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Son usine endommagée par un incendie. Durabac prête à reconstruire.


Les Plastiques Moulin à Lac-Brome - Vers une meilleure productivité


Neptune repousse la reconstruction. - La direction espère que l'usine soit fonctionnelle en décembre.

Saputo fermera la fromagerie de Warwick

La direction de Saputo a annoncé, hier après-midi, la fermeture de son usine de fabrication de formage à Warwick, afin d'intégrer ses activités à celles d'autres installations dans la province. La fermeture est prévue pour juin 2014 et affectera environ 100 employés.

«Dans certains cas, des employés à Warwick pourraient se voir offrir des possibilités de transfert vers une autres usine au sein de la Division Produits laitiers. Des indemnités de cessation d'emploi et des services pour faciliter la transition de carrière seront offerts aux employés touchés», a précisé la directrice des communications de l'entreprise, Sandy Vassiadis.

Saputo, qui a procédé à l'acquisition de la Fromagerie Côté en 2005 et l'a rebaptisé Fromagerie 1860 du Village trois ans plus tard, a indiqué que cette mesure visait à améliorer son efficacité opérationnelle.

Surtout reconnue pour la création et la production du fromage de marque Kingsey, la fromagerie fondée par Georges Côté en 1976 cessera ainsi ses activités après 37 ans d'existence. La marque Kingsey devrait toutefois survivre à l'usine qui lui a donné vie puisque sa production avait déjà été répartie dans d'autres fromageries depuis 2005.

L'usine de Warwick n'est pas la première à subir les contre-coups de l'effort de rationalisation de Saputo. L'entreprise montréalaise a d'ailleurs annoncé, en novembre dernier, la fermeture de ses installations de Winkler, au Manitoba, mettant une quarantaine de travailleurs à la porte d'ici janvier 2014.

Ces fermetures au Canada sont aussi annoncées quelques semaines après que Saputo eut indiqué son retrait du marché européen près de sept ans après y avoir mis les pieds. Elle a fermé deux usines en Allemagne et au pays de Galles.

Afin de déplacer ses activités au pays, Saputo prévoir réaliser des investissements pour environ 36 M$ en nouvelles immobilisations dans d'autres de ses installations, principalement au cours de l'exercice 2014. L'entreprise prévoit que ces fermetures lui permettrons de réaliser des économies d'environ 6 M$ par année à compter de 2015.

Cette annonce a été lourdement accueillie à la Fromagerie 1860 du Village hier. «Tout le monde est à terre. Il y en a plusieurs qui sont très fâchés, surtout ceux qui travaillaient ici depuis longtemps. On ne s'attendait pas à ça. C'est un choc», a indiqué à brûle-pourpoint Steve Vigneault, l'un des 100 employés de l'usine.

Les dirigeants de l'entreprise ont expliqué aux employés que les équipements se trouvant dans l'usine de Warwick étaient désuets et qu'il était plus rentable de déménager les activités de l'entreprise que de les renouveler. Ils auraient précisé qu'une partie du fromage fabriqué dans les Bois-Francs sera désormais transformé à Saint-Hyacinthe et Mont-Laurier.

«Si la nouvelle n'a rien de réjouissant pour les travailleurs qui verront leur emploi disparaître, M. Vigneault a tout de même salué l'effort de Saputo pour encadrer les futurs chercheurs d'emploi.

«Ils ont mis des gens à notre disposition pour nous trouver un autre emploi ou pour obtenir notre chômage. Le fait qu'ils aient fait l'annonce un an à l'avance, ça nous donne aussi du temps pour nous revirer de bord», a-t-il ajouté, précisant qu'il ne tarderait pas personnellement à refaire son curriculum vitae.

Afin d'éviter que tous les employés quittent le navire, Saputo a également consenti à offrir une compensation d'une semaine de salaire par année d'ancienneté aux travailleurs qui demeureront au sein de l'entreprise jusqu'à ce qu'on n'ait plus besoin d'eux.


Source : La Tribune, Sherbrooke vendredi 15 mars 2013

Soprema investit 43 M$ à Drummondville.

Le président de Soprema, Pierre-Étienne Bindschedler, était de passage au Centre-du-Québec afin d'annoncer la construction d'une nouvelles usine à Drummondville, à l'angle des autoroutes 20 et 55. Le projet est évalué à 43 millions $ et permettra la création d'une soixantaine d'emplois.

La Société française a pris soin d'analyser toutes les options avant de finalement jeter son dévolu sur la municipalité centriquoise pour la construction de son usine qui fera plus de 23 000 mètres carrés (250 000 pieds carrés). On a notamment évalué la possiblité de construire le bâtiment en Ontario, dans le Maine, à Beauharnois sur la rive-sud de Montréal.

«Le terrain qu'on a choisi était laissé vacant par le ministère des Transports. Lorsqu'il a été cédé à la Ville, il a été mis à notre disponibilité. Pour nous, il est utile d'avoir une visibilité sur le bord de l'autoroute et nous avions aussi besoin du terrain», a expliqué le vice-président et directeur général de Soprema en Amérique du Nord, Richard Voyer.

L'annonce constitue une double bonne nouvelle pour la région drummondvilloise puisque le terrain acquis par Soprema fait 139 000 mètres carrés (1,5 million de pieds carrés), ce qui fait en sorte que l'entreprise a encore beaucoup d'espace pour des agrandissements et la construction de nouveaux bâtiments.

La construction de cette nouvelle usine permettra à Soprema d'ajouter une nouvelle corde à son arc en Amérique du Nord puisqu'on y fabriquera un matériel isolant (le polyisocyanurate) à haute performance qui sera combiné au procédé d'étanchéité qui fait déjà la renommée de l'entreprise.

«C'est un complément à ce que nous faisons déjà. Nous procéderons à partir d'une technologie commercialisée en Europe depuis plus de trois ans. Il y a d'autres manufacturiers dans le domaine en Amérique du Nord, mais nous pourrons maintenant utiliser nos produits plutôt que ceux des autres. Ce sera notamment plus facile si jamais il y a des problèmes sur une toiture. On n'aura pas à se demander qui doit intervenir», a expliqué M. Voyer.

Le marché pour ce produit est actuellement en croissance en Amérique et tout particulièrement au Canada, ou le facteur d'isolation requis pour les bâtiments augmente. Le polyisocyanurate consitue actuellement l'un des meilleurs produits du marché pour répondre aux exigences climatiques des édifices commerciaux.

Soprema deviendra ainsi la seule entreprise au Canada à offrir une solution complète à ses client sen matière d'étanchéité de toiture et ainsi consolider sa position actuelle de chef de file dans son domaine. Il est possible que l'entreprise étende son champ d'action à l'isolation de meurs au cours des prochaines années.



Source : La Tribune, mardi 12 mars 2013

Le Groupe Lacasse meublera le Centre de recherche du CHUM - Le plus gros mandat de son histoire.

En remportant l'appel d'offres pour meubler les futurs bâtiments du nouveau Centre de recherche du Centre hospitalier de l'Université de Montréal (CRCHUM), le Groupe Lacasse a décroché le plus gros mandat depuis sa fondation, en 1956. D'une envergure de 3,4 millions de dollars, la commande permettra la création d'au moins une vingtaine d'emplois à l'usine de Saint-Pie.

Plusieurs soumissionnaires ont répondu à l'appel d'offres lancé en novembre. Du lot, seules trois entreprises ont satisfait les critères de qualification. Le Groupe Lacasse a finalement remporté le contrat devant les firmes Artopex et Teknion. «C'est une très belle réussite, se réjouit Sylvain Garneau, président du conseil et chef de la direction de l'entreprise montérégienne. Une telle opportunité ne se présente pas tous les jours. Nous sommes heureux de pouvoir démontrer toute notre compétence grâce à un projet de cette importance.»

Celui-ci consiste à meubler les infrastructures du centre de recherche construit sur la rue Viger, qui servira également de lieu d'enseignement. «Il faudra fournir des postes de direction et administratifs, en plus de postes de travail pour les étudiants, détaille M. Garneau. Nous devront également aménager la cafétéria, l'agora, les aires ouvertes et les aires de lecture, ce qui nous permet d'exploiter une très large gamme de produits.» Le défi du projet réside dans la coordination avec l'équipe de construction de l'édifice de plusieurs étages, puisqu'il faudra tout installer d'ici l'ouverture, prévue en septembre. Le projet d'ameublement du Centre de recherche s'échelonnera donc sur une période de trente semaines. Le travail de conception s'amorcera dès la semaine prochaine afin que la production débute à la fin du mois d'avril. «Nous avons peu de temps devant nous, mais nous sommes prêts», indique M. Garneau, confiant.

M. Garneau espère que cet important mandat permettra à Groupe Lacasse de gagner en notoriété en Amérique du Nord, particulièrement dans le secteur de la santé, qui est en plein essor. L'entreprise a déjà fait ses armes dans ce domaine, en meublant les hôpitaux Sainte-Justine et Montfort, entre autres. «Avec la population vieillissante, beaucoup d'hôpitaux auront éventuellement besoin de rajeunir leurs infrastructures», croit le président, qui mise également sur les phases subséquentes du projet.


Source : La Voix de l'Est, samedi 9 mars 2013

Polyform - 50 ans et plus «verte» que jamais.

Depuis 2006, Polyform multiplie les efforts pour récupérer et recycler le polystyrène, communément appelé «foam». Ses efforts n'ont pas été vains puisqu'ils ont été récompensés par plusieurs reconnaissances «vertes» au fil des ans. Il y a quelques mois, l'entreprise a poussé sa démarche encore plus loin en implantant une usine de 40 000 pieds carrés dédiée au recyclage de cette manière, chemin Bernard, à Granby.

Polyform a investi quelques centaines de milliers de dollars dans ce projet et a profité d'une importante subvention de Recyk-Québec. «Le foam a toujours eu un peu mauvaise presse. Tout le monde disait que ce n'était pas recyclable. On a le devoir de dire que ça l'est. On en a fait la preuve. On gagne des prix pour ça», a récemment fait valoir le directeur ventes et marketing chez Polyform, Éric Béliveau.

Polyform se distingue des autres joueurs dans le domaine, car elle ne fait pas que récupérer le polystyrène et le polypropylène, elle fabrique également ces plastiques expansés. «Des manufacturiers qui ont une division environnement aussi importante, leur propre usine de recyclage et leur flotte de camions pour la récupération, on n'est connaît pas d'autres. Nous sommes en quelque sorte des pionniers au Canada», affirme Éric Béliveau.

L'entreprise est d'ailleurs en mode célébration ces jours-ci. Elle a souligné son demi-siècle d'existence le 25 février dernier. Polyform a été fondée par Jean-Louis Béliveau, qui agit toujours à titre de président. À l'origine, M. Béliveau a démarré une fonderie pour la fabrication de polystyrène expansé. L'entreprise a, depuis, connu une croissance continue, affirme le directeur ventes et marketing.

Polyform compte aujourd'hui trois divisions - industriel, isolation et environnement - et sept usines, avec chacune leur spécialité. Deux d'entre elles se trouvent aux États-Unis, tandis que les cinq autres ont pignon sur rue à Granby. Au total, environ 400 personnes oeuvrent pour l'entreprise, propriété d'un groupe d'actionnaires qui inclut la famille Béliveau. Outre Éric, deux autres enfants du fondateur, Danielle et François, sont actifs au sein de la PME. Le chiffre d'affaires demeure confidentiel.

Polyform a toujours été de nature plutôt discrète, mais c'est elle qui est derrière le système de coffrage isolant Nudura, qui connaît un rayonnement international. «On vend aux États-Unis, en Europe et on ship aussi jusqu'en Australie et au Chili», précise Éric Béliveau.

Aussi, sa division industrielle, avec ses quelque 3000 produits, fabrique du sur-mesure pour ses clients. On retourve par exemple le savoir-faire de Polyform dans la coquille des casques de vélo et la plupart des casques de hockey.

Éric Béliveau est par ailleurs d'avis que l'avenir de l'entreprise passera par le recyclage. «La division environnement va faire vivre les deux autres divisions», calcule-t-il.

Polyform récupère des montagnes de polystyrène de sa propre clientèle, de ses compétiteurs, des écocentres et des entreprises, comme Future Shop ou Maison Corbeil, par exemple, avec les quelles elle a des ententes. «On maximise nos transports. Quand on fait une livraison pour la division industrielle, on profite après du camion qui est vide pour faire une tournée et récupérer le foam et certains autres plastiques rigides. Tout est pensé», dit le directeur ventes et marketing.

L'entreprise dit récupérer ainsi environ 1,5 million de livres de «foam» par année. À cela s'ajoute une quantité importante de plastique rigide, comme les bouteilles de savon à lessive ou de shampoing, les contenants de yogourt ou de margarine, etc... Et la PME pourrait faire encore plus. «On a la capacité pour doubler», dit Éric Béliveau.

Le foam est déchiqueté dans l'usine de recyclage afin, notamment, d'être transformé en pastilles de plastique rigide pour en faire des pièces d'injection, explique le directeur. «Notre but premier est de s'autosuffire en matière première pour la fabrication des treillis de plastique qui unissent deux parois de polystyrène pour le coffrage de Nudura. On réduit ainsi nos coûts et on donne une valeur écologique à notre produit d'isolation», dit Éric Béliveau.

«On recycle des matières pour en faire des produits durables. Il n'y a plus rien qui va dans les sites d'envouissement. Ça va plutôt dans les murs de maison pour les 100, 200 prochaines années», ajoute-t-il.

L'an dernier, Polyform a remporté le prix Vision Innovation au gala du Regroupement des récupérateurs et des recycleurs de matériaux de construction et de démolition du Québec. Ce prix s'est ajouté aux cinq autres reconnaissances du même type reçues depuis 2009.


Source : La Voix de l'Est, lundi 4 mars 2013

Global Commander est rachetée par le Groupe Ouellet. Les emplois de Shefford seront maintenus pour l'instant, mais pas garantis à long terme.

Dans une situation difficile depuis quelque temps, l'entreprise Global Commander de Shefford est passée dans le giron du Groupe Ouellet, un fabricant d'appareils de chauffage. Pour l'heure, les emplois sont maintenus. Mais l'avenir de l'entreprise dans la région demeure incertain à moyen et long terme, a dit le président-directeur général du Groupe Ouellet, Martin Beaulieu.

«On ne peut pas garantir pour du long terme. Pour l'instant, l'usine de l'Islet (où se trouve le siège social de l'entreprise, dans Chaudière-Appalaches) tourne déjà à pleine capacité. Ce n'est donc pas une considération de fusionner les deux activités. Est-ce que dans un avenir plus ou moins rapproché ça pourrait être une éventualité? Peut-être. Mais on n'est pas là pour l'instant», a fait valoir M. Beaulieu.

Le Groupe Ouellet est l'un des deux fabricants majeurs au Canada d'appareils de chauffage (plinthes électriques, convecteurs, etc. ). L'entreprise compte déjà cinq entités distinctes, dont trois se trouvent au Québec, une en Alberta et une autre en Chine. Au total, elle emploie quelque 500 employés.

Global Commander, qui a déjà fait travailler près de 20 personnes par le passé, ne compte plus que six employés. L'entreprise oeuvre dans le même domaine que le Groupe Ouellet. Mais elle se distingue de la compétition, car ses produits ont «une esthétique différente», souligne Martin Beaulieu.

Le
Groupe Ouellet s'est intéressé à la PME de Shefford parce qu'elle lui offre l'opportunité d'entrer dans les quincailleries avec «une marque et des produits distinctifs», dit le PDG. Pour l'heure, les produits Ouellet sont distribués principalement par l'entremise de la filière professionnelle des distributeurs électriques et des électriciens.

Aux dires de Martin Beaulieu, l'acquisition de
Global Commander se révèle avantageusement, car l'entreprise a «du personnel, des produits et des équipements intéressants». Le montant de la transaction demeure confidentiel.

Deux défis se présentent maintenant au
Groupe Ouellet, souligne le président-directeur général. «Le premier, c'est qu'on doit aller chercher des clients, des commandes. On a déjà des pas de faits avec des grands groupes de quincailleries. On a déjà quelques ententes de conclues. Mais c'est un peu prématuré pour les annoncer», expose-t-il.

Le deuxième défi, ajoute Martin Beaulieu, sera de retrouver la rentabilité ainsi que de s'assurer de l'efficacité et de la productivité de la nouvelle acquisition du
Groupe Ouellet. Celle-ci demeurera une entité indépendantes et continuera à opérer sous le nom Global Commander.

Il a été impossible de recueillir les commentaires de la direction de la PME de Shefford.

La Voix de l'Est, samedi 2 mars 2013

Ça roule chez Martins industries. Un contrat à Dubaï pour le manufacturier de Farnham.

Les produits de Martins industries rayonnent de plus en plus aux quatre coins de la planète. Le manufacturier de système d'entreposage et de manutention de pneus a décroché le plus important contrat de son histoire à Dubaï, aux Émirats arables unis. Et l'entreprise de Farnham a maintenant les États-Unis dans sa mire.

Il y a un peu plus de deux ans, les exportations représentaient 20% des ventes de Martins industries; elles sont aujourd'hui de 50%. La moitié de la production reste ainsi au Canada, tandis que l'autre part est acheminée aux États-Unis (15%), en Australie (13%), en Amérique latine (7%) ainsi qu'en Europe, aux Émirats arabes unis et en Asie (15%).

«Notre marché n'est pas à Farnham. Et,avec internet, ce n'est pas plus compliqué de vendre ailleurs, quand on est bien établi et qu'on a de bons termes de paiement», explique le fondateur et copropriétaire de l'entreprise, Martin Dépelteau.

Le hasare a voulu que Martins industries s'implante en Australie, à l'autre bout de la planète, et en Amérique latine avant de développer le marché chez nos voisins du Sud. «On a pris le temps de bien faire les choses. On a pris de l'expérience dans de plus petits marchés et on s'set assurés d'avoir une bonne qualité de produits. Là, on est prêts pour les États-Unis», dit l'entrepreneur, responsable des ventes et du marketing.

La PME qui emploie une cinquantaine de personnes à Farnham a ainsi ouvert un centre de distribution à Memphis, au Tennessee, en juin dernier, et projette ajouter quatre représentants d'ici deux ans déjà embauchés.

Martins industries, dont le chiffre d'affaires demeure confidentiel, a pignon sur le boulevard Industriel à Farnham depuis 2010. Et la croissance est au rendez-vous. Elle est de 15 à 20% annuellement, précise Martin Dépelteau.

L'entreprise conçoit, fabrique et distribue des systèmes d'entreposage et de manutention ainsi que des présentoirs à pneus. Elle offre aussi des cages de gonflage sécuritaire pouvant accueillir différents formats de pneus. Une partie de sa production est effectuée en Chine. Ses compétiteurs mondiaux se comptent pratiquement sur les doigts d'une seule main. Ses clients vont du simple vendeur de pneus aux manufacturiers les plus importants.

À Dubaï, la PME québécoise a pour client un important centre de distribution pour lequel elle doit fournir les systèmes d'entreposage installés dans une importante partie de la bâtisse, «qui est immense», précise M. Dépleteau. La valeur du contrat n'est toutefois pas dévoilée.

Parce qu'elle privilégie la vente directe, Martins industries - qui doit son nom aux deux Martin qui l'ont initialement fondée - s'apprête par ailleurs à vendre ses produits en ligne. L'avenir de l'entreprise passera par là ainsi que par le développement de produits, croit M. Dépelteau, qui a récemment terminé un exercice de réflexion stratégique avec ses partenaires d'affaires.

Tout semble rouler comme sur des roulettes, mais les trois associés ont l'intention de ne pas trop s'emballer. À court et moyen terme, ils souhaitent «développer leurs processus d'affaires» et bien «ancrer» leurs employés. «On veut stabiliser ce qu'on a déjà avant d'aller chercher d'autres marchés. On aime prendre notre temps», dit M. Dépelteau.

Martins industries dessert environ 800 clients annuellement. Mais même s'ils proviennent de plus en plus de l'extérieur d ela province, pas question de négliger ceux d'ici, comme les frères Bernard à la barre du Groupe Robert Bernard, évoque le dirigeant d'entreprise. «Ce sont eux qui nous ont aidé à partir», fait-il valoir.


Source : La Voix de l'Est, lundi 21 janvier 2013

Grâce à un investissement de 1,5 million $ - Summum Granit s'agrandit.

Alors que la tendance est davantage à la rationalisation et aux mises à pied, une entreprise du secteur du granit à Saint-Sébastien, Summum Granit, vient d'annoncer un investissement de 1,5 millions $ pour acquérir des équipements et agrandir de 14 000 pieds carrés (1 300 mètres carrés) son usine de production de comptoirs de granit.

«Nous n'avions pas le choix afin de répondre à la forte demande pour nos produits. Il nous fallait aussi compenser le manque de main-d'oeuvre spécialisée par l'automatisation de certaines opérations. On a beau lancer des appels de candidatures, on ne trouve pas de travailleurs», indique Lucille Bernier, copropriétaire avec son mari Roch Bernier.

Des espaces intérieurs d'entreposage de tranches de granit, prévus à l'agrandissement, permettront aux clients de choisir, en tout confort, la matière première pour la production de leurs comptoirs de cuisine ou de salle de bain. Cela évitera également le bris de ces précieuses tranches de granit que la manipulation extérieure et les intempéries pouvaient abîmer à la longue.

Comme «les gens achètent d'abord avec leurs yeux», l'entreprise se réjouit d'avoir ouvert à Montréal, il y a 17 ou 18 ans, une salle de montre, avec toute une équipe de vendeurs. Elle faisait de même, il y a trois ans, à Québec, et s'apprête à en ouvrir une autre à Moncton pour desservir le Nouveau-Brunswick.

«Nous avons acheté un de nos distributeurs, à Moncton, qui va continuer à travailler pour nous. Il fabriquait déjà des comptoirs en stratifié, nous y ajoutons les comptoirs en granit et en quartz, déjà nos spécialités. Le quartz a beaucoup changé, nous le mélangeons avec une résine, ce qui donne des couleurs plus uniformes», ajoute Mme Bernier.

«Nous avons également racheté un compétiteur de Québec, qui lui travaillait la "solide surface", dont le nom commercial est le Corian, une matière synthétique haut de gamme, production que nous avons rapatriée à Saint-Sébastien et ajoutée aux autres gammes de produits. En plus du quartz et du granit, nous travaillons aussi le marbre, à l'occasion. Nous pouvons dire que nous avons tous les produits haut de gamme dans les surfaces de travail dans la cuisine et la salle de bain. Nous avons également développé la fourniture de comptoirs dans les nouveaux édifices commerciaux et de condos. Il faut produire et fournir dans des délais très courts, mais respectés. Nous avons sept équipes d'intallateurs un peu partout au Québec et au Canada.»

Summum Granit importe du granit de partout dans le monde, dont le Brésil, l'Italie et l'Afrique.

«Nous avons une équipe d'employés exceptionnels. Ce sont eux qui nous ont amenés où nous sommes aujourd'hui», conclut la femme d'affaires.



Source : La Voix de l'Est, samedi 19 janvier 2013

Métosak restera à Sherbrooke. Près de 2,5 M$ seront investis dans la nouvelle usine.

Afin de supporter sa forte croissance, Métosak a besoin davantage d'espace. Après avoir envisagé de transférer ses activiéctés à Windsor, l'entreprise a finalement opté pour la construction d'une nouvelle usine dans le parc industriel Gene H. Kruger à Sherbrooke. La nouvelle bâtisse et les nouveaux équipements nécessiteront un investissement de 2 405 000 $. Les travaux de construction débuteront en mars et le déménagement est prévu pour août.

Le Comité de promotion industrielle de Bromptonville bâtira le nouvel édifice qui sera loué à Métosak.

«Un bail de 5 ans avec une option de renouvellement de 5 ans sera signé avec le Comité responsable de la construction de l'usine. L'entreprise a également la possibilité d'acquérir la bâtisse en tout temps. Cette façon de procéder nous permet de prendre de l'expansion sans que celui nuise trop de nos liquidités», révèle le propriétaire de Métosak, Serge Morin.

À l'étroit dans son bâtiment de 17 000 pieds carrés de la rue Saint-Jean-Baptiste, cette compagnie spécialisée en conception et fabrication de pièces métalliques doit emménager dans de nouveaux locaux et automatiser sa production.

Deux options s'offraient à Métosak : la construction d'un nouvel immeuble de 28 000 pieds carrés dasn l'arrondissement de Brompton ou l'achat d'une bâtisse existante de 40 000 pieds carrés à Windsor.

«Une des raisons qui a motivé notre décision est la proximité avec nos clients qui sont principalement installés dans la région de Sherbrooke», explique M. Morin qui se dit très attaché à la ville de Sherbrooke.

Les 28 000 pieds carrés sont suffisants pour soutenir la croissance prévue au cours des prochaines années.

Et si la demande augmente davantage, nous aurons le terrain nécessaire pour procéder à des agrandissements», précise M. Morin.

Sherbrooke Innopole a aussi déployé des efforts importants pour que l'entreprise demeure sur son territoire versant un incitatif de 100 000$.

Le chiffre d'affaires de Métosak augmentera de 50 pour cent au cours de la prochaine année grâce à trois importants contrats obtenus récemment, soutient le propriétaire.

L'entreprise qui compte actuellement une trentaine de noms dans son registre des paies devrait doubler son nombre d'employés d'ici trois ans.


Source : La Tribune, Sherbrooke, samedi 19 janvier 2013

Lueur d'espoir pour Shermag.

Stoppées depuis 2008, les activités pourraient-elles reprendre à l'ancienne usine de Shermag à Granby? Ce n'est pas exclu, a affirmé la directrice des ressources humaines au Groupe Bermex, Chantal Charbonneau. À preuve, l'usine de Shermag à Disraëli, fermée depuis 2007, rouvrira ses portes au cours de l'année.

«On n'a pas de projet à Granby à court terme. On se concentre sur Disraëli. On verra pour le moyen ou long terme. Notre plan, c'est de rouvrir d'autres usines de Shermag pour revenir aux sources avec une production québécoise», indique Mme Charbonneau.

Bermex, un fabricant de meubles résidentiels situés en Mauricie, a racheté la faillite de Shermag en 2009. L'usine de Granby est ainsi dans son giron depuis ce temps. L'an dernier, pratiquement à pareille date, la bâtisse était à vendre. Mais ce n'est plus le cas. Elle ferait en quelque sorte office d'entrepôt pour l'instant.

Selon Chantal Charbonneau, l'usine de Disraëli, qui opérera sous la même bannière qu'autrefois, en sera une de finition. Elle emploiera une cinquantaine de personnes et nécessitera un investissement de 4 millions $.

La directrice des ressources humaines affirme que le choix de Bermex a notamment été guidé par la disponibilité de la main-d'oeubre. «Ça nous prenait une bâtisse avec des installations de finition. L'usine de Granby en a aussi. Mais c'est plus facile de recruter à Disraëli. Shermag y a déjà employé plus de 200 personnes. L'expertise est là», dit Mme Charbonneau.

Cela dit, l'ancienne usine de Shermag à Granby, qui a pignon à l'angle du boulevard Industriel et de la rue Simonds Sud, est «une bonne bâtisse avec un fort potentiel», avance la directrice.

«Elle pourrait faire l'objet d'une réouverture. Mais avec l'économie actuelle, ce n'est pas envisageable d'en ouvrir une auter à court terme.» Il serait néanmoins dans les cartons de l'entreprise de relancer éventuellement une autre usine, mais pour des activités de fabrication. Les deux installations pourraient ainsi travailler de concert.

Informée des projets de Bermex, la commissaire industrielle, Marie-Claude Dauray, y voit là une lueur d'espoir. Et ce n'est pas la main-d'oeuvre qui devrait être un frein au projet de Bermex. D'autant plus que, depuis quelques anées, la formation d'ouvrier-ouvrière en fabrication de produits du bois est offerte aux adultes à l'école Haute-Ville de Granby par le Centre régional de formation intégrée (CRIF).

La formation de 900 heures (un an), à ne pas confondre avec un DEP en ébénisterie, permet également à l'élève de réaliser des stages en entreprise.

Les milieux de travail où peuvent oeuvrer les finissants, selon le site internet du CRIF, sont des industries de fabrication d'armoires de cuisine, de portes, châssis et autres bois travaillés ainsi que du meuble et des articles d'ameublement.

«C'est populaire. Les gens se placent très bien. Il y a des besoins dans la région», a commenté la conseillère en information scolaire et professionnelle au CRIF, Louise Berteau.


Source : La Voix de l'Est, vendredi 18 janvier 2013

Une centaine de travailleurs vont perdre leur emploi. - Fin de production chez Raleigh.

Raleigh ne fabriquera et n'assemblera plus de vélos à Waterloo. Dès janvier 2014, le dernier fabricant canadien de vélos utilisera son usine comme centre de distribution et d'entreposage pour des bicyclettes importées en vue d'être vendues sur le marché canadien. Une centaine de personnes perdront leur emploi.

La direction justifie sa décision par la concurrence internationale «féroce» des autres fabricants de vélo de basse et de moyenne gamme. «On est dans un contexte de commerce international très concurrentiel. C'est une réalité qu'on vit depuis plusieurs années. Notre production baisse chanque année ; nous ne sommes pas viables économiquement», a dit Jason Edwards, directeur de l'usine, en entrevue à la La Voix de l'Est.

Les chiffres sont implacables. En 2012, Raleigh a produit un peu moins de 200 000 vélos, a indiqué M. Edwards. Et les estimations étaient d'un peu plus de 100 000 cette année. C'est loin de la production des années 1980 où 325 000 vélos sortaient chaque année des chaînes de montage. Plus de 400 employés travaillaient dans les installations de l'entreprise à l'époque.

Les dirigeants de l'usine croyaient que l'entreprise pouvait reprendre sa place sur le marché canadien. M. Edwards avait exprimé son optimisme à la suite d'une décision, en décembre, du Tribunal canadien du commerce extérieur (TCCE) de proroger de cinq ans son ordonnace sur la surtaxe des vélos importés d'Asie, là d'où proviennent les principaux concurrents de Raleigh. La mesure, demandé par Raleigh, devrait permettre à l'entreprise waterloise de se mesurer à ses concurrents sur un pied d'égalité. «Ça nous donne des occasions pour le futur», nous avait-il affirmé en entrevue.

Leur joie a été de courte durée. La haute direction de l'entreprise néerlandaise a résolu de cesser ses activités de production et d'assemblage en début d'année. M. Edwards dit en avoir été informé le 4 janvier dernier.

M. Edwards en a fait l'annonce aux employés hier en fin d'après-midi. Une rude entrée au travail pour les employés de retour d'un congé de plus de six mois. «Ils étaient au courant que la demande pour nos produits baissait», a indiqué le directeur de l'usine. Il s'est dit attristé par la décision, signalant tous les efforts déployés ces dernières années par les employés pour améliorer la productivité et pour baisser les coûts de production. «Quand tu mets tous les efforts et que ce n'est pas suffisant, c'est frustrant pour tout le monde.»

Rencontrer les employés pour leur annoncer qu'ils perdront leur emploi est «la pire expérience de ma vie», a affirmé M. Edwards.

Le président du syndicat des employés était trop ébranlé hier pour répondre à nos questions. «Il est assommé», a dit Réjean Audy, coordonnateur régional de la CSD. «Il a travaillé fort pour relancer cette usine. Il a fait de solides représentations au TCCE pour que la surtaxe soit maintenue. C'est un moment très difficile pour lui et pour tous les employés de Raleigh.»

M. Audy s'explique mal ce qui a pu se passer. «Il y a trois semaines, après la décision du Tribunal, on était capables de concurrencer et maintenant on n'est plus capables! La compagnie a dépensé des milliers de dollars pour présenter ses arguments devant le Tribunal et là elle décide de fermer! Ça fait broche à foin. C'est une situation complètement absurde.»

La CSD a demandé une rencontre avec les dirigeants de l'usine. Elle aura lieu le 22 janvier. «On sait qu'on ne pourra pas renverser la décision, mais on veut avoir des explications», a dit M. Audy.

Les employés de Raleigh poursuivront leur travail jusqu'en juin pour compléter les commandes de l'année. Ils seront ensuite mis à pied puis licenciés quelques semaines plus tard. La loi québécoise prévoit que l'entreprise doit faire parvenir un avis de six mois avant de licencier des travailleurs.

Une vingtaine d'entre eux conserveront leur emploi pour travailler dans le futur centre de distribution et d'entreposage. La compagnie importera des vélos et des pièces pour les écouler sur le marché canadien.

Raleigh fabrique des vélos à Waterloo depuis 1973. La cessation des activités de fabrication à Waterloo marque la fin de cette industrie au Canada.

Nous n'avons pu nous entretenir avec le maire de Waterloo Pascal Russell. Il est présentement en vacances
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Source : Sherbrooke, La Voix de l'Est, mardi 15 janvier 2013

Soulagement chez Sher-Wood.

Les soupirs de soulagement ont été nombreux du côté de la compagnie Sher-Wood, qui fabrique et distribue de l'équipement de hockey, à la suite de l'annonce de la fin du conflit dans la LNH.

«Les commandes ont commencé à entrer ce matin», lançais hier midi Daniel Desjardins, responsable marketing de l'entreprise, lors d'un entretien avec La Tribune. «La fin de ce conflit est une excellentes nouvelles pour nous.»

«Les 30 équipes de cette ligue sont de gros clients pour nous. Ça veut dire plus de ventes pour la division des produits promotionnels.»

Quand la nouvelle voulant que le conflit prenne fin a été connue, dimanche, on pouvaint lire ceci sur la page Facebook de la compagnie : «Lock out is over! After 113 days, the season will begin. Nos, sho do you think will win the Cup?» Comme quoi on regarde maintenant vers l'avenir.

Parce que ce lock-out dans la Ligue nationale de hockey a fait mal à la compagnie. Des employés ont écopé, rapportait La Tribune au début de décembre. Depuis le début du conflit dans la LNH, 17 employés ont été mis à pied temporairement, ce qui représente plus de 15 pour cent de l'effectif sherbrookois de l'entreprise.

Depuis la mi-octobre, 15 syndiqués du centre de distribution et de production ont été retournés à la maison. Par la suite, deux employés de bureau ont été mis à pied alors qu'une dizaine d'autres ont vu leurs heures de travail réduites de 20 pour cent.


M. Desjardins ne peut dire quand ils seront réintégrés dans les équipes de la rue Sherwood. «Il est encore trop tôt aujourd'hui pour connaître les vrais impacts du lockout et surtout à savoir si les amateurs reviendront. Par contre, nous travaillons ardemment pour stimuler la demande pour nos produits. Nous sommes optimistes et on va faire tout en notre possible pour réintégrer tout le monde le plus rapidement possible», a-t-il commenté.

Nous avons un plan d'action et nous sommes prêts pour la relance. Nous allons répondre à la demande. Tout dépendra de l'intérêt des amateurs. Dans les grands marchés, l'intérêt va être là.»

M. Desjardins est d'avis que la courte saison sera intense et que le bruit que les parties provoqueront stimulera la demande pour les objets promotionnels.


Source : La Tribune, Sherbrooke, mardi 8 janvier 2013

Un entrepôt tout neuf pour Canevabec.

Canevabec a réussi un tour de force en reconstruisant en moins de deux mois son entrepôt ravagé par les flammes à la fin octobre. Le nouvel entrepôt du boulevard Bourque qui a coûté quelque 500 000 $ est plus grand que l'ancien, soit 3400 pieds carrés comparativement à 2000.

«À la suite de l'incendie, on s'est retroussé les manches et en sept semaines, l'entrepôt était rebâti grâce, notamment, à mon entrepreneur qui a repoussé ses vacances pour que tout soit fini le plus tôt possible», révèle le directeur général de Canevabec, Guy Dionne.

Depuis plus de 30 ans, Canevabec est une entreprise du service professionnel oeuvrant dans la conception, la fabrication, ainsi que dans l'installation d'auvents et de produits de toile sur mesure, autant pour le secteur résidentiel, commercial, industriel que pour les produits récréatifs.

«Maintenant que l'entrepôt est terminé, les employés travaillent fort pour refaire toutes les toiles sur mesure que nos clients entreposent chez nous. Environ 70 pour cent des toiles d'hiver a pu être refaites. Et on travaille sur les toiles d'été également» soutient M. Dionne en précisant que le travail de rattrapage a nécessité l'embauche de deux nouveaux employés.

«C'est une nouvelle positive. Toute l'équipe est très motivée», conclut le directeur général.


Source : La Tribune, Sherbrooke, samedi, 29 décembre 2012

CelluForce suspend sa production.

L'usine CelluForce de Windsor suspendra sa production à partir du congé des Fêtes, et ce, pour une durée encore indéterminée. L'annonce a été faire aux 40 employés de l'usine la semaine dernière, et ceux-ci pourront entre-temps réintégrer les postes qu'ils occupaient auparavant à l'usine Domtar. Il s'agit toutefois d'une bonne nouvelle pour l'unique usine de démonstration de nanocellulose cristaline (NCC) au monde, puisque les quantités de NCC produites jusqu'ici sont tout simplement plus importantes que les besoins du marché.

«C'était prévu de prendre une pause, mais on ne savait pas quand. On suit notre plan d'affaires et l'usine a faire des progrès immenses. Nos inventaires actuels permettent de servir nos collaborateurs et les premières expéditions pour les petites productions se feront au cours des six premiers mois de 2013. Ça va donc très bien, c'est seulement que le marché est très lent. Le synchronisme n'est jamais parfait entre le progrès d'une usine et la demande du marché», explique Jean Moreau, président et chef de la direction de CelluForce.

De plus, Jean Moreau ajoute que ce «synchronisme» entre la production et la demande du marché est d'autant plus difficiel à atteindre à cette étape-ci, puisque les collaborateurs en sont encore à tester les caractéristiques de la NCC dans le but d'en arriver à la commercialisation de nouveaux produits.

«Il y a différents niveaux de tests. Il faut d'abord pourver la caractéristique du produit. Ensuite, on passe à de petites productions qui peuvent demander un quart de tonne à des productions de plusieurs tonnes. Nous ne sommes pas encore une usine commerciale et il y a encore des unités de production à améliorer.  On va profiter de ce temps d'arrêt pour se pencher là-dessus et continuer nos efforts en commercialisation», ajoute M. Moreau.

L'usine
CelluForce dispose actuellement de 20 tonnes de NCC, la plus grande quantité jamais produite. L'entreprise a déjà signé une trentaine d'ententes de collaboration avec diverses industries et, de ce nombre, six collaborateurs devraient s'approcher un peu plus des essais de mise en marché en 2013.

«Quand cette demi-douzaine de collaborateurs seront rendus là, ça va baisser nos inventaires et la production pourra recommencer. Ça me surprendrait beaucoup que ça arrive avant deux mois. Mais nos employés sont de retour chez Domtar, il n'y a aucune perte d'emploi, et ils reviendront chez
CelluForce quand on va redémarrer», assure Jean Moreau.

Rappelons que l'usine
CelluForce de Windsor a été inaugurée en janvier 2012. Construite au coût de 36 M $, l'usine est située sur le site de la papetière Domtar.

Source : La Tribune, Sherbrooke, lundi, 24 décembre 2012

Coup de pouce pour Raleigh. Encore 5 ans de surtaxes sur les vélos importés.

Les vélos bas de gamme importés de l'Asie du Sud-Est continueront d'être frappés d'une surtaxe au Canada. La compagnie Raleigh voit dans cette mesure, annoncée par le Tribunal canadien du commerce extérieur, un coup de pouce crucial pour relancer son usine de Waterloo.

Dans une décision rendue le 10 décembre, le TCCE prolonge son ordonnace visant les vélos fabriqués en Chine et à Taiwan vendus moins de 225 $. Au terme de trois jours d'audience en octobre dernier, au cours desquels la question de fond débattue était de savoir si le retrait de la surtaxe causerait la reprise du «dumping» des vélos asiatiques sur le marché canadien, les commissaires de l'organisme ont conclu que la protection devait être maintenue pour encore cinq ans afin «d'éviter un dommage probable» aux fabricants canadiens.

En clair, les vélos chinois et taïwanais de moins de 225 $ continueront d'être taxés pour refléter sensiblement les mêmes prix que ceux fabriqués au Canada. Cette mesure découle de la Loi sur les mesures spéciales d'importation. Cette surtaxe, qui devait prendre fin le 31 décembre 2012, est en vigueur depuis 1992. Elle sera étudiée à nouveau dans cinq ans.


«Ça nous donne des occasions pour le futur», estime Jason Edwards, directeur de l'usine de Raleigh à Waterloo.

Les trois dernières années ont été difficiels pour le manufacturier de vélos, le seul restant au Canada qui fabrique des produits moyens et bas de gamme (moins de 400 $). L'entreprise n'a pu renouveler un important contrat avec Canadien Tire en 2009. À cette époque, Raleigh a fabriqué 250 000 vélos. Sa production n'a pas cessé de décliner depuis. En 2012, elle en aura produit «un peu moins de 200 000», dit M. Edwards sans révéler le nombre exact. L'année 2013 s'annonce encore plus difficile, une des pires en dix ans: un peu plus de 100 000 vélos sortiront des installations de Raleigh sur le boulevard Industriel.


