de président de l'entreprise, alors que Paulin Tardif, qui cumulait cette tâche avec celle de président du conseil, quittait pour ne garder que ce dernier chapeau.

Avec plus de 20 ans d'expérience à la haute direction de sociétés industrielles et aérospatiales, Daniel Mercier a oeuvré plus particulièrement au niveau de la gestion des opérations et de la chaîne d'approvisionnement.  Il a également participé au démarrage de compagnies oeuvrant dans le domaine de la haute technologie.

«Dans le contexte difficile où nous évoluons, M. Mercier possède l'expérience nécessaire pour aider Bestar.  À titre de conseiller externe de Bestar au cours des deux derniers mois, il a été en mesure de se familiariser avec l'ensemble des opérations.  Il sera appuyé dans ses fonctions par l'équipe de direction actuelle de Bestar», avait alors déclaré Paulin Tardif.

Son fils Martin, qui occupait le poste de directeur général de l'entreprise, a été réaffecté aux ventes à plein temps, à titre de vice-président exécutif, pour aider au responsable Sébastien Jacques et laisser toute la place au nouveau président.  Le poste de direction général a été aboli.

Les propos de Paulin Tardif, rejoint chez lui, avait malheureusement un arrière-goût de dernière chance.  Si la compagnie de son père, Jean-Marie, établie depuis 1948, devait fermer à l'automne, il s'agirait à Lac-Mégantic d'une quasi-catastrophe, Bestar constituant un fleuron de l'industrie méganticoise, ayant déjà compté dans ses rangs plus de 500 employés, alors qu'aujourd'hui elle n'en réunit guère plus de 130.

Source : La Tribune, Sherbrooke, samedi 3 juillet 2010.

Nouveau contrat de travail chez Bacon Inter-América.

Les travailleurs de Bacon Inter-América, une filiale du Groupe Olymel située à Drummondville, ont renouvelé leur convention collective sans conflit avec l'employeur, une première en 18 ans.

Les 575 salariés, membres d'un syndicat affilié à la CSN, se sont en effet prononcés à 92% en faveur des termes de leur nouvelle convention collective en assemblée générale le 20 juin dernier.

D'une durée de quatre ans, le contrat de travail prévoit des augmentations salariales totalisant 1,25 $ échelonnées sur ces quatre années.

De plus, des gains salariaux importants ont été obtenus pour 80% des travailleurs, et ce, en raison d'une réévaluation de leur emploi.  Divers aménagements favoriseront d'autre part la flexibilité des mouvements de main-d'oeuvre.

Au chapitre du régime de retraite, les syndiqués voient leur régime de retraite bonifié par une augmentation de la contribution de l'employeur de 0,5%.  En ce qui a trait aux assurances collectives, malgré les demandes importantes de l'employeur dans le but de sabrer dans le régime, le syndicat a réussi à le maintenir tout en y ajoutant un droit de regard syndical.

Selon Stéphanie Tessier, conseillère syndicale, les représentants des travailleurs ont atteint leurs objectifs de négociation : «La solidarité a été sans faille et les syndiqués peuvent être fiers des résultats de ces négociations qui ont été conclues sans avoir à sortir.  Vous le savez, quand on sort, on ne sait pas quand on rentre.»

Mme Tessier ajoute : «C'est une industrie qui ne va pas toujours bien.  Il y a différentes branches et parfois c'est l'industrie de la volaille qui marche moins bien et parfois c'est celle du porc comme c'est le cas en ce moment.  Les compagnies arrivent à compenser l'une avec l'autre.  Il y a de ces années où c'est moins difficile.»

Sources : La Tribune, Sherbrooke, mercredi, 30 juin 2010

Un milliard $ pour la recherche et l'innovation.

Le Québec accuse un retard au chapitre de la productivité, que le gouvernement tentera de combler en misant encore plus sur la recherche et l'innovation.

Malgré les années de vaches maigres et de déficits en vue, le ministre du Développement économique, Clément Gignac, a donc annoncé hier que Québec était prêt à dégager environ un milliard $ au cours des trois prochaines années pour donner un coup de pouce aux chercheurs de chefs d'entreprise soucieux de mettre au point de nouveaux produits.

Ce soutien financier résulte d'un constat difficile : le Québec affiche la pire performance canadienne quant au taux de productivité par heure travaillée.  Et c'est sans compter le fait que son produit intérieur brut (PIB) est bien inférieur à celui de l'Ontario.