La survie de l'usine passe par des gains en productivité et une réduction des coûts fixes, soutient M. Edwards. L'entreprise est déjà sur la bonne voie, selon lui. «On a regardé toutes nos procédures de production. On a mis en place des programmes d'efficacité. On vise à offrir des vélos de grande qualité au plus bas prix possible», a-t-il expliqué hier après-midi en entrevue. Des discussions sont également en cours avec des magasins à grande surface.

Les changements apportés au fonctionnement des opérations ont permis de réduire les coûts de production de 15%, souligne M. Edwards. «Il faut trouver des moyens pour les baisser d'un autre 10%. C'est l'espoir de tout le monde ici», dit-il.

Les bienfaits de ces changements auront un impact d'ici trois ou quatre ans, calcule le jeune dirigeant qui a pris la relève de son père à la tête de l'usine. «On veut retourner à une production de 300 000 vélos par année.»

Le but, soutient M. Edwards, est de faire en sorte que les vélos de l'entreprise puissent concurrencer ceux provenant d'Asie. La protection accordée par la TCCE, signale-t-il, pourrait un jour ne pas être renouvelée.

La décision du TCCE permet néanmois d'envisager des jours meilleurs pour
Raleigh, selon Réjean Audy, coordonnateur régional à la CSD. «Si on n'avait pas cette protection, les jours de Raleigh étaient comptés», croit le syndicaliste.

L'extension de l'application de la surtaxe, pense M. Audy, donnera plus de latitude à la direction de l'entreprise pour poursuivre son redressement. Elle doit continuer d'entretenir de bonnes relations avec le syndicat, suggère-t-il. Le TCCE souligne d'ailleurs les efforts des deux parties pour améliorer la productivité à l'usine. «Les employés comme les patrons veulent que ça fonctionne et ils y mettent des efforts concertés. Ils vont continuer à collaborer ensemble pour trouver des solutions.»

L'usine
Raleigh emploie environ 130 personnes. La production est arrêtée depuis quelques semaines, une situation normale pour cette période de l'année. Le travail reprendra le 14 janvier, après le rappel de 70 à 75 travailleurs. Les autres entreront en février.

Source : La Voix de l'Est, samedi, 22 décembre 2012

Relance de l'usine Shermag de Disraëli.

Les autorités municipales et les citoyens de Disraëli ont reçu leur cadeau de Noël quelques jours à l'avance. Le président et chef de direction du Groupe Bermex inc., Richard Darveau, a annoncé hier la réouverture de l'usine Shermag de Disraëli, fermée depuis cinq ans.

«Le début des activités en vue de l'ouverture de l'usine prochain, et ce, conditionnellement à ce que le support financier soit au rendez-vous avec nos trois paliers de gouvernement, soit municipal, provincial et fédéral», a explique M. Darveau, ajoutant du même souffle que le dossier semblait réglé à 98,5 pour cent.

Cette relance de l'usine Shermag nécessitera la première année un investissement de 4 millions $ alors qu'une cinquantaine de postes seront créés et que la masse salariale pourrait atteindre un million de dollars.

L'usine Shermag sera dabord consacrée à la réparation et à réparation et à la finition de meubles.

Un plan de formation personnalisé sera offert aux employés et s'échelionnera sur une période de près d'un an. En février, l'entreprise procédera à l'affichage de 65 postes. La mise en activités s'effectuera à la mi-avril, début mai, au dire de M. Darveau. Entre-temps, on procédera aux travaux de ménage et d'installation de certains équipements.

Richard Darveau a également soulevé la possibilité que les employés de Shermag qui le désireront puissent former une coopérative pour participer à la gestion de l'entreprise et aux profits de cette dernière dans une proportion de 50 pour cent. Pour le Groupe Bermex, cette formule serait toutefois une première.

Le maire de Disraëli, André Rodrigue, a affirmé accueillir la nouvelle avec une grande joie. «C'est merveilleux! L'ouverture de Shermag servira d'élément déclencheur dans la revitalisation du secteur Sud de la MRC des Appalaches. Notre bassin compte un bassin de travailleurs habiles qui voudront venir travailler chez nous.»

Président de la SDE de la région de Thetford Mines, Luc Berthold a qualifié l'événement de très structurant pour toute la grande région et a précisé qu'un partenariat serait établi avec l'école du meuble. Pour M. Berthold, cette ouverture de Shermag est le résultat d'efforts soutenus et continuels.

Le Groupe Bermex compte 554 employés répartis dans 13 usines et Shermag s'inscrit dans le cadre des activités de croissance du Groupe qui envisage l'ouverture de deux autres usines, selon son président Richard Darveau.

Après avoir embauché jusqu'à 500 travailleurs, l'usine Shermag de Disraëli est fermée depuis 2007. Elle a été rachetée en 2009 par Bermex, une entreprise de la Mauricie spécialisée dans la fabrication de meubles de salle à manger.


Source : La Tribune, jeudi 20 décembre 2012

Magog subventionne trois PME.

Les difficultés du secteur manufacturier à Magog peuvent donner l'impression que la création d'emplois a complètement cessé dans le parc industriel de cette ville. Pourtant, il s'agit d'une fausse perception. La Ville de Magog a d'ailleurs remis trois subventions à des PME du parc en croissance.

Les trois subventions accordées totalisent 30 000 $. D'une valeur de 15 000 $, le plus important des trois octrois a été attribué à Solutions Plastik. Suivent ceux offerts au Groupe Concept P.V. et à Innovation granit, qui atteingent respectivement 10 000 $ et 5 000 $.

Notons que, plus tôt cette année, la Ville avait aussi annoncé l'octroi d'une somme de 2 600 $ à la Cioopérative de solidarité de services à domicile Memphrémagog, pour un total de 32 600 $ en subventions allouées à des entreprises depuis le début de 2012.

Par le passé, la municipalité n'était pas autorisée à donner plus de 25 000 $ en subventions par année. Le plafond ayant grimpé à 100 000 $, la Ville a décidé de mettre fin aux activités de la Corporation de promotion industrielle de Magog, qui se chargeait de la distribution des subventions en son nom, et de les distribuer elle-même.

La mairesse de Magog, Vicki May Hamm, souligne que certains partenaires de la Ville ont été mis à contribution en amont du choix des entreprises. La Commission de développement économique a par la suite étudié les différents dossiers qui lui ont été soumis avant l'annonce de lundi.

La municipalité octroie ses subventions en fonctions de différents éléments : nombre d'emplois créées ou consolidés, valeur des investissement prévus, partenaires financiers supportant l'entreprise ciblée, etc.

Éventuellement, la Ville adoptera une politique qui la guidera dans ses choix en matière d'aide financière aux entreprises. Son futur coordonnateur au développement économique sera appelé à rédiger cette politique.

Née il y a dix ans seulement, l'entreprise Solutions Plastik compte une quarantaine de travailleurs. Ses dirigeants planifient l'embauche d'une soixantaine d'employés supplémentaire au cours de la prochaine année.

«La subvention nous aidera à continuer notre croissance. Une bonne partie de notre production va maintenant au secteur automobile et on continue de voir des opportunités de ce côté», confie Yvon Bisaillon, président de Solutions Plastik.

Pour sa part, Groupe Concept P.V. souhaite automatiser davantage ses procédés de production et s'attaquer à de nouveaux marchés, ici ainsi qu'aux États-Unis. Ce fabricant de matériaux de construction prévoit consolider une vingtaine d'emplois.


Source : La Tribune, Sherbrooke, mercredi 19 décembre 2012.

La scierie Blanchette et Blanchette relancée

Fermée depuis quatre ans, la scierie Blanchette et Blanchette, du secteur Saint-Gérard à Weedon, reprendra du service en 2013, avec l'embauche d'une vingtaine de travailleurs.

«On est très heureux d'annoncer la reprise de l'usine et notre intention est de procéder à une ouverture à long terme. Ce n'était pas possible avant, car il n'y avait pas de reprise soutenue du marché», a indiqué à La Tribune, le président et directeur général de l'usine appartenant au Groupe Barrette, Renaud Bergeron.

Ce groupe bien organisé qui compte de nombreuses unités de production, dont une à Saint-Jean-sur-Richelieu, possède son vaisseau amiral, à Chapais, dans le Nord-du-Québec, où travaillent 500 personnes et cette usine roule à plein malgré la crise dans le secteur forestier.

Pour l'usine de Saint-Gérard, M. Bergeron se montre optimiste et explique la relance des opérations pour le printemps 2013, afin d'approvisionner le marché interne du groupe, dans un premier temps.

«Avant de faire tourner le moulin, il y a différents préparatifs à compléter. Le plus important, c'est d'assurer des approvisionnements de bois constants. On va entreprendre bientôt les achats de bois rond pour se constituer un inventaire suffisant. L'objectif est de débuter sur un quart de travail, soit avec une vingtaine d'employés. Notre plan de mise en marché est clair et nous sommes conscients des retombées positives d'une telle relance. Nous désirons miser sur la productivité et la compétitivité de cette usine et de toute une région. Cette réouverture représente un beau défi et nous sommes t`res fiers de compter sur l'appui de travailleurs qualifiés et de la communauté de Weedon et des environs», a aussi exprimé Renaud Bergeron.

Si aucune date précise ne peut être avancée, il parle du printemps prochain. «Une chose est certaine, en 2013, l'équipe fera bourdonner cette usine d'activités», assurer le responsable.

Lors de la fermeture du moulin à scie il y a quatre ans, près d'une trentaine de personnes étaient à son emploi. Cela avait semé la consternation à Weedon.

De sont côté, inutile de dire que le maire, Jean-Claude Dumas, était aux oiseaux en apprenant la nouvelle. «C'est une très heureuse nouvelle pour notre communauté. Une vingtaine d'emplois dans un milieu comme Weedon, ça en représente des centaines dans un grand centre. En plus, le bois c'est une de nos richesses. Alors, on ne peut que se réjouir et espérer une relance permanente», a dit M. Dumas, qui a lui-même longtemps oeuvré dans l'industrie forestière
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Source : La Tribune, Sherbrooke, mercredi 19 décembre 2012

Un cadeau de Noël pour les chercheurs d'emploi. - 40 postes à pourvoir chez Fabritec.

À quelques jours de Noël, les chercheurs d'emploi de la région héritent d'un cadeau inespéré. Fabritec, l'un des plus importants manufacturiers d'armoires de cuisine et de salles de bain au pays, annonce qu'elle souhaite pouvoir dans les plus brefs délais une quarantaine de postes dans ses installations de Bromont. L'entreprise, qui s'est installée dans l'ancienne usine Hyundai, promet des emplois à long terme.

«Nous sommes en plein boom de croissance!», lance Pierre-Alain Rey, directeur des ressources humaines chez Fabritec. «Notre arrivée à Bromont était aussi la conséquence d'un boom de croissance grâce à un contrat que nous avions décroché avec Home Dépôt.  Cette fois, c'est en raison d'un autre contrat très lucratif qui a été signé au cours des dernières semaines», confie M. Rey, qui préfère ne pas en dire davantage.

Fabritec recherche des travailleurs qui ont déjà évolué dans une usine. Si une expérience dans le domaine des meubles ou du bois est privilégiée, l'entreprise se dit ouverte à considérer les expériences acquises dans d'autres types d'industries.

Je veux trouver des gens allumés, qui ont le souci du travail de qualité. Il y a eu plusieurs fermetures d'usine à Granby et c'est exactement le type d'employés que nous voulons. Nous sommes prêts à leur réapprendre un nouveau métier. On veut les faire grandir chez nous», explique M. Rey.

Cette flexibilité s'explique par les difficultés de l'entreprise à recruter des employsé spécialisés. «Les gens formés spécifiquement dans le bois sont rares. Notre bassin est vraiment à Granby, Cowansville et autour. Nous voulons encourager la main-d'oeuvre de chez nous», souligne le directeur des ressources humaines.

L'entreprise souhaite principalement pourvoir des postes d'ébénistes et de spécialistes en peinture, teinture et coloration. Trois opérateurs de machine à commande numérique sont aussi recherchés par le département des ressources humaines de Fabritec. Au total, 40 nouveaux employés appelés à travailler 40 heures par semaine dès le retour des Fêtes sont recherchés.

Cette arrivée de  nouvelle main-d'oeuvre fera grimper de 20% le nombre de travailleurs. «On passera de 200 à 240 employés dans l'usine, ce qui est quand même majeur», indique M. Rey, insistant sur le fait que Fabritec souhaite s'engager à long terme dans le paysage économique de la région.

«On est là pour longtemps. En reprenant l'usine Hyundai, nous avons effectué des investissements importants, notamment dans la machinerie. Les emplois que nous offrons sont donc dans le long terme», ajoute-t-il.

Fondée en 1984 à Saint-Jean-sur-Richelieu, Fabritec possède deux autres usines au Québec, soit à Saint-Jean-sur-Richelieu et à Mont-Joli. Elle est l'un des plus gros fournisseurs d'armoires de cuisine aux grandes chaînes de rénovation domiciliaire d'Amérique du Nord.



Source : La Voix de l'Est, lundi 17 décembre 201
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Construction de l'amphithéâtre de Québec - Un contrat de 3,9 millions $ et de la visibilité pour les Aciers Orford.

Une entreprise sherbrookoise participera à la construction d'un futur amphithéâtre de la Ville de Québec.  Les Aciers Orford ont été le plus bas soumissionnaire pour l'acier d'armature, à 3,9 millions $.

La Ville de Québec annonçait, mardi, l'octroi des trois premiers contrats de l'amphithéâtre.  Les fondations de béton de l'amphithéâtre de Québec coûteront 15,9 millions $. Le contrat de coffrage de 9,6 millions $ a pour sa part été confié à Coffrage L.D. inc. et Entreprises LT ltée a décroché le contrat de fourniture de béton, à 2,44 millions $.

«C'est certain que c'est un de nos gros contrats.  On en a déjà eu d'autres importants, mais c'est assurément le plus médiatisé de tous.  Cette bonne nouvelle nous donne une belle visibilité et nous permettra de consolider notre expansion», a déclaré la directrice générale de l'entreprise, Catherine Marquis.

Les Aciers Orford ont été fondés par ses parents, Manon et René Marquis, en 1993. L'entreprise située sur la rue Panorama en bordure de l'autoroute 10 compte maintenant plus d'une centaine d'employés.  L'obtention du contrat de l'amphithéâtre de la Ville de Québec nécessitera l'embauche de dizaines de nouveaux employés.

«Des dizaines de ferrailleurs seront requis sur le chantier à Québec. Nous devrons également augmenter le régime de notre usine de production de Sherbrooke.  Nous grossirons nos équipes de travail et passerons de 5 à 7 jours d'activités par semaine», prévoit Mme Marquis.

Une vérification des cautions, lettres de garantie et entrepreneurs est en cours. Si tout est conforme, l'obtention des contrats sera officialisée par la Ville de Québec d'ici mercredi de la semaine prochaine.

Les Aciers Orford travaillent actuellement sur la construction de l'amphithéâtre de la Ville de Trois-Rivières, un contrat de 2 M$. L'entreprise estrienne participe également à l'érection du Complexe Jules-Dallaire, à Québec, un contrat de 10 M$.

«Les travaux de l'amphithéâtre de Québec débuteront au retour des Fêtes et devraient se terminer à l'automne 2013», précise Mme Marquis.

Les Aciers Orford sont en pleine période d'expansion. Pour accommoder ses employés, l'entreprise entreprendra la construction d'un nouveau centre administratif au printemps 2013. L'édifice, qui se situera à la même adresse, nécessitera un investissement de 2 M$ et inclura une garderie, une cafétéria et une salle de gym.


Source : La Tribune, Sherbrooke, jeudi 13 décembre 2012

Le fonds de Neptune Technologies cumule déjà plus de 200 000 $.

À peine créé, le fonds d'entraide de Neptune Technologies cumule déjà plus de 200 000$.

Comme promis à la suite de la tragédie du 8 novembre dernier, qui a fait trois morts et dix-huit blessés, la direction de Neptune Technologies et Bioressources de Sherbrooke a mis en place un fonds d'aide.

Le fonds a permis de payer les salaires des employés entre le 8 et le 21 novembre. L'entreprise dont le siège social est situé à Laval a pu aussi aider des familles de victimes à payer des frais pour le transport à l'hôpital ou aider aux funérailles.

La création de cette organisation sans but lucratif permettra à court terme de permettre aux employés de se relever des évènements du début novembre. Par la suite, ce fonds restera actif et permettra d'aider les employés dans le besoin.

Toutes les offres d'aide pour les employés peuvent ainsi être recueillies et redistribuées.

Les dons peuvent être acheminés au Fonds d'entraide Neptune Technologies.


Source : La Tribune, Sherbrooke, jeudi, 13 décembre 2012

Le fabricant de meubles Createch - Branché sur le 21e siècle.

Dans le difficile marché du meuble où elle évolue depuis près de 20 ans, l'entreprise Createch a toujours réussi à tirer son épingle du jeu, contrairement à bien d'autres joueurs. Son secret? La polyvalence de ses employés, la diversité de ses produits et son principe de production juste-à-temps.

Spécialisée dans la fabrication de mobilier de style contemporain, la compagnie a aussi rapidement compris la nécessité de passer d'un produit uniquement résidentiel à une production mixte, composée à 40% de meubles commerciaux et à 60% de meubles résidentiels.

À la tête de Createch, on retrouve Cédric Legault, 37 ans, qui poursuit aujourd'hui l'oeuvre de ses parents. Une transition qui s'est faite naturellement sur plusieurs années.

Née au début des années 1990, Createch a grandi et s'est fait connaître à Boucherville, Puis, en 2009, les propriétaires ont décidé de déménager leurs pénates à Granby. Pour bien des raison, laisse entendre Cédric Legault. «On avait un problème de main-d'oeuvre à Boucherville. On souhaitait se relocaliser, mais pas dans une trop petite municipalité. On a trouvé ici une bâtisse qui nous vonvenait, tant pas sa taille que par son prix. La ville nous plaisait et elle possèdait un bassin de main-d'oeuvre intéressant.» Avec sa vingtaine d'employés, Createch occupe un local de 20 000 pi2 dans la rue Laurent.

Si l'entreprise a d'abord fabriqué des dînettes en bois et métal, des chaises sur billes, des tabourets et des lits de métal, elle a dû ajuster sa formule. Surtout à cause de la menace chinoise. «On avait beaucoup trop de produits et on produisait en lots. Ça nous causait des problèmes. On a alors commencé à faire du mobilier de chambre pour accompagner nos lits, relate le président. Chaque année, les clients voulaient moins de métal, plus de bois et plus de style contemporain.»

Branché sur les tendances, Createch a ajouté du mobilier de cinéma maison. La collection Createch est conçue à partir de panneaux de bois plaqué de merisier et de noyer américain. On la retourve dan sles magasins de meubles haut de gamme. «Notre particuliarité, c'est qu'on fait beaucoup de mobilier personnalisé depuis 2005. Ça nous permet d'offrir entre 400 et 500 configurations possibles. On fait aussi du sur-mesure à partir de nos meubles existants», explique M. Legault.

De côté commercial, elle mise surtout sur le mobilier de restauration et les présentoirs de magasins. Le sur-mesure occupe une grande partie de ses ventes. Elle fournit, par exemple, à Loto-Québec tous les taborets de machines à sous et les chaises des salles de Kinzo Express.

De façon générale, le Québec demeuse son marché principal, mais les États-Unis absorbent environ le quart de ses ventes.

Cédric Legautl avoue sans détour que la survie de l'entreprise familiale est en grande partie attribuable au principe de production juste-à-temps. «Tout ce qui se fait ici est sur commande. Il n'y a donc pas d'inventaire et les délais de livraison sont plus courts», affirme-t-il.

L'usine arrive ainsi à fabriquer un meuble en trois jours, grâce notamment à la polyvalence des employés, qui permet de «débloquer» la production lorsque surviennent des inévitables goulots d'étranglement.

«Le juste-à-temps est néanmoins difficile à opérer. C'est un principe simple, mais sa mise en application n'est pas facile à gérer», admet l'entrepreneur.

Le fait d'être petit dans un mode de grands comporte également quelques contraintes, ajout-t-il. Son entreprise doit offrir les mêmes conditions aux employés, la même qualité aux clients, et le même service en fin de compte. «Par contre, on a l'avantage d'être plus flexibles.»

Il lui faut aussi assurer la relève en main-d'oeuvre spécialisée et faire face à la concentration des commerces sur le marché de la vente de mobilier. «On doit réussir à vendre à tout le monde, mais des produits différents, sans privilégier l'un plus que l'autre... C'est un défi.»

Bref, les affaires vont bien pour Createch, mais à force de travail et d'innovation. «C'est un combat de tous les instants, mais je ne suis pas inquiet pour l'avenir. Notre carnet de commandes est bien rempli. Il faut avoir la piqûre. Être entrepreneur, c'est une maladie qu'on attrape!».


Source : La Voix de l'Est, lundi 10 décembre 2012

Acquisition de l'ancienne imprimerie Métrolitho - Artopex prévoit emménager au printemps.

La compagnie Artopex entend s'installer dans l'ancienne imprimerie Métrolitho du parc industriel de Sherbrooke au cours des prochains mois.

Selon Daniel Pelletier, président de l'entreprise de meubles de bureau, la cinquantaine d'employés sherbrookois de la compagnie devraient y emménager en mars ou en avril.

«Nous pourrons être dans nos propres locaux. Nous sommes bien contents. Cette usine est bien située et nous permettra d'avoir une belle visibilité à Sherbrooke», commente M. Pelletier.

«La compagnie cherchait un bâtiment exsitant pour nous reloger en raison d'un manque d'espace que crée notre plan d'expansion.»

La division de Sherbrooke
se concentre sur la fabrication de chaises. Les employés travaillent dans une usine louée de la rue Courcelette, ajoute-t-il.

Rappelons que la compagnie Marquis Imprimeur avait acheté l'usine Métrolitho, au coin des boulevards de Portland et Industriel, l'été dernier, du Groupe Transcontinental. Au début de septembre, on apprenait la fermeture des installations pour cette semaine. Une centaine de personnes ont ainsi perdu leur emploi.

«C'est une tournure que nous ne voulions pas pour ces gens, mais nous ne pouvons rien y faire», ajoute M. Pelletier, depuis ses bureaux à Granby. «Ce déménagement est une occasion d'affaires pour nous», dit-il, sans vouloir chiffrer le montant de la transaction.

L'an dernier, Artopex a décidé d'intensifier ses activités à Sherbrooke en consolidant la totalité de sa production de fauteuils dans ses installations de l'usine TEC Innovation de la rue Courcelette.  Le projet a généré de nouveaux emplois.

La compagnie possède d'autres usines au Québec, dont deux à Granby et une à Laval. Elle compte plus de 400 employés.

«Nous avons de beaux projets à Sherbrooke. Il pourrait y avoir d'autres créations d'emplois, mais rien n'est définitif pour le moment», commente Daniel Pelletier.

«Noter entreprise connaît une belle expansion malgré l'économie difficile aux États-Unis et le taux de change du dollar américain.»


Source : La Tribune, Sherbrooke, jeudi, 29 novembre 2012

Gurit ralentit la cadence à Magog.

La multinationale Gurit a ralenti la cadence à Magog, ce qui a eu pour conséquence la mise à pied de près de 70 personnes au cours des dernières semaines. Une des deux usines de la compagnie en sol magogois se trouve en arrêt de production temporaire.

Directeur des deux usines de Gurit à Magog, Denis Lafrenière indique que la compagnie a commencé à réduire ses effectifs locaux en août dernier. «À ce moment-là, on a annoncé une fermeture temporaire de notre usine de préimprégné», précise-t-il.

Dans un premier temps, 21 des quelques 30 employés qui oeuvraient à l'intérieur de cette usine ont été mise à pied de façon temporaire. Un autre groupe a suivi plus récemment, de sorte que la production a presque entièrement cessé sur place.

«C'est une fermeture pour une période d'au moins six mois. Cette usine fournit principalement des matériaux au secteur éolien et, présentement, ça tourne au ralenti de ce côté. Nos clients nous ont dit que, pour la première moitié de 2013, ils n'auraient pas de grands besoins», explique Denis Lafrenière.

Pour illustrer son propos, M. Lafrenière souligne notamment que la société Hydro-Québec n'entrevoit pas développer davantage le secteur éolien dans un proche avenir.

Aux États-Unis, de nombreuses subventions ont été accordées à des entreprises pour stimuler le développement du secteur éolien ces dernières années, mais le programme d'aide mis en place sous l'administration Obama tire à sa fin. Il reste à voir s'il sera reconduit sous une forme ou une autre durant les prochains mois.

La production dans la seconde usine de Gurit à Magog se poursuit toutefois. Sur place, on produit un matériau, appelé mousse expansive, qui est utilisé dans la fabrication de pales d'éoliennes et des bateaux de plaisance de luxe. L'éolien a adopté un rythme plus lent, mais la construction de bateaux continue de s'effectuer à une bonne cadence.

En ce qui concerne la production de mousse expansive, les activités ralentissent toujours entre novembre et février. C'est peut-être un peu plus bas qu'à l'habitude cette année, ce qui est probablement attribuable au fait qu'en Chine, on observe aussi un certain ralentissement», mentionne Denis Lafrenière.

Environ 40 travailleurs ont été mis à pied au second lieu de production de Gurit à Magog, qui en employait quelque 150 au début du mois d'octobre. On devrait rappeler plusieurs personnes au travail en 2013.

M. Lafrenière se montre par ailleurs rassurant lorsqu'on lui demande si sa société entend conserver des usines dans la région. Il fait valoir que sa compagnie tient à garder ses installations qu'elle possède ici pour desservir le marché des Amériques.

Mairesse de Magog, Vicky May Hamm révèle pour sa part qu'elle avait été informée par un haut dirigeant de la multinationale, plus tôt cette année, qu'un ralentissement surviendrait. «Entre autres, on savait qu'une restructuration s'en venait. Pour nous, il n'y a pas lieu de s'alarmer. Des intervenants locaux tentent déjà d'aider la multinationale à gérer la situation», souligne-t-elle
.

Source : La Tribune, Sherbrooke, jeudi, 29 novembre 2012.

Boréalis investit 2,5 M$ dans son futur siège social.

L'entreprise Boréalis entreprend les travaux de réaménagement qui lui permettront d'occuper tout l'édifice de près de 15 000 pieds carrés qui accueillait jusqu'à récemment une succursale de la Société des alcools du Québec sur la rue Principale Ouest à Magog. Cet investissement de 2,5 M$ permettra à l'entreprise de regrouper ses activités et de poursuivre sa croissance dans la région.

Les travaux entrepris mercredi devraient s'échelonner jusqu'à la mi-mars et le déménagement est prévu pour le 1er avril.

«Il s'agit d'un chapitre important du développement de l'entreprise, explique Jules Paquette, président de
Boréalis. Notre nouveau siège social nous permettra de poursuivre nos opérations internationales tout en continuant de créer des emplois ci même à Magog.» Les nouveaux locaux sont conçus de manière à favoriser la collaboration du personnel et à stimuler l'innovation.

Le bail est de dix ans avec une option de renouvellement pour cinq ans.


Boréalis emploie actuellement 160 employés à travers le monde, dont la majorité travail à Magog. Depuis quelques mois, l'entreprise a atteint son ambitieux objectif de 100 employés à Magog où elle envisage éventuellement de doubler ses effectifs. Le siège social de Magog continuera d'assurer la coordination des bureaux de l'entreprise à Calgary, à Brisbane en Australie et à Accra au Ghana.

«Nos futurs locaux permettront à une centaine d'employés d'y travailler. Lorsqu'on dépassera ce chiffre, il faudra réévaluer nos options», lance le président de l'entreprise.

Source : La Tribune, Sherbrooke, samedi, 17 novembre 2012

Walter emménage à Sherbrooke - Un premier studio d'animation télé s'implante dans le parc industriel.

Vous êtes sans doute déjà trouvés nez à nez avec Walter dans votre télé.  Un monsieur à courtes pattes avec une bonne grosse tête sous la casquette, la voix de Benoît Brière, un fort zèle écologique et un ami poulet hyperactif au nom de recette indienne, ça vous dit quelque chose?

Ce personnage, qui s'est d'abord animé en Chine puis à Montréal, vient d'emmanager à Sherbrooke.  L'environnementaliste vivra maintenant ses aventures en 2D, flanqué de sa volaille de poche, dans les ordinateurs des studios
Kaffein Animation, que la compagnie montréalaise Immage Entertainment a choisi d'implanter à la porte du parc industriel.  Dans un local qui accueillait jadis les bulletins de nouvelles de TQS, dans l'édifice qui'il convient maintenant d'appeler Techno Portland, une vingtaine d'employés s'activent depuis juillet pour produire les 52 épisodes de la deuxième saison de la série Walter et Tandoori, que Radio-Canada a commandés pour une diffusion dès janvier prochain.

Les téléspectateurs de quarante-deux pays, dont ceux de toute l'Amérique du Sud, pourront aussi voir les courtes émissions de onze minutes destinées à un public familial.

«Sherbrooke est une ville que je connaissais et où j'avais envie de revenir depuis longtemps, a dit en conférence de presse hier le président Sylvain Viau, diplômé en administration des affaires de l'Université de Sherbrooke.  Dès que nosu avons entrepris les démarches, tout a tellement été simple.  Le dynamisme économique de la ville ainsi que la présence d'un bassin d'employés qualifiés ont aidé à confirmer notre choix.»


Aspirés dans la région par l'Institut Desgraff, qui forme les spécialistes du dessin qui bouge, les studios d'animation se sont multipliés à Sherbrooke au cours des dernières années, mais toutes oeuvrent dans le domain
e du jeu vidéo.  Kaffein Animation devient le premier créateur de contenu dans le milieu télévisuel.

Fondée en 2000, Image Entertainment a d'abord coproduit avec une compagnie française les séries Chasseurs de monstres, Martin mystère, Galaxy Académie et Totally Spies, connues des fidèles de Télétoon et de Vrak, avant de tricoter chaque maille de l'univers de Walter, décliné maintenant sur de multiples plateformes.  En plus des téléséries et d'un long métrage en dessins animés, une série de treize épisodes en «images réelles» a été tournée à l'Université Bishop's en 2011 et est présentement rendue en salles de montage.  Une trilogie de livres inspirée par Walter et écrite par Bryan Perron a aussi été publiée aux Éditions La Presse.  La première saison de Walter et Tandoori, qui avait été diffusée à TV5 et VRAK avant d'être achetée par la société d'État, a remporté le prix Gémeau de la meilleure série d'animation l'année dernière.


Le papa de Walter, Sylvain Viau, croit que d'ici un an et demi, le personnel des studios Kaffein, surtout composé d'animateurs, aura doublé, grâce à différents projets qui seront dévoilés au marché MIPCOM de Cannes en octobre.  «Je suis bien certain qu'une troisième saison de Walter nous sera commandée.  D'ici trois ans, je crois que nous pourrons mener ici trois projets parallèles et non plus qu'un seul!»  avant M. Viau, qui chiffre à plus d'un million de dollars la somme investie dans ce studio totu neuf.

Les chances que vous retombiez nez à nez avec le sympatique écolo devraient donc se multiplier...

Source : La Tribune, Sherbrooke, mercredi, 19 septembre 2012

Verbom s'étend vers Lawrenceville - L'entreprise emménage dans les locaux de l'ancienne usine IPL.

Inoccupés depuis novembre 2011, les locaux de l'ancienne usine IPL ont trouvé preneur.  L'entreprise Verbom de Valcourt y a emménagé il y a trois semaines afin de poursuivre son plan de progression.  L'entreprise est ainsi en bonne voie d'atteindre ses prévisions, alors que l'automne dernier, Verbom planifiait toucher les 10 millions $ de chiffre d'affaires pour sa production de pièces d'ici 2014.  À ce jour, la moitié de cet objectif a déjà été atteint.

«Il nous manquait de l'espace à Valcourt, alors on a déménagé certains équipements ici pour une partie de l'assemblage des pièces pour BRP.  Ces pièces sont produites sur presse à Valcourt, mais ensuite il faut les emballer dans des boîtes, avec les manuels d'instruction, donc on a amené la presse d'assemblage ici.  On peut aussi entreposer les boîtes de carton et les pièces d'emballage.  On va remplir l'espace assez rapidement», entrevoit Éric Chênevert, directeur général outillage chez
Verbom.

Plus tard cet automne, le local accueillera aussi une nouvelle presse spécialisée et destinée à la fabrication de produits pour Bombardier Transport.  Cette presse fonctionnera selon la technologie développée par
Verbom, l'enboutissage à chaud de l'aluminium, fruit d'une année de recherche et développement.

«La presse sera faite sur mesure.  C'est un contrat pour la Société de transport de Montréal (STM) pour les nouveaux  métros qui vont être en service à Montréal en 2015.  Nous allons produire les côtés des trains, de grands panneaux avec des fenêtres», explique M. Chênevert.

Au total, ce sont 11 000 pieds carrés, soit le tiers de l'ancienne usine IPL, qui est désormais occupé par
Verbom, le reste du bâtiment étant toujours vacant.  Environ cinq employés y travailleront, dont deux nouvelles embauches.  Comptant plus de 135 employés, dont une vingtaine dans son département d'ingénierie, Verbom est le deuxième plus important employeur à Valcourt.

De sous-traitance consacré presque exclusivement aux besoins de Bombardier,
Verbom s'est diversifiée au fil des ans pour s'imposer dans divers secteurs, notamment celui de l'automobile.  Depuis trois ans, sa production de pièces est passée de 1,5 M$ à 5 M$, et elle vise atteindre 10 M$ d'ici 2014.

«Ça va très, très bien.  On a beaucoup de nouvelles demandes, les contrats rentrent très bien et on a une belle diversification, notamment des contrats avec les autobus Prévost.  Nous avons plus que doublé notre chiffre d'affaires et il nous reste encore deux ans pour atteindre notre objectif de 10 M$.  Nos nouveaux locaux vont nous permettre de poursuivre notre progression», conclut Éric Chênevert.

Fondée en 1978,
Verbom se spécialise dans la conception et la fabrication d'outillage et de pièces à partir de métaux en fauilles destinés en grande partie au secteur de l'automobile, mais aussi aux véhicules récréatifs et au transport terrestre de passagers (trains et autobus).  On parle par exemple d'accessoires, de pièces esthétiques ou de structure poru les véhicules de BRP.

Rappelons que l'usine IPL de Lawrenceville avait fermé ses portes en novembre 2011, entraînant la perte de 120 emplois dans la région.  Au cours des années précédentes, IPL avait perdu des contrats de fabrication, dont ceux des entreprises Styker et Électrolux, au profit de compétiteurs américains.


Source : La Tribune, Sherbrooke, vendredi, 14 septembre 2012.

Boréalis en lice pour un nouveau prix.

L'entreprise Boréalis continue d'attirer les regards.  La voilà maintenant finaliste dans le cadre des Prix d'affaires internationales de HSBC dans la catégorie Entreprise internationale de l'année.

Le prix de la catégorie Entreprise internationale de l'année vise à récompenser «une petite ou moyenne entreprise qui, grâce à ses stratégies innovatrices et à sa compréhension des marchés étrangers, a su relever avec succès les défis de l'exportation», indique un communiqué émis par Boréalis.

Pour le président de l'entreprise magogoise, Jules Paquette, l'exportation a toujours été une priorité.  La PME oeuvre dans le secteur naissant de la responsabilité sociale et environnementale.  Elle participe à des projets se déroulant à de multiples endroits dans le monde.

«Convaincus de la pertinence et du potentiel d'un système de gestion informatisé de l'impact social des grandes entreprises d'exportation, nous n'avons pas hésité à nous attaquer au marché international dès la création de Boréalis en 2004», note M. Paquette.

Au sujet de la nouvelle nomination obtenue par sa boîte, l'entrepreneur affirme qu'elle «concrétise sa volonté et celle de son équipe de positionner Boréalis comme un chef de file et catalyseur auprès de ses clients».

Le concours initié par la Banque HSBC Canada est ouvert aux entreprises détenues majoritairement par des intérêts canadiens et possédant un siège social au Canada.  De plus, on exige qu'elles réalisent au moins 10 pour cent de leur chiffre d'affaires à l'extérieur du pays et que leurs ventes soient supérieures à 2,5 millions $ depuis au minimum deux ans.


Source : La Tribune, Sherbrooke, samedi 8 septembre 2012

Camoplast Solideal vend sa division Thermoplastique - La nouvelle compagnie prendra le nom de Exo-S.

Camoplast Solideal annonçait, hier, la vente de sa division Thermoplastique à Capital régional et coopératif Desjardins et à l'équipe de direction de l'entreprise.  À la suite de cette transaction, qui comprend l'ensemble des activités de développement, de fabrication et la vente de produits moulés par souffrage et par injection, l'entreprise prendra le nom d'Exo-s.  Son siège social sera à Sherbrooke où l'entreprise souhaite consolider encore davantage ses assisses.

Pierre Marcouiller, président du conseil et chef de la direction de Camoplast Solideal, se réjouit de cette transaction avec Desjardins.  «Nous sommes très heureux qu'un tel partenaire, qui nous accompagne depuis 25 ans, prenne la relève de notre entreprise avec le management en place.  Cette transaction permettra à Exo-s de poursuivre ses propres objectifs d'affaires et une vision du marché qui lui est propre.  Grâce à une équipe formidable et son histoire fondée sur l'innovation, les produits à valeur ajoutée et le service à la clientèle, elle pourra continuer à croître et à prospérer.»

Le montant de la transaction et la répartition de l'actionnariat n'ont pas été divulgués, mais Capital régional et coopératif Desjardins est maintenant l'actionnaire majoritaire.

«Nous miserons sur la forte culture d'excellence et entrepreneuriale de Camoplast Solideal, en étant soutenus par du personnel d'expérience qualifié et dévoué.  Nous confirmons ainsi notre engagement à être un chef de file dans le secteur des produits moulés par soufflage et par injection.  Nous sommes fiers de la confiance que nous manifeste Capital régional et coopératif Desjardins», dévoile le nouveau président-directeur général d'Exo-s, Emmanuel Duchesne, ajoutant qu'en devenant une entreprise autonome, l'équipe pourra se concentrer sur l'accélération des perspectives de croissance.

Marie-Claude Boisvert, chef de l'exploitation de Desjardins Capital de risque, le gestionnaire de Capital régional et coopératif Desjardins, soutient que le partenariat avec Exo-s est un exemple éloquent de la préservation de ce qui se fait de mieux en matière entrepreneuriat.  «En créant des passerelles entre les générations d'entrepreneurs, nous nous assurons que nos plus belles enterprises poursuivent leur croissance et continuent à jouer leur rôle de moteur économique pour les régions qui les ont vues naître et grandir.»

Exo-s, anciennement la division Thermoplastique, est un leader à titre de fournisseur de produits moulés par injection ou soufflage pour le domaine de l'automobile, tels que des systèmes de couverts de moteur, systèmes de conduits de ventilation, réservoirs de fluide de refroidissement, réservoirs de lave-glace et systèmes d'induction d'air.  L'entreprise fabrique également des produit spécialisés pour l'agriculture, les véhicules utilitaires tout-terrain, les électroménagers, les skis de motoneige, les roues de plastique, les imprimantes, les jouets et les véhicules récréatifs.


Source : La Tribune, Sherbrooke, jeudi, 6 septembre 2012

Moules Industriels déménagera dans le parc industriel

À l'étroit dans ses locaux de la 10e Avenue Sud, l'entreprise Moules Industriels déménagera dans le vaste bâtiment ayant autrefois abrié C-Mac, dans le parc industriel régional.  Ce nouveau départ nécessitera un investissement de 4 M$ pour cette compagnie spécialisée dans la fabrication de joints d'étanchéité pour automobiles.

«On y pense depuis quatre ans, mais la récession a retardé noter projet», explique la présidente de Moules Industriels, Francine Guay.

L'entreprise a acquis l'ancien bâtiment de C-Mac au début d'août pour 2,8 M$, soit partiquement l'évaluation municipale.  Détenu depuis 2008 par une compagnie à numéro présidée par l'homme d'affaires François Bernard, cet immeuble de 56 000 pieds carrées était en majeure partie inoccupée depuis plusieurs années.

La compagnie Moules Industriels emménagera dans ses nouveaux locaux vers avril prochain.  Pour l'instant, elle compte occuper les 40 000 pieds carrés de son immeuble.

L'entreprise fondée en 1989 est basée sur la 10e Avenue Sud depuis 1997, dans un bâtiment de 25 000 pieds carrés.  Les plafonds sont trop bas pour accueillir la machinerie dernier cri, indique Mme Guay.