Pour l'essentiel, la stratégie rendue publique hier se situe en droite ligne avec la stratégie précédente, annoncée en décembre 2006, en termes de soutien aux chercheurs et aux entreprises visant à améliorer leur compétitivité.

Fait nouveau : par souci d'efficacité, Québec créera un Fonds de recherche, qui regroupera trois fonds d'aide existants.  Ce fonds sera dirigé par un scientifique en chef, nommé incessament.

Québec vise aussi à doubler les bourses aux chercheurs et les stages en milieu de travail.

En conférence de presse, le ministre Gignac a dit vouloir imposer un nouveau «branding» pour le Québec, autour de la bannière «Recherche-Québec».

Sa stratégie 2010 - 2013 vise à soutenir directement la reprise, a dit le ministre, car «les pays qui pourront prendre les devants de la reprise économique, ce sont les pays qui vont investir dans la recherche et l'innovation».

Source : La Voix de l'Est, mardi, 29 juin 2010

Nouvelles certifications pour la Laiterie de Coaticook.

Les malchanceux qui sont allergiques aux arachides ou qui souffrent d'une intolérance au gluten seront heureux d'apprendre que la crème glacée de la Laiterie de Coaticook est désormais certifiée exemple de ces deux substances.

Dans les faits, la crème glacée elle-même n'a pas changé : la certification a plutôt été accordée parce que l'entreprise se conforme à toutes les exigences qui permettent de s'assurer que les aliments ne sont pas accidentellement contaminés.

«Ça fait longtemps que nous portons attention à ces questions-là, mais la certification est un processus très exigeant.  Entre dire qu'il y a peu de risques et dire qu'il n'y en a pas, il y a une très grande étape à franchir», explique le président de la laiterie, Jean Provencher.  «Tout doit être contrôlé, jusqu'au lunch des travailleurs», ajoute-t-il.

«Ce n'est pas juste une cellule de l'entreprise qui doit s'adapter, ce sont tous les employés.  Il faut former les gens qui travaillent à la production, mais il faut aussi que les camionneurs soient sensibilités, parce qu'il ne faut pas non plus que les aliments soient contaminés en chemin», renchérit Renée Fillion, directrice des ventes.

Si l'allergie aux arachides est un problème bien connu, il en est autrement de l'intolérance au gluten, aussi connue sous le nom de maladie coeliaque, dont on entendait peu parler jusqu'à récemment.

«Il y a dix ans, nous ne recevions en moyenne qu'une question par année concernant le gluten.  Maintenant, nous nous faison questionner régulièrement à ce sujet», indique la vice-présidente de l'entreprise, Johanne Provencher.

Lorsqu'ils ingurgitent du gluten, un mélange de protéines que l'on retrouve dans certaines céréales, les gens qui souffrent d'intolérance peuvent ressentir de nombreux sympotômes, le plus souvent de nature digestive.  Étant donné la difficulté à diagnostiquer le problème, il est difficile d'évaluer combien de personnes sont affligées par ce mal : les estimations vont de une personne sur 100 à une sur 300.

Le temps que la rotation des produits se fasse, des contenants de crème glacée non certifiés seront toujours en vente.  Les consommateurs désireux de se procurer des aliments certifiés doivent donc porter attention aux logos qui sont situés sur le côté des contenants.

Depuis quelques mois, la laiterie distribue certains de ses produits au Nouveau-Brunswick, ce qui porte à quatre le nombre de provinces où elle est présente.  «L'expansion vers le reste du Canada, c'est quelque chose que nous regardons puisque nous sommes partout au Québec.  Comme nous ignorons quel volume de vente supplémentaire nous pouvons alelr chercher ici, il faudra aller dans cette direction pour s'assurer une croissance future», indique M. Provencher.

Source : La Tribune, Sherbrooke, samedi 26  juin 2010

Un contrat de 32 M$ pour Belt-Tech.

Les jours sombres semblent être du passé pour Les Produits Belt-Tech.  L'entreprise granbyenne a décroché un contrat de quatre ans au coût de 32 millions $ avec le fabricant américain TRW Automotive.

«Pendant quatre ans, nous fabriquerons entre 25 et 30 millions de mètres par an de ceinture de sécurité pour ce client, a mentionné le président de Belt-Tech, Robert J. Bélanger en conférence de presse, hier après-midi, à l'usine de la rue Dorchester.

En plus de cet important contrat, l'octroi d'un prêt d'un million $ par Investissement Québec à Belt-Tech a aussi été annoncé par la ministre responsable de la région de la Montérégie, Nicole Ménard.  «Cet argent sera utilisé pour notre fonds de roulement», détaille M. Bélanger.  Le maire de Granby, Richard Goulet, le député de sheffort, François Bonnardel, et une trentaine de gens d'affaires de Granby étaient présents à la conférence.

L'entente avec TRW Automotive permet à Bet-Tech de rappeler à temps plein une trentaine de ses employés qui sont maintenant 120.  En mars 2009, la perte d'un contrat de 12 millions $ par an avec l'entreprise japonaise Tokari Rika avait forcé le fabriquant granbyen de sangles de sécurité à couper les heures de travail d'une soixantaine de ses employés.  «Nous avons gardé nos employés, mais ils travaillaient deux à trois jours par semaine», explique le président de Belt-Tech.

Parmi ses clients, l'entreprise compte aussi AmSafe, un constructeur dans le secteur de l'aviation.  «AmSafe occupe 95% du marché des ceintures de sécurité dans les avions, soulève M. Bélanger.  Il y a deux ans, nous étions leur fournisseur numéro trois.  Aujourd'hui, nous sommes le numéro un puisque l'on fournit plus de 75% de leur volume.

Les dirigeants de Belt-Tech cherchent maintenant à développer de nouveaux produits destinés à d'autres marchés que ceux de l'automobile et de l'aviation.  «Nous ne voulons pas revivre ce qui est arrivé avec la perte du contrat avec Tokari Rika», confie Robert J. Bélanger.

Des sangles pour les manteaux de pompiers ont notamment été créées.  Et Belt-Tech voudrait bien devenir un joueur dans l'industrie militaire américaine.  «C'est difficile parce que le gouvernement américain veut que la matière première et la main-d'oeuvre dans ce secteur soient 100% américaines, souligne M. Bélanger.  Je travaille actuellement pour que nous puissions peut-être ouvrir une usine aux États-Unis.»

Pourquoi s'intéresser à l'industrie militaire?  «En fait, ce que nous voulons, c'est développer des produits avec une valeur ajoutée, fait valoir M. Bélanger.  Je ne veux pas faire compétition à ce qui est déjà fait en Chine.  Ça ne sert à rien, je perds mon temps.»

Les produits Belt-Tech célèbrent, cette année, son cinquième anniversaire.  L'usine, autrefois La Gran, est devenue Belt-Tech à la suite du rachat de l'entreprise par des employés.  «Je pense qu'on commence à voir la lumière au bout du tunnel, assure M. Bélanger.  Nous sommes passés à travers plusieurs embûches.  Nous fêtons notre cinquième anniversaire et j'espère que nous en aurons encore une cinquantaine.

Source : La Voix de l'Est, mercredi, 23 juin 2010

Relance de la Mine Jeffrey : Mobilisation des forces vives à Asbestos.

«Les conditions gagnantes sont désormais réunies pour la réouverture de Mine Jeffrey et la région se mobilise pour demander au gouvernement du Québec d'accorder le prêt de 58 M$, présentement à l'étude, pour assurer l'ouverture de la mine souterraine.»

C'est ne ces termes et avec enthousiasme que s'est exprimé hier Alain Boucher, porte-parole d'une coalition créée à l'initiative de la Caisse Desjardins des Métaux blancs avec la Coop Métro plus, la Coopérative Pré-Vert et la Corporation du complexe industriel d'Asbestos.  Ces organisations ont convenu de faire un don de 1,6 M$ à la Coopérative des travailleurs miniers de Mine Jeffrey, si le gouvernement consent le prêt demandé, afin qu'elle-même injecte 2 M$ dans la mine.

«Le gouvernement avait imposé certaines conditions, précise M. Boucher, dont une implication de la communauté, précise M. Boucher, dont une implication de la communauté.  Cette condition est remplie et nous croyons qu'avec l'acceptation de la nouvelle entente de travail, le gouvernement peut maintenant respecter sa part du marché.  Nous espérons que le Conseil des ministres puisse se prononcer officiellement sur ce dossier dès mercredi prochain lors de réunion hebdomadaire.»

L'acceptation d'une nouvelle entente entre les syndiqués et la direction de la mine a été ratifiée dimanche dernier par les travailleurs.  Ces derniers ainsi que le personnel non syndiqué de l'entreprise ont également accepté de verser 10% de leurs salaires pendant cinq ans pour garantir le succès du projet de relance de la mine, fonds mis en fiducie, répondant ainsi aux exigences du ministre du Développement économique, de l'Innovation et de l'Exportation, Clément Gignac.