L'entreprise qui compte environ 80 employés, a aussi des projets de croissance, évoque-t-elle.  Les besoins de main-d'oeuvre devraient croître vers la fin 2013 ou en 2014, avance la président de Moules Industriels, qui détient aussi l'entreprise Plastech, située sur la rue Léger.

Moules Industriels et Plastech sont deux entreprises soeurs.  L'entreprise Moules Industriels se spécialise dans la conception et la fabrication de moules pour l'industrie des plastiques et des caoutchoucs, tandis que Plastech se concentre sur l'injection thermoplastique.  Les deux compagnies se partagent des employés de bureau (ventes, finances, ressources humaines, etc.)

En quittant la 10e Avenue Sud pour le parc industriel régional, Moules Industriels se rapprochera de Plastech, fait valoir Francine Guay.  «Ce sera aussi plus facile pour nos clients de venir nous voir», souligne-t-elle.

En incluant l'achat de machinerie et de réaménagements du bâtiment, ce déménagement entraînera un investissement d'environ 4 M$.


Source : La Tribune, Sherbrooke, mercredi 5 septembre 2012

Métrolitho fermera en novembre.

À peine deux mois après avoir acquis Métrolitho, Marquis Imprimeur a annoncé hier la fermeture de l'imprimerie de Sherbrooke, prévue pour le 27 novembre prochain.

Une centaine d'employés perdront leur emploi.  Certains d'entre eux seront transférés chez Marquis Imprimeur de Sherbrooke, dont les locaux sont situés tout près de Métrolitho, dans le parc industriel.  D'autres se sont fait offrir un poste à l'usine de Marquis Imprimeur à Montmagny, où toute la production de Sherbrooke sera consolidée.

«Tous les employés ont été pris en main par un comité de reclassement à nos frais.  Ils obtiendront du soutien psychologique et de l'aide à la recherche d'emploi», souligne Serge Loubier, président de Marquis Imprimeur.  «Les employés de Sherbrooke ne sont pas en cause dans cette décision», tient-il à souligner.

Interrogé à savoir si la fermeture de Métrolitho était prévue au moment de son acquisition, Serge Loubier répond qu'il «n'est pas là pour fermer des usines.»

Deux raison majeures ont poussé l'imprimeur de Cap-Saint-Ignace à fermer sa nouvelle acquisition de Sherbrooke.  «La clientèle des États-Unis n'est pas au rendez-vous et nous manquons de temps pour développer cette clientèle.  Il y a un problème de volume d'affaires dans le milieu de l'imprimerie avec une surcapacité aux États-Unis et au Canada», explique M. Loubier.  En outre, la production de l'usine de Montmagny est très similaire à celle de Sherbrooke, fait-il valoir.


«On avait un plan A, B et C.  Disons, que c'est le plan C qui a pris le dessus après nos dernières analyses de la clientèle et du marché», admit-il toutefois.

«Nous voulons la meilleure plateforme au Canada pour nous développer aux États-Unis et à l'étranger à partir du Québec», indique Serge Loubier.

Des équipements à la fine pointe de la technologies seront d'ailleurs installés dans l'usine de Montmagny après sa consolidation avec Métrolitho.

Dany Sévigny, président de la Chambre de commerce de Sherbrooke, s'est déclaré triste et surpris par la nouvelle, notamment en raison de la perte de plusieurs emplois à Sherbrooke.

Il interprète la fermeture de Métrolitho comme un important signal.  «Il faut qu'on soutienne les entrepreneurs locaux dans les projets d'achat et d'expansion», plaide M. Sévigny.  «Si des gens d'ici avaient acheté Métrolitho, peut-être qu'on aurait eu la chance de la garder plus longtemps.  Les propriétaires de Marquis Imprimeur sont de bonnes personnes, mais on peut comprendre qu'ils choississent de garder l'usine la plus près de chez eux», analyse-t-il.

Source : La Tribune, Sherbrooke, mercredi, 5 septembre 2012

Bois Le Roux devient Bois Bélanger.

Le plan de relance déposé par Bois Bélanger, une division de Bois Bonzaï, a été accepté par les créanciers de Bois Le Roux, une entreprise de Weedon qui a déclaré faillite en juin dernier.  Bois Le Roux devient donc Bois Bélanger.

«Tout s'est réglé lundi.  Les papiers sont présentement chez le notaire et on devrait rouvrir l'usine de Weedon à court terme», confirme Michel Bélanger, actionnaire et vice-président de Bois Bonzaï, une entreprise dont le siège social est à Lévis.

C'est une excellente nouvelle pour les 45 employés qui étaient sur le registre du personnel de Bois Le Roux au moment de sa fermeture.

«Les premiers employés à être réembauchés devraient recommencer début septembre.  La production reprendra progressivement au cours des semaines qui suivront», confirme M. Bélanger qui prévoit rencontrer la mairie de Weedon et le Centre local de développement pour qu'ils travaillent ensemble à mettre sur pied une entreprise rentable à long terme.

«Comme il s'agit d'un plan de relance, les gens sont très positifs par rapport à notre arrivée», explique M. Bélanger qui préfère ne par révéler le coût d'achat des actifs de Bois Le Roux.  Par contre, l'acheteur planifie investir 100 000 $ dans les immobilisations afin d'augmenter à court terme sa productivité.  «D'autres investissements seront faits à moyen terme, selon le plan établi», ajoute M. Bélanger.

En plus de poursuivre la production de certains produits offers par Bois Le Roux, Bois Bélanger compte fabriquer à Weedon ses produits Black Bear, c'est-à-dire des lattes destinées au marché canadien de la construction.

Les acheteurs croient que c'est important de changer le nom de l'entreprise.  «Il faut faire oublier Bois Le Roux», laisse entendre M. Bélanger.

André Rousseau, de Pro-Bois André Rousseau à Weedon, collaborera avec Bois Bélanger et devrait être responsable de la gestion quotidienne de l'entreprise.  «Pro-Bois est une sous-traitant de Bois Bonzaï depuis des annése et j'ai une pleine confiance en André Rousseau qui m'a convaicu du potentiel du secteur en Estrie», conclut M. Bélanger.


Source : La Tribune, Sherbrooke, jeudi 16 août 2012.

Aide de 100 000 $ à Industries 3R.

Le versement d'une contribution financière non remboursable de 100 000 $ à la société Industries 3R inc. pour un projet d'investissement total de plus de 1 M$ a été confirmé par l'actuel député de Richmond, Yvon Vallières.

«Nous sommes heureux d'apporter notre soutien à une entreprise bien établie de la région, afin qu'elle puisse maintenir sa position concurentielle sur le marché québécois, en plus de renforcer sa présence à l'international.  Industries 3R a su se démarquer en s'adaptant aux besoins de sa clientèle et aux contraintes du marché.  Ce projet aura des retombées très intéressantes pour la MRC des Sources et l'Estrie, notamment par la création de 10 nouveaux emplois», a fait part Yvon Vallières.

Par ce projet d'agrandissement du bâtiment actuel ainsi que d'acquisition d'équipements de pointe, les dirigeants d'Industries 3R inc. désirent consolider leur position de chef de file dans la création de produits industriels résistant à de hautes températures.  Ils visent aussi à s'orienter vers des avenues plus prometteuses, dont le secteur énergétique, et à développer de nouveaux marchés en Europe.

Fondée en 1978, l'entreprise a d'abord été spécialisée dans les produits industriels faits à partir de chrysotile.  Aujourd'hui, l'entreprise dessert principalement les alumineries, mais sa présence s'étend aussi aux secteurs des acieries, des raffineries, des fonderies, des industries pétrochimiques ainsi qu'aux pâtes et papiers.


Source : La Tribune, Sherbrooke, vendredi, 3 août 2012

Nouvel élan pour la recherche - Charest et l'Université de Sherbrooke inaugurent le Centre C2MI à Bromont.

Fruit d'un investissement de près de 220 millions $, le plus important centre de microélectronique au Canada, le Centre de collaboration MiQro Innovation (C2MI), a été inauguré hier à Bromont en présence du premier ministre du Québec, Jean Charest, et du ministre fédéral de l'Industrie, Christian Paradis.

«Tout ce qui peut nous simplifier la vie, c'est ce qu'on peut faire ici», a résumé hier le président-directeur général du C2MI, Normand Bourbonneais, pour expliquer la nature des activités menées dans les nouvelles installations du boulevard de l'Aéroport.

Cet important projet est né d'un partenariat entre l'Université de Sherbrooke et les entreprises IBM et Teledyne Dalsa.  Le gouvernement du Québec a accordé une aide financière de 94,9 millions $ au C2MI, tandis que le gouvernement fédéral y est allé d'une contribution de 82,95 millions $.  La part des partenaires industriels fondateurs et des fournisseurs en équipement est de 40,6 millions $.

Selon Christian Paradis, il s'agit du projet le «plus ambitieux au Canada» à avoir profité du Programme d'infrastructure du savoir.  «On peut tous convenir que c'est de l'argent bien placé», a-t-il déclaré.

Selon Jean Charest, dans un contexte économique difficile, le soutien du gouvernement du Québec est un geste qui témoigne de la confiance dont jouissent les chercheurs, l'Université de Sherbrooke et les entreprises.  À ses yeux, la microélectronique est appelée à devenir un secteur économique aussi important que l'aérospatiale, l'industrie pharmaceutique, les technologies de l'information et les jeux vidéo.

Selon la mairesse de Bromont, Pauline Quinlan, une page d'histoire s'est écrite hier avec l'inauguration du C2MI.  «C'est une étage déterminante pour le développement de Bromont.  Ce cnetre de recherche consolidera la présence des entreprises partenaires, dont IBM.  Et nous sommes convaincus qu'il y aura de nouvelles entreprises qui s'implanteront chez nous», a déclaré la mairesse.

La ville de Bromont participe au projet en accordant un congé de taxes au C2MI pour une période de 10 ans, représentant 10 millions $.

Pauline Quinla a d'ailleurs profité de l'occasion hier pour annoncer que la Techno-Parc de Bromont changera de vocable.  Il sera renommé : Parc scientifique de Bromont.

Aux yeux du vice-recteur à la recherche de l'Université de Sherbrooke, Jacques Beauvais, le C2MI permet de nouer la boucle en mettant en place une interface entre la recherche universitaire et industrielle, ce qui ferait en sorte d'accélérer la commercialisation des produits électroniques de prochaine génération.

«Alors qu'au 3IT on effectue de la recherche en amont du C2MI en développant des matériaux, de la robotique et des concepts de biopuce, et ce, en mêlant la recherche fondamentale à la recherche appliquée, au C2MI, on va encore pluis loin.  On analyse de quelel façon il est possible de manufacturer un produit quelconque.  C'est essentiel!  Au CTA, on y effectue de la recherche et du développement de technologies innovatrice dans le domaine des produits récréatifs motorisés avec notre partenaire BRP.  Tout est donc relié désormais.

Ces trois partenaires avec le privé permettent ainsi de profiter du haut savoir des chercheurs de l'UdeS, qui servira tôt ou tard à l'émergence du Québec concernant la mise en marché de produits originaux et innovateurs.

«Avec le C2MI, on s'assure que les entreprises québécoises bénéficient et profitent des concepts trouvés ici.  On amène une diversification manufacturière en convertissant nos idées, ce qui permet de créer des emplois et de pouvoir vivre au sein d'une société québécois prospère grâce à la concrétisation de ces idées.  Voilà pourquoi le C2MI est un projet de plus grande envergure» précise M. Beauvais, tout en rappelant que l'UdeS baigne depuis 30 ans dans le domaine du développement d'équipement à la fine pointe de la technologie.

Source : La Voix de l'Est, mercredi, 1er août 2012

Métrolitho change de main.

L'imprimerie Métrolitho, située dans le parc industriel de Sherbrooke, ne fait plus partie de la compagnie Transcontinental.  L'imprimeur montréalais a annoncé que son usine d'impression de livres avait été vendues à Marquis Imprimeur, de Cap-Saint-Ignace.

Cette entreprise spécialisée dans l'impression de livres met aussi la mais sur l'imprimerie Transcontinental Gagné, à Louiseville.  Les deux unités de production vendues embauchent une centaine de personnes chacune.

Transcontinental dit avoir décidé de vendre à «la suite d'un examen de son modèle d'affaires et de ses objectifs stratégiques à long terme».  Le géant entend poursuivre sa production uniquement dans certaines spécialisations, dont celle de l'impression de livres quatre couleurs sur presses rotatives destinés aux marchées de l'éducation au Québec, dans le reste du Canada et des États-Unis.

Il s'agit d'un créneau qui la différencie et fait sa renommée, mentionne un communiqué.  Transcontinental juge avoir connu «d'excellents résultats et entrevoit avec confiance son développement».

L'imprimerie Métrolitho située au coin des boulevards de Portland et Industriel, faisait partie de Transcontinental depuis l'été 1995.

L'acquéreur croit que cette transaction lui permettra de se hisser au rang des leaders en Amérique du Nord dans l'impression de livres et de développer de nouveaux marchés et de nouveaux produits.

Au cours des prochaines semaines, Marquis rencontrera les nouveaux employés, se familiarisera avec les actifs acquis et mesurera leur plein potentiel quant au plan d'affaires de la compagnie, ajoute un communiqué diffusé par la compagnie.

La compagnie possède déjà trois usines de production, soit Marquis Cap Saint-Ignace, Marquis Montamagny et Marquis Laurentien à Saint-Augustin, en plus d'un atelier de production graphique et de prépresse à Sherbrooke et un autre à Québec.  Un bureau des ventes est situé à Montréal.

La compagnie est établie à Montmagny depuis 1937.

Rappelons qu'il y a un an, Transcontinental a cédé ses activités d'impression de livres en noir et blanc destinées à l'exportation aux États-Unis à l'entreprise américaine Quad/Graphics dans un échange d'actifs plus large, impliquant des usines au Canada et aux Mexique.

Ce transfert avait entraîné le licenciement de 88 employés à Louiseville et de 26 autres à Sherbrooke.


Source : La Tribune, Sherbrooke, mardi, 17 juillet 2012

Innoltek s'équipera en neuf.

Spécialisée dans la production de biolubrifiants destinés à l'industrie du béton et au secteur du bâtiment, l'entreprise thetfordoise Innoltek bénéficiera d'une aide financière remboursable de 200 000 $ pour doter sa nouvelle usine de production de biodiesel à partir d'huiles recyclées d'équipements neufs.

Le coût total du projet est de l'orde de 750 000 $ et entraînera la création de deux emplois. 
Innoltek devient ainsi la première entreprise du domaine du biodiésel dans la MRC des Appalaches.

L'annonce en a été faire par le minitre de l'Industrie, Christian Paradis, qui a déclaré qu'en appuyant les entreprises innovantes telles qu'
Innoltek, le gouvernement du Canada favorisait la commercialisation de nouveaux produits, alimentait et soutenait la création d'emplois de qualité.

Innoltek fera l'acquisition d'un système de distillation, d'une bouilloire et de réacteurs ainsi qu'à l'aménagement de l'usine dont la capacité de production sera de deux millions de litres par année.

La nouvelle usine où sera produit le biodiésel en vrac permettra de donner de la valeur à des matières qui en ont peu.  Selon ses dirigeants, elle contribuera au développement à Thetford Mines d'un pôle d'oléochimie industrielle et à la diversification de l'économie de la ville.


Innoltek fabriquera du biodiésel satisfaisant aux normes de l'industrie pétrolière et répondra à la demande croissante pour ce produit biodégradable.

Le biodiésel s'ajoutera à sa gamme de produits vers qui ont tous pour caractéristiques d'être performants, non toxiques et biodégradables.


Source : La Tribune, jeudi 28 juin 2012

3,4 M$ pour l'extraction de métaux précieux. - Nichromet constitura une usine de démonstration.

L'entreprise Extraction Nichromet, qui possède à Thetford Mines une usine pilote d'extraction de métaux précieux, ira de l'avant avec la construction d'une usine de démonstration.  Estimé à 3,4 millions $, le projet permettra de faire passer de 12 à 35 le nombre d'employés d'ici 2020.

Extraction Nichromet a reçu lundi une aide financière gouvernementale de l'ordre de 700 000 $.  L'annonce en a été faire par le ministrère des Affaires municipales, des Régions et de l'Occupation du territoire, Laurent Lessard, en présence de plusieurs des hauts dirigeants de l'entreprise.

Pierre Gauthier, d'Extraction Nichromet, a déclaré que cette annonce était d'une grande importance.  «Cette aide gouvernementale constitue pour nous une caution à travers le monde, elle nous confère un avantage compétitif énorme.»

Présent à la conférence de presse, Jean-Marc Lalancette, vice-président Recherche et Développement chez Extraction Nichromet, a pour sa part expliqué que le choix de Thetford Mines pour y établir l'usine de démonstration allait de soi.

«Nous sommes à Thetford Mines depuis huit ans.  Nous avons constitué une équipe fantastique qui compte 12 personnes et que nous voulions conserver.  Des scientifiques, des chimistes et des ingénieurs.  La région nous offre des locaux adéquats, une expertise et une très longue histoire industrielle.»

M. Lalancette a expliqué rapidement le procédé technologique utilisé par Nichromet pour extraire les métaux précieux.  «Il faut enlever les éléments toxiques avant d'extraire l'or et l'argent.»  Il a également fait la différence entre l'activité de type pilote, à un kilo par jour, et l'activité de type démonstration, où l'on peut traiter quotidiennement 15 tonnes de concentré.  L'usine pilote continuera de focntionner même lorsque l'usine de démonstration sera en fonction.  Cette usine de démonstration pourrait commencer à fonctionner fin 2013, début 2014.

D'ici 2020, Extraction Nichromet embauchera 35 employés.  La construction de l'usine créera 18 emplois.

M. Lalancette a jouté que Nichromet s'intéressait au minerai frais de même qu'aux résidus.  C'est ainsi que 15 tonnes de minerai concentré pourraient être acheminées vers les installations de Thetford Mines en provenance d'un peu partout au pays et même dans le monde.

La technologie mise au point par Extraction Nichromet permet la récupération des métaux précieux à 90-95 pour cent de l'or et à 80-85 pour cent pour l'argent.  Après récupération des métaux précieux, le résidu stérile s'avère être un solide inerte et stable avec une très basse4 en soufre qui ne peut engendrer des lixiviats.  Le recyclage de l'eau et des saumures élimine les besoins de stockage en étangs.

«Le procédé technologique sans cyanure mis au point par Extraction Nichromet est novateur et prometteur.  En proposant une solution de rechange à l'utilisation du cyanure pour l'extraction des métaux, il a le potentiel d'éviter des problèmes environnementaux et d'offrir des coûts concurrentiels.  La ville de Thetford Mines sera ainsi appelée à jouer un rôle important dans l'industrie québécoise des technologies vertes.  C'est pourquoi nous sommes fiers de nous associer à ce projet porteur et créateur d'emplois pour la région Chaudière-Appalaches», a déclaré le ministre Laurent Lessard.



Source : La Tribune, mercredi 13 juin 201
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Recherche en robotique et équipements de tests et outillages - Un rôle international pour GE de Bromont.

L'usine de GE à Bromont a hérité de nouveaux mandats internationaux de la maison mère.  Deux centres d'excellence y seront implantés : l'un en robotique, l'autre en équipements de tests et outillages.  Ils desserviront l'ensemble des usines de GE Aviation à travers le monde.  Ce projet entraîne un investissement de 61,4 millions $ et la création de 90 emplois directs, a fait savoir le directeur général de l'usine, Philippe Simonato.

L'annonce a été effectuée en conférence de presse, en présence de la ministre de la région de l'Estrie, Monique Gagnon-Tremblay.  Celle-ci a confirmé l'attribution d'une aide financière de près de 8,4 millions $ à GE pour ce projet, dont 5,16 millions $ proviennent du ministère du Développement économique, de l'Innovation et de l'Exportation et trois millions $ d'Investissement Québec.

L'usine de Bromont, spécialisée dans la fabrication d'aubages pour les compresseurs de moteurs d'avion, surfe littéralement sur la croissance.  Il s'agit d'un deuxième investissement majeur en deux ans.  En avril 2010, l'entreprise a annoncé un investissement de 63,5 millions $, sur une période de six ans, pour développer de nouveaux produits.  Le gouvernement du Québec y est allé d'une contribution de 13,3 millions $.

La mairesse de Bromont, Pauline Quinlan, n'a pas manqué de souligner cette successions de bonnes nouvelles pour GE.  «En 2010, il y avait 545 personnes à l'emploi de l'entreprise.  En 2012, 703 personnes y occupent des postes.  C'est très réjouissant, après avoir connu une récession.  Pour nous, c'est encore une fierté d'accueillir des centre de recherches dans le Technoparc», a déclaré Mme Quinlan.

Le projet confirme «la compétitivité québécoise en aérospatiale, l'un de nos secteurs technologiques phares», a dit la ministre Monique Gagnon-Tremblay.  «Encore une fois, le Québec fait un gain significatif dans un secteur économique qui compte déjà quelque 42 000 emplois et 212 entreprises», fait-elle valoir.

Le vice-président des politiques chez GE Canada, Ross Hornby a pour sa part affirmé que l'usine de GE à Bromont est «la plus productive du réseau Aviation (de GE) à travers le monde».

C'est entre autres ce qui explique l'implantation des deux nouveaux centres d'excellence à Bromont.  Celui consacré à la robotique nécessitera un nouvel agrandissement de l'usine.  La construction d'une surface additionnelle de 15 000 pieds carrés attenante aux installations actuelles, sera lancée au cours des prochaines semaines, précise Philippe Simonato.  Selon lui, les lieux devraient être en activité le printemps prochain.

L'embauche a toutefois déjà commencé.  Une équipe restreinte planche depuis quelques mois sur certains projets.  Le fruit du travail de ce centre d'excellence pourra éventuellement être implanté dans les 85 usines de GE Aviation à travers le monde.  «Tous les projets importants de robotique vont passer par ici», précise le DG de l'usine.  Un «challenge» emballant, selon l'un des employés présents hier, Ludwig Bernabe, un technicient en robotique embauché en novembre dernier.

Avec l'ajout de ces nouveaux mandats, GE Bromont oeuvre de plus en plus dans le créneau de l'innovation.  Le centre d'excellence en équipements de tests et outillages, aménagé dans une nouvelle section de l'usine construite l'an dernier, se consacrera à la conception d'équipements qui permettrons de réaliser des essais pour la mise au point de nouveaux moteurs d'avion, tels que ceux issus de la nouvelle génération de turboréacteurs LEAP-X.

Une partie du trvail portera aussi sur l'analyse des vibrations.  «On n'a pas peur du changement.  C'est avec le changement qu'on s'améliore», croit Philippe Simonato.  Ce dernier, comme Ross Hornby de GE Canada, n'avait d'ailleurs que de bons mots hier pour les employés, qui contribuent grandement au succès de l'usine, implantée à Bromont depuis 1982.

Selon M. Simonato, les moteurs d'environ un avion sur deux à travers le monde comportent des pièces développées par GE.  L'entreprise fabrique entre autres des composantes pour les Boeing 737 et les Airbus A-320.

Une bonne proportion des 90 nouveaux postes créés sont des emplois d'ingénieurs et de techniciens spécialisés.  L'embauche n'est pas difficile, précise Philippe Simonato, plusieurs étant attirés par la qualité de vie associée à la région.


Source : La Voix de l'Est, mardi, 12 juin 2012

Relance de Bleu Lavande - Jean Pelchat décèle un grand potentiel.

Le groupe d'investisseurs qui s'est porté acquéreur de Bleu Lavande ne restera pas les bras croisés en attendant que la PME refleurisse toute seule.  Au contraire : son nouveau président, Jean Pelchat, laisse plutôt entendre que son groupe fera tout en son possible pour amener rapidement l'entreprise plus haut et plus loin.

Assis à une table à pique-nique en bordure des champs de lavande de l'entreprise, l'homme d'affaires n'a pas de mal à sourire en parlant de Bleu Lavande«C'est un très beau projet!», lance-t-il avec les yeux qui s'illuminent soudainement.

La gamme de produits de marque Bleu Lavande, savons, huiles, tisane et autres, paraît déjà étendue mais Jean Pelchat semble néanmoins pressé d'élargir en misant sur les vertus curatives de la lavande.

«On veut miser sur les bienfaits de la lavande pour le corps et l'esprit, révèle le président de l'entreprise.  Santé Canada et la Food and Drug Administration aux États-Unis, reconnaissent à cette plante plusieurs vertus.  Oui, cette plante est belle, mais en plus elle est bonne pour la santé.  En Europe, ils en sont conscients depuis longtemps.»

M. Pelchat tend une liste répertoriant plus d'une quinzaine de termes qualifiant les effets de la lavande pour le corps et l'esprit.  Ses plus importants effets : calme les troubles nerveux, facilite la digestion, détruit les germes pathogènes ainsi que les bactéries et repousse les insectes.

Selon le président de la PME, des hôpitaux emploient d'ailleurs un lait de corps à base de lavande pour frotter des personnes en fin de vie, ceci afin de les «apaiser et les relaxer».  Comme quoi la plante aurait vraiment des propriétés particulières.

Des sous-traitants de l'entreprise testeraient présentement de nouveaux produits afin de permettre à
Bleu Lavande d'offrir des nouveautés à sa clientèle dans un avenir plus ou moins rapproché.

Bleu Lavande semblait peut-être en dormance durant les derniers mois, compte tenu des graves difficultés qu'elle a traversées.  N'empêche, ses nouveaux patrons ont réussi à accroître significativement le nombre de points de vente proposant ses produits.

Jean Pelchat révèle ainsi que le nombre de points de vente approche 500 et que la croissance à ce chapitre se poursuit.  La marque est vendue dans les pharmacies Jean Coutu, Brunet, Uniprix et Proxim, notamment, et il est possible qu'on la trouve bientôt dans les Pharmaprix.

«On ouvre en moyenne environ cinq points de vente toutes les semaines.  Pour le moment, les commerces qui ont nos produits sont à 95 pour cent au Québec.  Mais on a l'intention d'attaquer, après certaines études de marché, la Nouvelle-Angleterre, les Maritimes et l'Ontario», explique M. Pelchat, ajoutant que l'Ouest canadien et américain comme l'Europe recèlent aussi un beau potentiel de développement.

Et si l'aventure des magasins corporatifs s'est avérée catastrophique pour la PME ces dernières années, son grand patron ne ferme tout de même pas la porte à l'ouverture de nouvelles boutiques
Bleu Lavande.

«C'est certain qu'on ne veut pas recréer l'histoire des derniers mois.  Par contre, avoir des boutiques à nous directement à l'intérieur de grands magasins, comme La Baie ou Sears par exemple, est une avenue à explorer.»

Celui qui a succédé à Pierre Pellerin à la tête de la PME insiste sur un point : les décisions qui seront prises au cours des prochains mois seront mûrement réfléchies.  «On désire être sérieux et poser les bons gestes sans être trop audacieux», assure-t-il.

Source : La Tribune, Sherbrooke, jeudi, 31 mai 2012

Rotoplast - Nouvelle usine et production accrue.

Ça roule pour la compagnie Rotoplast.  L'entreprise spécialisée dans le moulage de composantes de plastique vient d'inaugurer son usine de la rue Maple à East Farnham, nouvellement agrandie.

Rotoplast a investi près de 2,6 millions de dollars dans ce projet, incluant l'achat de nouveaux équipements et l'amélioration de ceux en fonction.  Ses trois actionnaires viennent également de racheter la part que des investisseurs privés détenaient dans la boîte.  Un investissement de 1 million de dollars.

L'agrandissement de l'usine a eu pour effet de doubler la superficie de production, qui passe à 3 716 mètres carrés (40 000 pieds carrés).  Cela a permis à l'entreprise de rapatrier des équipements et quatre employés qui travaillaient dans des locaux qu'elle louait à Saint-Alphonse-de-Granby.  Trois nouveaux emplois ont aussi été créés.  Rotoplast compte maintenant une quarantaine de travailleurs.

Lors de l'inauguration, la direction de Rotoplast a invité plusieurs clients à visiter son usine, hier matin.  Le président Alain Boissonneault en a profité pour vanter les compétences et le travail des employés, la pierre angulaire de l'entreprise, a-t-il dit en substance.

Rotoplast fabrique des composantes de plastique pour une cinquantaine d'entreprises au Québec et en Ontario.  Elle se signale, note son directeur général Sébastien Daudelin, par le fait qu'elle offre des services de design, de conception, de fabrication et d'assemblage.  On est loin de la sous-traitance qui caractérisait l'entreprise en 2006, avant l'arrivée des nouveaux actionnaires, a souligné le jeune dirigeant.

L'entreprise mise beaucoup sur la recherche et le développement.  Elle y investit entre 2 et 3% de son chiffre d'affaires, a indiqué Mathieu Arsenault, directeur recherche et développement et développement des affaires.

D'ailleurs, un projet de recherche auquel s'est associé un chercheur de l'Université Laval, utilisera la nanotechnologie pour améliorer les additifs utilisés dans le moulage du plastique.  Le recours à la nanotechnologie (science qui étudie la manipulation des matières à des échelles infimes) pourrait réduire les coûts de production, pense M. Boissonneault.

Rotoplast fabrique plusieurs types de composantes, notamment des coques de kayaks, de pédalos, des bouées, des structures de quais, des réservoirs d'essence (diésel et bio-diésel) et des chaises hautes pour enfants.

Source : Sherbrooke, La Voix de l'Est, vendredi, 25 mai 2012

CSST - Trois entreprises et une école récompensée.

Trois entreprises et une école de la région de l'Estrie ont été récompensées lors de la remise des Grands Prix santé et sécurité du travail de la CSST.  Le Café Vittoria inc., la compagnie BRP, le Service de protection contre les incendies de la Ville de Sherbrooke et le Centre de formation professionnelle 24-Juin (secteur fabrication mécanique) ont mérité cette distinction.

Chez Café Vittoria inc., lors de l'approvisionnement du grain de café aux machines, des palettes de poches de café sont déposées sur la mezzanine.  Pour ce faire, il fallait auparavant ouvrir le garde-corps donnant sur un passage piétonnier.

L'installation d'un nouveau garde-corps coulissant permet de réaliser les opérations nécessaires, tout en réduisant les risques de chutes.  Le système est maintenant automatisé et muni de signaux sonores et visuels.  Enfin, un dispositif de fermeture automatisé et minuté force la fermeture du garde-coprs dès que la livraison est terminée.

Les employés du secteur de l'assemblage de BRP manipulent des presses pneumatiques aux caractéristiques potentiellement dangereuses.  Des risques de coincement, de cisaillement ou d'écrasement étaient présents.

La mise au point de trois schémas pneumatiques permet maintenant de répondre de façon sécuritaire aux divers mandats des appareils.  Ce projet, conçu à l'interne, permet maintenant à une centaine de petits équipements pneumatiques de répondre aux exigences liées à la sécurité des machines.

Le sauvetage en espace clos fait partie des opérations d'intervention des membres du Service de protection contre les incendies de la Ville de Sherbrooke.  Lors de formations sur le sauvetage en espace clos, on faisait face à d'importantes difficultés relatives à l'emplacement qui n'était pas adéquat pour recréer des conditions réalistes.

La sécurité des intervenants était compromises en raison d'une préparation inadéquate.  La conception d'une remorque fermée offre maintenant un lieu de formation sur mesure.  Elle permet aux pompiers de suivre un entraînement adéquat dans un endroit sécuritaire.  D'autres établissements cherchant à former des équipes d'intervention peuvent aussi bénéficier de sa mobilité.

Pour souligner l'engagement des élèves, des enseignants et des directions d'établissements scolaires dans la réalisation d'activités en matière de santé et de sécurité du travail, la CSST a lancé cette année le concours Pleins feux sur la relève!

Pour la première année d'existence du concours, c'est le Centre de formation professionnelle 24-Juin.  Le secteur fabrication mécanique de l'institution s'est démarqué avec ses systèmes de sécurité sur les machines-outils de l'atelier.

Les tours, perceuses, fraiseuses et bancs de meules présentaient des pièces en mouvement accessibles qui comportaient des risques importants de coincement, d'entraînement et même de mutilation.  Un enseignant a fait preuve de créativité et d'innovation en trouvant des solutions facilement adaptables aux diverses machines-outils, plus conviviales quant à leur utilisation, réalisables à peu de frais, et ce, par les élèves dans le cadre de leur apprentissage.


Source : La Tribune, Sherbrooke, jeudi 24 mai 2012

Le Plan Nord profite à Sainte-Anne-de-la-Rochelle - Les Industries Bonneville devraient employer une centaines de personnes d'ici la fin de l'année.

Fermée depuis l'automne dernier, l'ancienne usine de Maisons Alouette, devenue la propriété des Industries Bonneville en février, a récemment repris vie à Saint-Anne-de-la-Rochelle.  Une vingtaine d'employés y travaillent et ce nombre devrait grimper à plus de 100 d'ici la fin de l'année, a expliqué hier Dany Bonneville, coprésident des Industries Bonneville.

Selon lui, plusieurs des travailleurs nouvellement embauchés étaient autrefois à l'emploi de Maisons Alouette, qui fabriquait aussi des maisons usinées.  Même si les employés connaissent bien l'endroit, ils ont malgré tout dû se familiariser avec un «processus de construction» différent.  «Nous avons dû faire certaines transformations dans l'usine», souligne Dany Bonneville, qui partage la présidence de l'entreprise avec son cousin, Éric.  Ceux-ci représentent la troisième génération au sein de la compagnie.

Selon M. Bonneville, les installations de Sainte-Anne-de-la-Rochelle devraient permettre à l'entreprise, spécialisée dans la construction de maisons préfabriquées, de doubler sa production d'ici trois ans.  Les Industries Bonneville comptent déjà une usine de fabrication à Beloeil.  «Nous fabriquons de 600 à 700 maisons par année.  On souhaite en faire plus de 1000 par année», précise le coprésident.

Cet objectif s'inscrit dans le cadre d'une stratégie de croissance liée en bonne partie au Plan Nord.  L'entreprise, qui emploie quelque 300 personnes, a ouvert depuis quelques mois sept bureaux de vente régionaux, dont à Val-D'Or, Sept-Îles, Chicoutimi et Lebel-sur-Quévillon, et prévoit en ouvrir deux autres à Rivière-du-Loup et à Chibougamau.

Dans cette optique, l'ajout de capacité de production à Sainte-Anne-de-la-Rochelle est «très important», souligne Dany Bonneville.  Déjà, Les Industries Bonneville ont signé un contrat pour la construction d'une vingtaine de maisons à Fermont.  Et l'entreprise est en «soumission finale» dans différentes régions québécoises, notamment pour la construction de campements qui peuvent compter jusqu'à une cinquantaine de chambres.  Ces campements sont destinés à l'industrie minière.

Dany Bonneville affirme que cela fait un «bon bout de temps» que la direction de l'entreprise cogite sur les perspectives de développement, entre autres celles qui pourraient découler du Plan Nord.  «On voyait qu'on allait manquer d'espace de production», souligne-t-il.  Le Plan Nord est appelé à se déployer sur 25 ans et à entraîner des investissements de plus de 80 milliards $.

Les Industries Bonneville peuvent livrer partout en province par voie terrestre, souligne le dirigeant.  Les maisons, campements, condos et immeubles à appartements, signés Bonneville, sont tous assemblés en usine, «à l'abri des intempéries», et livrées en «modules».

«Les armoires, le bain, la douche : tout est là, lance le coprésident.  Ça prend une journée assembler les modules d'une maison d'un étage et deux jours pour une maison de deux étages.  Quand on repart, il ne reste plus que les joints, la peinture, les planchers et les raccords électriques et ceux de la plomberie à faire.»

Cette méthode de construction présenterait de grands avantages pour les clients de l'entreprise qui sont situés au nord de la province.  «Il n'y a pas de main-d'oeuvre pour bâtir des maisons là-bas.  Les gens vont travailler dans les mines, c'est plus payant», affirme M. Bonneville.

Outre l'usine de Sainte-Anne-de-la-Rochelle, qui a déjà employé une centaine de personnes, Les Industries Bonneville ont aussi acquis le site des Maisons Alouette, en bordure de l'autoroute 10, à Saint-Alphonse.  À ce jour «six, sept maisons» modèles ont été assemblées sur place.  Quelques autres s'ajouteront éventuellement, laisse savoir Dany Bonneville.

Source : La Voix de l'Est, jeudi, 17 mai 2012

Lorsque l'Estrie vise l'international.

«Ce sont les régions qui incarnent les différences qui permettent à notre province de se démarquer et de rayonner» clame Monique Gagnon-Tremblay, ministre responsable de l'Estrie, des Relations internationales et de la Francophonie.  C'est pour cette raison qu'elle était présente hier en Estrie dans le cadre d'une journée orientée vers les créneaux d'excellence de la région.

Pour l'occasion, la ministre recevait trois représentants du Québec à l'étranger.  Ceux-ci ont présenté les occasions d'affaires offertes sur leurs différents territoires afin d'en faire profiter l'ensemble de la population de la région.  Les représentants étaient Charles Villiers, délégué général du Québec à Munich, Benoît-Jean Bernard, directeur du bureau du Québec à Mumbai, et Éric Marquis, délégué du Québec à Chicago.  Cette journée a été mise sur pied dans la foulée du Plan d'action de l'Estrie à l'international lancé en décembre 2011 par la ministre elle-même.

Tout au long de la journée, les chefs de poste ont rencontré des élus, des gens d'affaires, des représentants institutionnels et des acteurs socio-économiques afin de mieux connaître les créneaux d'excellence de l'Estrie.  Entre autres, ils sont allés visiter l'usine Composites BHS inc. qui annonçait le jour même un investissement majeur.

Les créneaux d'excellence sont les domaines où se développent des entreprises innovatrices qui se démarquent et commercialisent leurs produits tant au niveau régional qu'international.  En Estrie, les technologies de la santé, de la transformation du bois et des composites, de même que le transport, constituent certains des créneaux d'excellence de la région.

Mme Gagnon-Tremblay a profité de son passage à l'usine de Composites BHS inc. pour annoncer une aide financière remboursable de 325 000 $ du ministère du Développement économique, de l'Innovation et de l'Exportation à cette entreprise sherbrookoise pour un projet totalisant 2 843 000 $.  Cet investissement permettra l'acquisition d'un bâtiment plus grand et l'ajout d'équipements de pointe pour cette entreprise active dans les secteurs de l'aéronautique et du transport.

En plus de consolider les 40 emplois existants, cet investissement permettra la création d'une trentaine d'emplois d'ici les trois ou quatre prochaines années.  «Cela représente un défi de taille que nous sommes prêts à relever, commente Léna Swennen, présidente de Composites BHS inc., nous seront mieux outillés pour nous démarquer et faire face à la concurrence».


Source : La Tribune, Sherbrooke, mardi 15 mai 2012

Le Groupe Lacasse reçoit l'aide du CLD.

Le CLD Les Maskoutians vient de consolider 400 emplois à Saint-Pie grâce au plus gros investissement de son histoire dans une entreprise.

L'homme d'affaires Guy Lacasse avait confirmé plus tôt en mai qu'il racheterait le
Groupe Lacasse, la compagnie qu'il avait fondée en 1956, puis vendue en 2000 à la multinationale Haworth.  Maintenant, c'est au CLD Les Maskoutains de participer à ce rachat avec une contribution d'un demi-million de dollars.

Réalisé par le biais du Fonds FLI-FLS du CLD, un fonds né du regroupement local d'investissement et de la Société locale d'investissement dans le développement de l'emploi (SOLIDE) du territoire de la MRC des Maskoutains, il a pour but de soutenir les entreprises en démarrage ou en expansion.  C'est le CLD Les Maskoutains qui assume la gestion de ce fonds et qui assure le soutien technique.

Fondée dans le garage familial il y a plus de cinquante ans, la compagnie spécialisée dans la fabrication de mobiliers de bureau continuera d'être dirigée par Sylvain Garneau, qui détient 50% des action tout comme Guy Lacasse.  Ce dernier siégera au conseil d'adminsitration avec son fils Robin.  Saint-Pie est l'un des pôles de l'industrie canadienne du meuble.  L'investissement du CLS sécurise 25% des emplois qui existent dans ce secteur en région.

Source : Sherbrooke, La Voix de l'Est, mardi, 14 mai 2012

Le Groupe Lacasse redevient québécois.

L'homme d'affaires Guy Lacasse réalise un rêve : il rachète l'entreprise qu'il a fondée puis vendue, il y a 12 ans, à la multinationale Haworth.  Résultat : le Groupe Lacasse de Saint-Pie est de nouveau une propriété québécoise.  L'actuel président, Sylvain Garneau, et la famille Lacasse détiennent chacun 50%  des actions.

«C'est un tournant historique pour l'entreprise.  Nous avons le plein contrôle», a déclaré hier M. Garneau, lors d'un point de presse.  À ses côtés, Guy Lacasse rayonnait et était fort en verve.  «J'ai toujours rêvé de racheter cette compagnie-là.  Pourquoi ?  Peut-être parce que le nom Lacasse était là», confiait-il à La Voix de l'Est avant que la rencontre médiatique commence.