Une rencontre a eu lieu hier à Québec alors que le président de Mine Jeffrey, Bernard Coulombe, est allé déposer son plan d'affaires révisé pour la relance de la mine souterraine, tenant compte des derniers développements intervenus.  Déjà quelques travailleurs s'affairent à la mine afin de préparer la reprise des activités.

Partie prenante à cette mobilisation de la population, la Ville d'Asbestos appelle également le gouvernement du Québec à participer à son développement économique.  «Nous avons plusieurs projets, souligne le maire Hugues Grimard, mais la tradition minière a toujours été la base de notre économie.  Nous souhaitons fermement l'ouverture de la mine souterraine Jeffrey, car les retombées financières faciliteront la diversification et la croissance économique d'Asbestos.»

Pour les organisations coopératives mobilisées à la Ville d'Asbestos, toutes les conditions sont maintenant réunies pour assurer le succès de Mine Jeffrey et, par ricochet, de l'ensemble de la région.  L'objectif visé est de faire en sorte qu'Asbestos redevienne le fleuron économique qu'elle a toujours été et que la population retrouve cette fierté qui a longtemps fait l'envie de bien des municipalités de l'Estrie et du Québec tout entier.

Sources : La Tribune, Sherbrooke vendredi 18 juin 2010.

Cascades - Les employés québécois coûtent plus cher que leurs confrères américains.

En planifiant la construction d'une nouvelles usine, la direction de Cascades a fait un constat qui a créé une onde de choc dans le clan Lemaire, les propriétaires : les employés québécois coûtent beaucoup plus cher que leurs confrères américains.

«On a fait une petite vérification à l'interne et un employé québécois peut nous coûter de 35% à 75% plus cher qu'un employé américain», a affirmé le grand patron de Cascades, Alain Lemaire, au cours d'une récente entrevue à La Presse Affaires.

Cette analyse des coûts a été réalisée alors que le papetier-recycleur de Kingsey Falls est entrain d'analyser la pertinence d'un «gros projet», la construction d'une nouvelle usine dont les seuls coûts de construction atteindront les 60 millions de dollars.  Si le projet va d el'avant, l'usine sera vraisemblablement construite aux États-Unis.

Cette différence de traitement des employés inclut tant les salaires que les bénéfices qui leur sont versés.  Dans certains cas, ce sont les salaires qui sont plus élevés, dans d'autres, ce sont les bénéfices.  En moyenne, précise-t-on chez Cascades, l'écart de traitement est de 50% entre les usines québécoises et américaines.  La comparaison a été effectuée entre les usines qui fabriquent le même produit.

«Ça nous a un peu donné un choc», admet Alain Lemaire.

«On a été protégés pendant une décennie ou deux en raison du dollar faible, poursuit M. Lemaire.  Donc, on ne se préoccupait pas des salaires ou des bénéfices parce qu'on pouvait être facilement concurrentiels.  Aujourd'hui, on a un dollar au pair, il faut donc se comparer.»

Dans l'ensemble des activités de Cascades, 54% des employés sont syndiqués.  Aux États-Unis, c'est à peine 37%.

Avec un chiffre d'affaires de 4 milliards de dollars, Cascades verse environ 1 milliard par année en coût de main-d'oeuvre, précise son président et chef de la direction.  Une composante non négligeable dans une analyse de rentabilité.

Fait important à noter : si les travailleurs d'usine coûtent moins cher aux États-Unis, il en va autrement pour les cadres qui, eux, sont mieux payés qu'au Québec, souligne-t-il.

Mais il y a plus que les salires qui poussent Cascades à lorgner le sud de la frontière.  Et cette analyse pourrait aussi s'appliquer à d'autres acteurs du secteur manufacturier québécois.  Ce secteur a éliminé près de 150 000 emplois québécois depuis son sommet de 2002.

ainsi, avec des coûts de transport en hausse, Cascades cherche à se rapprocher de ses clients américains.

Mais un avantage longtemps associé au Québec commence à perdre de son lustre : les faibles coûts de l'électricité.  «Aux États-Unis, tu peux avoir des taux aussi bons qu'au Québec.  Et pour faire du papier, ça prend beaucoup d'énergie.»

Tous ces facteurs font en sorte que la croissance de Cascades risque de se faire davantage aux États-Unis qu'au Québec au cours des prochaines années.  «Si on pensait que le dollard canadient revenait à 60 cents US, on construirait ici, souligne encore M. Lemaire.  Mais dans notre étude, oui, on est obligé de considérer plus le côté américain que le côté québécois.»