«Imaginez, la compagnie a été fondée dans le garage de la famille en 1956.  Nous avons monté ça, échelon par échelon.  Nous avons eu de grands succès.  Et ce succès, j'y crois encore», a assuré avec émotion Guy Lacasse, 72 ans.

Mais ce dernier précise que son rôle ne sera plus le même au sein de l'entreprise, spécialisée dans la fabrication de mobiliers de bureau.  «Avant, j'étais président, directeur général : j'était partout», lance-t-il.  Dorénavant, lui et son fils, Robin, siègeront au conseil d'administration.  Mais la direction des opérations sera assurée par Sylvain Garneau.  Celui-ci occupe déjà la présidence depuis deux ans.  C'est d'ailleurs lui qui a amorcé le rachat de la compagnie.

Son expérience au sein de l'entreprise l'a amené à conclure que Groupe Lacasse pourrait profiter d'opportunités additionnelles s'il devenait indépendant.  La direction d'Haworth s'est ralliée à ses arguments et a facilité les choses, dit-il.  Les deux entreprises conserveront d'ailleurs des ententes de fabrication mutuelles.  Le montant de la transaction demeure confidentiel.

Les discussions entre les différents partenaires ont été amorcées il y a environ six mois.  «Ça a été un dossier très compliqué à réaliser.  Il y avait des considérations d'ordre technique et légaleZ, souligne M. Garneau.  Ce dernier dit par ailleurs avoir reçu l'appui de la firme Deloitte de Saint-Hyacinthe.  «Ça a été un deal purement local», précise-t-il.  Deux autres organisations ont, semble-t-il, participé à la transaction.  Mais, pour l'heure, elles ne sont pas identifiées.

Au cours des prochaines semaines, l'entreprise sera «en transaction» afin de «sortir du modèle Haworth».  Cela ne devrait toutefois pas affecter les employés, ni les activités quotidiennes de Groupe Lacasse, affirme le président.

La nouvelle du rachat de l'entreprise par des Québécois a été «très forte et positive», selon Sylvain Garneau.  «En redevenant indépendant et automne, on redevient 100% disponible pour les agents en Amérique du Nord», dit-il avant de préciser que ce n'était pas exactement le cas en étant dans le giron d'Haworth.

«On redevient québécois, c'est ça qui est important.  Il faut le publiciser au max.  Le marché premier qu'on regarde, c'est le Québec», lance Guy Lacasse.

Annoncée mardi matin aux employés, la nouvelle a été «très» bien accueillie, affirme le président du syndicat Martin Descheneaux.  «Les membres ont très bien réagi.  Il y a eu une salve d'applaudissements spontanée.  M. Lacasse et M. Garneau sont appréciés», a-t-il dit hier.

Groupe Lacasse emploie environ 400 personnes à Saint-Pie.  Le carnet de commandes de l'entreprise, dont 70% de la production est exportée aux États-Unis, a été très bien rempli jusqu'à la fin-février, selon M. Garneau.  «Il y a eu un essoufflement en mars et en avril.  Mais c'est recommencé depuis trois semaines.  C'est comparable à l'an dernier», dit-il.

Au cours des 12 dernières années, Guy Lacasse n'est jamais resté bien loin de l'entreprise qu'il détenait jusqu'en 2000 avec deux de ses frères.  Il y a occupé un bureau durant toutes ces années!  «Ils (Haworth) ne m'ont jamais demandé de partir», s'amuse-t-il en préciant que «le coeur était là».

Lui et son fils Robin sont demeurés actifs dans le créneau industriel, investissant dans des entreprises, dont Produits Neptune à Saint-Hyacinthe et d'autres PME de Saint-Pie engagées dans la fabrication de meubles.

Les récents développements au sujet du Groupe Lacasse incitent Guy Lacasse à croire qu'il «faut rêver».  «Tout se réalise à un moment donné», lance-t-il.


Source : La Voix de l'Est, vendredi, 11 mai 2012

Des outils pour éviter la pénurie.

On dit souvent que les chiffres parlent d'eux-mêmes.  Ceux divulgés hier à l'occasion du forum sur les mouvances du marché du travail et leurs impacts sur l'orientation professionnelle des jeunes et moins jeunes sont pour le moins révélateurs.

Grâce à une étude réalisé auprès des 1442 entreprises estriennes de cinq employés et plus, les économistes d'Emploi-Québec ont pu tirer la conclusion suivante : si les employeurs ne s'adaptent pas au départ massif des baby-boomers qui se dirigent vers la retraite, ils devront absorber un sévère choc.

Près de 150 personnes assistaient à ces conférences et ateliers organisés par la Table estrienne de concertation formation emploi (TECFE) à l'Hôtellerie Le Boulevard de Sherbrooke.  En plus de pouvoir échanger sur l'avenir de l'emploi en région, les invités ont pu connaître les résultats de l'étude.

D'abord, parmi les 11 500 embauches effectuées lors des 12 derniers mois en Estrie chez les compagnies visées, 27% des emplois offerts étaient de nouveaux postes.

Ensuite, 21% de ces compagnies connaîtraient déjà des difficultés d'embauche.  Dans ce cas, les entreprises n'ont pas réussi à combler un poste laissé vacant en quatre mois malgré de nombreuses démarches effectuées.

«C'est inquiétant, étant donné la définition données aux mots difficulté d'embauche.  Surtout quand on pense que les difficultés ne feront qu'augmenter!», note Richard Auclair, directeur à la Direction de la planification, du partenariat et de l'information sur le marché du travail chez Emploi-Québec.

Environ 6 300 embauches d'employés détenant un diplôme d'études collégiales et professionnelles sont prévues en Estrie dans la prochaine année.

«Pour réussir à combler des postes, les compagnies doivent immédiatement se pencher sur la question des techniques d'embauche, sur la rétention des employés et sur la formation continue sinon, elles frapperont un mur», explique l'économiste Hubert Létourneau, également d'Emploi-Québec.

Finalement, près d'une entreprise sondée sur quatre a montré de l'intérêt pour obtenir des conseils concernant l'embauche et la rétention.

«Tout le monde devrait avoir un plan de formation continue.  Hélas, une entreprise sur deux en possède un.  Pour amoindrir les conséquences de la pénurie d'emploi, les compagnies devront augmenter la productivité de leur personnel et la formation continue est le moyen le plus efficace pour y parvenir.  Avant de subir ce choix, elles devraient s'adapter tout de suite!» renchérit M. Létourneau.

«Maintenant que l'on connaît ces chiffres, comment les acteurs du monde économique agiront-ils sur el terrain pour affronter cette problématique, se demande Marie-Hélène Wolfe, directrice de la Conférence régionale des élus.  La bonne nouvelle, c'est qu'il y a désormais une prise de conscience.  En sachant qu'une compagnie sur quatre souhaite obtenir de l'aide, je pense que c'est déjà de bon augure!»

Notons en terminant qu'un site Internet complet portant sur toutes ces questions a été lancé hier sur le portail fptEstrie.com/.

Les prix Nova TECFE ont également été remis à la fin de l'activité (voir le tableau ci-joint pour connaître la liste des récipiendaires).


Source : La Tribune, Sherbrooke, vendredi, 11 mai 2012.

Des avions robotisés au-dessus de l'aéroport - ING Engineering s'installe à Sherbrooke en raison du bassin de professionnels qualifiés.

Vous n'avez pas la berlue si vous voyez voler des appareils plus petits que d'habitude au-dessus de l'Aéroport de Sherbrooke.  C'est que la compagnie ING Engineering a pris de l'expansion et a fait du site de Cookshire-Eaton un de ses terrains d'expérimentation.

Ce fournisseur de services d'aviation robotisé, basé en Ontario, s'est installé à Sherbrooke l'automne dernier.  Elle emplois déjà six jeunes ingénieurs et prévoit doubler ce nombre d'ici cinq ans dans ses locaux de la rue Des Sables.

L'augmentation de la demande pour les appareils téléguidés sans pilote dans un marché hautement spécialisé et technologique, ainsi que la disponibilité de professionnels qualifiés dans la région ont motivé l'implantation de l'entreprise à Sherbrooke, a-t-on insisté lors de la conférence de presse tenue mercredi avant-midi.

Les petits appareils volants, comme des hélicoptères et des avions format réduit, peuvent être utilisés pour diverses fonctions, comme survoler des endroits dangereux et prendre des images en direct des lieux.

«Nous avons plusieurs avantages à nous installer à Sherbrooke.  Son aéroport est un atout pour nous», a expliqué Ian Glenn, président-directeur général d'ING Engineering.

De plus, l'expertise des diplômés de l'Université de Sherbrooke a été un élément décisif dans la décision de l'entreprise de s'implanter à Sherbrooke.  «Nous avons décidé de nous installer dans la région de Sherbrooke parce que nous voyons un grand potentiel au Québec pour l'expansion d'ING Engineering.  Nous avons hâte d'engager encore plus de finissants en ingénierie spécialisés en aviation robotisée», a noté M. Glenn.

ING Engineering a engagé plus de 80 pour cent de son équipe d'ingénierie dans la région de Sherbrooke.

Le siège social de cette entreprise fondée en 2011 est situé à Ottawa.  ING Engineering a accompli 30 000 heures de vol avec les Forces canadiennes dans les dernières années.  ING Engineering fournit également des simulateurs pour l'entraînement des opérateurs d'aéronefs sans pilotes.

Elle centralise toute l'ingénierie et le développement de ses produits dans ses installations de la rue des Sables, a mentionné Charles Vidal, directeur de l'ingénierie.

Les aéronefs sans pilote ont été utilisés par les forces canadiennes en Afghanistan, mais plusieurs applicaitons commerciales sont possibles.

Dans bien des cas, leur utilisation est plus sécuritaire et plus efficace que les méthodes traditionnelles utilisant un avion ou un hélicoptère, dit-il.  «Nous fabriquons des prototypes qui peuvent être vendus, mais se sont des appareils très complexes et on nous demande souvent d'intervenir nous-mêmes parce que nous savons les faire fontionner.»

L'objectif principal du bureau de Sherbrooke est de dévelopepr des systèmes avancés de robots volants et aussi d'adapter les systèmes acutls avec les nouvelles technologies.  Plusieurs systèmes d'aéronefs sans pilote sont développés et testés au bureau d'ING Engineering de Sherbrooke, ainsi qu'aux aéroports environnants de Sherbrooke, Bromont et Thetford Mines, ajoute M. Vidal.

L'arrivée d'ING Engineering à Sherbrooke correspond à la volonté de Sherbrooke Innopole d'unir économie du savoir et rétention des diplômes chez nous, a fait remarquer Gordon Harling, directeur du développement des affaires de l'organisme.

Source : La Tribune, Sherbrooke, jeudi, 10 mai 2012

Nouvelle usine BRP à Sherbrooke.

La compagnie BRP aura une deuxième usine à Sherbrooke, après son centre de distribution situé au coin de la rue King Ouest et de l'autoroute 410.

La semaine prochaine, on procédera à l'inauguration des nouvelles installations dans le parc industriel.  L'usine est située sur la rue Pépin.

Une conférence de presse est prévue mardi et se déroulera en présence de José Boisjoli, président et chef de la direction de BRP, et de Mihai Rasidescu, vice-président du groupe de Véhicules spécialisés, mentionne une invitation expédiée aux journalistes.

Tout indique que la nouvelle usine servira à l'assemblage des véhicules côté à côte électrique Can-Am.  Dévoilé l'an dernier, le Commander est le premier véhicule entièrement électrique conçu par BRP.  Il n'émet aucun gaz à effet de serre.

Les quatre roues dit «side-by-side» connaissent une grande popularité dans l'industrie des véhicules hors route.

Il est prévu dans l'évènement de mardi que des essais auront lieu à l'intention des gens invités.


Source : La Tribune, Sherbrooke, vendredi, 23 mars 2012

Investissement de 300 000 $ - Quinze nouveaux emplois chez Proflex.

Le député fédéral de Lotbinière-Chutes-de-la-Chaudière, Jacques Gourde, était de passage à Drummondville, cette semaine, afin d'annoncer une contribution financière de 150 000 $ qui permettra à Produits Proflex d'installer un nouveau centre d'usinage et d'aménager une salle de peinture.  Ces investissements évalués à 300 000 $ permettront de créer une quinzaine d'emplois d'ici la fin de l'année.

«Nous avons travaillé fort au cours des trois dernières années de récession, pendant que nos clients étaient en dormance.  Nous avons recruté plusieurs nouveaux clients et nous avons maintenant beaucoup d'ouvrage», a indiqué le président, Gilles De Blois.

Parmi ces nouveaux clients de l'entreprise spécialisée dans la fabrication de pièces de plastique, on retrouve Via Rail et les Forces armées canadiennes.  Une commande provenant d'un autre gros joueur accaparera un autre centre d'usinage, et ce, à raison de 16 heures par jour, à compter du mois d'avril.

«Au début, nous donnions dans le bas de gamme, mais avec le temps, nous avons développé une méthode afin de fabriquer des produits de plastique avec précision et constance de qualité, ce qui nous a permis de sortir notre épingle du jeu.  L'ajout de nouvelles technologies nous a également aidés, notamment pour ce qui est de Via Rail», a ajouté l'homme d'affaires.

Cette acquisition n'est pas encore complétée que Proflex songe déjà à l'ajout d'une sixième station d'usinage.  On parle également d'agrandir le bâtiment de la rue Bergeron au cours de l'année.

«Les commandes affluent, nous avons besoin de plus d'équipements afin d'offrir des échéanciers raisonnables.  Nous auront également besoin d'opérateurs», a affirmé M. De Blois.

Produits Proflex emploie présentement 25 travailleurs à Drummondville et 150 autres à son usine d'Indonésie, qui sert principalement à fabriquer des contours de pare-brise de voitures pour des manufacturiers comme Toyota et Mitsubishi.


Source : La Voix de l'Est, vendredi 23 mars 2012

Boréalis : Priorité à l'acceptabilité sociale.

Un concept ayant une popularité grandissante en ce début de millénaire, l'acceptation sociale, se trouve au coeur de la mission de l'entreprise Boréalis, qui emploie plus de 115 personnes à Magog et ailleurs dans le monde.

Hier, dans le cadre d'un dîner-conférence organisé par la Chambre de commerce et d'industrie Magog-Orford, le vice-président de Boréalis, Patrick Grégoire, s'est efforcé d'expliquer le plus précisément possible la mission de Boréalis.  L'exercice n'est pas simple, vu le créneau très spécialisé dans lequel évolue l'entreprise.

Pour résumer, on pourrait dire que Boréalis «aide les entreprises à respecter et à suivre les engagements qu'elles ont pris envers des communautés» dans le cadre de projets donnés.

L'entreprise magogoise oeuvre spécifiquement avec des compagnies des secteurs minier et gazier, telles Rio Tinto Alcan, Barrick Gold et Exxon.  Elle est principalement présente en Amérique du Sud, en Afrique ainsi qu'en Australie.

Patrick Grégoire le consède : il «n'est pas naturel» pour les grandes entreprises minières et gazières de s'assurer de l'acceptabilité sociale de leurs projets.  «Il y a des gens de bonne volonté dans certaines compagnies», note-t-il, en reconnaissant toutefois que le retour sur l'investissement figure souvent en tête de liste des priorités des P.D.G. et des conseils d'administration.

Afin de favoriser l'acceptabilité sociale d'un projet, une compagnie peut notamment miser sur l'achat local et l'embauche de travailleurs proventant de la région où elle désire s'implanter.  La sauvegarde de la biodiversité et la réhabilitation de site, après la période d'exploitation, constituent également des façons d'améliorer les perceptions des gens d'un milieu à l'égard d'un projet.

Parfois, ce sont plusieurs centaines de personnes qu'il faut déplacer pour permettre un projet minier.  «Si on parle d'un fermier par exemple, comment remplace-t-on sa terre?  Et comment faire pour qu'il améliore sa situation?  C'est le genre de problème à régler», indique M. Grégoire.

De l'avis du vice-président de Boréalis, il n'est pas toujours simple pour une entreprise de gérer efficacement la vaste question de l'acceptabilité sociale.  «C'est assez complexe à implanter.  D'ailleurs, ce n'est pas parce qu'une communauté dit oui au départ que ça ira bien tout le temps avec elle.»

Pour l'essentiel, le travail de Boréalis consiste à développer et utiliser des logiciels permettant la gestion de multiples données liées aux aspects social et environnemental de projets divers.

Ayant découvert Boréalis alors qu'il travaillait pour la multinationale Alcan, le président de la la Chambre de commerce et d'industrie Magog-Orford, Robert Théorêt, croit que la PME magogoise a misé sur un créneau prometteur.  Il a souligné hier qu'Alcan a déjà perdu 500 millions $ parce qu'elle ne s'était pas préoccupée des autochtones dans un projet précis.


Source : La Tribune, Sherbrooke, jeudi 22 mars 2012

Média5 Corporation sur les rails d'ici avril.

Media5 Corporation de Sherbrooke s'attend à ce que la recherche d'investisseurs pour se remettre sur les rails sur le plan financier soit réglée d'ici la fin avril.

La compagnie de haute technologie du parc industriel de Sherbrooke a annoncé récemment une ronde d'investissements afin de se positionner pour l'avenir et conserver les emplois spécialisés en région.

En décembre dernier, Investissement Québec (IQ) avait demandé au tribunal la nomination d'un séquestre intérimaire, afin de protéger les actifs de la rue Garlock.  Cette demande a été rejetée le 19 décembre 2011 par le juge Gaétan Dumas de la Cour supérieure.  Les avocats de IQ et des actionnaires de Media5 ont entamé des discussions hors cour pour en arriver à suspendre la procédures judiciaires à la fin février 2012.

«Cette décision du tribunal nous a forcés à négocier afin de trouver une solution pour régler cette problématique.  Nos problèmes sont davantage sur la plan financier qu'opérationnel.  Nous voulons régler ce problème à long terme», explique le directeur général de Media5 Corporation, Philippe Babin.

Le chef de file en conception de produits, de services et de solutions pour concepteurs dans le domain des communications évoluées sur IP (Internet Protocol), a confié le mandat à la firme RSM Richter de rechercher du financement.

«Le mécanisme mis en place devrait en arriver à une conclusion au cours des prochaines semaines.  Il se pourrait qu'une transaction soit conclue.  Mon degré de confiance de conserver les emplois en région est excellent», explique Philippe Babin.

Ce dernier n'exclut pas que, dans le cadre de cette recherche de financement, l'entreprise puisse être vendue.

«Comme il avait déjà été évoqué, il se pourrait que ce soient des employés qui rachètent l'entreprise sous un forme qui reste à déterminer.  C'est certain qu'une telle transaction devrait être approuvée par les créanciers, dont Investissement Québec, qui souhaite conserver des emplois de cette nature ici», soutient Philippe Babin.

Quelque 75 personnes travaillent chez Media5 Corporation, dont quelque 70 personnes à Sherbrooke.

Le directeur général de Media5 mentionne qu'au cours des prochains mois, l'entreprise sherbrookoise sera associée à un important fournisseur de services canadien pour le lancement d'applications sur tablettes électroniques et téléphones intelligents.  Si plus des deux tiers du chiffre d'affaires de Corporation se trouvent en Europe, ce nouveau contrat représente une percée majeure en Amérique.

«C'est par la mise en place d'applications utilisant notre technologie concernant la voix et la vidéo que nous allons desservir cet opérateur de réseaux», indique le directeur général de Media5 Corporation.

Media5 Corporation est un fournisseur en communication multimédia pour les fournisseurs de services fixes et mobiles et de services de communications unifiés et hébergés.


Source : La Tribune, Sherbrooke, samedi 17 mars 2012.

Fuite de gaz chez Cabico.

Une fuite de gaz a forcé l'évacuation des employés de la compagnie Cabico, de Coaticook, hier avant-midi.

Les pompiers du Service de protection contre les incendies de la région de Coaticook ont été appelés à se rendre sur les lieux vers 10h40.

On a procédé à l'évacuation des employés d'usine et de bureaux de la compagnie d'armoires de cuisine, signale le capitaine Benoit Sage.  Par mesure préventive, on a aussi demandé au personnel d'une usine d'une compagnie voisine de quitter le travail.

Les gens de Gaz Métro ont été demandés sur place.  On a pu colmater la fuite vers midi et quart.

Ce sont des travaux d'excavation qui étaient en cause.

On ne signale pas de blessé.


Source : La Tribune, Sherbrooke mercredi 14 mars 2012.

AQUAelectronik Technologies de Saint-Césaire. - L'union fait la force.

Ce n'est pas le talent qui fait défaut chez les Forand de Saint-Césaire.  Ni la diversité des connaissances.  Ça explique pourquoi l'entreprise familiale, AQUAelectronik Technologies, une firme spécialisée dans la conception et la fabrication d'équipements de soins d'hygiène, continue de faire sa marque.

Luc Forand est tout sourire lorsque nous l'avons rencontré.  Flanqué de son fils Alexandre, le président d'AQUAelectronik Technologies avait hâte de parler de la boîte qu'il gère avec ses six enfants.  Et pour cause.  La compagnie traverse une période de prospérité grâce à des ventes en hausse de 40% depuis 2009.  Et les perspectives de croissance s'annoncent heureuses pour la PME qui emploie une douzaine de personnes.

On retrouve les produits des Forand dans plusieurs centres d'hébergement et de soins de longue durée au Québec (CHJSLD), ainsi que dans des centres pour personnes âgées.  Ils sont utilisés pour permettre aux personnes en perte d'autonomie (de légère à complète) de prendre des bains.  Leur conception facilite le travail du personnel soignang.  Les employés peuvent déplacer, soulever et descendre les bénéficiaires dans les bains, améliorant l'aspect ergonomique de leur travail, sans sacrifier le confort des bénéficiaires.

Le veillissement de la population au Québec et au Canada, signale M. Forand, fait que ce type d'équipement sera de plus en plus recherché dans les établissements de santé ou dans les centres pour personnes âgées.  Ils peuvent également être installés dans des résidences privées pour des raisons de sécurité.  «Il y a des gens qui ont des légères pertes d'autonomie et qui souhaitent rester chez eux.  Ce genre d'équipement peut les aider à s'occuper de leur hygiène personnelle ou permettre à un aidant naturel de le faire», explique M. Forand.

AQUAelectronik Technologies conçoit ces équipements depuis 1990.  La famille Forand a acheté l'entreprise en 2007.  Elle a depuis misé sur la recherche et le développement.  Plus de 15% de son chiffre d'affaires annuel y est consacré.

Les résultats sont tangibles : de quatre produits avant l'arrivée des nouveaux actionnaires, la compagnie est passée maintenant à une vingtaine.  «L'entreprise avait une excellente notoriété.  Nos défis étaient de développer les affaires et de moderniser les produits.  On en a conçu d'autres au fur et à mesure», signale M. Forand.

La PME est une excellente preuve que la mise en commun des talents est gage de succès en affaires.  M. Forand a pris la tête de l'entreprise après une trentaine d'années passées chez Hydro-Québec.  Au cours de sa carrière, il a acquis beaucoup d'expérience en gestion de réseaux informatiques liés au transport de l'électricité.  Ses enfants se sont joints à lui pour acheter AQUAelectronik Technologies emmenant des connaissances en génie mécanique, notariat, actuariat, communicatins et arts visuels.

Personne ne s'étonnera que l'équipe Forand s'occupe toute seule de la recherche et du développement, de la mise en marché, de la publicité, des communications et de l'administration de l'entreprise.  Le père ne cache pas sa fierté à l'égard des siens.  «On s'était dit qu'il serait intéressant de combiner nos force et de se lancer en affaires.  Je pense qu'on réussit assez bien.  J'apprends plein de choses avec eux.»

AQUAelectronik Technologies ne profite pas seulement des talents de ses actionnaires.  L'entreprise, la seule en place au Canada à concevoir de tels équipements - l'offre vient surtout de compagnies européennes - fournit du travail à plus de 120 fabricants québécois de pièces de robinetterie, de caoutchouc, de plastique, de moules.  Toutes les pièces sont acheminées à l'usine de l'entreprise sur la rue Neveu pour être assemblées.

Prochain défi d'AQUAelectronik Technologies : explorer les marchés des provinces atlantiques, surtout le Nouveau-Brunswick.  L'Ontario est dans les plans à moyen terme.

Pour ces deux marchés, AQUAelectronik Technologies devra mettre sur pied des réseaux de distribution et de représentation.  Le service à la clientèle est primordial, assure Alexandre Forand, vice-président de l'entreprise et ingénieur.  «On veut être capables d'intervenir rapidement en cas de problèmes.  Pas dans les 48 heures ou une semaine, mais rapidement.  Nos équipements servent à donner des soins d'hygiène à des gens.  On ne peut pas demander à nos clients d'attender avant de donner des bains.  Il faut être sur place dans les heures qui suivent pour réparer le tout.  C'est notre engagement.


Source : La Tribune, Sherbrooke, mardi, 12 mars 2012

Neptune investit 20 M$ - L'entreprise quadruple sa superficie et crée plus de 40 nouveaux emplois.

Neptune Technologies et Bioressources investira plus de 20 M$ pour quadrupler la superficie de ses installations de la rue Pépin, dans le parc industriel régional de Sherbrooke.  La compagnie cotée en bourse triplera ainsi sa capacité de production de produits naturels et médicaux conçus à partir de biomasses marines, dont le krill, une petite crevette d'eau froide.

«Je vous souhaite une très longue vie, d'autant plus que vous allez prolonger la vie des autres», a lancé le premier ministre Jean Charest, hier matin, lors d'une conférence de presse tenue dans les locaux de l'entreprise.  Le gouvernement du Québec a accordé une subvention de 3 M$ pour ce projet majeur, qui permettra de consolider les 65 postes existants et d'en créer plus de 40 autres.  Une centaine de personnes travailleront également durant les travaux d'agrandissement amorcés en décembre dernier.

«Le marché des produits de santé naturels, plus particulièrement des nutraceutiques, est en pleine croissance, a fait valoir M. Charest.  À cet égard, le procédé de production d'huile de krill mis en valeur par Neptune représente une percée extraordinaire en matière d'innovation et de potentiel commercial.  De plus, il s'agit d'un créneau peu exploité au Québec.»

Les composantes organiques contenues dans le krill, notamment des oméga-3 et des antioxydants, sont activement rechercées par les industries agroalimentaire, nutraceutique, cosmétique et pharmaceutique pour leurs vertues thérapeutiques.  Les produits Neptune sont actuellement commercialisés en Europe, aux États-Unis ainsi qu'en Asie.

Le nouveau bâ
timent de deux étages, d'une superficie de 40 000 pieds carrés, fera place à beaucoup d'automatisation, ce qui accroîtera la capacité de production de l'usine et permettra de développer de nouveaux produits, explique Michel Chartrand, chef des opérations chez Neptune.  Les locaux actuels ont une superficie de 12 000 pieds carrés comprenant les loboratoires, les bureaux administratifs et les espaces de production.  Les travaux d'agrandissement devraient être terminées en novembre prochain.  Il s'agit de la première de deux phases d'expansion.

«L'Île-du-Prince-Édouard s'est battue bec et ongles pour obtenir le projet», a pour sa part précisé le directeur général de Sherbrooke Innopole, Pierer Bélanger.  Sherbrooke a finalement remporté la mise notamment en accordant une subention de 212 000 $ ainsi qu'un crédit de taxes foncières à l'entreprise, dont le siège social est basé à Laval.

D'après Pierre Bélanger, Sherbrooke se positionne de plus en plus dans le domaine de l'industrie du savoir en développant des filières-clés, dont les sciences de la vie.  Le développement des activités de Neptue à Sherbrooke en est un exemple concret, estime-t-il.

Les grandes lignes de cette expansion avaient été annoncées par Neptune par voie de communiqué en décembre dernier, lors du début du chantier.  Seuls le montage financier et les investissements requis n'avaient pas été dévoilés.  Outre les subventions accordées par québec et Sherbrooke Innopole, le reste du financement est composé d'un prêt de 3,5 M$ d'Ottawa et d'autres prêtes consentis principalement par Desjardins.

Une vingtaine d'étudiants ont par ailleurs profité de la présence de Jean Charest pour manifester pacifiquement devant les locaux de Neptune.  Les policiers étaient plus nombreux que les manifestants.

Le premier ministre a réitéré sa volonté de dégeler les frais de scolarité.  Il a précisé que les étudiants devaient faire «leur juste part» au même titre que tous les autres contribuables et s'est dit «toujours à l'écoute» des reventications étudiantes.

Source : La Tribune, Sherbrooke, samedi 10 mars 2012

Cascades East Angus - Arrêt de production.

Dans le but d'ajuster son inventaire, la papetière Cascades East Angus a décidé de suspendre sa production pendant une semaine.  Ainsi, 125 des 200 employés ont été mis à pied dimanche.  Pendant ce temps, la cartonnerie a également fermé ses portes pour une durée de trois jours et devrait relancer sa production dès demain.

«Il y a un grade de qualité d'un produit qui sort moins depuis quelque temps et dans le but de l'écouler, nous avons choisi de suspendre la production dans le but d'ajuster l'inventaire.  Il n'est pas rare de voir la papetière arrêter de produire durant quelques jours.  Même si nous n'avons pas effectué de mise à pied par manque de commandes en 2010, en 2009 nous avions tout de même suspendu la production pendant près de neufs ou dix semaines», explique le directeur de l'usine, Paul Deraîche, tout en rappelant que Cascades East Angus avait adopté la même stratégie durant le temps des Fêtes en décembre dernier.

Du côté de la papetière, seul le personnel de la maintenance a été gardé en fonction cette semaine.


Source : La Tribune, Sherbrooke, jeudi 8 mars 2012

Le Groupe CVTech s'établit en Ontario.

La société québécoise Groupe CVTech a annoncé hier la mise sur pied d'une nouvelle filiale en propriété exclusive en Ontario, Riggs Distler, qui tentera de saisir les occasions d'affaires du marché ontarien en y offrant ses services liés au secteur de l'énergie.

Riggs Distler exploitera une installation d'environ 8000 pieds carrés (2400 mètres carrés) située sur un terrain de trois acres à Stouffville, en banlieue nord de Toronto.  Cette installation regroupera sous un même toit le personnel administratif et technique, ainsi que le matériel roulant et les équipements.

CVTech prévoit que l'installation comptera une dizaine d'employés de bureau et que les effectifs pourraient aussi atteindre enciron 70 travailleurs de chantier au cours des prochains mois.

Le président et chef de la direction de CVTech, André Laramée, a estimé par voie de communiqué que le marché ontarien offrait d'intéressantes occasions d'affaires pour le secteur de l'énergie de son entreprise, alors que la province s'est dotée d'un plan énergétique à long terme prévoyant des investissements de 87 milliards $ sur une période de vingt ans.

CVTech est une société de gestion active dans deux secteurs.  Avec Thirau et sa filiale Thirau LLC, la société dessert le secteur de l'entretien de lignes de transport et de distribution d'énergie électrique principalement au Québec ainsi que dans l'est des États-Unis.  J.J.L. Déboisement, une autre filiale de Thirau, se spécialise dans l'élagage à proximité des lignes de distribution et le déboissement d'emprises de lignes.

L'action de CVTech a cédé mardi 3 cents à la Bourse de Toronto, soit trois pour cent, pour clôturer à 97 cents.

Source : Sherbrooke, La Tribune, samedi, 7 mars 2012

Incendie à la Fonderie Castech. Le pire évité à Thetford.

L'intervention rapide et efficace des pompiers du Service des incendies de Thetford Mines a vraisemblablement permis d'éviter le pire en fin de soirée vendredi à la Fonderie Castech du boulevard Frontenac de Thetford Mines.

À la suite d'une coulée, le feu se serait propagé à des moules en bois, puis à la toiture.  À l'arrivée des pompiers vers 23h30, les flammes étaient effectivement visibles sur le toit de l'usine.  La présence de matières combustibles nécessitait une intervention massive.

Dès le début du sinistre, deux alertes ont été lancées pour être suivies d'une alerte générale qui a amené 34 pompiers sur place.

«Nous avons des équipes qui sont montées sur le toit et d'autres qui sont entrées à l'intérieur de l'usine.  Tout s'est très bien déroulé et les flammes ne se sont pas propagées davantage.  Nous avons éteint les flammes sur la toiture et pratiqué des ouvertures sur le toit.  La structure n'a pas été endommagée», de préciser le porte-parole du Service des incendies, le capitaine Jocelyn Fortier.


Source : La Tribune, Sherbrooke, lundi 5 mars 2012

Flexpipe de Farnham - Un «gros jeu de mécano» industriel.

Démarrer une entreprise n'est rien pour effrayer Julien Dépelteau et Sylvain Lejour.  Tous les deux fils d'hommes d'affaires, ils ont la fibre entrepreuneriale.  Depuis un an, ils sont à la barre de Flexpipe à Farnham.  Et force est de constater qu'ils apprenent vite, car leur PME connaît une croissance soutenue.

Flexpipe a vu le jour il y a environ quantre ans, dans les locaux de Martins Industries, aussi établie à Farnham.  Propriété de Martin Dépelteau, le frère de Julien, Martins Industries conçoit et fabrique des systèmes d'entreposage, de manutention et de présentoirs à pneus.  Flexpipe a été créé pour diversifier les activités de Martins Industries, en visant un plus large créneau industriel.

Résumé simplement, Flexpipe, c'est une «gros jeu de mécano» industriel, a récemment illustré Julien Dépelteau, 29 ans.  Il s'agit d'un système de tubes d'acier recouverts de plastique, de connecteurs et d'accessoires divers qui permettent de fabriquer une gamme élargie d'étagères, de chariots, de postes de travail, de tableaux d'affichage, etc.  Le concept Ikea, en quelque sorte, mais appliqué aux usines.

À l'origine, ce système était principalement utilisé dans l'industrie automobile, affirme Julien Dépelteau.  Il tend aujourd'hui à se répandre dans d'autres sphères d'activités, dont l'aéronautique.  Flexpipe compte d'ailleurs parmi ses clients des géants du secteur, dont Bombardier, Bell Helicopter et autres Pratt & Whitney.

«L'idée, c'est de permettre aux usines de faire de l'amélioration continue.  Nos systèmes peuvent s'ajuster rapidement, par exemple selon les exigences des employés affectés à un poste de travail», dit Sylvain Lejour, 27 ans.

Si Flexpipe est demeuré durant quelques années dans le giron de Martins Industries, la PME vole de ses propres ailes depuis environ un an.  «Martins Industries voulait s'en départir parce que les styles de production étaient trop différents; Flexpipe fait plus dans le sur-mesure, tandis qu'eux font plus de la production à grande échelle», explique Julien Dépelteau, qui dirigeait déjà le développement de Flexpipe pour son frangin.

«J'avais le goût de partir à mon compte.  J'ai décidé de racheter ça et de partir avec les deux employés qui travaillaient pour Flexpipe.  Ce qui était une marque de commerce est devenu une entreprise à part entière», dit le jeune entrepreneur qui s'est lancé dans l'aventure avec Sylvain Lejour, qui est lui-même représentant aux ventes de Flexpipe.

«C'était important pour moi qu'on soit un team parce qu'on se complète bien.  J'ai un bac en administration avec une maîtrise en commerce électronique et Sylvain a une formation en génie mécanique», révèle Julien Dépelteau.

Les deux associés ont notamment été épaulés dans le démarrage de leur entreprise par le CLD de Brome-Missisquoi et la Fédération canadienne des jeunes entrepreneurs, qui les a incités à travailler avec un mentor.

Flexpipe compte aujourd'hui 16 employés à temps plein et un à temps partiel.  En cours de route, les deux patrons de l'entreprise ont notamment dû aprendre à composer avec la gestion des ressources humaines, un aspect des affaires avec lequel ils étaient moins familiers, soulignent-ils.

Flexpipe vend ses systèmes assemblés ou non.  L'entreprise offre aussi un service d'assemblage sur mesure, en entreprise.  Pour celui-ci, elle compte trois équipes sur la route.

Flexpipe affirme offrir les meilleurs prix sur le marché.  Pour l'heure, sa principale préoccupation demeure ainsi d'améliorer la qualité de ses produits et de ses services afin de répondre aux besoins de ses clients.

Mais Julien Dépelteau et Sylvain Lejour sont confiants de continuer à tirer leur épingle du jeu.  À court terme, il souhaitent explorer les marchés de l'Ontario et du Nord des États-Unis, notamment par le biais de leur nouveau site web transactionnel.  À moyen terme, ils espèrent doubler leur production.  Ils pourraient éventuellement, si la croissance continue d'être au rendez-vous.

Les composantes de Flexpipe sont fabriquées en Asie.  Mais Sylvain Lejour aimerait bien rapatrier ces activités au Québec à plus long terme.  Bref, les projets ne manquent pas pour le duo d'entrepreneurs.


Source : La Voix de l'Est, lundi 5 mars 2012

L'entreprise Denla fermerait ses portes en avril.

Le fabricant d'armoires de cuisine sherbrookois Denla fermerait ses portes le 27 avril prochain, selon Radio-Canada Estrie.  La récession américaine et le taux de change élevé auraient rendu les activités de cette entreprise exportatrice peu rentables.  La soixantaine d'employés de cette usine du secteur Deauville perdrait leur emploi.

Au printemps 2011, Yves Gagnon, le président du groupe Cabcor dont fait partie Denla, avait participé à un petit déjeuner conférence du Groupe d'action pour l'avancement technologique de l'Estrie.  Lors de cette rencontre, il avait expliqué qu'en raison de la crise économiques aux États-Unis, son entreprise tentait de se tourner vers le marché canadien.


Source : La Tribune, Sherbrooke, samedi 3 mars 2012

Très loin des attentes

Il y aura bientôt cinq ans que la Ville de Sherbrooke a cédé aux Laboratoires Charles River l'équivalent du tiers de son parc biomédical en prévision de la plus importante implantation depuis les années fastes des usines de textile.  Rappelons ce qu'étaient alors les visées : un plan de développement quinquennal de 140 M$ devant générer un millier d'emplois dans un secteur de pointe.

On est loin, très loin du compte.  Si loin qu'il y a lieu de se demander si cet objectif sera un jour atteint.  Les activités stagnent, le personnel aussi.
  Charles River n'embauche qu'une centaine de personnes et n'a pas de projet d'expansion à court terme.

Faut dire que les échéanciers avaient commencé à être élastiques dès l'ouverture du premier laboratoire, au printemps de 2009, avec l'amplitude des secousses bouleversant l'économie mondiale.  La haute direction décalait la dernière phase d'embauches à 2014 ou 2016.

«Nous serions tous très heureux de voir grandir l'équipe à Sherbrooke, car nos employés s'y plaisent et nos installations sont très fonctionnelles.  La situation de l'industrie fait cependant en sorte que la quête de nouveaux clients est difficile», commente le directeur des installations, Mike Broadhurst.

Le secteur biopharmaceutique est effectivement toujours sur le carreau, les géants de l'industrie procédant tour à tour à des rationalisations.  Montréal a lourdement écopé des derniers mois avec les annonces successives des société Merck et AstraZeneca, qui y ferment des centres de recherche.  Avec son offre de services précliniques,
Charles River est tributaire du niveau d'activité, non seulement au Québec, mais à travers le monde.

«Notre planification initiale pour Sherbrooke correspondait à la demande du marché en 2007.  Nous avions prévu combiner notre offre de services à Sherbrooke et à Montréal pour le recrutement de clients.  Le ralentissement économique mondial a bousculé nos plans, comme ceux d'une multitude d'entreprises comme la nôtre.  Nos résultats du quatrième trimestre de 2011 commencent cependant à montrer les signes d'une modeste reprise», analyse la porte-parole de
Charles River, Amy Cianciaruso, à partir du siège social de Wilmington, au Massachusetts.

«Malgré le contexte difficile, nous avons réussi à maintenir les emplois de Sherbrooke.  Par contre, nous n'avons pas de projet d'expansion dans l'immédiat.  Nos installations sherbrookoises demeurent une option pour une développement futur», poursuit Mme Cianciaruso.

«L'anticipaton en économie n'est pas une science exacte.  À voir ce qui se passe ailleurs, nous ne sommes pas les seuls à vivre une certaine déception», réagit le maire Bernard Sévigny.

Le directeur général de Sherbrooke Innopole, Pierre Bélanger, lui, décode le message.  Sherbrooke n'étant sûrement pas l'unique projet latent pour une multinationale comme
Charles River (7 500 employés et un chiffre d'affaires de 1,1 milliard de dollars l'an dernier, n'être «qu'une option» est une intention assez vague.

«Dans le contexte où c'est toute l'industrie qui est en restructuration mondiale, on ne peut pas reprocher à Charles River de manquer à ses engagements.  Tant que cette conjoncture perdurera, il sera utopique d'espérer les 1 000 emplois.  S'il y a relance, nous seront en bonne position pour en profiter», soutient-il.

Selon M. Bélanger, il est préférable de n'avoir qu'un seul bâtiment opéré à pleine capacité que de compter sur des installations plus vastes n'étant que partiellement occupées.  Le deuxième cas rend plsu vulnérable aux mauvaises nouvelles.

Entre 2008 et 2012,
Charles River a obtenu des crédits de taxes municipales totalisant 1,7 M$.  Au cours de cette période, outre l'érection de deux bâtiments de services du CHUS, aucune autre entreprise ne s'est établie dans le parc biomédical, dont l'appellation a été changée pour «parc scientifique» afin de marquer l'élargissement de sa vocation.

«Malgré tout,
Charles River est encore là et nous avons une quinzaine de dossiers en filière dont deux qui semblent particulièrement pormetteurs.  Certains de ces investisseurs ne sont intéressés que par des espaces locatifs.  Nous cherchons des moyens de pourvoir à leurs besoins», précise Pierre Bélanger.

Pour le moment, sur la rue Maximilien-Chagnon, qui mène au premier des quatre bâtiments projetés de
Charles River, l'achalandage le plus régulier est celui d'automobilistes utilisant cette artère quasi déserte pour garer leurs voitures afin d'éviter d'avoir à payer le stationnement du CHUS.


Source : La Tribune, Sherbrooke, samedi 3 mars 2012.

Contrat surdimensionné pour Laser AMP.

Laser AMP de Granby est sur le point de compléter le plus imposant contrat de son histoire : un pont d'aluminium qui fait 150 pieds de long, pèse 42 000 livres et est ajusté...au millimètre près.  Ce mastondonte prendra la route dans quelques jours en direction de la ville de Brossard, où il sera installé.

«C'est le plus gros projet de soudure qu'on a eu à réaliser depuis la fondation de l'entreprise en 1995», a expliqué hier le directeur des ventes, Martin Roy.

Selon lui, la structure actuellement en construction dans l'usine de la rue Georges-Cros accueillera les piétons et les petits véhicules à Brossard.  La valeur du contrat n'est pas dévoilée puisque Laser AMP agit à titre de sous-traitant pour le compte de l'entrepreneur général qui a obtenu le contrat de la municipalité.

Tout dans ce mandat, ou presque, est particulier.  D'abord, les dimensions.  «On a fait le pont en trois sections.  C'est tellement gros qu'on ne peut pas l'assembler à l'intérieur.  Aussitôt qu'on a terminé une section, on la sort dehors et c'est là que l'assemblage final est réalisé», explique Martin Roy.

Du travail de très haute précision, souligne le président de l'entreprise de 100 employés, André Moïse.  «C'est un pont de 150 pieds qu'il faut faire fitter à deux millimètres près», résume-t-il.

Les gros tubes d'aluminium utilisés pour la confection de la structure ne se trouvent d'ailleurs pas au commerce du coin.  «Il faut le faire venir d'un moulin aux États-Unis.  C'est le seul endroit en Amérique du Nord qui fait du 10 pouces par 10 pouces», souligne le directeur des opérations Nicolas Pouliot.

Autre détail technique : une rotation a dû être effectuée à trois reprises avec chacune des section du pont pour respecter les normes en matière qui prévoient que les soudures doivent être réalisées à plat.  L'ouvrage est en aluminium parce que sa durée de vie est plus grande que l'acier.  «Mais ça ne se soude pas aussi facilement que l'acier», fait valoir Martin Roy.

L'étape qui promet d'être spectaculaire sera sûrement celle du transport de cet ouvrage en un seul morceau.  Une entreprise spécialisée dans les transports spéciaux fera le travail.  Grues et escortes routières seront de la partie.  Le pont devrait être posé à cheval sur un fardier et un groupe d'essieux autonome.

Hier, il était envisagé que le pont prenne la route jeudi soir prochain.  Ce sera tout un évènement pour l'entreprise.  Certains employés n'excluent pas de suivre un temps l'imposante structure.  «Il va sûrement y avoir des vidéos de ça sur YouTube», lance en riant le directeur des ventes.

Laser AMP a par ailleurs le vent dans les voiles par les temps qui courent, selon Martin Roy.  L'entreprise qui est en mode embauche, est spécialisée dans la découpe au laser et le pliage d'acier et d'aluminium.  Elle oeuvre pour différentes industries.  Par le passé, elle a déjà eu à réaliser des ponts et passerelles.  Le plus long, avant celui actuellement en construction, avait une longueur de 100 pieds et a pris la direction du Nuvavut.


Source : La Voix de l'Est, samedi 3 mars 2012

Sherbrooke SBK Hockey en faillite.

La compagnie Sherbrook SBK Hockey est officiellement en faillite depuis quelques jours, confirme le syndic chargé du dossier de l'entreprise depuis qu'elle s'était placée sous la protection de la loi sur les faillites à la fin janvier.

«La compagnie est en faillite depuis deux jours», affirmait hier à La Tribune Nagi Haddad, responsable du dossier à la firme montréalaise Boudreau et Richard.

«Nous avons attendu le délai prescrit de 30 jours pour recevoir une proposition de relance ou de déclarer la faillite.  Comme nous n'avons rien reçu, nous avons déclaré la faillite.»


C'est à la fin janvier qu'on apprenait que la compagnie Sherbrook SBK Hockey, spécialisée dans la commercialisation d'équipement de hockey vivait des moments difficiles financièrement.

L'entreprise de la rue Lesage, dans le parc industriel de Sherbrooke, était une filiale de
Sherbrook SBK Sports Corp.  Sa direction a eu recours à la loi sur les faillites afin de se donner le temps de proposer un arrangement avec ses créanciers.  Les activités se déroulaient normalement en attendant, notait-on à la fin janvier.

Toutefois, M. Haddad souligne que l'administrateur mis en place à ce moment a démissionné quelques jours plus tard.  «Il n'y a donc pas pu avoir de proposition d'arrangement car la personne qui devait la formuler n'était plus là», raconte-t-il.

«Nous n'avons donc pas eu le choix de déclarer la faillite.»


Le montant de la faillite se chiffre à 1,8 million $.  Une créance garantie de 260 000 $ est réservée à Century Capital, ajoute M. Haddad.

On compte en tout 80 créanciers non garantis, donc des fournisseurs en Chine.

Il n'y aura pas de liquidation publique des actifs, assure-t-il.  Le syndic Boudreau et Richard souhaite vendre en bloc à un seul acquéreur qui pourrait par la suite revendre en tout ou en partie.  L'entreprise qui sera choisie pourrait aussi décider de relancer les activités de
Sherbrook SBK Hockey.

«Nous voulons vendre au prix le plus élevé afin de couvrir les frais et rembourser le plus possible les créanciers.  Nous ne savons pas à combien s'élèvera la vente pour le moment.  Il est trop tôt», fait-il remarquer.

La firme Boudreau et Richard n'a personne en vue pour le moment.

Il n'a pas été possible hier d'obtenir plus de renseignements auprès de
Sherbrook SBK Sports Corp, société publique sur le TSX V.

Un communiqué diffusé le 26 janvier indique que Michael Wright, Francis Mailhot et Richard Desnoyers avaient pris la direction de Sherbrook SBK Hockey.

À l'époque, on avait pu apprendre que des défauts de paiement de la part de fournisseurs européens avaient forcé Sherbrook SBK Hockey à se protéger des créanciers.

Source : La Tribune, Sherbrooke, vendredi 2 mars 2012

Plan Nord - 160 millions pour l'emploi.

La machine gouvernementale se met au service du Plan Nord.

Au cours des cinq prochaines années, Emploi-Québec va réorienter ses budgets et ses ressources sur le terrain pour faire en sorte que le Plan Nord du premier ministre Jean Charest génère les dizaines de milliers d'emplois promis.

Le Plan Nord, mégaprojet annoncé en grande pompe il y a près d'un an, semble chaque jour davantage occuper une place de choix dans l'appareil gouvernemental et dans l'agenda du premier ministre.

À compter de maintenant, Emploi-Québec est mis à contribution pour tout mettre en oeuvre afin que les chercheurs d'emploi et les entreprises à la recherche de main-d'oeuvre dans le nord puissent se rencontrer.

À cette fin, le premier ministre a annoncé hier, en conférence de presse, un plan d'action de 160 millions $, dont 55 millions $ d'argent frais, en vue de concrétiser le Plan Nord en maximisant ses retombées au cours des cinq prochaines années, tant au sud qu'au nord.

«Le Plan Nord, c'est beaucoup d'emplois partout au Québec», a dit M. Charest, qui poursuit en parallèle sa tournée «Cap Nord» dans plusieurs régions du Québec, où il rencontre des entrepreneurs intéressés à profiter d'éventuelles retombées de l'exploitation des ressources naturelles du nord.

«Il faut savoir que le Plan Nord et le développement de l'emploi ne se fait pas uniquement dans le territoire nordique», a fait valoir le premier ministre.

Les sommes investies par Emploi-Québec serviront donc en bonne partie à faire le pont entre le sud et le nord, en facilitant les choses aux personnes des régions du sud souhaitant travailler dans le Grand-Nord, notamment par de la formation pour des emplois spécifiques au territoire ou encore en prodiguant de l'information quand aux possibilités de travail offertes au nord du 49e parallèle.

«Les ressources de tout le Québec seront mises à contribution pour former les travailleurs et, en même temps, pour accompagner les entreprises», a indiqué de son côté la ministre de l'Emploi, Julie Boulet, présente à la conférence de presse.

D'ici cinq ans, on prévoit ainsi former dans le sud 2 000 travailleurs par année pour des emplois disponibles au nord.

«Tout le réseau d'Emploi-Québec se met au service des citoyens du Québec, des travailleurs, pour les soutenir dans leur recherche d'emploi» au nord, a-t-elle précisé.

D'ici le printemps 2013, des foires d'emplois nordiques seront organisées dans toutes les régions du Québec, tant au sud qu'au nord.

Une ligne téléphonique (1-888-EMPLOIS) sera réservée à ceux qui veulent travailler au nord et aux entreprises cherchant à recruter du personnel dans cette vaste région du Québec.

Sur place, dans chacun des 135 Centres locaux d'emplois (CLD) du Québec, chacun des 110 Carrefours Jeunesse-Emploi et chacune des 17 directions régionales d'Emploi-Québec, on trouvera un «répondant Plan Nord» chargé de fournir toute l'information aux personnes intéressées.

Une campagne d'information sur les emplois au nord grugera quant à elle 5 millions $.

La ministre Boulet a indiqué que le nord offrait tout un éventail de perspectives d'emplois, et pas seulement, comme on pourrait le croire, dans le secteur minier.  Car au-delà de l'extraction minière, qui fournira l'essentiel des emplois disponibles au nord, d'autres secteurs d'activités s'y développeront aussi : le commerce au détail, la construction, le transport, l'entreposage, la santé, l'hébergement et la restauration, a-t-elle noté.

Des conseillers autochtones seront aussi présents dans les communautés touchées par le développement des territoires nordiques, car les Premières Nations et les Inuits doivent avoir la priorité au moment du recrutement.

L'objectif de Québec consiste à créer quelque 20 000 emplois par année dans le nord au cours des 25 prochaines années.


Source : La Tribune, Sherbrooke mercredi 29 février 2012.

La Meunerie Milanaise voit grand. Un investissement de 3 millions $ à l'usine.

La belle histoire de la réussite de la Meunerie Milanaise se continue avec un projet de développement qui a changé le paysage du village de Milan, où un agrandissement considérable a fait doubler la superficie de son usine.

Il s'agit d'un investissement majeur de plus de 3 millions $ visant à faire plus que doubler la capacité de production de farine biologique de l'usine de Milan.

«Cela ouvre pour nous la possibilité de répondre à de nouveaux marchés au Québec et à l'exportation, et ainsi de rester un «leader» dans le monde du bio», a commenté le président de l'entreprise, Robert Beauchemin.  «Nous allons également pouvoir quintupler notre capacité de conditionnement et d'emballage.»

Le projet a bénéficié d'une contribution remboursable de 814 393$ de la part d'Agriculture et Agroalimentaire Canada, à même le Fonds de flexibilité pour l'agriculture, par l'intermédiaire de l'Initiative Agri-transformation.

C'est le ministre de l'Industrie et ministre d'État (Agriculture), Christian Paradis, qui a annoncé cette bonne nouvelle hier, à Milan.  Il a faire remarquer comment «la Meunerie Milanaise a su bâtir une usine à la fine pointe de la technologie, qui est de calibre mondial.  Il s'agit d'une importante contribution pour notre région.  L'entreprise est devenue un marché sûr pour les producteurs de grains de l'Est du Canada.»

Le maire de Milan, Claude Turcotte, est venu annoncer, pour sa part, que sa Municipalité remettrait 10 000 $ par année pour les cinq prochaines années à l'entreprise, à partir d'un Fonds d'aide aux industries et aux commerces que le conseil municipal a créé en 2007, et ce, pour la consolidation et la création d'emplois dans la communauté milanaise.

Les nouveaux équipements installés lui permettent également de récupérer les résidus des grains qui sont dorénavant recyclés dans l'alimentation animale.  C'est que la Meunerie Milanaise se préoccupe de plus en plus de son empreinte écologique, prenant des mesures accrues pour sauvegarder l'environnement.

Elle a implanté également une technique de gestion d'inventaire par fréquence radio, où chaque produit possède une puce spécifique, qui va même jusqu'à commander la facturation dès que ce produit sort de l'usine pour pénétrer dans le camion de livraison.

Plusieurs autres projets prennent place sur la table à dessin de l'entreprise : création, entre autres, d'un laboratoire de boulangerie, doublé d'une école où des formations seront éventuellement données à des professionnels, mais aussi à des profanes.

M. Beauchemin s'est montré très fier d'avoir réussi un carnet de commande de produits québécois exportés vers la France, le pays par excellence de la boulange!

Le grand patron de Meunerie Milanaise n'a pas manqué de souligner la grande contribution de ses employés aux succès de son entreprise.  L'usine de Milan compte 25 employés et presque autant à une autre usine implantée dans la région de Vaudreuil-Soulanges, dans la métropole.

L'entreprise a été fondée en 1982 par Lily Vallières et Robert Beauchemin.  Elle transforme et emballe plus de 12 000 tonnes de produits biologiques par année, dont 65 pour cent proviennent du Québec.


Source : La Tribune, Sherbrooke, mardi, 21 février 2012

L'entreprise Rackam primée par l'AQME.

La 22e édition de la soirée Énergia aura été l'affaire de l'entreprise Rackam.  Le 1er février dernier à Montréal, la jeune PME a été récompensée deux fois plutôt qu'une pour son projet d'implantation d'un système à concentration solaire parabolique à la Laiterie Chagnon de Waterloo.  Rackam a non seulement remporté le prix Innovation technologique, mais aussi le prix du Jury.

Notons que dix finalistes étaient en lice pour ce dernier prix lors du gala de l'Association québécoise pour la maîtrise de l'énergie (AQME).

Rackam produit pour l'instant des miroirs qui réfléchissent la lumière vers un cible de captation dans laquelle passe un liquide permettant de fournir une chaleur importante aux industries, notamment.

Le concept breveté est également adapté aux conditions climatiques du Québec.  Car si les capteurs paraboliques sur pivots suivent la courbe du soleil pour optimiser le recueil d'énergie, ils peuvent même se rabattre pour se protéger des intempéries.

Le système Icarus Heat a permis à la Laiterie Chagnon d'économiser jusqu'à 20% de sa facture d'énergie annuelle.

«Nous accompagnons Rackam depuis ses débuts effectués il y a quelques années seulement et c'est une grande fierté de voir cette entreprise réussir des projets aussi ambitieux!» a soutenu Chloé Legris, directrice de la filière des technologies propores chez Sherbrooke Innopole et membre du conseil d'administration de l'AQME.

À son tour, le Cégep de Sherbrooke a été nommé parmi les 18 lauréats Énergia 2011.  L'institution a empoché le prix Geste durable pour son efficacité énergétique et son développement durable.

Source : La Tribune, Sherbrooke, samedi, 18 février 2012

Maisons Alouette change de mains. - Industries Bonneville pourrait rappeler une centaine de travailleurs.

Bonne nouvelle pour les travailleurs de l'usine Maisons Alouette de Sainte-Anne-de-la-Rochelle.  Si tout fonctionne comme prévu, une entente de principe signée entre l'entreprise et Les Industries Bonneville fera passer l'usine aux mains de cette dernière, ce qui pourrait bien ramener une centaine de travailleurs au boulot d'ici le printemps.

En réorganisation depuis l'automne dernier, Maisons Alouette, propriété de Les Industries Ste-Anne-de-la-Rochelle, a vu son carnet de commandes fondre considérablement au cours des dernières années.  Traditionnellement, les exportations comptaient pour 30 à 40% du chiffre d'affaires de l'entreprise.  Mais depuis 2008, celles-ci sont en chute libre et l'année 2011 a été catastrophique alors qu'aucune commande de l'extérieur n'a été enregistrée.

La vente de Maisons Alouette survient donc à un moment où la quasi-totalité des travailleurs de l'entreprise est sans emploi.  Les Industries Ste-Anne-de-la-Rochelle préfèrent maintenant concentrer ses énergies dans l'autre division de l'entreprise, Les Murs ÉcoTerra, qui se spécialise dans la conception de murs fermés à haute efficacité énergétique.

«C'est un modèle d'affaire qui a beaucoup de potentiel.  Nous voulons retourner à nos racines d'autrefois.  Cette vente est une bonne affaire pour nous», dit le président de l'entreprise, Bradley Berneche.

Ce dernier est à la recherche d'un endroit pour relocaliser l'entreprise, puisque l'usine de Sainte-Anne-de-la-Rochelle est beaucoup trop grande pour les besoins de Les Murs ÉcoTerra.

«Nous n'avons besoin que d'un tiers de la surface de notre usine», fait savoir M. Berneche.

Plus tôt cette semaine, M. Berneche avait confirmé la vente de son site de Saint-Alphonse-de-Granby aux Industries Bonneville, puisque Maisons Alouette n'en avait plus besoin pour exposer et vendre ses maisons.

«Le site de Saint-Alphonse n'était plus important pour nous.  Nous avons pris une réorientation l'automne dernier.  Avec Murs ÉcoTerra, nous avons l'intention de croître dans ce domaine.  C'est un modèle d'affaire qui a beaucoup de potentiel», ajoute M. Berneche.

De son côté, Dany Bonneville, copropriétaire des Industries Bonneville, n'a pas caché sa satisfaction.  «L'offre d'achat finale est approuvée chez les deux partis.  C'est un gros investissement pour nous.  On veut doubler notre production puisque l'année dernière, on a ouvert six nouveaux bureaux au Québec et en Ontario.  Maintenant, il faut fournir.  Nous voulons relancer l'usine de Sainte-Anne-de-la-Rochelle, donc, assurer les emplois là-bas», commente-t-il.

Si tout va comme prévu, M. Bonneville croit que la production sera relancée d'ici le printemps, le temps d'adapter la chaîne de production aux produits de son entreprise.  Beaucoup de travailleurs de la petite municipalité pourraient donc retourner au boulot à ce moment.  «Si les employés sont disponibles, les réengager est clairement une possibilité.  Nous avons déjà engagé l'ancien directeur de l'usine.  Ça va prendre le même nombre d'employés qu'il y avait.  C'est une bonne nouvelle pour Saint-Alphonse et Sainte-Anne-de-la-Rochelle, car ça va recréer les emplois perdus», dit M. Bonneville, qui espère une production de 15 maisons par semaine.

Source : Sherbrooke, La Tribune, samedi, 11 février 2012

La relance de Bleu Lavande est assurée.

Bleu Lavande refleurira.  Grâce à un groupe d'investisseurs mené par Jean Pelchat, président de CorpoSana Capital, la renommée entreprise de Magog renaîtra de ses cendres après la faillite encaissée par ses deux fondateurs, Pierre Pellerin et Christine Deschesnes.

D'après les informations obtenues par La Tribune, un juge a entériné plus tôt cette semaine l'entente financière permettant le rachat d'une partie des actifs et la relance de Bleu Lavande.

Le groupe d'investisseurs, qui comprendrait une dizaines d'hommes et de femmes d'affaires de Magog et Sherbrooke, deviendrait propriétaire de la marque de commerce.  Il serait aux commandes des activités de fabrication de produits de l'entreprise, qui s'effectuent dans une usine du parc industriel de Magog, et du volet commercialisation.

Jusqu'à présent, le président intérimaire de Bleu Lavande, Jean Pelchat, et son groupe n'ont pas été en mesure de s'entendre avec le Centre financier aux entreprises Desjardins de l'Estrie, qui détient la ferme où étaient cultivés les plants de lavande.  Les nouveaux investisseurs poursuivraient par contre des négociations sérieuses avec Desjardins en vue d'acquérir cette exploitation.

La relance partielle de l'entreprise magogoise, qui a déjà employé plus de 100 personnes en haute saison, serait confirmée aujourd'hui à l'occasion d'une conférence de presse qui se tiendrait à Magog.

Rappelons que la faillite de Bleu Lavande est devenue officielle la semaine dernière.  Il est devenu clair alors que les dizaines de créanciers non garantis ne toucheraient pas un sous et seraient forcés de rayer les sommes que leur devait l'entreprise.  Au total, les créanciers réclamaient plus de huit millions $.

Pierre Pellerin a imputé la faillite de Bleu Lavande aux dix boutiques corporatives qui avaient été créées pour écouler les multiples produits à base de lavande de la marque.  Ces boutiques auraient placé l'entreprise dans une situation intenable financièrement.

Si le projet de relance sur la table est encourageant, il demeure sans doute incomplet aux yeux de plusieurs intervenants touristiques de la régions.  «Ce sont les champs de lavande qui nous intéressent», lance d'ailleurs le directeur général de Tourisme Cantons-de-l'Est, Alain Larouche.

Bien que certains ont laissé plâner des doutes quant à l'impact véritable de Bleu Lavande au plan du tourisme ces derniers jours, il est clair, selon M. Larouche, que son site agrotouristique, situé près de Fitch Bay, constituait le plus important attrait touristique de l'Estrie.

«C'était une locomotive pour les Cantons-de-l'Estr au complet, au même titre que des attraits comme Bromont ou le Zoo de Granby.  Plusieurs données nous permettent de le constater», déclare le directeur général de Tourisme Cantons-de-l'Est, en se disant confiant que le site agrotouristique sera aussi relancé sous peu.

Source : La Tribune, Sherbrooke, jeudi 9 février 2012

Agropur a déjà son propre produit. - La coopérative a investit 6 M$ pour sa marque de yogourt.

Agropur est prête à lancer sa propre marque de yogourt, a affirmé hier le chef de la direction de la coopératrive agricole, Pierre Claprood.

Les discussions se poursuivent avec Yoplait pour renouveler son contrat de production, mais la direction d'Agropur fonde peu d'espoir d'un terrain d'entente puisse être trouvé.  «Ils ne veulent pas renouveler, mais on continue de se parler.  Mais il y a plus de chance qu'on lance notre marque qu'on continue avec Yoplait.  On se fait à l'idée» a indiqué M. Claprood en entrevue hier après-midi à La Voix de l'Est.  «Ça fait un an qu'on se prépare à ça.  En nous sommes maintenant prêts.»

Les Aliments Ultima, une entreprise propriété d'Agropur et d'Agrifoods, une coopérative de l'Ouest canadien, produisent le yogourt de Yoplait depuis 1972 à leur usine de la rue Principale à Granby.  En vertu de ce contrat de franchisé, les Aliments Ultima assurent la production, le transport et la mise en marché des produits Yoplait partout au Canada.  Or, ce contrat vient à échéance en septembre 2013.  Au terme de cette date, les produits Yoplait devraient être produits par Liberté.  La PME québécoise a été achetée l'année dernière par la multinationale franco-américaine.

D'ailleurs, La Voix de l'Est révélait le 22 novembre dernier que Yoplait n'allait pas renouveler l'entente.

Agropur a investi près de six millions de dollars pour créer sa nouvelle marque de yogourt, a dit M. Claprood.  Les équipes de recherches de la coopérative ont inventé des recettes, les ont produites, les ont fait goûter par des consommateurs lors de dégustation à l'aveugle avec d'autres produits.  «Notre yogourt est très bon», assure évidemment le grand patron de l'entreprise.

Lancer une nouvelle marque n'est pas une aventure de tout repos, admet M. Claprood.  «Il faut faire beaucoup de publicité, amener les gens à goûter nos produits, explique-t-il.  À court terme, ce n'est pas évident.  Mais à long terme, il y a de grands avantages.  Ça ouvre la porte pour découvrir d'autres marchés, les États-Unis, par exemple.»

Pour ce faire, Agropur devrait ouvrir une usine de production en sol américain puisque l'exportation de produits laitiers est interdite entre les deux pays.

M. Claprood n'a pas voulu discuter des possibles conséquences de la perte du contrat de Yoplait sur les 305 employés des Aliments Ultima.  Il s'est dit très optimiste de voir la nouvelle marque faire sa palce rapidement dans un marché hautement concurrentiel.  «On va tout faire pour avoir la même production», a-t-il indiqué.

En 2010, les Aliments Ultima ont produit 100 millions de kilos de yogourt pour Yoplait.

Agropur estime que la perte du contrat de Yoplait entraînera des pertes de 165 millions de dollars.  En 2011, les Aliments Ultima ont affiché des revenus de 330 millions de dollars.

Avant de se lancer dans cette grande aventure, une question fondamentale devra être tranchée : la coopérative Agropur a-t-elle le droit de concurrencer Yoplait au Canada?

Il existe des différends sur les clauses du contrat qui lie les deux entreprises.  Certaines clauses ne sont pas interprétées de la même façon par les deux parties, souligne M. Claprood.  Il n'a pas voulu dire lesquelles, mais il est clair qu'elles pourraient nuire au projet d'Agropur de mettre ses propres produits sur le marché.

Le tout sera débattu dans les prochaines semaines devant un tribunal de commerce international, a dit M. Claprood.

La décision de Yoplait de ne pas renouveler son contrat avec Agropur repose sur une nouvelle stratégie d'affaires, a indiqué M. Claprood.  La concurrence exercée par Danone, l'autre grande multinationale dans l'industrie du yogourt, explique-t-il, amène Yoplait à remettre en question son système de franchisé.  «Danone a gagné des parts de marché dans plusieurs pays du monde en contrôlant leur production.  Ils (les dirigeants de Yoplait) pensent qu'ils peuvent avoir une meilleure croissance sans leurs franchisés.»

Les acquisitions de Yoplait ces dernières années, dont celle de Liberté, expliquerait ce virage de stratégie.  En contrôlant leurs propres entreprises, soutient M. Claprood, au lieu de faire affaire avec des franchisés, «ça fait moins de monde à convaincre quand tu prends une décision».


Source : La Voix de l'Est, jeudi 9 février 2012

Soprema s'installe à Singapour.

Le directeur du développement des affaires internationales de Soprema, Daniel Nadeau, a annoncé l'ouverture d'une succursale à Singapour, qui desservira l'Inde et le Sud-Est asiatique.

Il y a quelque temps déjà que Soprema avait une présence timide en Inde, en Indonésie, au Vietnam, en Thaïlande et à Singapour.  C'est dans le but d'intensifier cette présence et d'augmenter son chiffre d'affaires dans la région du globe qu'on a créé Soprema Singapour.

«On s'est aperçu avec le temps que notre bureau en Chine investissait beaucoup d'énergie et d'effort à répondre à des demandes provenant des pays du Sud et qu'il serait à propos d'y avoir un pied-à-terre», a indiqué le directeur.

Ce nouveau bureau assurera donc le développement des affaires dans ce marché en pleine expansion.  Il va sans dire qu'un bassin de population composé de deux milliards de personnes devrait permettre à l'entreprise drummondvilloise de mettre la main sur les contrats associés à plusieurs chantiers.

L'entreprise spécialisée dans la fabrication de produits et de revêtements d'étanchéité pour la construction et le génie civil a envisagé d'autres destinations pour répondre à la demande asiatique, comme New Delhi et Kuala Lumpur, mais a finalement opté pour la petite république côtière, évoquant des raisons reliées à la qualité de vie, aux relations internationales et à l'économie.

Soprema Singapour compte actuellement une employée, Catherine l'Heureux, conseillère aux ventes, embauchée en novembre 2010, mais en poste en Asie depuis quelques mois à peine.  Soprema a l'intention d'augmenter cette force de vente au fur et à mesure de la croissance.  On s'attend à ce qu'une dizaine de techniciens et de vendeurs accompagnement Mme L'Heureux un fois à maturité.

L'investissement initial relié à cette nouvelle succursale de Soprema est évalué à un peu plus de 250 000 $.  L'entreprise entrevoit des investissements annuels récurrents d'environ 150 000 $ au cours des prochaines annése en fonction du développement du marché.  D'origine française, la multinationale Soprema est implantée dans plus de 80 pays.  Elle a une présence au Canada depuis 1978.


Source : La Tribune, Sherbrooke, mercredi, 8 février 2012

Enerkem entre en Bourse.

Après avoir recueilli les ordures des citoyens pour les transformer en carburant, Énerkem veut maintenant récolter leurs épargnes.  L'entreprise québécoise prépare une entrée en Bourse sur le NASDAQ et le TSX d'une valeur de plus de 100 millions de dollars.

Énerkem a déposé les documents nécessaires à son premier appel à l'épargne vendredi dernier.  Si le nombre d'actions qui seront mises en circulation et leur prix ne sont pas encore connus, le prospectus donne toutefois un indice de l'ampleur qu'aurait ce nouveau visage québécois en Bourse : les frais d'inscription sont basés sur une transaction d'une valeur de 125 millions de dollars.

L'entreprise n'a pas voulu commenter le processus, hier, invoquant les considérations légales qui l'entourent.  On sait toutefois que les actions de la nouvelle venue s'échangeront sous les symboles «NRKM» aux États-Unis et «NKM» au Canada.

Née des laboratoires de l'Université de Sherbrooke, Énerkem dit pouvoir transformer les ordures ménagères - des vieux sofas aux pelures d'orange en passant par le plastique non recyclable - en éthanor pouvant faire rouler les voitures.

L'entreprise a commencé à attirer l'attention il y a quelques années en annonçant coup sur coup plusieurs financements de dizaines de millions de dollars chacun.  Le ministère américain de l'Énergie et Cycle Capital Management, fonds québécois consacré aux technologies propres, ont été parmi les premiers à miser sur la jeune entreprise.  Les grands fonds de capital-risque américains ont bientôt suivi.

Après avoir testé sa technologie dans une usine de démonstration à Westbury, en Estrie, Énerkem construit actuellement sa première usine comerciale à Edmonton.  D'autres usines au Mississippi et à Varennes sont aussi dans les cartons.

Si une poignée d'entreprises québécoises de technologies propres comme 5NPlus ou PyroGenesis sont déjà inscrites à la Bourse croissance de Toronto, c'est la première fois que l'une d'elles frappe à la porte du NASDAQ.

Ceux qui décideront d'acheter des actions d'Énerkem doivent toutefois savoir qu'ils miseront sur une société en développement, avec tous les risques que cela comporte.

L'entreprise, qui a cumulé des pertes de 19 millions l'an dernier, n'a pas encore généré de revenus provenant de la vente de l'éthanol.  De plus, son usine-pilote de Westbury produit pour l'instant principalement du méthanol.  Ce méthanol devra ensuite être transformé en éthanol avant d'être vendu.

Dans son prospectus d'émission, Énerkem avertit que «la conversion du méthanol en éthanol à l'échelle commerciale pourrait s'avérer plus difficile que prévu».  Le prospectus mentionne aussi des risques liés aux coûts de construction et d'entretien des usines, ainsi qu'à l'approvisionnement en déchets et à la réglementation environnementale.


Source : La Tribune, Sherbrooke, mardi 7 février 2012.

D-Gel d'Acton Vale - Prête à rebondir sur la planète.

D-Gel est l'un des secrets les mieux gardés d'Acton Vale.  Mais plus pour longtemps.  L'entreprise, qui fabrique et distribue des équipements et accessoires de ballon sur glace et de hockey balle, est prête à rebondir aux quatre coins de la planète.

«On veut donner un rayonnement international à une entreprise d'ici tout en restant ici», affirme le directeur général de la PME, Stéphane Paradis.

D-Gel est la propriété de la famille Gardner depuis plus d'une trentaine d'années.  Elle s'est développée à Acton Vale sans tambour ni trompette tout au long des décennies.  Il y a environ un an, bien que la croissance soit au rendez-vous, les propriétaires de l'entreprise ont décidé de repositionner D-Gel pour assurer sa pérennité.  Stéphane Paradis, qui était à l'emploi d'un compétiteur à Toronto, a été embauché dans la foulée.

Selon lui, la PME oeuvre dans un marché de niche et offre beaucoup de potentil.  Appuyé par les propriétaires de D-Gel, il s'est fixé comme objectif d'exploiter ce potentiel au maximum.  Depuis l'arrivée en poste de Stéphane Paradis, l'entreprise a dailleurs entrepris un virage à 180 degrés.  «C'est une année de transition, dit-il.  On roulait à deux milles à l'heure; on va amener ça à 400 milles à l'heure.»

Déjà, les produits D-Gel jouissent d'une plus grande visibilité avec l'ajout de 600 à 800 points de vente au Canada au cours des derniers mois, souligne M. Paradis.

Dans le cadre du virage entrepris, le nouveau directeur général dit avoir remis en question les processus de fabrication de chacun des produits.  Si certains sont fabriqués à Acton Vale, comme les têtes des balais, ainsi que les balles et ballons, d'aures proviennent de Chine, dont les souliers dotés d'une épaisse semelle de caoutchoucs pour la pratique du ballon sur glace.  «On veut avoir un modèle d'affaires qui nous permet de mieux contrôler notre destinée», souligne Stéphane Paradis.

L'exercice se traduira assurément par certains changements, dit-il, dont le rapatriement éventuel de la fabrication des souliers au Québec.  Même si cela doit entraîner une hausse du prix de certains produits.  Une décision prise, dit-il, à la lumière de ce qu'il a observé en Chine.  «Les conditions de travail dans les usines ne correspondent pas aux valeurs de D-Gel.  On veut se positionner comme une marque plus haut de gamme.  Je me donne le mandat de créer des emplois à Acton Vale», lance-t-il.

Autre projet d'importance dans la mire du DG : la possible acquisition «d'une autre entreprise similaire nord-américaine».  Des discussion ont été amorcées.  Parmi les avantages d'une telle transaction : l'augmentation du volume d'affaires, souligne M. Paradis.

Ce dernier affirme voir grand pour les activités de D-Gel à Acton Vale, qui emploie neuf personnes dont trois couturières à temps partiel.  «Des fois, il y a des gens qui ont peur d'aller en région parce qu'il ont peur d'être limités.  Moi, c'est le contraire.  Le support qu'on reçoit ici, entre autres du CLD, nous permet de performer», dit-il.

Si l'un des segments de marché de D-Gel, le hockey balle, est en forte croissance, l'autre, le ballon sur glace, suit plutôt la pente contraire.  Avec la Fédération canadienne de ballon sur glace notamment, Stéphane Paradis souhaite trouver des façons de développer la relève pour ce sport.  D-Gel aimerait éventuellement développer des produits de gymnase pour «rentrer dans les écoles».  «On se donne une mission sociale, celle de faire découvrir le ballon sur glace», dit-il.

Stéphane Paradis est d'avis que D-Gel, dont le chiffre d'affaires demeure confidentiel, doit développer un modèle qui se distingue.  «Ce serait une erreur de compétitionner les Bauer et autres CCM», dit-il.  La clé du succès passera, selon lui, par les gens compétents qui entoureront l'entreprise et qui sauront l'amener «à un autre niveau».


Source : La Voix de l'Est, lundi, 6 février 2012

Jyco obtient un coup de pouce d'Ottawa.

L'entreprise Jyco Sealing Technologies de Sherbrooke peut continuer sur sa lancée de développement avec une aide financière du gouvernement fédéral annoncée hier.

Le ministre des Transports, de l'Infrastructure et des Collectivités et ministre de l'Agence de développement économique du Canada pour les régions du Québec, Denis Lebel, lui accorde ce coup de main pour moderniser ses installations.

«Le gouvernement du Canada est résolu à appuyer les entreprises qui, somme Jyco, mettent tout en oeuvre pour accroître leur compétitivité et, du même coup, créer les conditions favorables à leur croissance», déclare le ministre dans un communiqué.

Jyco est une entreprise spécialisée dans la fabrication de joints d'étanchéité.  Elle qui a su traverser la crise automobile de 2008 souhaite aujourd'hui améliorer sa productivité, diversifier sa production et ainsi conserver l'avantage commercial qu'elle a sur ses concurrents dans le créneau des matériaux transformés.  Jyco se modernise entre autres par l'achat d'équipements.

À la mi-décembre, Jyco Sealing Technologies annonçait des investissements de près de 2,5 millions $ dans ses installations de Sherbrooke et la création d'une vingtaine d'emplois.  Une trentaine d'autres emplois devaient se rajouter par la suite.

Le carnet de commandes de Jyco augmente au point où l'entreprise doit procéder à des investissements majeurs en équipements et en ressources pour répondre à la demande croissante.


Source : La Tribune, Sherbrooke mardi 31 janvier 2012.

Boréalis en pleine expansion.

Où s'arrêtera la croissance de l'entreprise Boréalis à Magog?  Hasardeux de tenter de prévoir puisque même ses deux grands patrons, Jules Paquette et Patrick Grégoire, ne cessent de revoir à la hausse leurs prévisions.

Il y a un an, le nombre d'employés de Boréalis se trouvait sous la barre des 70.  Or, l'entreprise emploie maintenant 110 personnes et ce nombre atteindra vraisemblablement 150 à la fin de 2012.

Présentement, 60 pour cent de ses employés travaillent à Magog.  Le reste oeuvre à différents endroits sur la planète.  Boréalis possède notamment des bureaux à Brisbane, en Australie, et au Ghana.  Elle prévoit également ajouter un bureau à Lima, au Pérou, et compte plusieurs travailleurs en Guinée.

Le président de l'entreprise magogoise, Jules Paquette, croit que sa compagnie continuera de connaître du succès.  «Ce n'est que la pointe de l'iceberge en ce moment, le marché qu'on touche.  C'est possible qu'on devienne quatre ou cinq fois plus gros dans le futur», affirme-t-il.

Compte tenu de sa structure et du marché qu'elle cible, on serait tenté de penser que son développement s'effectuera presque exclusivement à l'extérieur du Québec.  Mais M. Paquette indique que plusieurs nouveaux emplois s'ajouteront normalement aussi à Magog.

«On n'a pas besoin d'être à Londres, New York ou Houston pour réussir avec les produits qu'on offre.  Du moment qu'on n'est pas trop loin, et c'est relatif, d'un aéroport important, on est correct», explique l'homme d'affaires.

Concernant le développement de Boréalis à l'étranger, Jules Paquette mentionne que sa compagnie a tout récemment créé une coentreprise en Australie avec la société DWS.  Ce partenariat constitue une première pour l'entreprise magogoise et lui permet de tester une façon différente et moins contraignante de développer ses activités hors du Québec.

Malgré que la croissance de Boréalis se soit déroulée à vitesse grand V depuis sa foncation en 2004, son président paraît en contrôle complet de la situation.  «On a bien géré notre croissance.  Notre équipe de gestion était déjà assez grosse, il y a quelques années,.  Elle a pu tranquillement s'adapter à un volume d'affaires plus important.»

M. Paquette admet cependant qu'il ne compte pas les heures travaillées chaque semaine.  «Notre succès, on le doit à notre travail acharné», confie-t-il, ajoutant que l'écoute et la proximité du client sont également deux marques de commerce de son entreprise.

Avec ses équipes de spécialistes et ses logiciels,
Boréalis accompagne les compagnies possédant des projets d'extraction.  Elle aide les Rio Tinto Alcan, Exxon de ce monde à assumer leurs responsabilités sociale et environnementale dans le cadre de différents projets.

Pour la première fois de son existence, Boréalis a récemment dévoilé de nouvelles applications mobiles pour ses logiciels.  Ces applications, qui correspondent à une tendance mondiale, permettent la collecte de données sur le terrain à l'aide d'un téléphone intelligent ou d'une tablette numérique.  Ces produits ont été crées à l'intention de ses clients.


Source : La Tribune, Sherbrooke samedi, 28 janvier 2012

Les Industries 3R s'agrandissent.

Un des plus gros employeurs de Danville, les Industries 3R, se tourne résolument vers l'avenir avec un investissement de près de 900 000 $ pour l'agrandissmeent de 8 400 pieds carrés de ses installations afin d'y aménager du personnel, mais également pour se doter de nouveaux équipements à contrôles numériques d'avant-garde.  L'entreprise qui, l'été dernier, comptait 45 employés en compte maintenant une soixantaine.