Dans le contexte économique actuel aux États-Unis, les États américains se font particulièrement généreux avec les entreprises qui désirent s'y installer.  Aussi, souligne-t-il, les études d'impact environnementale se font plus rapidement.  «Aux États-Unis, quant ils veulent une industrie, les portes ouvrent grand.»

Source : La Tribune, Sherbrooke jeudi 17 juin 2010

Polyforme agrandit une de ses usines.

Question d'être prête pour la relance de l'économie, l'entreprise Polyform agrandira cet été une de ses usines du boulevard Industriel à Granby et modernisera ses équipements, a confirmé le vice-président au développement des affaires, François Beauchesne.  L'opération entraînera un investissement de plus d'un million $.

C'est à l'usine Concept JRC, située au 1203, boulevard Industriel, que Plastiques cellulaires Polyform réalisera ces travaux.  La PME est spécialisée dans le moulage et le découpage de pièces de plastique cellulaire expansé, communément appelé «foam».

«Nous voulons agrandir l'entrepôt pour augmenter l'inventaire.  Les perspectives sont bonnes.  Nous voulons nous positionner pour être prêts pour la relance, surtout aux États-Unis», insique M. Beauchesne.

Selon lui, dans un premier temps, quelque 20 000 pieds carrés seront ajoutés à l'usine actuelle qui a une superficie de 100 000 pieds carrés.  Le début des travaux est prévu un peu plus tard durant l'été.  Le chantier devrait être complété à l'automne.

De nouvelles pièces d'équipements feront ensuite leur entrée dans l'usine.  Tout cele ne se traduira pas forcément par des embauches, mais cela pourrait être le cas si la croissance du marché est au rendez-vous, expliqeu François Beauchesne.

Polyform a plusieurs «niches», selon le vice-président au développement des affaires.  L'un de ses produits les plus populaires est sûrement le coffrage isolant Nudura.

À l'usine Concept JRC, de gros blocs de polystyrène expansé sont découpés pour la fabrication d'une multitude de produits différents, qui vont des grandes feuilles d'isolant aux emballages pour les électroménagers, les meubles, portes et fenêtres, etc.  «Nous fabriquons des pièces sur mesure pour différents clients au Canada et aux États-UnisZ, précise Monsieur Beauchesne.

À Granby, outre Concept JRC, Polyform compte trois autres usines, soit Polycell, Polytech et Polymax.  Les bureaux administratifs de l'entreprise, qui exploite aussi deux usines aux États-Unis, sont situés rue Édouard.

Au total, la PME emploie environ 350 personnes.  L'automne dernier, Polyform a par ailleurs remporté un Prix d'excellence en environnement pour ses efforts de récupération de rejets de production ainsi que les excédents de plastiques cellulaires de ses clients.

Source : La Tribune, Jeudi, 17 juin 2010.

Bleu lavande investit 4,2 M $ et créer 23 emplois.

Un investissement de 4,2 M $, 23 nouveaux emplois à temps plein et 12 temporaires : voilà l'impact de l'installation dans le parc industriel de Magog de la nouvelle usine de Bleu lavande.

L'ouverture de l'usine dans les anciens locaux de GDX Automotive permettra à l'entreprise du Canton de Stanstead de réaliser plusieurs projets.  Entre autres, tout son volet commercial (entrepôt, distribution, etc.) sera transféré dans ces locaux, ainsi que la fabrication des produits à base de lavande.  L'entreprise en profitera également pour investir beaucoup en recherche et développement.

Puis, une somme sera aussi investie pour fleurir encore davantage les champs de lavande : en effet, l'entreprise passera de 200 000 à 300 000 plants dès cet été.  «Et on vise à avoir un million de plants d'ici trois ans.  Comme cela, on serait les plus grands producteurs de lavande en Amérique du Nord», fait savoir Pierre Pellerin, président et directeur général de l'entreprise.

Pour les fondateurs de cette entreprise à base de l'odorante fleur mauve, Pierre Pellerin et Christine Deschênes, cette croissance et cet investissement permettent de rappeler à quel point «la réalité dépasse le rêve et tout ce qu'on avait imaginé».

Ce rêve de voir pousser des champs lilas sur ses terres est né en 2004 lorsque Pierre Pellerin a décidé de s'installer dans le secteur de Fitch Bay pour y vivre en gentleman farmer une paisible retraite, dans l'objectif bien avoué de passer six mois sur la terre et six mois dans le Sud.