«Nous sommes vraiment rendus à l'étroit, il fallait agir.  Ce n'est pas un précédant chez nous, nous en sommes à une quatrième phase d'agrandissement.  Depuis que nous avons acquis un de nos compétiteurs, l'entreprise Mevco de Montréal, le besoin d'expansion s'est accru.  Cette dernière usine a été transformée principalement en centre de distribution et presque toute la production est maintenant concentrée ici à Danville», a commenté François Chaîné, copropriétaire de l'entreprise.

L'entreprise manufacturière se spécialise dans la production d'isolants pour la haute température, généralement 1000 degrés et plus.  Ses clients sont des fonderies, alumineries et aciéries dont Rio Tinto, Alcoa et QIT de Sorel.  Avec un chiffre d'affaires annuel voisinant le 8 M$ et des perspectives d'avenir encourageantes, l'entreprise poursuit sa progression avec confiance, avec, comme préoccupation, le respect de sa certification ISO 9001-2008.

«C'est mon père Raymond, maintenant à la retraite, qui a fondé notre industrie en 1978 et l'a développée avec beaucoup de travail et d'acharnement.  Il nous a, mon frère Louis et moi, rapidement intégrés à l'entreprise.  Aujourd'hui un membre de la troisième génération y travaille, ma fille Marilyne qui est responsable de la comptabilité», fait-il part avec une fierté sans équivoque.

Les projets sont sur les planches de travail.  «Nous regardons la possibilité d'améliorer notre desserte de la Côte-Nord.  Le Plan Nord suscite notre intérêt comme d'ailleurs bon nomber d'entreprises québécoises.  J'y étais la semaine dernière pour établir des contacts et visualiser ce potentiel évident pour les Industries 3R


Source : La Tribune, Sherbrooke, samedi, 28 janvier 2011

L'ancienne usine Trak Sports renaît. L'entreprise a du pain sur la planche.

Un groupe d'anciens employés de l'usine Trak Sports redonnera vie aux installations de Cowansville.  Baptisée i_5 (comme l'expression high five), cette petite compagnie se spécialisera dans la fabrication et la remise à neuf de planches à neige.

Ce projet est le fruit du rêve de Richard Samuel, Hélène Jean, Yanick Constant et Dominique Dubé, qui étaient tous à l'emploi de Trak Sports au moment de sa fermeture en 2009.

L'usine de la rue Dean a fabriqué, en exclusivité, des planches à neige en sous-traitance pour Burton durant 21 ans, avant que la compagnie mette fin au contrat.  Cette décision avait sonnée le glas des activités de l'usine cowansvilloise.

«Ces quatre personnes n'avaient jamais abandonné leur passion pour le snowboard.  Elles agiront à titre de gestionnaires de la nouvelle compagnie», indique la porte-parole de i_5, Sabrina Paquin, en précisant que tous occupent présentement un autre emploi.  Au début, ils vont se relayer dans l'usine».

Dès le démarrage du projet, le quatuor d'associés recevra l'appui de cinq à six employés à temps partiel.  Aucune autre embauche n'est prévue pour l'instant, précise Mme Paquin.

Jouant visiblement de prudence, i_5 concentrera d'abord ses efforts sur la remise à neuf de planches à neige usagées.  Ainsi, les surfeurs pourront apporter leur planche directement à l'usine, pour la faire sabler et cirer comme une neuve et ce, en 24 heures.  «Dans un futur très proche, les gens pourront aussi laisser et reprendre leur planche à des points de chute, qui seront situés dans des magasins de sports de la région», affirme la responsable des communications.

Ce n'est qu'une fois bien installés que les promoteurs mettrons en marche la production de nouveaux snowboards.  Des prototypes seraient déjà sur la table pour la fabrication de planches haute de gamme sous la marque i_5.  «Mais on veut d'abord produire pour d'autres compagnies.  On en a approché quelques-unes et ça augure bien», dit Mme Paquin.

À l'heure actuelle, les nouveaux propriétaires louent l'espace auparavant occupé par Trak Sports, mais ils n'occupent qu'une petite partie du local.  Ils ont également fait l'acquisition d'une fraction de l'équipement qu'utilisait leur ancien employeur.

Interrogée sur la future production de planches, Mme Paquin admet que tout se fera à petits pas.  «On ne s'est pas fixé d'objectifs, ni en nombre, ni en temps.  On se laisse quelques mois pour le démarrage de l'entreprise.  On veut prendre de l'expansion, mais on n'a pas d'attentes».

Malgré ces débuts volontairement modestes, le groupe ne semble pas se lancer dans l'aventure les yeux fermés.  Des études de marché ont été faites, autant pour le volet «remise à neuf» que pour le volet «fabrication».  Selon la dame, l'usine est située dans un endroit stratégique, à proximité de plusieurs montagnes de ski, ce qui devrait assurer une clientèle régulière pour le reconditionnement de planches usagées.

La production de planches neuves devrait aussi connaître du succès, prédit Sabrina Paquin.  «Les hivers sont de moins en moins froids et on a moins de neige qu'avant, mais les mordus de planche à neige trouvent le moyen et l'endroit pour en faire quant même.  On vise les vrais amateurs».

Et pourquoi avoir choisi i_5 comme nom de compagnie?  «On voulait un nom dynamique, amusant et qui piquerait la curiosité.  Ça semble fonctionner!»

L'inauguration officielle de l'endroit aura lieu ce samedi, le 21 janvier, au 135-4, rue Dean.  Pour l'occasion, le public aura accès aux installations entre 10h et 14h.  Des membres de l'équipe i_5 seront sur place pour faire la démonstration de remise à neuf de planches à neige.  On y verra également la sérigraphiste Mary Jo Larivière peindre des planches à l'aide de la technique d'aérographie (airbrush).

Source : La Voix de l'Est, mercredi, 18 janvier 2012

Polycor ferme Granit Bussière.

La multinationale Polycor a annoncé hier qu'elle fermait sa filiale Granit Bussière, de Saint-Sébastien dans la région de Lac-Mégantic, dans un effort de restructuration de ses activités.

Une quarantaine d'employés perdent leurs emplois, alors que sept autres sont mutés dans les deux autres filiales de l'entreprise, située également à Saint-Sébastien.

Granit Bussière, qui se spécialisait dans le domaine de la pierre architecturale taillée sur mesuer, était déficitaire depuis quelques années, à cause du contexte difficile dans lequel se retrouve le secteur de la construction.

«Les efforts déployés n'ont pas permis à Granit Bussière de retourver la voie de la rentabilité», a expliqué Patrick Pérus, chef de la direction de Polycor, au siège social de Québec.  «C'est une décision difficile, mais qui s'avère nécessaire.»

La direction de l'entreprise a dit souhaiter accompagner les employés licenciés dans leur recherche d'emploi et offrira même des incitatifs aux employeurs locaux qui les embaucheront.  Elle entend mieux gérer sa croissance et faire face aux défis du marché grâce à cette restructuration qui sera accompagnée d'un plan de recapitalisation.

Elle veut concentrer ses efforts et ses ressources sur ses activités ayant le plus de valeur ajoutée, soit la transformation du granite, du marbre, du calcaire français et du verre recyclé en tranches, tuiles, mosaïques, produits d'aménagement paysager et bordures.

Les autres usines de Polycor ne seront pas affectuées par cette décision stratégique et poursuivront leurs activités normalement.  L'entreprise compte 25 carrières et quatre usines de fabrication, employant au total plus de 300 personnes.

Jointe par téléphone hier, la mairesse de Saint-Sébastien, Marie-Douce Morin, a semblé affectée par la nouvelle.

«C'est une nouvelle qui nous touche, c'est certain, parce qu'elle implique plusieurs pertes d'emplois.  C'est un coup dur pour notre municipalité.  Je rencontre le directeur de l'usine demaine matin.  Je préférerais ne pas parler davantage aux journalistes avant d'avoir parlé avec lui», a-t-elle coupé court à la conversation.

La région de Saint-Sébastien, Lac-Drolet et Sainte-Cécile-de-Whitton a déjà porté fièrement l'appellation de capitale mondiale du granit, il y a quelques décennies.  Mais le déclin de l'industrie a changé bien des choses.


Source : La Tribune, Sherbrooke, vendredi, 3 février 2012

Afin de recycler davantage - Tafisa investit 10 M$ à Lac-Mégantic.

RECYCLAGE.  Voilà le mot préféré de Louis Brassard, président-directeur général de Tafisa Canada, dont l'usine est située dans le parc industriel de Lac-Mégantic.

Cet ingénieur de formation l'a répété à quelques reprises lors de la conférence de presse où il a annoncé un projet majeur d'investissement totalisant 10 millions de dollars, afin principalement de faire augmenter l'utilisation du bois recyclé dans le processus de fabrication des panneaux de particules, la spécialité de cette usine.

Le ministre du Développement économique, de l'Innovation et de l'Exportation, Sam Hamad, était présent hier avant-midi pour annoncer un prêt de 5 millions de dollars de la part d'Investissement Québec, de même qu'une contribution financière de 450 000 $ de Recyc-Québec.

«Lors d'une rencontre avec les dirigeants de Tafisa, j'ai pu me rendre compte qu'ils ont une très bonne vision et une très grande fierté pour leur travail.  Ici, on prépare l'avenir, avec de l'équipement à la fine pointe de la technologie et on agit en fonction de l'environnement.  C'est un projet important pour la région, dans un contexte difficile de crise économique», a-t-il déclaré.

Le ministre était accompagné par la députée de Mégantic-Compton, Johanne Gonthier.  Cette dernière s'est avouée «très heureuse d'entamer la nouvelle année chez Tafisa, ce fleuron de notre économie locale qui investit encore afin de maintenir sa position de leader nord américain dans la fabrication de panneaux de particules et de mélamine, dans le contexte difficile de l'industrie du bois.

Elle a rappelé le lot de défis auxquels Tafisa a dû faire face dans son histoire, à commencer par l'incendie majeur de 2006.  «Tafisa continue de moderniser son usine, avec la confiance de sa maison mère au Portugal, pour son équipe de direction de Lac-Mégantic et ses employés qui sont des professionnels», a-t-elle ajouté.  «Tafisa est une source d'inspiration pour la région et un excellent citoyen corporatif».

Le projet d'investissement de 10 million $ consiste prinicpalement à doter l'usine de Tafisa d'un broyerur de déchets de construction et de produits de bois en tous genres, comme des matériaux issus de la démolition, des palettes de bois, des pièces d'emballages et même des meubles.  Cet équipement permettra de doubler le recours à du bois recyclé, jusqu'à plus de 244 000 tonnes par an, comme l'a expliqué M. Brassard.

«Cela représente deux millions d'arbres par année qui n'auront pas besoin d'être coupés, faisant baisser la pression sur les scieries qui nous fournissent des copeaux, sciures et autres déchets de bois.  Grâce à ces approvisionnements supplémentaires, notre production sera plus soutenue et plus continue, avec moins d'arrêts à prévoir à cause des soubresauts de l'industrie du bois.  Ce procédé de fabrication prolonge la vie du bois, c'est l'objectif que nous poursuivons.  C'est très bon pour l'environnement, car il y aura moins d'enfouissement et moins de déchets de bois qui seront brûlés, avec moins de contaminants dans la nature», a-t-il indiqué.

«De plus, nous assurons la compétitivité de notre usine et l'avenir de nos 325 travailleurs.  Nous avons la plus grande usine de recyclage en Amérique du Nord.

Il s'agit également de la plus grande usine de fabrication de panneaux de particules sur ce continent.


Source : La Tribune, Sherbrooke, mardi 17 janvier 2012

Bleu Lavande ferme six boutiques.

L'entreprise Bleu Lavande a fermé six de ses dix boutiques corporatives et mis à pied quelques membres de son personnel administratif.  Son président, Pierre Pellerin, affirme toutefois qu'il n'y a pas lieu de s'inquiéter et que ces décisions découlent simplement d'un changement de stratégie commerciale.

«Nos boutiques corporatives nous permettent d'être présents dans des centres commerciaux.  Mais on pense qu'il est préférable qu'on couvre mieux le territoire plutôt que de miser beaucoup sur les centres commerciaux, où on a une forte compétition», explique M. Pellerin.

Celui-ci soulique que Bleu Lavande est récemment devenu un «fournisseur accrédité» des magasins La Baie, ce qui laisse présager des ventes additionnelles intéressantes pour l'entreprise magogoise.

Pierre Pellerin espère également que des dizaines de pharmacies supplémentaires offriront bientôt les produits de son entreprise.  Déjà, le réseau de détaillants de Bleu Lavande compte 120 pharmacies au Québec.

Un total de quelque 400 commerces agissent à titre de détaillants des produits de l'entreprise, qui possède de grands champs de lavande près de Fitch Bay, non loin de Magog.  Tout laisse croire que ce nombre continuera à augmenter de façon rapide durant les prochaines années.

Source : La Tribune, Sherbrooke vendredi, 7 octobre 2011

Mine Jeffrey prépare son démarrage. Le ministre Hamad souhaite régler le dossier de la relance avant les Fêtes.

Alors que le ministre du Développement économique Sam Hamad souhaite régler le dossier de la relance de Mine Jeffrey avant les Fêtes, son président Bernard Coulombe entend reprendre le boulot bien avant.

Confiant, M. Coulombe prévoit déjà l'entrée au travail de l'entrepreneur qui viendra compléter l'excavation des galeries souterraines.  Des employés auront aussi pour tâche de procéder à l'installation des équipements sous terre.

«Je comprends la prudence du nouveau ministre, précise M. Coulombe, ça ne veut pas dire qu'on fait rien et qu'il ne se passera rien d'ici là.»

M. Coulombe et ses partenaires financiers ont remis aux fonctionnaires du Ministère, vendredi, les documents attestant leurs engagements pour la relance de la mine.  Hier, il était confiant plus que jamais en son projet, se disant assuré que ces documents répondent précisément aux exigences du gouvernement du Québec pour une garantie de prêt de 58 M$.

Pour sa part, le ministre Sam Hamad a affirmé au journal Le Soleil, dimanche, qu'il s'assurerait que son gouvernement soit saisi rapidement du dossier par l'entremise du Conseil des ministres.  «Ça se fera avant le printemps, idéalement avant les Fêtes, a dit le ministre.  Si tout est conforme commenous le pensons, le financement devrait être accordé.»

«La condition relative à une participation financière de 25 M$ de Mine Jeffrey et de ses partenaires financiers est maintenant sécurisée, on en a donné la preuve, commente aussi Bernard Coulombe.  La date butoir a été respectée et la garantie s'applique.  Cela ne signifie pas que nous avons l'argent dans nos poches, les analyses vont être effectuées au ministère.  Il faudra préciser une convention de crédit afin de pouvoir soutirer l'argent graduellement, tant des institutions financières que du fonds de 25 M$ de nos partenaires, selon les développements et les travaux réalisés.  Cette étape sera concrétisée dans les prochaines semaines.»

Autre élément important, la convention entre les partenaires du consortium d'investisseurs n'est toujours pas signée, précise M. Coulombe, précise M. Coulombe.  «Certains de nos partenaires ont encore à se faire mieux connaître auprès des gouvernements du Québec.  Même si tous les éléments de la convention ne sont pas totalement attachés, les discussions sont très avancées et la signature est imminente.  La vérification diligente de certains partenaires financiers se poursuit toujours à la Mine Jeffrey

Sans en préciser l'identification, Bernard Coulombe confirme que les investisseurs du consortium se composent de trois groupes de partenaires de trois différents pays.

«Nous devons composer avec de nouveaux partenaires qui font équipe avec nous depuis peu.  Le président de Balcorp, Baljit Chadha, et moi-même avons réuni les 25 M$ auprès des investisseurs.  Je me suis engagé auprès d'eux et auprès des gouvernements à rester en place pour quelques années.  Je vais continuer à mener les opérations à la Mine Jeffrey et à préparer la relève pour une transition éventuelle à une nouvelle équipe.»

À compter d'avril, le président de Mine Jeffrey espère repartir la production aux moulins avec comme prévision 100 000 tonnes de chrysotile pour 2012, possiblement 200 000 tonnes en 2013.  «Nous allons épuiser la réserve actuelle du puits minier pour en arriver à une transition en continu avec la production du minerai en provenance cette fois de la mine souterraine.  Une fois en production, pas question de faire un arrêt pour ensuite démarrer la production sous terre, c'est là mon objectif.»

Par ailleurs, commentant l'arrêt de production de la fibre chez LAB Chrysotile de Thetford Mines, le président de Mine Jeffrey considère qu'il s'agit d'une mauvaise nouvelle, non seulement pour les travailleurs de la mine Lac d'Amiante, mais aussi pour cette industrie au Québec.

«Nous risquons de perdre des clients qui se tourneront vers d'autres producteurs dans le monde.  La demande est plus forte que notre production.  Nous avons la meilleur fibre, une référence de qualité.  Nos clients ont accepté de se prêter aux vérification de la manipulation et de l'utilisation sécuritaires dans des produits de la fibre que nous leur fournissons, lesquelles seront effectuées par des firmes indépendantes, telles que requises par le gouvernement du Québec, ce qui n'est pas nécessairement le propre d'autres producteurs.»

Source : La Tribune, Sherbrooke, mardi 4 octobre 2011

Une nouvelle usine pour Innova

Innova a le vent dans les voiles.  L'entreprise a lancé la semaine dernière la construction d'une usine de 22 000 pieds carrés dans le parc industriel de Granby pour soutenir sa croissance.  Cela entraînera un investissement de 2 millions $, a déclaré Martin Dufour, copropriétaire de la PME.

À l'origine, le début des travaux était prévu au printemps, mais il a été retardé, notamment parce que l'entreprise a dû répondre à des commandes en provenance de l'Australie, un nouveau marché qu'elle vient de conquérir.

Produits de services publics Innova, de son véritable nom, se spécialise dans la conception et la fabrication de produits de secourisme pour espace clos.  La PME, qui emploie 17 personnes, est de plus en plus connue pour ses systèmes de garde-corps et de potence.  Ces systèmes sont par exemple utilisés pour assurer la sécurité des travailleurs qui oeuvrent dans les trous d'homme.

C'est d'ailleurs grâce à cette gamme de produits, commercialisée sous la marque Xtirpa, que l'entreprise est sur une lancée depuis quelques années.  Pour l'heure, Hydro-Québec est son principal client.  Mais les choses commencent à changer.  La clientèle se diversifie, alors que bon nombre de municipalités acquièrent également les produits Innova.

La PME souhaite par ailleurs augmenter ses ventes à l'étranger.  Le marché américain, en particulier, est dans sa mire.  «On veut ouvrir un bureau aux États-Unis d'ici six mois», dit Martin Dufour.

Mais Innova vise encore plus loin.  L'entreprise aimerait bien marquer des points en Europe et en Amérique du Sud, éventuellement.  C'est pourquoi la PME de Granby se rendra à Cologne, en Allemagne, le mois prochain pour participer «au plus gros show de sécurité sur la planète».  «C'est là qu'on a rencontré nos clients australiens», souligne l'entrepreneur.

La superficie des installations d'Innova triplera avec sa nouvelle usine du boulevard Industriel.  Les locaux actuels de l'entreprise, situés rue Roberval, sont occupés à pleine capacité.

L'expansion d'Innova pourrait par ailleurs se traduire par des embauches à moyen terme si les commandes escomptées sont au rendez-vous, estime Martin Dufour.

Innova a été créée en 1998, lorsque Martin Dufour a repris, au décès de son père Gilles, les rênes de l'entreprise que ce dernier avait fondée : Vis-Tout industriel.

À l'époque, le nouveau chef d'entreprise s'associe avec Denis Poissant, qui possédait une expertise dans le domaine des utilités électriques.  Avec Innova, la gamme de produits a ainsi changé.  Au départ, la PME distribuait surtout des accessoires pour l'industrie électrique.  Mais, à la demande de clients, elle s'est lancée dans la conception et la fabrication de systèmes sur mesure, à commencer par une barricade pour délimiter les zones de travaux.

«Nous faisons beaucoup de recherche et développement maintenant.  Nous sommes en instance de brevets pour d'autres produits.  Notre force, c'est l'ergonomie et la légèreté de nos produits», dit Martin Dufour.

Ni lui, ni Denis Poissant, ne sont ingénieurs.  Mais ils peuvent compter sur une solide équipe en la matière, mentionne M. Dufour.

Dans sa nouvelle usine, Innova utilisera de nouveaux équipements qui lui permettrons de mieux contrôler sa production et de moins faire appel à la sous-traitance.

Martin Dufour et son équipe sont d'avis que l'avenir leur sourira.  «Depuis trois ans, la demande est de plus en plus forte.  Nous avons connu une croissance assez rapide.  Nous avons beaucoup de projets en cours», affirme l'homme d'affaires.

Source : La Voix de l'Est, lundi, 26 septembre 2011

Technologies Dual-ADE branchée sur le 220. - L'entreprise a inaugurée hier ses nouveaux locaux de 3,2 M$.

Technologies Dual-ADE, l'entreprise sherbrookoise spécialisée dans la fabrication et l'entretien d'appareillage de distribution d'électricité de basse, de moyenne et de haute tension, semble branchée sur le 220.

Cette entreprise connaît une telle croissance qu'elle a dû se doter de nouvelles installations, trois fois plus grandes que celles qu'elle occupait ces dernières années.  Hier, elle inaugurait officiellement ses nouveaux locaux de la rue Letellier, dans le parc industriel.  Un investissement de 3,2 millions $.

Son président, Éric Ducharme, profitait de l'occasion pour lever le voile sur ses perspectives à court et moyen terme.

«Depuis les dix dernières années, nous avons développé une expertise très pointue et notre personnel est compétent.  Nous avons décidé d'aller de l'avant et d'accaparer notre part du marché.  Nos nouvelles installations contribuent à donner un support important dans le devenir de notre entreprise», a-t-il déclaré aux lcients, partenaires, fournisseurs et employés, réunis dans l'entreprise au cours de célébrations qui ont incluent un tournoi de golf amical.

Contrats en Haïti

En mai dernier, lorsque l'entreprise a fait part des contrats qu'elle avait décroché en Haïti où elle allait contribuer à reconstruire un réseau de distribution d'électricité, elle embauchait 87 personnes.  D'ici 2016, a souligné M. Ducharme, les effectifs devraient être formés de 125 à 140 personnes.

La demande locale et internationale pour le type d'équipements que fabrique l'entreprise est en grande croissance.  De plus, le parc des équipements en fonction doit être rajeuni chez nombre de clients.  Il date déjà d'une trentaine d'années, a-t-il rapporté.  Dual-ADE fabrique notamment des compartiments de commandes, des compartiments de transformateurs de tension, des armoires à disjoncteurs, des panneaux de contrôle.

Parmi ses clients, on retrouve de grandes sociétés comme Hydro-Québec, des institutions comme l'Université de Sherbrooke ou des organisations comme l'aéroport de Montréal.


Source : La Tribune, Sherbrooke, samedi, 17 septembre 2011.

PréciGrafik agrandit ses locaux.

L'entreprise sherbrookoise PréciGrafik poursuit sa croissance.  Elle procède présentement à un agrandissement de ses locaux, en se dotant d'un deuxième étage qui surmontera une partie de l'édifice actuel.

«L'espace actuel est insuffisant pour que nous puissions assurer notre développement; nous devions soit nous relocaliser, soit agrandir», a déclaré son président, Gilles Blais.

Le plan de croissance amorcé il y a deux ans porte donc ses fruits pour l'imprimeur employant quelque 40 personnes.  Les développements entamés depuis nécessiteront des acquisitions de technologies d'impression à la fine pointe ainsi que l'embauche de ressources spécialisée, a-t-il expliqué.

«L'industrie de l'imprimerie et des arts graphiques est en constante évolution.  Afin d'offrir à nos clients des produits et services à valeurs ajoutées, il nous faut sans cesse investir.  C'est de cette façon que nous pourrons conserver notre position de leader dans ce marché très concurrentiel», a ajouté l'homme d'affaires.

Les travaux d'agrandissement ont débuté le 6 septembre et devraient se poursuivre jusqu'à la fin d'octobre ou la mi-novembre.


Source : La Tribune, Sherbrooke mercredi, 14 septembre 2011.

C'est la fin pour Fenêtres Robert - L'entreprise sherbrookoise Profenex fait l'acquisition des équipements.

Les activités de l'usine Fenêtres Robert, à Saint-François-Xavier-de-Brompton, ne seront pas relancées.  L'entreprise a plutôt été vendue à deux acheteurs distincts et sera démantelée.  Les équipements ont été acquis par Profenex, une entreprise spécialisée en fenêtres de PVC.  Le terrain et lse installations seront la propriété d'un autre groupe, dont l'identité demeure inconnue.

«Nous ignorons qui a acheté les installation de Fenêtres Robert, mais tout indique que les activités de l'entreprise ne seront pas relancées», confirme Claude Sylvain, maire de Saint-François-Xavier-de-Brompton.

Lors de sa faillite en avril dernier, Fenêtres Robert avait laissé une dette de 2,6 M$, ainsi qu'une soixantaine de travailleurs sans emplois.  Sur 14 soumissions reçues pour tenter de procéder à la relance de l'entreprise, aucun ne s'est avérée recevable.  «Personne ne s'est rendu à déposer un plan d'affaires complet et aucun promoteur ne rencontrait l'ensemble des demandes», précise Patrick Lévesque, attaché politique d'Étienne-Alexis Boucher, député de Johnson, qui s'était impliqué dans le comité de relance de Fenêtres Robert.

Toutefois, Profenex, qui s'est portée acquéreur de la machinerie de Fenêtres Robert et de tous ses actifs, exceptés les bâtiments et le terrain, souhaite perpétuer le nom Fenêtres Robert.  L'entreprise sherbrookoise entend créer une nouvelle ligne de produits qui portera le nom Robert.
«Nous allons revendre la machinerie pour le débitage de bois et celle qui est désuète, et déménager la machinerie plus moderne dans nos installation sur le boulevard industriel.  C'est un investissement majeur qui a été réalisé et on pense aussi à agrandir.  Nous voulons faire revivre le nom Robert, qui existait depuis 60 ans, mais je sais que ça pourra prendre un certain temps avant qu'il retrouve une bonne image», indique Jean-François Bernier, propriétaire de Profenex, ajoutant que cet investissement se chiffre à plusieurs centaines de milliers de dollars.

Quant à l'homme d'affaires de Sherbrooke, Stéphane Couture, dont l'offre d'achat n'a pas été retenue, il se dit déçu de la tournure des évènements.

«Je voulais relancer les activités de Fenêtres Robert, avec une nouvelle vision, et j'avais même des idées de nouveaux produits.  J'ai travaillé très fort là-dessus et j'avais réussi à trouver du financement, mais mes associés n'aimaient pas certaines conditions du financement.  Nous avons eu des divergences, et l'offre que nous avons déposée était trop basse», explique M. Couture, expert-comptable de la firme de consultants Couture et associés.

L'usine de Saint-François-Xavier sera démantelée au cours des prochaines semaines.


Source : La Tribune, Sherbrooke, samedi, 3 septembre 2011

Incendie à l'usine American Biltrite - Les quelque 170 employés sont évacués.

American Biltrite a procédé à l'évacuation complète de son usine de la rue Bank après qu'un incendie ait pris naissance, vers 11h hier, dans le sous-sol d'un des bâtiments.  Aucun des quelque 170 employés évacués n'a été blessé.

«L'incendie a commencé au sous-sol et la fumée se serait propagée sur toutes les étages par les conduits de ventilation.  Le feu a été maîtrisé rapidement mais on fait des vérifications pour être certain qu'il n'y a pas de propagation.  Vous comprendrez que les risques inhérents au type de production qui se fait ici sont particuliers et on doit prendre toutes les précautions», a résumé le chef de division du Service de protection contre les incendies de Sherbrooke, Stéphane Simoneau.

Une vingtaine de pompiers et six de leurs véhicules ont été déployés sur les lieux en plus d'une ambulance.  Heureusement, aucun employé n'a été blessé ou incommodé par la fumée.

«On fait des pratiques d'évacuation deux fois par année et la plupart des employés évacués ce matin croyaient qu'il s'agissait d'un entraînement.  Ils ont été très calmes et professionnels.», signale Serge Veilleux, vice-président des opérations chez American Biltrite.

Guy Rocheleau, employé depuis 36 ans, ne se rappelle pas avoir déjà vécu l'évacuation complète de l'usine qui se spécialise dans la fabrication de revêtements de sol commerciaux et du caoutchouc spécialisé.

Il était encore tôt, hier après-midi, pour évaluer l'ampleur des dommages.  «L'incendie s'est produit dans le bâtiment 6 où on fabrique des tuiles composites.  Le feu aurait commencé dans le four utilisé pour réchauffer la pâte servant à faire ces tuiles», précise le vice-président des opérations d'American Biltrite.

Les deux tiers des employés avaient pu retourner au travail une heure après l'évacuation.  La direction attendait le résultat des analyses des pompiers concernant le taux de monoxyde de carbone avant la réintégration des derniers employés.


Source : La Tribune, Sherbrooke samedi, 3 septembre 2011

Transcontinental transfère les activités de Sherbrooke vers les États-Unis.

Une transaction entre Transcontinental et Quad/Graphics, un important imprimeur américain, a un impact sur l'imprimerie du parc industriel sherbrookois.

Les activités d'impression de livres en noir et blanc destinés au marché américain et que partagent les usines de Sherbrooke et de Louiseville seront transférées graduellement vers les États-Unis.  Ces activités sont évaluées à 25 millions $.  Des compressions pourraient donc survenir, cet automne, parmi les 130 employés actuels.

Comme l'explique le vice-président aux communications de Transcontinental, Sylvain Morrisette, il est trop tôt pour savoir comment tout cela se traduira sur les effectifs sherbrookois.  Les activités transférées pourraient être remplacées par d'autres contrats et n'avoir ainsi aucun impact.

«Mais il faut garder en tête que l'industrie traverse une période difficile, avec un marché très compétitif.  En bout de ligne, cela pourrait donc se traduire par des mises à pied graduelles», a dit M. Morrisette.

Cette semaine, Transcontinental a annoncé la conclusion d'une entente avec Quad / Graphics, en vertu de laquelle Transcontinental acquerra indirectement la totalité des actions de Quad Graphics Canada inc.

Dans le cadre d'une transaction distincte, Transcontinental a également conclu un accord pour vendre à Quad / Graphics ses activités au Mexique et lui transférer ses activités d'impression de livres en noir et blanc destinés à l'exportation aux États-Unis.  L'accord définitif a été approuvé par les conseils d'administration de Transcontinental et de Quad / Graphics.  Les transactions sont assujetties à l'octroi des autorisations réglementaires, dont celles à obtenir en vertu de la Loi sur la concurrence du Canada et de la loi fédérale mexicaine sur la concurrence économique.  Essentiellement, ces transactions représentent un échange d'actifs.  Ces deux transactions devraient être conclues à l'automne.

Plus précisément, Transcontinental acquerra sept installations de Quad / Graphics au Canada (trois en Ontario, deux au Québec, une en Alberta et une en Nouvelle Écosse), représentant six usines d'impression et un centre de services prémédia.

Ces installations emploient 1500 personnes et devraient générer des revenus de 310 millions de dollars américains pour l'année financière 2011.

À l'inverse, Transcontinental se départira de ses actifs mexicains qui se composent de 900 employés répartis dans trois installations et dont les revenus à la fin de l'année financière 2011 sont estimés à 67 millions de dollars canadiens.

«L'acquisition des actifs canadiens de Quad Graphics s'inscrit dans notre stratégie visant à renforcer nos actifs d'impression plus traditionnels.  Elle est aussi importante pour maintenir la solidité de nos activités étant donnée la dynamique concurrentielle de notre secteur d'activité», a déclaré François Olivier, président et chef de la direction.

«Elle nous permettra de tirer profit des investissements de plus de 700 millions de dollars que nous avons réalisés dans notre plateforme d'impression au cours des dernières années», a dit M. Olivier e rappelant que les marchés de l'impression en général ont souffert de surcapacité et de l'intensifications de la pression concurrentielle dans certains créneaux au cours des dernières années, en raison de la multiplication des plateformes de communications numériques, des progrès technologiques appliqués aux nouvelles presses à imprimer, ainsi que de l'arrivée de joueurs des États Unis dans le marché canadien.


Source : La Tribune, Sherbrooke, samedi, 16 juillet 2011

Des travaux plus longs que prévu chez Animat. Les mauvaises odeurs devraient être enrayée vers le début août.

Une odeur de caoutchouc brûlé flotte toujours par moments autour d'Animat.  L'entreprise de recyclage de pneus du chemin Godin croyait pouvoir enrayer complètement ses émanations nauséabondes à compter du mois de juin.

Des citoyens du quartier Nouveau Faubourg, accessible par la rue Saint-Jacques, ont été surpris de sentir encore ces mauvaises odeurs au cours des derniers jours.  L'odeur de caoutchouc brûlé a incommodé des citoyens à quelques reprises, pendant plusieurs dizaines de minutes.

«C'est beaucoup moins pire que les autres années, mais je pensais que c'était terminé», affirme Lise Ashby, résidente dela rue Saint-Benoît.

«Ça devait être fini en juin», s'insurge pour sa part Gérald Daunais, dont la résident est située sur la rue Saint-Nicolas.

Le directeur général d'Animat, Guy Couture, reconnaît que les travaux visant à enrayer complètement les odeurs nauséabondes de son entreprise sont un peu plus longs que prévu.

«Ce n'est pas encore fonctionnel à 100%, mais je dirais que 80% des travaux sont réalisés, indique-t-il.  Il nous manque encore quelques pièces de notre fournisseur pour compléter les travaux.»

Selon M. Couture, les odeurs devraient être complètement éradiquées vers le début août.  Les émanations qui persistent sont surtout perceptibles lorsque le plafont nuageux est très bas, souligne-t-il.

Le porte-parole du Regroupement citoyen de Saint-Élie, Sébastien Aubé, explique qu'une cheminée plus élevée doit encore être installée.  «Pour les gens plus éloignés de l'usine, le problème semble s'être résorbé, affirme-t-il.  Pour les gens plus près, les émanations sont moins récurrentes et durent moins longtemps.  Les améliorations sont notables.»

Animat recyle des pneus hors d'usage en tapis agricoles et en granules pour les surfaces synthétiques.  L'entreprise avait dit vouloir contrôler les émanation dès 2006 et avait annoncé, en 2008, un investissement de 3,5 M$ pour y arriver.  Au cours des derniers mois, un nouveau procédé par immersion des tapis dans l'eau a remplacé le refroidissement du caoutchouc à l'air libre.


Source : La Tribune, Sherbrooke, samedi, 16 juillet 2011

La Laiterie Chagnon vise l'exportation - L'entreprise Waterloise a obtenu une subvention de Développement économique Canada.

La Laiterie Chagnon modernisera ses installations grâce à un prêt sans intérêt de 150 000 $ de Développement économique Canada, ce qui lui permettra notamment d'élargir sa gamme de produits et de les exporter au Canada et aux États-Unis.

«On veut se mettre à la fine pointe de la technologie pour obtenir une accréditation fédérale (de l'Agence canadienne d'inspection des aliments) pour pouvoir exporter nos produits en Ontario et aux États-Unis», explique le président de l'entreprise familiale de Waterloo, Denis Chagnon.

En marge de la conférence de presse organisée hier par Développement économique Canada (DEC) à la mairie de Waterloo, où étaient réunis une vingtaine d'acteurs du milieu, le président de l'entreprise, qui compte 38 employés, a indiqué que l'argent lui permettra d'acquérir de novueaux équipements et de réaménager les lignes et les aires de production, afin de limiter les risques de contamination des produits.

L'argent permettra également de lancer un nouveau produit, soit du beurre de cuisson, qui a la propriété de brûler moins rapidement.  «Le point de fumée est plus élevé que les huiles et ça enrobe les viandes et garde la saveur du beurre», explique M. Chagnon, qui ajoute que le produit sera vendu dans certains supermarchés dès septembre prochain.

L'aide a été remise par le député de Lotbinière-Chutes-de-la-Chaudière, Jacques Gourde, au nom du ministre de l'Agence de développement économique du Canada pour les régions du Québec, Denis Lebel. «Le financement est accordé aux entreprises en fonction de leur mérite», affirme M. Gourde, qui précise que la laiterie a été choisie dans le cadre du programme «Croissance des entreprises et des régions de DEC», parce qu'elle innovait avec le nouveaux produits et faisait appel à de l'énergie verte pour alimenter sa production.

La Laiterie Chagnon agrandira également son système de capteurs solaires.  «On est en train d'installer la troisième version de capteurs améliorés», explique le président, qui compte ainsi réduire sa consommation de gaz naturel.  Des quelques 100 000 $ qui lui en coûtait annuellement avant d'installer ses premiers panneaux, l'entreprise croit qu'elle ne paiera pas plus de 20 000 $ en gaz naturel après l'aménagement complet du système.  Le système de capteurs solaires paraboliques, nommée Icarus Heat, est en fait conçu par le neveu du président de la laiterie, Mathieu Chagnon, qui préside la firme sherbrookoise Rackam Design.  Celle-ci a obtenu des subventions pour développer son projet évalué initialement à 300 000 $ à la laiterie de Waterloo.  «La chaleur recueillie est entreprosée et sert principalement à la pasteurisation du lait», qui se fait à de très hautes températures, explique son oncle.

Le maire de Waterloo Pascal Russell, qui assistait également à la conférence, s'est dit «heureux que la Laiterie Chagnon, qui cherche à se démarquer par rapport à la compétition, reçoive ce coup de pouce».  Celui qui est aussi préfet de la MRC de la Haute-Yamaska a souligné le dynamisme de l'entreprise, un employeur important de la région, qui cherche à diversifier sa production en utilisant de l'énergie verte.

La Laiterie Chagnon, fondée par le père de Denis, Jacques Chagnon il y a plus de 50 ans, est l'une des quatre laiteries familiales subsistant au Québec, de souligner l'actuel président.  L'entreprise survit parmi les multinationales en développant des niches, comme le beurre de cuisson, qui n'intéressera pas les grosses laiteries, selon Denis Chagnon.  «On tente de parler aux consommateurs pour développer ce qu'ils veulent, mais ce n'est pas facile, vu qu'il y a aujourd'hui des intermédiares qui sont les supermarchés», dit-il.


Source : La Voix de l'Est, mercredi, 13 juilet 2011

Solutech - Une entreprise «emballante» voit le jour à Asbestos.

Une nouvelle entreprise de fabrication de systèmes d'emballage automatisés destinés aux palettes de produits de tout genre voit le jour dans le parc industriel d'Asbestos.  En activité depuis peu, l'entreprise Solutech compte trois employés et son président, Stéphane Côté, prévoit l'embauche d'une quinzaine d'employés spécialisés d'ici deux ans.

Le projet d'investissement de l'entreprise est évalué à 97 400 $ et il vise,d ans un premier temps, à démarrer les opérations de fabrication d'équipements d'emballage à pellicule étirable destinés principalement aux palettes de produits.  Pour se démarquer de la concurrence et combler les besoins particuliers de sa clientèle, Systèmes d'emballages Solutech offrira également un service de fabrication sur mesure.

Le député de Richmond, Yvon Vallières, était présent au lancement de cette entreprise pour y annoncer, au nom du ministre du Développement économique, de l'Innovation et de l'Exportation, Clément Gignac, l'attribution d'une aide financière non remboursable de 18 400 $,  «Ce projet entraînera des retombées intéressantes pour la région puisque l'entreprise devra recourir à des sous-traitants locaux pour l'ensemble de son processus de fabrication.  La région doit continuer à créer de nouveaux emplois et à retenir sa main-d'oeuvre qualifiée.  Le gouvernement est présent pour épauler les promoteurs dynamiques qui créent de la richesse sur le territoire», a fait savoir Yvon Vallières.

Le président du CLD des Sources et maire d'Asbestos, Hugues Grimard, a pour sa part annoncé une contribution au financement du projet de 4 000 $ par le Fonds dédié Usinage et métaux du CLD.  «Le promoteur a l'expertise et la connaissance appropriées poru conquérir des marchés; de plus, son produits se démarque par sa capacité d'adaptabilité et des solutions sur mesure.  Cette entreprise consolide la grappe industrielle qui se développe présentement dans notre parc industriel.  Cette grappe a été déterminante dans le choix du promoteur pour son installation dans la MRC des Sources.»

Quant à Stéphane Coté, il se montre très optimiste pour l'avenir.  «Nous nous installons dans un créneau peu habité qui est celui du sur mesure.  Moins de production en chaîne, mais plus de production innovante de haute technologie.  Nous ne prenons pas des commandes, nous offrons des solutions auxquelles même nos clients n'auraient pas pensé.  Fort de 20 années d'expérience dans le domaine en conception et en fabrication de systèmes d'emballages, avec mes connaissances des réseaux de distribution, cette nouvelle entreprise va fabriquer des produits de qualité et se bâtir un solide réseau à l'échelle mondiale.»

Source : La Tribune, Sehrbrooke, jeudi 23 juin 2011

Artopex signe un contrat de près de 50 M$. L'entreprise couvrira les besoins futurs en mobilier de bureau d'Hydro-Québec.

Le fabricant québécois de mobilier de bureau Artopex, qui possède des usines à Sherbrooke, Granby et Laval, vient de signer le plus important contrat de son histoire.

L'entreprise vient en effet de conclure une entente-cadre d'une valeur de près de 50 millions $ et d'une durée de dix ans avec Hydro-Québec.

«Artopex est fière d'être 100 pour cent québécoise.  Le fait que la société d'État Hydro-Québec choisisse un manufacturier québécois pour un contrat de cette envergure nous rend encore plus fier», a déclaré Daniel Pelletier, président et directeur général d'Artopex.

Il a souligné que les produits d'Artopex sont fabriqués entièrement au Québec.  Leurs composantes proviennent à 90 pour cent du Québec.  Et 95 pour cent de chaque dollar investit demeure ainsi dans l'économie québécoise.

L'entente-cadre couvre tous les besoins futurs en mobilier de bureau d'Hydro-Québec à travers le Québec.

Plus tôt cette année, Artopex a été nommée parmi les 50 société les mieux gérées au Canada pour 2010, marquant ainsi la quatrième année consécutive pour laquelle l'entreprise reçoit cet honneur.  De plus, le fabricant de mobilier de bureau a été récompensé à trois reprises à l'occasion du concours «Les Mercuriades 2009» de la Fédération des chambres de commerce du Québec (FCCQ).  Lauréate dans deux catégories, dont «Accroissement de la productivité - Grande entreprise» et «Développement des marchés - Grande entreprise», Artopex a aussi été désignée «Entreprise de l'année - Grande entreprise».

Fabricant de mobilier de bureau depuis plus de 30 ans, Artopex s'est implantée solidement au Québec mais a également tissé des liens d'affaires à travers le Canada et les États-Unis.  Son siège social est situé à Granby.  Elle possède quatre usines dont celle de Sherbrooke et les deux unités de Granby.  Elle embauche plus de 400 employés.

Source : La Tribune, Sherbrooke, mardi 14 juin 2011

Projet éolien - Boralex signe une entente de 20 ans avec Hydro-Québec

Hydro-Québec a signé hier une entente de 20 ans avec Boralex et la MRC de la Côte-de-Beaupré, pour un approvisionnement en électricité par l'entremise de leur projet éolien communautaire.

Le projet, sujet à diverses approbations réglementaires, aura une puissance installée de 25 MW et doit être mis en service à la fin de 2015.

Le parc éolien de La Côté-de-Beaupré s'insésera dans l'ensemble des parcs de la Seigneurie de Beaupré développé sur le territoire privé appartenant au Séminaire de Québec.

Le projet avait été octroyé à Boralex et à la MRC de La Côte-de-Beaupré dans le cadre de l'appel d'offres de 250 MW d'énergie éolienne issus de projets communautaires.


Source : La Tribune, Sherbrooke, vendredi 10 juin 2011

Après la tempête, AFT a le vent dans les voiles.

L'acquisition de machinerie, le développement d'un nouveau produit et l'embauche de personnel : décidemment, l'usine AFT, dans l'arrondissement de Lennoxville, a su se sortir de la position critique dans laquelle elle était il y a près de deux ans, alors que sévissait la crise économique.

En juillet 2009, La Tribune rapportait que la survie du fabricant d'équipements industriels utilisés dans le domaine des pâtes et papiers étaient en jeu.  Si le carnet de commandes ne se remplissait pas rapidement, le conseil d'administration d'Aikawa, le groupe japonais propriétaire, mettait la clé sous la porte.

«Les compagnies, comme tout le monde, arrêtaient d'investir dans de nouveaux équipements, donc c'est ça qui a créé une baisse des commandes», rappelle Stéphan Veilleux, directeur des opérations.

Fort heureusement, les clients ont été de retour à l'intérieur d'un laps de temps assez court pour justifier le maintien des activités de l'usine et de sa consoeur finlandaise, qui était elle aussi menacée à l'époque.  «Depuis 2009, on a remonté la pente au niveau des ventes.  Il s'approche maintenant de celui de 2008», explique Jani Morin, directrice des ressources humaines.

L'heure est dorénavant à l'expansion chez AFT.  L'année dernière, l'entreprise a investi 2,3 millions de dollars pour l'achat de deux nouvelles machines qui permettent aujourd'hui à l'usine d'offrir un nouveau produit.  «Ce produit nous rend encore plus concurrentiel», assure Monsieur Veilleux.

Les bonnes nouvelles affluent aussi du côté de la main-d'oeuvre.  Actuellement, AFT cherche à combler 27 postes.  Si l'on ajoute à cela les 165 employés qui travaillent à l'usine, on dépasse légèrement le nombre de personnes qui étaient à l'emploi d'AFT avant les difficultés de 2009.

L'usine, qui fait partie du paysage de Lennoxville depuis plus de 100 ans, regarde maintenant vers l'avenir.

Source : La Tribune, Sherbrooke jeudi, 9 juin 2011

Arrêt de production chez Kruger

Les employés de la compagnie Kruger de l'arrondissement Brompton auront plus de jours qu'à l'accoutumée pour célébrer la Fête nationale du Québec.  La direction de la papetière a décrété que le congé annuel sera de quatre jours au lieu de deux.

Ainsi, du 23 au 27 juin, on stoppera la production, mentionne Jean Majeau, vice-président aux affaires publiques de Kruger.  On pourra alors «rééquilibrer le carnet de commandes», dit-il.  Mardi, la direction de Kruger a annoncé le même arrêt prolongé pour ses usines de Trois-Rivières.  «Habituellement, il y a un arrêt de deux jours à la Saint-Jean-Baptiste.  Nous ajoutons deux autres jours, souligne-t-il.  Nous en profiterons pour faire de l'entretien de l'équipement.»

Les travailleurs touchés pourront puiser dans leur banque de congés pour compenser la perte de travail, note M. Majeau.  «Il y aura des mesures pour limiter les impacts chez les travailleurs.  Plusieurs travailleurs participeront aux opérations d'entretien.»  Kruger Brompton emploie quelque 400 personnes.


Source : La Tribune, Sherbrooke, jeudi, 9 juin 2011.

Bestar fait des profits malgré des ventes en baisse.

Le fabricant de meubles québécois Bestar a annoncé hier avoir enregistré des profits au premier trimestre, comparativement à une importante perte un an plus tôt, en dépit du recul d'un peu plus de 10 pour cent de ses ventes.

Bestar a indiqué avoir réalisé un bénéfice net de 31 925 $, ou 0,00 $ par action, au cours de la période de trois mois terminée le 31 mars, contre une perte nette de 131 816 $, ou un cent par action, lors du même trimestre en 2010.

Le chiffre d'affaires a totalisé 9 millions $, soit une diminution de 10,5 pour cent par rapport à celui de 10,1 millions $ du premier trimestre de l'an dernier.

Malgré cette baisse des ventes, le plan de réduction des dépenses d'opération et l'obtention d'une aide gouvernementale, relativement au programme de mise à la retraite offert en octobre 2010, ont contribué à l'essentiel de l'amélioration des résultats, a précisé Bestar.

La compagnie a aussi expliqué que la promotion de février chez un client de grande surface n'avait pas produit des résultats comparables à ceux réalisés par cette même promotion l'an dernier.  De plus, les ventes de meubles aux États-Unis ont reculé de sept pour cent, la baisse du dollar américain ayant représenté 75 pour cent de cette diminution, a-t-elle ajouté.

Bestar, qui exerce ses activités à partir de son usine de Lac-Mégantic, se spécialise dans la conception, la fabrication et la distribution de meubles et d'articles d'ameublement prêts-à-assembler.  Ses produits sont distribués principalement aux États-Unis et au Canada.

Les actions de Bestar ont terminé la séance d'hier à 11 cents à la Bourse nationale canadienne, en baisse de quatre cents.


Source : La Tribune, Sherbrooke, mercredi 8 juin 2011

PDI-Graphica - Cinq travailleurs encore en poste jusqu'à vendredi.

Cette semaine, cinq travailleurs seront encore à l'oeuvre à l'imprimerie PDI-Graphica de Sherbrooke.

Tous leurs autres collègues ont été mis à pied, de manière définitive, vendredi dernier, tel que prévu par Graphica qui, tout en annonçant la fermeture de l'imprimerie, s'est placée sous la protection de la loi sur les arrangements avec les créanciers.

Ces cinq travailleurs, explique le président du Conseil central des syndicats nationaux de l'Estrie (CSN), Denis Beaudin, on été gardés en emploi, le temps de terminer des contrats d'impression.  Vendredi, ils rejoindront leurs collègues, au bureau de l'assurance-emploi.

Comme le rapporte M. Beaudin, l'entreprise aurait versé les salaires et les vacances dusmais serait en défaut en ce qui concerne les indemnités de départ.

Tous ces aspects relatifs à la fermeture de l'entreprise ont été confiés aux services juridiques de la CSN, a-t-il rappelé en ajoutant que le syndicat, lui, se concentre sur les gens.

«Un comité de reclassement a été mis sur pied et des rendez-vous ont été fixés pour chacun des travailleurs.  Ces rendez-vous se tiendront au fil des prochains jours», a rapporté M. Beaudin.

Pour le reste, le syndicat n'a toujours pas eu davantage de contacts avec Graphica.  Une trentaine de personnes perdent leur gagne pain dans cette affaire.


Source : La Tribune, Sherbrooke mardi, 7 juin 2011.

La Laiterie de Coaticook s'agrandit.

La Laiterie de Coaticook poursuit des démarches pour se doter de nouveaux locaux d'entreposage de crème glacée.  Ce besoin d'espace découle d'une hausse de la production de crème glacée Coaticook, dont la popularité est grandissante depuis quelques années.

Le nouvel entrepôt occupera l'ancien terrain du Jardin des trouvailles, qui était le voisin immédiat de la Laiterie.  «On a négocié l'achat de leur terrain quand on a réalisé qu'on avait besoin de plus d'espace, explique Jean Provenche, président de la Laiterie de Coaticook.  On aurait aimé commencer le projet l'automne dernier, mais il y a eu des délais pour l'achat du terrain.»

Avant de commencer la construction du nouveau bâtiment, la Laiterie doit finir d'en élaborer le plan, puis le faire approuver par la Ville.  «La Ville insiste pour qu'on fignole l'apparence de notre entrepôt.  Comme il sera positionné à l'entrée de Coaticook, on veut projeter une belle image», indique Jean Provencher. 

L'expansion de la Laiterie de Coaticook découle directement d'une augmentation de la demande des clients.  «C'est plaisant de devoir répondre à une demande qui n'est pas le fait de ventes impulsives», se réjouit le président de la Laiterie.  Selon lui, sa crème glacée a le meilleur ratio qualité/prix.  Les gens qui y goûtent constatent la différence et partagent ensuite leur expérience à d'autres.  «Nos meilleurs vendeurs, se sont nos clients», souligne M. Provencher.

L'agrandissement de la Laiterie ne créera pas directement de nouveaux emplois, mais « au fur et à mesure qu'on grossit, on crée une structure qui nous permetra d'ouvrir des postes plus tard», indique M. Provencher.  Il s'agira du deuxième agrandissement de la Laiterie depuis sont déménagement au 1000 de la rue Child, en 2004.


Source : La Tribune, Sherbrooke samedi, 4 juin 2011

Enfin un contenant nettoyable et compostables. Nova Envirocom commercialise un nouveau composé écologique.

D'ici les prochains mois, les aliments des restaurateurs, des traiteurs et ceux vendus dans les supermarchés pourraient bien avoir une nouvelle allure.  Au lieu d'être emballée dans des contenants destinés à l'enfouissement, parce que ceux-ci sont tâchés et non recyclables, la nourriture, même celle salissante comme la viande, pourra désormais être distribuée dans des contenants compostables et facilement nettoyables grâce à un enduit imperméabilisant 1000 % québécois.

Dans le cadre du colloque du Comité québécois des bioplastiques compostables, la compagnie sherbrookoise Nova Envirocom était fière d'annoncer la commercialisation prochaine d'un nouveau composé écologique.  «On va passer très bientôt à la phase de pré-industrialisation», a confié Pierre Morency, président de Nova Envirocom.

Développé en collaboration avec le Cégep de Thetford Mines, le Centre de technologie minérale et de plasturgie (CTMP) et le Centre collégial de transfert de technologie en oléochimie industrielle (OLEOTEK), le produit constitue une solution de rechange bien québécoise au seul produit actuellement commercialisé possédant des propriétés similaires.  D'ailleurs, l'institut d'enseignement a reçu, l'année dernière, 2,5 millions de dollars en subventions de la part du gouvernement fédéral pour effectuer des recherches sur les bioplastiques.

Actuellement, la plupart des emballages compostables sont enduits d'acide polylactique (PLA), un produit américain.  Grâce aux recherches d'ici, on pourra remplacer ce produit par une innovation québécoise faite à partir de ressources renouvelables, dont les fibres de bois.  «On trouvait ça dommage d'être dépendant d'un produit américain.  On veut régionaliser la technologie», a indiqué M. Morency.

Ce produit, unique au Canada, se biodégrade à l'intérieur d'une période de trois mois, a révélé Juliette Garcai, d'OLEOTEK.  Étendu sur un verre de café compostable, l'enduit suit environ le même procédé de biodégradation que le contenant, a-t-elle illustré.

«Grâce à ces innovations, il deviendra possible de développer une grande gamme de contenants et d'emballlages compostables», souligne Conrad Joyal, vice-président aux opérations chez Nova Envirocom, l'une des seules entreprises qui distribuent de la bio-vaisselle au Québec.


Source : La Tribune, Sherbrooke, vendredi, 3 juin 2011

Boralex inaugure sa centrale de Thames River.

Dix-huit mois après avoir entamé sa construction, Boralex a inauguré, hier, la première phase de son parc éolien de Thames River, en Ontario.  Cette phase a un potentiel de 40 mégawatts, soit près de la moitié de l'objectif final fixé à 90 mégawatts.

L'équipe de Boralex a souligné la mise en production du parc éolien de 20 turbines par des célébrations à la Bourse de Toronto et une cérémonie sur le site éoline Thames River située à Chatham-Kent.  Le président de l'entreprise de Kingsey Falls, Patrick Lemaire, s'est réjoui de pouvoir augmenter son potentiel électrique en sol canadien.

«Leader dans la production de l'énergie éolienne en France, nous sommes heureux, en tant que producteur canadient, d'opérer notre première ferme éolienne au Canada.  Le site éolien Thames River représente un investissement important en Ontario et une contribution significative à l'énergie éolienne dans la province», a-t-il dit.

La deuxième phse, qui comptera 45 turbines de deux mégawatts, devrait être terminée d'ici la fin de 2010.  Ces éoliennes pourront fournir suffisamment d'électricité pour alimenter environ 25 000 maisons et contribueront à la réduction de plus de 40 000 tonnes de CO2 par année.

Cette annonce porte à 410 mégawatts la puissance installée de Boralex au Canada, dans le nord-est des États-Unis et en France.

Source : La Tribune, Sherbrooke, mercredi 2  juin 2010.

Le Studio Zionix et MediaMeg deviennent partenaires - 20 nouveaux emplois découleront de cette entente.

Deux entreprises sherbrookoises viennent de conclure une entente qui se traduira par la création de 20 nouveaux emplois et la production d'une trentaine de nouveaux jeux vidéos.

«Cette entente s'inscrit dans mes efforts de développer à Sherbrooke une industrie du jeux vidéo», a expliqué le président de Studio Zionix, David Deschênes, en rendant publique la conclusion de ce partenariat, hier matin.

Comme l'a rapporté M. Deschênes qui est également propriétaire de l'Institut Desgraff, une entreprise de formation de travailleurs spécialisés dans les jeux vidéo, le Studio Zionix a développé un partenariat avec MediaMeg, une entreprise de Sherbrooke qui a produit plus de 180 jeux sur des sites web, à ce jour.

En vertu de cette entente de 12 mois, Studio Zionix développera une trentaine de nouveaux jeux vidéo.  En plus d'entraîner la création de 20 nouveaux emplois, ce contrat, qui débutera en septembre 2011, permettra aux finissants de l'Institut Desgraff, école de formation en conception de jeux vidéo, d'acquérir de l'expérience en situation de production, a-t-il souligné.

«Cela démontre non seulement la pertinence de la formation offerte à l'Institut Desgraff, mais aussi l'importance d'avoir une ressource locale, à Sherbrooke, pour le développement de jeux vidéo, une industrie en forte croissance partout dans le monde.  Il s'agit d'une belle opportunité de développement pour Studio Zionix, car nous travaillons activement à obtenir de nouveaux mandats afin de diversifier nos marchés et de créer des emplois», a-t-il rapporté.

Chez MediaMeg, le président, Denis Hébert, dit se réjouir de pouvoir s'approvisionner localement.

«Nous sommes impatients de faire développer nos jeux par des gens de la région, puisque, présentement, nous devons en faire développer une centaine par année dans des bureaux en Inde, en Chine et ailleurs au Québec», a-t-il expliqué.

«Rapatrier ce travail à Sherbrooke nous aidera, non seulement dans la gestion de la production, mais aussi dans la qualité de nos jeux puisque ceux conçus chez Studio Zionix sont de très haute qualité», a déclaré M. Hébert.

Présent à l'annonce de cette entente, le maire de Sherbrooke, Bernard Sévigny, a indiqué qu'en «quelques années, l'industrie des jeux vidéos a permis la création d'une centaine d'emplois de qualité et les perspectives d'avenir sont plus que prometteuses puisqu'il s'agit d'un marché mondial en pleine croissance».

Il a aussi rappelé que les technologies de l'information et des communications, l'une des cinq filières-clés identifiées par Sherbrooke Innopole, représentent un secteur d'innovation et de développement économique très important pour une «ville du savoir» comme Sherbrooke.

«Les arts numériques sont un domaine de choix pour accroître la capacité d'attraction et de rétention des diplômés qui souhaitent exercer leur créativité dans des postes de qualité,», a-t-il souligné.

Source : La Tribune, Sherbrooke vendredi, 15 avril 2011

Québec se met à la table - Le gouvernement garantit un prêt de 58 millions sous certaines conditions.

La région d'Asbestos va-t-elle enfin sortir de sa nuit industrielle?

L'appui du gouvernement du Québec au projet de relance de la mine souterraine de chrysotile de Mine Jeffrey, assorti de la cération d'un fonds de diversification économique pour la MRC des Sources, constitue en tout cas un pas important.

Ce gestion soulève aussi déjà beaucoup d'espoir quant à la concrétisation de cet investissement de 83 millions $ pour la mise en exploitation de la mine souterraine et la création de 425 emplois directs.

Le ministre du Développement économique, de l'Innovation et de l'Exportation, Clément Gignac, est venu en faire l'annonce hier à Asbestos, en compagnie de nombreux intervenants économique et représentants politique de la MRC des Sources.

Une absence remarquée toutefois, celle de Bernard Coulombe, président de Mine Jeffrey, que le ministre Gignac, a justifiée en disant que la conférence de presse ne portait pas sur la relance de la mine comme telle.

«Un pas important vient d'être franchi aujourd'hui au Conseil des ministres qui m'a donné l'autorisation d'écrire au promoteur pour lui signifier que le gouvernement accepte d'aller de l'avant», a-t-il déclaré.

«Nous espérons que cela aidera le promoteur à compléter son financement», indique M. Gignac.

Le gouvernement québécois est donc disposé à accorder une garantie de prêt de 58 millions $ au promoteur, la firme québécoise Balcorp, formée d'investisseurs internationaux, mais à trois conditions.

Le consortium devra effectuer une mise de fonds de 25 millions $, accepter de contribuer au fonds de diversification économique régional et financer une inspection annuelle chez ses clients asiatiques pour s'assurer qu'ils respectent les mêmes normes d'hygiène industrielle et de sécurité qu'ici au Québec.

Le promoteur devra contribuer au fonds de diversification à raison de 1,5 million $ par année pendant cinq ans, à compter de 2015, ce qui permettra à la MRC des Sources de toucher une somme de 7,5 millions $ pour financer des projets.

Québec donne jusqu'au 1er juillet prochain à Balcorp pour ficeler le dossier.

«Nous faisons ce geste-là parce que certains investisseurs se montraient peut-être un peu réticents avec les évènements des dernières semaines et craignaient qu'au bout de la journée le gouvernement laisse tomber le projet», a souligné le ministre Gignac.

Pour le député de Richmond, Yvon Vaillières, dont le ministre Gignac a souligné le «travail déterminant», «le gouvernement répond ainsi aux attentes appuyant le projet de relance, mais aussi en utilisant ses retombées comme levier, au profit de toute la population de la MRC des Sources».

Dans son avis unanime présenté en décembre dernier pour appuyer le projet de Mine Jeffrey, la CRE avait pressé Québec d'accélérer le processus de diversification économique de la région.

Face à l'opposition virulente de nombreux organismes, syndicats et spécialistes de la santé publique à ce projet, un peu partout dans le monde, le ministre Gignac répond que le gouvernement «a prix acte de leur opinion».

«On ne prétend pas qu'il n'y a pas de risque.  On réitère, c'est le point de vue du gouvernement du Québec et je crois comprendre que c'est aussi celui du gouvernement conservateur et du Parti québécois, qu'on croit en l'utilisation sécuritaire du chrysotile», souligne-t-il.

M. Gignac rappellé qu'outre une «vérification diligente annuelle» chez les clients de Balcorp, la Commission de la santé et de la sécurité du travail (CSST) a informé les autorités indiennes qu'elle est disponible pour les aider à resserrer leur règlementation en ce domaine.

Mais, signe d'un certain malais, le ministre a toutefois refusé d'être photographié devant la mine à ciel ouvert d'Asbestos.

Source : La Tribune, Sherbrooke, jeudi, 14 avril 2011.

Dual-ADE appelée à la rescousse d'Haïti - Cinq Sherbrookois iront rétablir l'électricité dans plusieurs villages.

C'est un voyage d'affaires mais aussi une mission humanitaire qu'effectue en Haïti, à compter d'aujourd'hui, un groupe de cinq travailleurs de la compagnie sherbrookoise Dual-ADE.

«On sait quand nous partons (ce samedi) mais on ne sait pas quand on reviendra.  Tout dépendra de l'ampleur des dégâts à réparer et de la disponibilité des pièces», a expliqué le directeur du service, Daniel Vibert, qui pilotera cette équipe.

Dual-ADE est une entreprise spécialisée dans la fabrication et l'entretien d'appareillages de distribution électrique de puissance de basse, moyenne et haute tension.  C'est elle, par exemple, qui est chargée de l'entretien des centrales hydro-électriques d'Hydro-Sherbrooke.

En Haïti, le groupe travaillera à la centrale hydro-électrique de Sault Mathurine, dans le sud-ouest du pays, à cinq cents kilomètres de Port-au-Prince.

«Il s'agit d'une petite centrale.  On peut la comparer à la centrale Abénakis.  Elle a une puissance de 1,6 mégawatt.  Elle dessert les villages des environs.  Elle est hors d'usage depuis plusieurs mois», explique le président de Dual-ADE, Éric Ducharme.

Les dégâts, précise-t-il, ne découlent pas du tremblement de terre mais plutôt du fonctionnement par à-coups de la centrale, avec des arrêts et des démarrages par saccades.

«Nous avons expédié des pièces par avion, voilà trois semaines.  Nous ne savons pas exactement quelle est la situation à la centrale.  Nous espérons que le matériel expédié là-bas suffira.  Sinon, il faudra revenir et attendre les pièces avant d'y retourner», a indiqué M. Vibert.

Dual-ADE a été choisie parce qu'elle avait déjà effectué des travaux dans cette centrale haïtienne.  Ce sont les gens de là-bas qui ont dit à la firme d'ingénierie AECOM qu'il voulaient travailler avec les Sherbrookois, a ajouté M. Ducharme.

Le voyage d'affaires prend également une couleur humanitaire.  «Il faut redonner rapidement de l'électricité aux gens.  Ils disposent présentement de génératrices au diesel qui fournissent de l'électricité quelques heures par jour.  Mais qui dit diesel dit coût et pollution», a rappelé M. Ducharme.

Mais ce n'est pas tout.  Dual-ADE assurera aussi la formation des travailleurs de la centrale afin qu'ils puissent être autonomes.

Le contrat est évalué à un demi-million de dollars.  Le financement provient notamment de l'aide canadienne à Haïti.

Dual-ADE a été fondée en 1995.  Elle compte présentement 87 employés.  L'entreprise est en pleine expansion.  Pendant que ces cinq employés travailleront à Haïti, les autres collaboreront au déméngement de l'entreprise vers des locaux trois fois plus vastes, rue Letellier.


Source : La Tribune, Sherbrooke samedi, 9 avril 2011.

Une année 2010 à oublier pour Bestar.

Le quatrième trimestre de 2010 aura été très décevant pour Bestar, de Lac-Mégantic, avec une baisse de son chiffre d'affaires de 9,8 pour cent par rapport à 2009.

L'entreprise de meubles prêts-à-assembler n'a en effet réussi à engranger que 7,6 millions $ durant cette période, versus 8,4 millions l'an dernier.

Le chiffre d'affaires de l'entreprise pour 2010 clôture donc à 33,7 millions $, une baisse de 9,23% par rapport aux 37,2 millions $ pour 2009.  Une perte avant impôts de 1 160 939 $ a été enregistrée au terme de 2010, par rapport à un bénéfice de 78 509 $ pour 2009.

Cependant, cette perte se chiffrait à 1 181 398 $ après le premier semestre de 2010.  Les mesures de redressement adoptées pour la deuxième demie de l'année ont amélioré les résultats finaux.

De plus, la combinaison des pertes ou des gains sur change et des variations de la juste valeur marchande des contrats de change à terme ont produit un gain de 236 439 $ qui s'est ajouté aux résultats par rapport à un gain de 774 123 $ pour 2009.

«Après un début d'année difficile, de nouvelles actions énergiques ont dû être envisagées afin de renverser cette tangente.  Les modifications importantes apportées aux conditions de travail, lors de l'ouverture anticipée de la convention collective, ainsi que les concessions consenties par les employés non syndiqués ont contribué à éviter le licenciement annoncé au début de juillet 2010 et à limiter la perte annuelle à celle enregistrée à la fin du premier semestres», a indiqué le président de Bestar, Daniel Mercier.

«Les mesures prises au cours de la dernière année contribueront également à l'amélioration des résultats en 2011.  Ainsi, nous prévoyons un retour à la rentabilité pour le premier trimestre de 2011, malgré des ventes inférieures à celles entregistrées au même trimestre de 2010.»

L'image corporative de Bestar a également été modifiée.  Il y a eu l'introduction d'un nouveau logo qui s'ajoute à du matérieu de vente repensé, le tout combiné au lancement d'un nouveau site Internet.


Source : La Tribune, Sherbrooke, vendredi 8 avril 2011

La relance de Granitslab demeure possible

Quel avenir pour les équipements de Granitslab de Stanstead qui a fait faillite en mars dernier?  Une relance complète ou partielle des activités paraît toujours possible, mais le contexte n'est pas particulièrement favorable.

Granitslab comptait deux usines et employait quelque 45 personnes avant sa fermeture en décembre 2010, suivie récemment par la faillite.  Elle effectuait l'extraction du granit et transformait de multiples façons cette pierre.

Responsable de la vente des actifs de la compagnie, qui totalisent plus de quatre millions $, le syndic François Huot a lancé un appel d'offres le week-end dernier.  Il note qu'une vingtaine d'acheteurs potentiels ont visité les usines jusqu'à maintenant.  Les soumissions seront ouvertes le 20 avril prochain.

M. Huot semble croire peu probable qu'un acheteur acquiert l'ensemble des actifs et relance en entier les activités de Granitslab.  «Personne n'a démontré de l'intérêt pour le bloc au complet», indique-t-il.

Cela dit, le syndic fait état de la possibilité que les deux usines soient vendues séparément.  La relance de la production à l'intérieur de l'une des usines ou des deux pourrait alors se produire à court terme.

La fermeture de Granitslab s'expliquerait par une série de facteurs, d'après François Huot.  «La compagnie avait acquis une deuxième usine assez récemment et son intégration n'a peut-être pas été bien réussie.  L'industrie du granit connaît également des difficultés», mentionne-t-il.

L'arrivée sur le marché nord-américain de produits relativement peu dispendieux en provenance d'Asie ainsi que la hausse de la valeur du dollar canadien a nui à plusieurs entreprises oeuvrant au sein de l'industrie du granit au Canada.  La situation est d'autant plus préoccupante pour le secteur de Stanstead que cette industrie occupe une place importante dans cette ville.

Il y a un peu plus d'un an, l'entreprise Imperial Granit, qui était également établie à Stanstead, a fermé ses portes.  Environ 25 personnes oeuvraient pour cette entreprise au moment de l'annonce de sa fermeture.


Source : La Tribune, Sherbrooke vendredi, 8 avril 2011

Sher-Wood Hockey limite les dégâts - Sherbrooke garde le siège social et d'autres activités.

Face au contexte mondial actuel, la décision de Sher-Wood Hockey de déménager en Asie ce qui restait de ses activités de fabrication de bâtons de hockey en composite, se comprend.

En même temps, a ajouté le directeur général de Sherbrooke Innopole, Pierre Bélanger, on peut se réjouir de voir que la compagnie conserve des activités de production, son centre de distribution et son siège social à Sherbrooke.

«Il y a deux ans - j'arrivais à peine en poste-, nous avons travaillé avec eux.  Ils voulaient tout déménager à Toronto.  On a réussi à les faire changer d'idée et à conserver ici, à Sherbrooke, le siège social et d'autres activités dont la distribution.  Dans l'annonce faite hier (mardi), nous sommes contents de voir qu'ils maintiennent ces activités», a souligné M. Bélanger alors qu'il était app
elé à réagir à la décision de la compagnie.

Mardi, Sher-Wood Hockey a annoncé le transfert en Asie de ses activités de fabrication de bâtons de hockey en composite, de manière progressive, d'ici le mois de décembre.  Quelque 40 emplois seront supprimés à l'usine sherbrookoise.  Par contre, l'entreprise embauchera toujours environ 110 personnes pour le fonctionnement de son siège social, de son centre de distribution et pour la fabrication d'articles promotionnels.

Selon M. Bélanger, ces évènements viennent confirmer la pertinence de la stratégie actuelle de modifier l'économie sherbrookoise, notamment vers l'innovation et le développement de créneaux reliés aux secteurs de recherche qui sont explorés par les universités et collèges de Sherbrooke.

Est-ce que ces nouvelles pertes d'emplois doivent être interprétées comme la poursuite du déclin du secteur manufacturier, du moins pour ses composantes plus traditionnelles?  À cela M. Bélanger répond qu'on peut voir une lueur au bout du tunnel.

Du moins, a-t-il rapporté, le rapport annuel que s'apprête à rendre public
Sherbrooke Innopole, indiquerait que les pertes d'emplois manufacturiers seraient «circonscrites» en 2010.

Source : La Tribune, Sherbrooke, jeudi, 7 avril 2011

BRP roulera sur la Lune et Mars! L'Agense spatiale canadienne commande trois véhicules aux chercheurs de Sherbrooke.

La prochaine génération de véhicules lunaires et martiens sera développée à Sherbrooke.  BRP et le Centre des technologies avancées BRP-Université de Sherbrooke (CTA) planchent actuellement sur trois véhicules de base qui devront être livrés d'ici décembre 2012.

Les deux partenaires vont concevoir les châssis et les systèmes de locomotion d'un rover léger d'exploration lunaire et d'un rover scientifique et d'exploration de Mars.  «On part avec une feuille blanche», lance le président et directeur général du CTA, Mihai Rasidescu.

BRP a remporté des contrat de 5,6 millions $ de l'entreprise MacDonald Dettwiler and Associated Ltd (MDA), qui elle a reçu deux contrats de l'Agence spatiale canadienne (ASC) pour la conception, la construction et les tests des véhicules spatiaux.

«Les emilleurs orvers qui sont allés sur Mars pouvaient traverser des obstacles de 5 à 10 cm.  Maintenant, on parle de 40 cm.  C'est une grosse amélioration.  Ce sont des véhicules plus larges; notre véhicule sera de la taille d'un VTT.  Jusqu'à maintenant, ceux qui sont allés sur Mars avaient la taille d'un robot», explique M. Rasidescu en entrevue téléphonique.

L'équipe du CTA devront faire face à plusieurs défis.  Par exemple, illustre M. rasidescu, la température sur la Lune, du côté ombragé, oscille autour du -150 degrés Celsius.  Du côté du Soelil, elle varie entre 200 et 250 degrés Celsius.  «On eput congeler ou brûler selon où on est.  Le véhicule doit pouvoir accepter des différences de température très élevées.»  Autre détail dont ils doivent tenir compte : la gravité qui n'est pas du tout la même dans l'espace.  «Il y a six fois moins de gravité sur la Lune.  Une personne pesant 60 kilos ici va en peser 10 sur la Lune.»

Selon le directeur du CTA, 12 personnes se consacrent à ce projet à temps plein, en plus de plusieurs autres personnes qui y travaillent à temps partiel, en fonction des besoins.

Interrogé sur la création d'emplois, M. Rasidescu souligne qu'au cours des 18 derniers mois, le nombre d'employés à temps plein est passé de 32 à 65.  La masse salariale de tous ces employés excède quatre millions $, observe-t-il.  Cet hiver, on apprenait que le CTA travaille à l'élaboration d'un Spyder hybride.  Le CTA emplois plus de 70 chercheurs et étudiants.

Le CTA est né d'un partenariat enter BRP et l'UdeS.  Sa mission est de développer de nouvelles technologies dans le domaine des véhicules récréatifs motorisés.

«Les véhicules auront pour mission de parcourir des surfaces planétaires encore plus rudes, plus difficiles et plus éloignées qu'aucune autre auparavant», a pour sa part expliqué le vice-président et directeur de l'exploration spatiale chez MDA, Christian Sallaberger.

Aux yeux de M. Rasidescu, les chercheurs n'auront d'autre choix que de sortir des sentiers battus.  «Nous sommes en train de développer des systèmes qui pourraient devoir fonctionner dans les endroits les plus éloignés et hostiles, où les écars de température sont extrêmes, la gravité réduite et bien entendu, où la possibilité de réparer un système de locomotion une fois en marche est inexistante.»

Une fois terminé, les trois véhicules seront livrés à MDA afin d'y intégrer une gamme de capteurs intelligents et de charges utiles.


Source : La Tribune, Sherbrooke, jeudi 7 avril 2011

CelluForce est lancée.

Domtar et FPInnovations ont baptisé leur coentreprise lancée en juillet 2010.  Ils ont choisi l'identité corporative CelluForce, une coentreprise qui fabriquera et commercialisera à travers le monde la nanocellulose cristalline, un nanomatériau recyclable et renouvelable.  L'identité de cette nouvelle entreprise a été développée pour refléter à la fois l'origine du nanomatériau extrait à partir de la cellulose de l'arbre et l'une des multiples propriétés du produit qui sera commercialisé.  Le président et chef de la direction de CelluForce, Jean Moreau, explique que «notre nouvelle marque reflète qui nous sommes, la façon dont nous souhaitons nous positionner dans nos marchés cibles et l'innovation qui nous différencie au sein de notre industries».

Source : La Tribune, Sherbrooke, jeudi, 7 avril 2011

Lock-out évité chez Emballages Hood.

Le syndicat et la partie patronale de l'entreprise Emballages Hood à East Angus en sont finalement venus à un règlement.  Samedi matin, les employés ont appuyé majoritairement l'entente de principe survenue jeudi soir.  Le nouveau contrat de travail prévoit une augmentation salariale de 11% sur cinq ans.

Une menace de lock-out flottait au-dessus du deuxième plus important employeur d'East Angus.  Déjà, quelques machineries avaient même été retirées de l'usine.

Rappelons que la dernière convention collective venait à échéance vendredi dernier à minuit.

«Samedi matin se tenait le vote sur l'accord de principe et c'est avec grande joie que j'annonce que les activités continueront chez Emballages Hood, lance le directeur Michel Bédard.  Il s'agit d'un soulagement pour tout le monde de savoir que les employés se présenteront au travail dimanche soir (hier) et lundi matin (aujourd'hui) comme d'habitude.»

La question des salaires et du fonds de pension était la cause du litige.  Il a cependant été impossible d'en apprendre davantage sur les principaux détails de l'entente.

Emballages Hood est une entreprise spécialisée en fabrication de sacs en papier et emploie près de 85 travailleurs.

Source : La Tribune, Sherbrooke lundi, 4 avril 2011

Le Poulet du pont couvert ferme ses portes

Après avoir investi deux millions de dollars en 2008 et transporté ses pénates vers une nouvelle bâtisse à Ascot Corner, le Poulet du pont couvert n'est plus.  L'usine de transformation de poulet et le magasin ont effectivement fermé leurs portes à la fin du mois de mars.  Une vingtaine d'employés se retrouvent ainsi sans emploi.

Le propriétaire Mario Gelé avait déjà annoncé la mise à pied d'une quinzaine d'employés au mois de février à la suite d'une réorientation des activités commerciales».

Ce dernier souhaitait ne plus offrir de produits frais afin de se concentrer d'avantage sur la vente et la transformation.

Malheureusement, Mario Gelé a dû se convaincre quelques semaines plus tard de mettre carrément la clé dans la porte.

«Dans ma tête, ce n'était toujours pas terminé pour le Poulet du pont couvert, explique le propriétaires.  Mais depuis cinq mois, les ventes ont chuté.  Je n'ai pas fait faillite.  J'ai simplement mis fin aux activités de l'entreprise afin de ne pas entraîner mes autres compagnies vers un gouffre.»

La semiane dernière, Mario Gelé insistait encore à dire que le Poulet du pont couvert était toujours vivant.  Quelques jours plus tard, les espoirs de l'homme d'affaires se sont estompés.

«Je trouve ça dur puisqu'on a travaillé fort pour que le projet fonctionne, confie-t-il.  On en a mis des heures dans cette business depuis six ans.  J'espère me revirer de bord rapidement en louant des espaces d'entreposage.  J'ai également été approché par un acheteur potentiel.  Nous sommes en négociations.  Ce n'est pas encore un deuil pour moi, puisque je crois toujours que rien n'est terminé de façon définitive.»

Notons finalement que le propriétaire avait annoncé au mois de novembre dernier l'embauche d'un directeur des ventes grâce à l'obtention d'une aide financière de 70 000 $ offerte par le gouvernement du Québec.

Cette aide devait permettre à l'entreprise de «consolider ses activités», avait alors déclaré la députée Johanne Gonthier.

«Je n'ai pas touché ces 70 000 $ en entier, assure Mario Gelé.  Cette aide était répartie sur deux ans et j'ai à peine empoché 7 000 ou 8 000 dollars.»

M. Gelé avoue que la baisse de demandes du côté du secteur de la restauration et la féroce compétition expliquent la fermeture de l'entreprise d'Ascot Corner.

Source : La Tribune, Sherbrooke, lundi, 4 avril 2011.

Débrayage de 24 heures chez le confiseur Allan. Les heures de négociations ne sont plus payées.

Les syndiqués du confiseur Allan, à Granby, ont débrayé 24 heures, hier.  Ils souhaitaient faire pression sur la direction pour qu'elle accepte de payer les membres du comité syndical afin de pouvoir négocier le renouvellement de la convention collective, échue depuis mars dernier.

«Les six employés permanents du comité veulent être payés pour négocier», explqiue Sylvain Amireault, le président du syndicat de l'usine, une branche du Syndicat international des travailleures de la boulangerie, confiserie, tabac et meunerie (SITBCTM), afiilié à la FTQ.

Les 225 membres de ce local syndical ont donc entrepris une «journée d'étude», selon leurs termes, qui s'étendait de 23h jeudi soir à 23h hier, afin d'amener la nouvelle direction, en place depuis deux ans, à rémunérer, comme le faisait la précédente, les employés lors des rencontres de négociations.  «C'est la 16e négociations depuis 1972 et on était toujours payés auparavant», souligne M. Amireault, ajoutant qu'il était injustifié, selon les syndiqués, qu'on les oblige à travailler bénévolement pour négocier leurs conditions de travail.

«Personne n'est payé aujourd'hui et tout le monde a embarqué dans la journée d'étude», a souligné le président syndical.  Les syndiqués se sont aussi réunis dans un commerce du centre-ville pour discuter de la situation et des revendications syndicales en vue du renouvellement de la convention.  «On fera d'autres journées plus tard s'ils ne reviennent pas sur leur décision quant à notre rémunération», ajoute M. Amireault, qui a aussi indiqué qu'il avait un mandat de grève en main.