Depuis, l'entreprise connaît un succès fulgurant.  Les chiffres parlent d'eux-mêmes.  Prenons quelques exemples.  La première année de l'ouverture de ses champs, l'entreprise a reçu 25 000 visiteurs.  Cette année, elle vise à fracasser les 200 000.  De quatre employés au début, l'entreprise en compte aujourd'hui 145, incluant des emplois saisonniers.  En 2009, Bleu lavande avait préparé 4 000 ensembles-cadeaux pour Noël.  L'année suivante, le chiffre avait bondi à 23 000 et plus de 6 000 demandes avaient dû rester sans réponse.  Puis cetet année, «selon nos prévisions conservatrices, nous en ferons 100 000», fait savoir Pierre Pellerin.

L'investissement est possible grâce à plusieurs collaborations, notamment celle du gouvernement provincial, qui octroie 60 000 $, et celle du gouvernement fédéral, qui accorde une contribution remboursable de 230 000 $.

La mairesse de Magog, Vicky May Hamm, se réjouissait d'ailleurs de la bonne nouvelle, à savoir qu'une nouvelle PME allait s'installer dans le parc industriel de sa ville.  Et pas n'importe quelle entreprise : une entreprise de la région, en pleine croissance et à valeur ajoutée, le type de clientèle industrielle que vise justement Magog afin de relancer son économie.

«Je veux saluer la vision de Pierre Pellerin.  Sûrement qu'on l'a déjà traité de fou quand il a commencé à parler de ses projets.  Il lui fallait de l'audace et regardez où il est rendu aujourd'hui!», s'est-elle exclamée.

L'homme d'affaires, qui s'est entouré d'une solide équipe, dont son épouse, continue de voir haut et grand pour Bleu lavande.  L'ouverture de son usine lui permettra de parfumer davantage de familles québécoises, et que dire de la suite?

«Ce qu'on vise, c'est de parfumer le Canada à la grandeur!» s'est exclamé le président et directeur général de Bleu lavande, tout en soulignant que deux enfants du couple se sont récemment joints à l'aventure.

Source : La Tribune, Sherbrooke mardi 15  juin 2010.

ADS Hancor ne déménagera pas.

«Nous allons rebâtir dan la région de Drummondville», affirme Jimmy Forcier, directeur de l'usine ADS Hancor qui a été rasée par un incendie le 17 mai dernier à Saint-Germain-de-Grantham.

Joint par La Tribune, Monsieur Forcier s'est fait rassurant à propos de la trentaine d'employés qui sont en congé forcé depuis trois semaines, sans toutefois pouvoir en dire davantage.

«Bien des choses restent à déterminer, comme l'évaluation des pertes et la récupération de certaines pièces d'équipement, mais il est certain que la production ne sera pas déménagée ailleurs que dans la région de Drummondville.  Je ne suis pas inquiet à ce sujet» a-t-il indiqué.

L'entreprise ADS Hancor qui, en septembre dernier, avait annoncé dans les locaux de la Société de développement économique de Drummonville un investissement de plusieurs millions de dollars pour la fabrication de tuyaux de drainage en olyéthylène, avait choisi Saint-Germain-de-Grantham afin de produire sa ligne de tuyaux HDPE destinés aux marchés du Québec, de l'Est, de l'Ontario et des Maritimes, créant ainsi 25 emplois.  Le fabricant de tuyaux de drainage occupait la moitié d'un bâtiment de 80 000 pieds carrés.

Source : La Tribune, Sherbrooke vendredi 11 juin 2010.

Croissance accélérée au Centre BRP - Université de Sherbrooke : Le personnel aura doublé à 60 employés en 18 mois.

Les recherches vont tellement bien et les clients se sont tellement diversifiés, au Centre de technologies avancées (CTA) BRP-Université de Sherbrooke, que les installations de 34 000 pieds carrés seront remplies à pleine capacité à la fin de l'année.  Il faudra alors construire une nouvelle unité dans le Parc Innovation situé à l'ouest de l'UdeS.

«Dans les 12 derniers mois, malgré la crise, nous sommes passés de 32 personnes à 46, soit une augmentation de 43% du nombre d'employés, grâce aux contrats externes», constate l'ingénieur Mihai Rasidescu, président-directeur général du CTA.  Et cette progression fera culminer le nombre d'employés à 60 d'ici 6 mois.

«Jusqu'à 2008, notre seul client était BRP.  La crise a représenté pour nous une opportunité.  Aujourd'hui, le tiers de nos affaires est avec d'autres clients.»

«Nous projetons avoir un nombre total de 60 personnes à la fin de l'année 2010, soit une augmentation de 100% pour une période de 18 mois.  Nous serons à 50-50 dans la proportion BRP et autres clients.»

Les postes à combler sont des emplois d'ingénieurs, techniciens en laboratoire, concepteurs et mécaniciens, note le PDG de cette entreprise indépendante.  «Nous avons une masse salariale de plusieurs millions» dit-il, sans préciser le montant.

«Le CTA est le seul et unique centre de recherche privé et public au Canada», souligne M. Rasidescu.  Lancé en décembre 2006, il consacrait ses recherches au début à l'élaboration de produits innovateurs pour BRP.  «Aujourd'hui, nous avons des partenaires et des clients au Canada, aux États-Unis, en Allemagne, en Italie, à Taïwan et en Inde», mentionne le PDG, qui est l'une des deux personnes du CTA à recruter des clients intéressés à développer leurs produits.

À ses débuts, le CTA tenait ses activités de recherche et développement dans un bâtiment loué.  Il a déménagé dans ses nouvelles installations de 8,7 millions $ du boulevard de l'Université en février 2008.

Le CTA BRP-UdeS propose à ses clients le développement de technologies innovatrices dans les produits récréatifs motorisés à l'intérieur de cinq créneaux.

Ce sont les moteurs, puis les transmissions et ligne d'entraînement, ensuite les matériaux et procédés de fabrication, de même que les technologies environnementales (telle la réduction de bruit et vibrations), et enfin les suspensions, amortisseurs et châssis.

Source : La Tribune, Sherbrooke, jeudi 10 juin 2010.

Bien que le nombre de postes offerts ait doublé : 12 000 emplois perdus en Estrie en un an.

Les données de l'emploi du mois de mai en Estrie sont peu reluisantes, avec une baisse de 12 000 emplois (ou 8%) par rapport aux données de mai 2009.  La situation est cependant stable pour la région sherbrookoise, laisse voir l'Enquête sur la population active de Statistique Canada.  Par ailleurs, de nombreux postes sont offerts.

Selon les chiffres fournis par Emploi-Québec Estrie, il y avait 109 400 emplois à temps plein dans la région en mai 2010, soit 9 700 de moins que l'an dernier au même mois.  Le nombre d'emplois à temps partiel a chuté quant à lui de 7,5 pour cent (2 300 emplois), en passant à 28 400 emplois.

Pendant ce temps, la région métropolitaine de recensement de Sherbrooke a vu son nombre d'emplois augmenter de 200, pour se situer à 80 200.  Le nombre de ceux à temps plein a augmenté de 63 400 (hausse de 500), et ceux à temps partiel se sont établis à 16 800 (baisse de 300).

Le taux d'activité a subi une grande dégringolade, passant de 65,2 à 59,2 pour cent.  Il s'agit du nombre de personnes de 15 ans et plus en âge de travailler qui sont en emploi ou en chômage ou cherchant un emploi.  Au Québec, le taux d'activité est passé de 65,4 à 65,1%, d'un mois de mai à l'autre.

Malgré la baisse du nombre d'emplois en région, le taux de chômage estrien a peu fluctué passant de 9,1 à 9%.

Au Québec, le nombre d'emplois a augmenté de 55 400 d'un mois de mai à l'autre, dont 33 600 emplois de plus à temps plein, et le taux de chômage est passé de 9,2 à 8,5%.

Une donnée plus réjouissante est qu'il y a plus de postes vacants affichés sur le site internet d'Emploi-Québec Estrie.  «En mai 2010, il y en avait 2634 pour tout l'Estrie, dont 1 440 pour Sherbrooke, comparativement à 1265 en Estrie (767 à Sherbrooke) en mai 2009» fait remarquer Monsieur Jean Pellerin, conseiller en main-d'oeuvre.

La tendance est la même dans le placement étudiant, observe-t-il, avec 819 postes vacants affichés en Estrie, dont 285 à Sherbrooke.  En mai 2009, on parlait à ce chapitre de 147 postes affichés, dont 86 à Sherbrooke.

Source : La Tribune, Sherbrooke, mercredi 9 juin 2010

BRP dévoile ses VTT «côte à côte».

Le manufacturier BRP met le pied dans le très occupé marché des véhicules «côte à côte» (VCC) avec le dévoilement de la gamme de quads (VTT) Can-Am Commander 2011.

Le véhicule tout terrain à quatre roues permet aux passagers, comme son nom le dit, de prendre place un à côté de l'autre, et non l'un derrière l'autre.  La gamme Commander comprend déjà cinq modèles avec deux choix de motorisation, soit le moteur Rotax 800 EFI bicylindre en V ou le 1000 EFI bicylindre en V.

BRP soutient que ses VCC offrent une bonne puissance tout en promettant «la meilleure consommation d'essence de l'industrie.  À titre d'exemple, le Can-Am Commander 1000 consomme 39% moins d'essence que le modèle concurrent dans la même catégorie».

Comme pour les autres quads de Bombardier Produits Récréatifs, ces VCC seront assemblés au Mexique.  Le début de la production est prévu pour septembre prochain.

Récemment, lors de son passage à l'inauguration du center de recherche des moteurs Rotax en Autriche, José Boisjoli, président et chef de la direction de BRP, avait annoncé la sortie prochaine d'un nouveau véhicule de type «side-by-side» dans la gamme des VTT de la compagnie de Valcourt.

La plupart des grands concurrents de BRP sont déjà bien engagés dans ce segment des VTT.  Les Kawasaki, Polaris, Yamaha et Arctic-Cat occupent ce terrain avec des véhicules aux tendances récréatives, utilitaires et sportives.

Source : La Tribune, Sherbrooke mercredi 9 juin 2010

Fruit d'Or recourt à la Loi sur les faillites.

L'entreprise de transformation de petits fruits Fruit d'Or a été placée sous la Loi sur la faillite et l'insolvabilité.  Aux prises avec un contexte économique défavorable, l'entreprise de Notre-Dame-de-Lourdes n'était plus en mesure de rencontrer ses obligations financières.

Son président Martin Le Moine explique les difficultés de son entreprise par un dollar canadient fort et peu propice à l'exportation, une crise économique qui est venue complètement miner le marché des produits biologiques, ainsi que par une diminution importante des prix de la canneberge et du bleuet attribuables à des récoltes records la saison dernière.  Selon M. Le Moine, certains dérivés de ces petits fruits auraient perdu jusqu'à 75% de leur valeur au cours des derniers mois.

«Le marché est à son plus bas, il ne pouvait rien nous arriver de pire.  Nous avons réussi à contrôler nos finances grâce à des prêts d'investissement Québec, mais là, nous sommes au bout du rouleau», dit le président.

La bonne nouvelle est que, grâce à un soutien de son principal créancier, la Banque Nationale du Canada, l'entreprise maintiendra ses activités le temps de faire une offre à ses créanciers.  Fruit d'Or repartira ensuite sur de nouvelles bases, sans la dette énorme qui pesait sur ses épaules.  Si le chiffre exact ne sera connu qu'à la fin du mois de juin, M. Le Moine estime la somme due à plusieurs millions de dollars.

Aucune perte d'emploi n'est anticipée pour l'instant, même si l'entreprise prévoit faire quelques modifications dans son mode de gestion.  Selon le président, cette situation financière difficile a été provoquée par une expansion trop rapide.  À partir de maintenant, on prendra donc des «bouchées plus petites».  On est également à la recherche d'un comptable spécialiste en prix de revient.

«On ne peut pas changer énormément de choses puisqu'une grande partie de notre problème est contextuelle.  On changera toutefois notre stratégie d'expansion.  Une croissance rapide cause beaucoup de problèmes lorsque le marché se déprime.  Nous adopterons une stratégie moins agressive et une croissance plus lente», a signifié Martin Le Moine.

Si plusieurs créanciers perdront beaucoup dans cette histoire, le président s'est dit persuadé qu'on lui laissera une seconde chance.  Plusieurs partenaires ont réitéré leur appui et on ne devrait pas avoir trop de difficulté à rétablir le climat de confiance.  «Les gens veulent qu'on reste.  Tous nos clients et fournisseurs nous ont confirmé qu'ils nous appuyaient dans nos démarches» a-t-il conclu.

Il est important de noter que la faillite ne concerne pas Frigo d'Or, un projet d eplus de 14 millions $ financé en partie par le gouvernement et qui procure à Fruit d'Or, ainsi qu'à une vingtaine de producteurs, un endroit pour congeler leurs productions.

Source : La Tribune, Sherbrooke, vendredi 4 juin 2010.