Le député sortant de Shefford, Robert Vincent, était parmi les grévistes d'un jour.  «C'est des gens accessibles dans une campagne électorale.  J'ai travaillé avec eux», a-t-il dit, faisant ainsi référence à l'époque où il travaillait pour l'entreprise détenue alors par Trebor.  «C'est mes amis ces gens-là, a affirmé le bloquiste.  Je suis là pour les supporter.»

Les employés de la production de la Compagnie Allan ltée sont payés entre 17$ et 20$ de l'heure, et les mécaniciens gagnent entre 20$ et 24$ de l'heure, selon le syndicat.

Il n'a pas été possible de recueillir les commentaires de la partie patronale, hier, la vice-présidente des ressources humaines de l'entreprise, Julie Fafard, n'ayant pas donné suiet à notre demande d'entrevue
.

Source : La Voix de l'Est, samedi 2 avril 2011

Des éloges pour Lefko

Lefko produits de plastique a droit aux éloges de la CSST pou8r ses efforts de prévention en matière d'accidents de travail.

Cette entreprise de Magog a mérité une mention d'excellence dans la catégorie PME des Prix innovation en santé et sécurité du travail, lors d'un gala de reconnaissance de la CSST.

L'initiative de Lefko, où le changement de pièces sur une extrudeuse était à risque d'accident, a porté sur la conception d'une plateforme mobile munie d'une table équipée d'un système pneumatique : cela fait en sorte qu'il n'est plus requis d'utiliser des escabeaux pour le changement de spièces car la table ajustable permet de les soutenir.

Les autorités de la CSST ont salué cet effort de Lefko, précisant qu'il est possible d'améliorer le bilan de santé et de sécurité et de diminuer les lésions.  Les accidents de travail ont diminué de 37% au cours des dix dernières années mais il reste encore des efforts à faire, indique dans un communiqué la CSST.


Source : La Tribune, Sherbrooke samedi, 2 avril 2011.

Sauvetage en vue pour Fenêtres Robert - Un groupe d'investisseurs espère rouvrir l'entreprise d'ici 10 jours.

Un homme d'affaires de Sherbrooke a déposé une offre d'achat pour se porter acquéreur, avec deux associés, de l'entreprise Fenêtres Robert de Saint-François-Xavier-de-Brompton, qui a fermé ses portes en janvier.

Stéphane Couture a présenté son plan de relance à la soixantaine d'ex-travailleurs de l'entreprise, mercredi soir.  Il précise qu'il ne leur reste qu'à attacher le financement pour que la transaction se concrétise.

«Il s'agit d'une transaction de moins de 2 millions de dollars.  Nous pourrons la concrétiser dès son acceptation par les institutions financières et ça pourrait se faire assez rapidement, peut-être d'ici une dizaine de jours, estime M. Couture un expert-comptable de la firme de consultants Couture et associés.  Je reste toutefois ouvert si d'autres partenaires financiers se montraient intéressés.»

Rappelons que la fermeture de Fenêtres Robert a été annoncée aux travailleurs le 24 janvier dernier.  Deuxième plus important employeur de Saint-François-Xavier lorsqu'elle fonctionnait à plein régime, l'entreprise fournissait du travail à 120 travailleurs de production.  À l'automne 2009, l'entreprise avait connu certaines difficultés et avait procédé à une réorganisation.  Son département de fibre de verre avait notamment été fermé.  La liste d'employés d'environ 85 personnes à ce moment-là avait diminué jusqu'à 65.

Stéphane Couture se spécialise en gestion stratégique et financière, ainsi qu'en restructuration, et il compte apporter une aide directe à l'équipe de gestion de Fenêtres Robert.  Il a aussi derrière lui une grande expérience dans le domaine de la construction.  L'un de ses associés compte quant à lui 35 ans d'expérience dans le domaine des portes et fenêtres. 

«Je veux conserver tous les emplois chez Fenêtres Robert, mais je devrai procéder à des baisses de salaires qui seront compensées par des bonis et par une politique de participation aux profits.  Je pense que lse gens ont aimé ma philosophie et mon côté humain.  J'ai à coeur de protéger et de développer l'économie locale, et je me sens très appuyé dans mes démarches», indique M. Couture.

Le maire de Saint-François-Xavier, Claude Sylvain, voit d'un très bon oeil la relance qui se dessine.  Fenêtres Robert est dans le portrait à Saint-François-Xavier depuis 1951.  «Ça se passe bien et j'ai bon espoir que ça se concrétise.  Je suis soulagé de cette nouvelles, car beaucoup de gens dans la municipalité ont perdu leur emploi à la suite de la fermeture, et aussi des gens de Windsor et Sherbrooke notamment.  Ce n'est jamais facile à vivre.  Ça signifie aussi des revenus important pour Saint-François», fait valoir M. Sylvain.

Stéphane Couture ne serait pas le premier à se montrer intéressé à Fenêtres Robert.  Début mars, une entreprise française spécialisée dans la fabrication de fenêtres de bois est venue visiter les installations, sans toutefois déposer une offre d'achat.  Même chose pour Jean Dallaire, vice-président finance et administration chez Fenêtres Robert de 1999 à 2006, qui avait lui aussi manifesté son intérêt à relancer l'entreprise il y a quelques semaines, mais qui aurait finalement éprouvé des difficultés au niveau du financement, a aussi rapporté le maire de Saint-François-Xavier.


Source : La Tribune, Sherbrooke vendredi, 1er avril 2011

À Lac-Mégantic - Tafisa investiti 7 M$ dans ses installations.

Fier d'exploiter la plus grande usine de production de panneaux de particulse de bois en Amérique du Nord, Tafisa Canada, de Lac-Mégantic, a annoncé hier en conférence de presse un investissement de 7 millions $ pour augmenter l'utilisation de bois recyclé dans ses procédés de fabrication et améliorer encore davantage sa productivité.

Une aide sous forme d'une contribution remboursable d'un million de dollars lui a été octroyée par le gouvernement fédéral, annoncée par le ministre des Ressources naturelles Christian Paradis.

«Le gouvernement du Canada est résolu à soutenir les entreprises, comme Tafisa Canada, qui investissent dans la technologie et se donnent les moyens d'occuper de nouveaux créneaux de marché.  La plus grande usine de panneaux composites en Amérique du Nord contribue largement à la vitalité et au développement de la communauté, a déclaré le ministre Paradis.  C'est un chef de file que nous sommes fiers d'appuyer.»

«La Ville de Lac-Mégantic est très fière de compter l'usine de Tafisa Canada dans son parc industriel, une entreprise qui est aussi un excellent citoyen corporatif et qui donne du travail à bon nombre de nos familles.  Je tiens à saluer ses dirigeants et ses employés pour leur persévérance, eux qui ont traversé plusieurs épreuves, soit l'explosion d'il y a quelques années, la reconstruction, les difficultés de l'industrie du bois, la crise financière aux États-Unis...  Je tiens à les féliciter pour ces nouveaux investissements majeurs», a pour sa part lancé le conseiller municipal Richard Michaud, qui agissait comme maire suppléant.

Le président-directeur général, Louis Brassard, a ensuite fait part des projets d'amélioration de la productivité que son entreprise lançait, avec l'aide de Développement Économique Canada, et qui impliquent l'acquisition d'équipements à la fine pointe de la technologie.

«Il s'agit d'une série de projets, dont le principla nous permettra d'augmenter de plus de 100 000 tonnes notre utilisation de bois recyclé, une «forêt urbaine» sous forme de résidus de construction, de démolition et d'emballage qui autrement seraient enfouis.  Cet investissement majeur apportera donc un bénéfice appréciable pour l'environnement», s'est réjoui M. Brassard.

Tafisa a été un pionnier, en 2004, en incorporant du bois recyclé, des résidus de rénovations et de démolition, comme matières premières, dans ses procédés de fabrication.

«Nous sommes également la plus grande usine de recyclage dans notre domaine, en Amérique du Nord.  Ce recyclage représente l'équivalent de deux millions d'arbres par année qui n'ont pas à être coupés... Dans un contexte où la disponibilité des résidus de bois est en diminution, due à des fermetures de scieries et des réductions de production, cet investissement constitue une réponse concrète à l'évolution des besoins de l'entreprise en matière d'approvisionnement de bois», a continué Louis Brassard.

«En plus de consolider les emplois chez nous, ce projet va solidifier la filière des centres de tri et leur émergence.»

Parmi les autres projets mis de l'avant par Tafisa, des investissements sont prévus pour lancer de nouveaux produits décoratifs, ainsi que de nouveaux produits plus écologiques.

Source : La Tribune, Sherbrooke, mardi 15 mars 2011

Un deuxième incubateur industriel à Drummondville.

La Société de développement économique de Drummondville a inauguré en grande pompe mardi son deuxième incubateur industriel qui, avec ses sept locaux couvrant 15 000 pieds carrés, espère faire aussi bien que son grand frère, lequel affiche un taux de réussite de 55% chez les bébés-entreprises qui y sont passées depuis 1998.

Près d'une centaine d'invités représentants commerciaux, élus municipaux et partenaires de ce qui a été une première au Québec il y a 13 ans, ont participé à l'évènement qui se voulait une célébration du dynamisme économique drummondvillois.

«Nous avons vu juste au début en nous dotant de cet équipement qui visait à soutenir la mouvance entrepreneuriale de notre milieu», a déclaré la mairesse Francine Ruest Jutras en procédant à la traditionnelle coupe du ruban d'honneur.  «Le pari était audacieux, peu de villes avaient choisi cette voie, mais, au fil des ans, nous nous sommes vite rendu compte de son immense potentiel.  Aujourd'hui, notre premier incubateur industriel aura permis à 78 incubés de démarrer et 44 sont encore en fonction.  En tout, en considérant suelement les entreprises en fonction, cette initiative aura créé plus de 400 emplois», a-t-elle ajouté.

Le deuxième incubateur a été construit sur le terrain de la SDED au coût de 1,7 million de dollars, incluant une aide financière de 500 000 $ de Développement économique Canada et une autre de 100 000 $ de la Conférence régionale des élus du Centre-du-Québec.  Ces locaux sont modulaires et mesurent entre 1650 et 2500 pieds carrés.  Avant même l'ouverture, l'incubateur affichait complet.

«Nous savions que nous répondions à un besoin», a expliqué Martin Dupont, directeur général de la SDED.  «Chaque entreprise qui démarre comporte des risques et nous pouvons les atténuer en fournissant aux locataires, qui paient un loyer graduel, des services tels que la comptabilité, la photocopie, la documentation, une salle de conférence et lse services d'une réceptionniste.  Nous jouons le rôle de facilitateur dans les rencontres avec des gens d'affaires et en faisant intervenir notre cellule mentorat».

«Pour nous, c'est une fête aujourd'hui, a ajouté M. Dupont, car nous saluons les entreprises qui ont réussi à voler de leurs propres ailes après être passées par chez nous.  Surtout que nous n'avions pas fait d'inauguration officielle pour notre premier incubateur, car c'était au beau milieu de la crise du verglas...»

C'est Julie Biron, commissaire à la SDED, qui assure la présidence de l'Association des incubateurs industriels du Québec.  «Il y a maintenant une dizaine de ces outils de développement au Québec et tous les mois nous recevons des délégations qui viennent visiter nos installations», a-t-elle indiqué.

Une visite a été organisée pour les invités qui ont pu voir de près quelques-unes des entreprises naissantes telles que Stone (fabricant de comptoirs de cuisine imitant le marbre ou le granit), Toque & Tablier (produits alimentaires de qualité supérieure), Les Jeux Modul'air (concepteur et fabriquant de modules de balançoires et de jeux extérieurs) et Écoloxia (distributeur et importateur de conteneurs pour les matières résiduelles).


Source : La Tribune, Sherbrooke, jeudi 17 février 2011

Importante acquisition et nouvelle usine - Durabac a le vent de

L'année 2011 démarre sur les chapeaux de roues pour Durabac.  L'entreprise a fait l'acquisition des droits de propriétés intellectuelles de GCI Environnement de Varennes et s'apprête à lancer la construction d'une deuxième usine à un jet de pierre de ses installations actuelles situées chemin Milton à Granby.

Tout cela permettra de créer une douzaine d'emplois dans un horizon d'environ six mois et nécessite un investissement de 1,5 millions $, a laissé savoir le président-directeur général de Durabac, Patrick Charbonneau.

Précision importante : l'entreprise de Granby a acquis des droits de propriétés intellectuelles de GCI Environnement, une entreprise qui aurait célébré ses 50 ans cette année, et non des actifs.  Cela inclut la marque de commerce, les brevets, les plans et devis, ainsi que les lignes de produits GCI Environnement et Chagnon.  Dans l'opération, trois employés de GCI ont joint le giron de Durabac.

Le but est d'accélérer la croissance et le positionnement de Durabac sur le marché nord-américain.

Depuis 20 ans, l'entreprise granbyenne a fait sa place dans le marché des équipements environnementaux avec ses quatre divisions (Durabac, Duralift, Durapac et Duraplast) et ses produits spécialisés.  Cela va des contenants de recyclage et de récupréation aux équipements de levage et de transport, en passant entre autres par des compacteurs de tout genre.  La PME emploie actuellement quelque 75 personnes.

Avec son acquisition annoncée, Durabac devient «la compagnie qui offre le plus grand éventail de produits environnementaux», indique Patrick Charbonneau.  C'est ce qui lui permettra, espère le PDG, de se démarquer dans un marché qui fonctionne au ralenti depuis l'an dernier.

Durabac entreprendra par ailleurs la construction d'une nouvelle bâtisse industrielle de 12 000 pieds carrés au printemps, aux côtés de ses installations du chemin Milton (route 137), un projet qui était dans l'air depuis quelques mois déjà.

«On va pouvoir y transférer la production de la ligne Chagnon et la ligne Duralift», précise M. Charbonneau.

Il y a quelques mois, l'entreprise a investi un demi-million $ pour acquérir des équipements qui lui permettent de fabriquer les produits en polyéthylène moulés par rotation de sa division Duraplast, c'est-à-dire différents contenants destinés entre autres à la collecte des déchets et aux matières recyclables.  Ces produits étaient autrefois réalisés en sous-traitance.

Source : La Voix de l'Est, mercredi 16 février 2011

Fermeture de Fenêtres Robert - Un comité de relance tentera de sauver l'entreprise.

Même si un comité de relance souhaite éviter la fermeture définitive de Fenêtres Robert, ce sont majoritairement des employés déçus et résignés qui sont sortis de la réunion à laquelle la direction de l'entreprise les avait conviés, hier matin.  Peu rassurés, les employés ont aussi été reçus par Emploi Québec afin de connaître les prochaines démarches à entreprendre.  Et malgré la bonne volonté du comité de relance, la faillite demeure possible pour Fenêtres Robert, installée à Saint-François-Xavier depuis 1951.

Bien décidé à aider la cinquantaine de travailleurs de l'entreprise, le comité de relance en sait pour l'instant trop peu sur les états financiers de l'entreprise pour pouvoir entamer des démarches concrètes.

Selon Sylvain Parent, président de la Fédération des travailleurs et des travailleuses du papier et de la forêt (FTPF-CSN), le succès d'un tel projet repose avant tout sur le type de production.  Chez Fenêtres Robert, il croit en la possibilité de développer davantage la production.

«Il faut commencer par trouver un nouvel acquéreur et le plan de relance doit venir le plus rapidement possible.  Chaque fois, c'est un énorme défi.  On a demandé la plus grande transparence auprès de l'entreprise pour obtenir une photo plus exacte de la situation.  Mais la compétition dans ce domaine est féroce et un dossier de relance reste délicat.  Si une autre opportunité passe pour ces travailleurs, il faut la saisir», estime M. Parent.

La mine plutôt basse, Christian Gingras, qui était à l'emploi de Fenêtres Robert depusi 33 ans, tentait de rester positif après avoir assisté à la rencontre d'hier.

«On n'a pas le choix d'accepter ça, mais il y en a qui sont déçus, même si ça boitait un peu depuis un bout de temps.  Sûrement qu'il y aura une relance, mais avec qui et quand?  On ne sais pas grand chose sur ce qui va se passer.  En attendant, la vie continue», a-t-il confié, s'estimant plus ou moins satisfait de la tournure des événements depuis l'annonce de la fermeture de l'entreprise lundi.  D'autres employés ont quand à eux déjà commencé à chercher un autre emploi.

Du côté du syndicat local, on croit que tous les ingrédients sont réunis pour réussir la relance de Fenêtres Robert.

«Beaucoup de gens sont impliqué et ça ne prendrait pas des millions de dollars.  Les employés sont spécialisés et les équipements sont bons.  Mais il faudrait un nouveau capitaine.  Il est trop tôt pour connaître la situation exacte, mais c'est certain que la récession n'a pas aidé.  Et la faillite de l'entreprise reste possible», indique Denis Sansoucy, vice-président du syndicat du bois de Fenêtres Robert, affilié à la CSN.

Une faillite, c'est ce que le comité de relance veut éviter.  «Il reste à voir ce qu'on peut faire et sur quels programmes gouvernementaux on peut s'appuyer, mais quand la main-d'oeuvre et les équipements sont là, c'est plus facile de trouver un acquéreur», renchérit André Bellavance, député de Richmond-Arthabaska et membre du comité de relance.

«À cause de la fermeture, la valeur de l'entreprise en prend pour son rhume et ça peut accélérer la vente», estime quand à lui Étienne-Alexis Boucher, député de Johnson, lui aussi membre du comité de relance.

Le comité de relance se compose aussi du directeur de l'usine, Michaël Gibbons, de Nicole Forcier, attachée politique de la ministre responsable de la région de l'Estrie Monique Gagnon-Tremblay, de Claude Boucher, préfet de la MRC du Val-Saint-François, d'Adam Rousseau, conseiller municipal pro-maire de Saint-François-Xavier, de Sylvie Bureau, mairesse de Windsor, et de Hervé Provencher, maire de Saint-Claude.

Source : La Tribune, Sherbrooke, samedi 29 janvier 2011.

Fenêtres Robert ferme ses portes - Une cinquantaine de travailleurs perdent leur emploi à St-François-Xavier-de-Brompton.

L'entreprise Fenêtres Robert ferme définitivement ses portes à Saint-François-Xavier-de-Brompton.  Une cinquantaine de travailleurs se retrouvent sans emploi, confirme Jean Lacharité, président du conseil central de la CSN Estrie, à laquelle le syndicat de Fenêtres Robert est affilié.

«La semaine dernière, l'entreprise avait annoncé une fermeture pour une durée d'une semaine, mais maintenant, c'est plus sérieux que ça.  La fermeture définitive a été annoncée lundi, précise M. Lacharité.  Actuellement, l'entreprise est entre les mains d'un créancier bancaire et a arrêté sa production».

«La CSN veut quand même tenter de mettre sur pied un comité de relance afin de voir s'il existe une alternative à la liquidation pure et simple.  On a déjà vu ça et on a déjà réussi à relancer une entreprise grâce à une bonne concertation des acteurs du milieu.  Alors je ne jette pas la serviette», poursuit M. Lacharité, qui établit des similitudes entre la situation de Fenêtres Robert et les difficultés qu'avait connues Graphica, à Sherbrooke.  L'imprimerie avait fermé ses portes en novembre 2008 après avoir déposé son bilan.  Moins d'un mois plus tard, elle était rachetée par le groupe PDI et prenait le nom de Grafikom.

Établie en 1951, Fenêtres Robert était le deuxième plsu important employeur de Saint-François-Xavier-de-Brompton et lorsqu'elle fonctionnait à plein régime, l'entreprise fournissait du travail à 120 travailleurs de production.

À l'automne 2009, l'entreprise avait connu certaines difficultés et avait procédé à une réorganisation.  Son département de la fibre de verre avait notamment été fermé.  La liste d'employés d'environ 85 personnes avait diminué jusqu'à 65.

Au Centre local de développement économique (CLD) du Val-Saint-François, le commissaire au développement économique, Guy Saint-Amand, croyait pour sa part que Fenêtres Robert s'en tirait relativement bien.

«C'est la surprise, car on sait que des gens regardaient pour faire l'acquisition de l'entreprise, alors normalement c'est signe qu'une entreprise se porte plutôt bien.  Je sais par contre que l'entreprise avait moins de liquidités disponibles», rapporte M. Saint-Amand.

De son côté, le maire de Saint-François-Xavier, Claude Sylvain, avait été mis au courant de «congédiements graduels» depuis plusieurs mois chez Fenêtres Robert.

«Deux ou trois personnes à la fois perdaient leur emploi et il y a eu une baisse de la production depuis un certain temps.  La compétition très forte dans ce domaine.  Selon moi, l'entreprise était vouée à ça, à court ou moyen terme, mais on espère que ce sera temporaire», confiait hier M. Sylvain, alors qu'on parlait encore d'une fermeture temporaire.  M. Sylvain ayant quitté le pays quelques heures plus tard, il n'a pas été en mesure de réagir à l'annonce de la fermeture définitive de l'entreprise.

Une rencontre des employés aura lieu vendredi.  Hier, il a été impossible de parler à l'un des dirigeants de l'usine.

Source : La Tribune, Sherbrooke mercredi 26 janvier 2011.

Résultats de BRP - Des ventes en dents de scie qui se maintiennent globalement.

En ce qui a trait aux ventes de motoneiges, le porte-parole de BRP de Valcourt affirme qu'à la mi-janvier, le chiffre d'affaires de la saison 2010-2011 est relativement stable si on le compare à celui de l'année dernière à la même date, même si sa courbe est en dents de scie.

«On a commencé la saison avec un handicap compte tenu du conflit qui avait cours à l'UPA.  Par chance, le temps des Fêtes a été excellent.  Puis il y a eu le redoux qui a effectivement eu un impact négatif sur les ventes», déclare le directeur marketing de la division des motoneiges, Marc-André Dubois, pour expliquer les fluctuations des ventes.

BRP a notamment misé sur son programme de support des clubs de motoneiges pour aider ces derniers à traverser l'épreuve du blocus des agriculteurs et du redoux.  «En tout, 120 000 $ ont été versés aux clubs du Québec et environ 10% pour les clubs de l'Estrie.  Nous avons aussi été plus agresssifs au niveau des promotions», avant M. Dubois.

Donc, si les ventes sont relativement stables, le profit lui a diminué.  «Mais pas de façon significative, assure le directeur marketing.  Par exemple, sur un modèle qui se vend 12 000 $ le rabais pouvait être d'environ 500 $, soit moins de 5%.»

«C'est une saison moins simple que les autres années, mais il reste encore deux mois, il y a de la neige dans à peu près tous les sentiers, alors on demeure optimiste et confiant», conclut M. Dubois.

Source : La Tribune, Sherbrooke lundi, 24 janvier 2011

Neuman Aluminium passe aux mains de l'américaine Ball Corporation

Ball Corporation, un fournisseur mondial de contenants et d'emballages métalliques, est maintenant propriétaire de l'usine Neuman Aluminium de la rue Roy, à Sherbrooke, qui devient Ball Technologies Avancées d'Aluminium Canada.

La transaction, dont le montant n'a pas été dévoilé, a été complétée avant les Fêtes et implique deux usines de Neuman Aluminium où sont produites des pastills d'aluminium destinées à la fabrication de boîtiers d'aérosol et de contenants pour breuvages et aliments, notamment.

L'autre usine de Neuman Aluminium est située à Verona, dans l'État de la Virginie.

«Cette acquisition stratégique constitue pour Ball un investissement dans un secteur qui permettra d'accéder à de nouveaux marchés et à de nouvelles opportunités en vue de développer le secteur de l'emballage métallique», a indiqué dans un communiqué Raymond J. Seabrook, vice-président et chef des opérations de l'entreprise, dont le siège social est au Colorado.

Les deux usines, qui emploient 180 personnes en tout, sont intégrées dans la division des emballages métalliques de Ball Corporation pour les aliments et les produits domestiques, précise-t-il.

Dans une correspondance par internet, hier, avec La Tribune, le directeur des affaires publiques de Ball Corporation, Scott McCarty, s'est fait rassurant pour l'avenir des installations de Sherbrooke, où travaillent 120 personnes.

«Notre intention est d'exploiter les deux usines qui représentent une partie importante de nos opérations», écrit-il.

«Ball est maintenant l'un des principaux fournisseurs mondiaux de pastilles d'aluminium pour la fabrication de boîtiers d'aérosols et de contenants.  Cela fait assurément partie de la stratégie de croissance de la compagnie», souligne M. McCarty.

«Au-delà de cela, Ball n'a fait aucune déclaration publique au sujet de ses projets», ajoute-t-il.

Interpellé spécifiquement sur la question des emplois à Sherbrooke, M. McCarty dit ignorer tout «projet pour réduire ou ajouter des emplois à cet endroit».

Ball Corporation s'est également porté acquéreur tout récemment de la firme Aerocan, un fabricant européen de bouteilles et boîtiers d'aérosol en aluminium pour les marchés de l'alimentaire, des boissons, de la pharmacie et de l'hygiène-beauté.

Neuman Aluminium, dont le siège social est en Autriche, s'était établi à Sherbrooke en 1997.

Ses usines de Sherbrooke et Verona ont réalisé des ventes de 128 millions $ en 2009.

Quant à Ball Corporation, le groupe a réalisé en 2009 un chiffre d'affaires de 7,3 milliards $ et embauche 14 000 personnes dans le monde.

Il a été impossible, hier, de parler avec le vice-président aux opérations de l'usine de Sherbrooke, Allen Walsh.

Source : La Tribune, Sherbrooke, samedi 22 janvier 2011

Projet d'usine de biocarburants au Mississippi - Enerkem Corporation obtient une garantie de prêt de 80 M$ US.

Enerkem Corporation, la filiale américaine de la compagnie Enerkem, a obtenu un engagement conditionnel pour une garantie de prêt de 80 M$ US du ministère américain de l'Agriculture pour la construction de son usine de biocarburants à Pontotoc, au Mississippi.

Cette usine transformera les matières résiduelles urbaines de la région du nord-est du Mississippi en éthanol, mentionne un communiqué.

Le projet prévoit la création de plus de 70 emplois permanents.

Cette garantie de prêt vient du programme d'aide aux bioraffineries du ministère de l'Agriculture.

Ce prêt s'ajoute au soutien financier, allant jusqu'à 50 millions $ US, offert par le ministère de l'Énergie des États-Unis à la fin de l'année 2009 pour ce projet.

L'usine de biocarburants du Pontotoc permettra de réduire l'enfouissement des déchets et de développer des emplois dans le secteur de l'énergie renouvelable, en région rurale au Mississippi, ajoute-t-on.

La bioraffinerie d'Enerkem au Mississippi, située sur le site d'enfouissement de la région de Three Rivers, produira 36 millions de litres d'éthanol annuellement à partir de déchets municipaux solides et réduira l'enfouissement.

La société Enerkem exploite une usine-pilote située à Sherbrooke ainsi qu'une usine de démonstraiton commerciale à Westbury.

Source : La Tribune, Sherbrooke samedi 22 janvier 2011

Coup de pouce d'Ottawa à Viandes Laroche.

Partenaire majeur de l'industrie de l'élevage en Estrie, l'entreprise Les Viandes Laroche vient d'obtenir un appui concret du gouvernement fédéral.  Le ministre de l'État à l'agriculture Jean-Pierre Blackburn était à Asbestos hier pour annoncer un prêt sans intérêt pouvant atteindre un million de dollars pour renforcer ses activités, dont la commercialisation des produits des éleveurs locaux.

Cet investissement, provenant du Programme d'amélioration de l'abattage, permettra à l'entreprise de créer 32 nouveaux emplois dans la région.

«C'est un jalon important dans l'avenir de cette entreprise, a affirmé le ministre Blackburn.  Cet investissement aidera Les Viandes Laroche à acheter de l'équipement pour ses nouvelles installations et à continuer de fournir les services de transformation du boeuf, dont le secteur a grandement besoin.  Une fois de plus, nous démontrons que le plan d'action économique de notre gouvernement apporte une aide adaptée aux besoins de l'industrie et qu'il donne des résultats tangibles aux agriculteurs ainsi qu'à toute la chaîne de valeur.»

Avec cette aide, Viandes Laroche pourra offrir aux éleveurs de bovins des services d'abattage de haut niveau grâce à l'achat de matériel de pointe, de manière à élargir ses activités et à améliorere sa capacité d'abattage.  Pour l'entreprise, il s'agit d'une aide appréciée pour la poursuite de son développement dans les marchés américains et européens.

«Nous sommes très heureux de cet appui du gouvernement fédéral puisqu'il nous permet de compléter notre chaîne de production de boeuf, du producteur jusqu'au consommateur, a dit le président de l'entreprise, Claude Laroche.  En devenant conforme aux normes de la communauté européenne, notre entreprise peut ainsi viser les marchés étrangers avec son boeuf Viances Sélectionnées des Cantons, mieux soutenir la demande de boeuf produit par les éleveurs de chez nous et poursuivre sa distribution de produits créneaux».

Le Programme d'amélioration de l'abattage du Plan d'action économique est doté d'un budget de 60 millions $.  Par le biais de ce programme, le gouvernement du Canada consent des prêts aux entreprises qui présentent des plans d'affaires judicieux visant à réduire les coûts, à accroître les revenus et à améliorer les activités des entreprises de transformation et de conditionnement de la viande rouge.

«Le secteur de la transformation et du conditionnement de la viande est le plus grand employeur de l'industrie alimentaire, a ajouté le ministre.  Pour demeurer à l'avant-garde dans ce domaine, il faut innover constamment et poursuivre les activités de recherche et développement.  Sa vigueur et sa compétitivité se traduisent par des marchés plus dynamiques pour nos agriculteurs et par une économie plus prospère pour l'ensemble de la population canadienne.

Source : Sherbrooke, vendredi, 21 janvier 2011

Nouveau venu dans le parc industriel de Magog - Le Groupe industriel inter-provincial investit 1,1 M$ dans son siège social.

Sans tambour ni trompette, une nouvelle entreprise s'est installée dans le parc industriel de Magog au cours des derniers mois.  Employant jusqu'à 100 personnes dans les périodes de pointe, le Groupe industriel inter-provincial est désormais le voisin de Camoplast et Gurit.

Le Groupe industriel inter-provincial était déjà à Magog, plus précisément dans le secteur Omerville, avant son implantation dans le parc industriel en septembre dernier.  Des locaux devenus trop exigus l'ont forcée à se relocaliser.

Le projet de déménagement était dans l'air depuis 2008.  À cette époque, l'entreprise avait tenté une première fois de l'établir dans le parc industriel de Magog, mais sans succès.

«En 2008, on avait regardé pour se construire dans le parc industriel.  Malheuresement, la Ville de Magog ne voulait pas qu'on s'installe près de Camoplast parce qu'elle pensait que notre bâtiment dévaluerait celui de cette entreprise», affirme le président du groupe Steve Malenfant.

Alors M. Malenfant a essayé de dénicher un terrain à Sherbrooke.  Toutefois, ses recherches ont été infructueuses.  Une rencontre avec le conseiller municipal Robert Ranger, lors des dernières élections municipales, a ramené à l'avant-plan son projet de déménagement dans le parc industriel de Magog.

«M. Ranger m'avait promis de me donner un coup de main pour que mon projet se réalise.  Par la suite, la nouvelle mairesse Vicky May Hamme nous a beaucoup aidés.  Elle m'avait dit qu'il était important pour elle de garder à Magog les entreprises locales», indique le président du Groupe industriel inter-provincial, qui regroupe trois entités distinctes.

L'entreprise a investi 1,1 million $ dans la construction de son nouveau siège social.  Seulement une minorité de ses employés travaillent à l'intérieur, les autres oeuvrant dans différentes usines en Amérique du Nord.

Le Groupe inter-provincial effectue de l'entretien et de la construction en milieu industriel.  Son équipe peut aussi concevoir et fabriquer des équipements industriels.  Parmi ses clients, on compte Domtar, Cascades et Camoplast.

«Grâce à notre nouveau bâtiment, on a surtout consolidé les emplois qu'on a actuellement.  On créera peut-être plus d'emplois dans les prochaines années.  Mais on est limité pour le moment par une pénurie de personnel qualifié.  Les dessinateurs 3D et les bons mécaniciens de chantier sont difficiles à trouver ces temps-ci.»

Source : La Tribune, Sherbrooke lundi, 17 janvier 2011

Boralex se lance dans l'énergie solaire.

Boralex a conclu une entente avec la filière française de la multinationale Q-Cells relativemetn au développement et à l'exploitation d'un parc d'énergie solaire dans le sud de la France.

Boralex entreprend la construction du site solaire Avignonet-Lauragais ces jours-ci.  La mise en service du site est prévue en mai.  Sa puissance contribuera à hauteur de 4,5 MW au portefeuille d'actifs de Boralex.

Les ingénieurs de Q-Cells s'occuperont de l'ingénierie, de la construction et de l'entretien de la centrale dans le cadre d'une solution clé en main.  Doté de panneaux et de cellules photovoltaïques, ce premier parc solaire développé par l'équipe de Boralex sera situé sur les terrains adjacents à son parc éolien d'Avignonet-Lauragais.

«Après avoir étudié le secteur solaire en France, nous sommes persuadés que ce projet représente notre meilleure porte d'entrée dans le domaine de production d'électricité à partir d'énergie solaire», a indiqué le président et chef de la direction de Boralex, Patrick Lemaire.

Le parc solaire d'Avignonet-Lauragais bénéficie d'un contrat de 20 ans avec Électricité de France et représente un investissement de 14,6 M d'euros.

Source : La Tribune, samedi, 15 janvier 2011

L'industrie manufacturière aura toujours sa place. Une nouvelle force syndicale assure qu'elle arrêtera l'hémorragie.

Sans rêver en couleurs d'un retour aux années d'or avec ses innombrables emplois, le secteur de l'industrie manufacturière aura toujours sa place au Québec, surtout dans les secteurs de pointe.  Et particulièrement en Estrie, où cette industrie pourrait encore mieux tirer son épingle du jeu.

«L'industrie manufacturière en Estrie bénéficie d'un atout indéniable avec notre voisin du Sud.  Les entreprises ont la possibilité ici de profiter de la transformation notamment...  Mais pour cela, il faut du soutien, de l'aide, des politiques gouvernementales plus agressives», fait valoir Alain Lampron, président de la Fédération de la métallurgie, affiliée à la CSN.

Celui-ci était accueilli hier matin avec son collègue Sylvain Parent, qui dirige la Fédération des travailleurs du papier et d ela forêt, par le président de la CSN-Estrie, Jean Lacharité, dans le cadre d'une tournée sur le regroupement des deux fédérations.  Ce mariage, qui sera célébré a Québec en février prochain, donnera la nouvelle Fédération de l'industrie manufacturière (FIM) au sein de la CSN.  Elle regroupera quelque 30 000 membres au Québec, dont 3 000 en Estrie, répartis dans 27 syndicats, notamment ceux de Kruger, Domtar et Gurit.  C'est environ 10% des 31 000 emplois manufacturiers en Estrie.

Or tant pour MM. Lampron et Parent que pour Jean Lacharité, cette nouvelle force syndicale va non seulement permettre d'arrêter l'hémorragie constante dans le secteur manufacturier mais redonner espoir en des jours meilleurs.  Depuis 2003 seulement en Estrie, les crises économiques et la mondialisation ont vu perdre 12 000 emplois manufacturiers.

«La force du nombre va évidemment avoir un impact sur nos revendiactions.  Une voix plus forte va se faire entendre», soumet M. Parent.  «Cette nouvelle organisaton, rajoute M. Lampron, sera l'occasion de pousser encore plus sur les gouvernements et les décideurs pour qu'ils interviennent plus vite, avant que ça se traduise uniquement par un constat de perte, quand tout est mort et enterré!»

Le président de la CSN en a profité pour lancer un «message clair» au premier ministre Jean Charest, dans le cadre des préparatifs du prochain budget du Québec.  «Le ministre des Finances devra tenir compte dans ce budget de la mise en place du programmes de développement et de soutien, que ce soit en matière de formation de la main-d'oeuvre, de développement technologique, de recherche et de développement.  L'industrie manufacturière c'est un moteur économique majeur du Québec et de l'Estrie et le gouvernement a l'obligation de la soutenir», a clamé Jean Lacharité.

Source : La Tribune, Sherbrooke, mercredi 12 janvier 2011.

24,8 M$ pour l'efficacité énergétique de Domtar.

Domtar investira 24,8 M$ pour augmenter l'efficacité énergétique de son usine de pâtes et papiers de Windsor.  Cette somme proviendra en totalité d'une subvention fédérale octroyée en personne par le premier ministre du Canada, Stephen Harper, hier matin.

«Votre usine, ici à Windsor, est l'une des plus performantes au Canada parce que vous avez pris de bonnes décisions d'affaires et que vous avez d'excellents travailleurs, a souligné M. Harper à l'intention des dirigeants de Domtar, en conférence de presse.  C'est maintenant le temps de récolter les fruits de vos efforts.»

L'usine windsoroise réalisera deux projets grâce à cette subvention accordée dans le cadre du Programme d'écologisation des pâtes et papiers du gouvernement du Canada.

Le premier projet vise à augmenter l'efficacité énergétique de la chaudière en biomasse, ce qui permettra de brûler plus de biomasse (des résidus voués à l'enfouissement) tout en réduisant la consommation de gaz naturel.

Le deuxième projet permettra de diminuer la consommation de vapeur de deux machines à papier.

Ces projets vont «rendre votre usine encore plus moderne, encore plus verte, encore plus performante», a indiqué Stephen Harper à la trentaine d'invités présents.

En fait, ces projets permettront à Domtar de réduire sa consommation de gaz naturel de 17 millions de mètres cubes par année.  L'usine diminuera aussi ses émissions annuelles de gaz à effet de serre de plus de 9% (8 400 tonnes).  Elle pourra utiliser un plus grand volume de carburants de remplacement pour produire de l'énergie propre et elle aura besoin de moins de vapeur pour produire du papier comprenant des matières recyclées.

Ces projets seront complétés d'ici mars 2012.

Cette bonne nouvelle permettra de consolider des emplois de qualité et contribuera au rayonnement de Windsor, estime le 1er vice-président des usine du Nord chez Domtar, Ghislain Dinel.

«L'usine de Domtar Windsor est la plus grande et la plus moderne des usines de papier fins au Canada, a précisé ce haut dirigeant.  Dans un marché nord-américain et mondial où la compétition est féroce, ces investissements vont permettre de maintenir et d'améliorer la compétitivité de l'usine.»

Interrogé par les médias sur son bilan environnemental, le premier ministre Harper a affirmé que son gouvernement a pris plus de meusres concrètes en environnement que tout autre gouvernement fédéral auparavant.

Domtar exploite quatre usines de pâtes et papiers au Canada et emploie 3 000 personnes, dont 800 à Windsor.  Dans le cadre du programme fédéral, l'entreprise profitera d'une somme totale de 143,5 M$ en vue d'améliorer l'efficacité énergétique et la performance environnementale de ses usines.

De ce montant, une somme de 49,5 M$ restait à annoncer avant la conférence de presse d'hier.  Une dernière tranche de 24,7 M$ devrait être attibuée aux usines de Domtar sous peu.  Une partie de ce montant permettra vraisemblablement à l'usine windsoroise d'améliorer sa consommation d'eau.

L'annonce d'hier s'ajoute à la construction, sur les terrains de Domtar, d'une usine de démontration d'envergure commerciale pour la fabrication de nanocellulose cristalline, un nonomatériau obtenu à partir de fibre de bois.  Ce projet confirmé en juillet dernier, est réalisé par Domtar et FPInnovations.  Il est évalué à 41 M$.  La moitié de cette somme sera assumée à parts égales par les gouvernements fédéral et provincial.

Au terme de la conférence de presse d'hier matin réalisée sous forte protection policière, le premier ministre Harper et son lieutenant québecois, le ministre des Ressources naturelles et député de Mégantic-l'Érable, Christian Paradis, ont mis le cap sur Victoriaville où ils ont tenu des consultations à huis clos en vue du prochain budget fédéral.

Source : La Tribune, Sherbrooke vendredi 7 janvier 2011.

Coup de pouce de 49 M$ à l'usine Domtar - L'investissement fédéral devrait améliorer ses performances environnementales.

En présence du premier ministre Stephen Harper, la forestière Domtar annoncera aujourd'hui un investissement important à son usine de pâte et papier de Windsor.

En 2009, Ottawa a octroyé à l'entreprise montréalaise des crédits totalisant 143,5 millions $ dans le cadre du Programme d'écologisation des pâtes et papiers, soit la part la plus importante attribuée à une seule société.

De cette somme, 57,6 M$ seront investis à l'usine de pâte de Kampoops, en Colombie-Britannique, 22,7 M$ à celle de Dryden, en Ontario, et 1,7 M$ à l'usine de papier d'Espanola, en Ontario.

De plus, Domtar et un partenaire, FPInnovations, recevront 12 M$ du programme pour financer une partie de la construction d'une usine de nanocellulose cristalline à proximité des installations déjà existantes de Windsor.

Dans le cadre du programme, Domtar a donc droit à une dernière tranche de 49,5 M$, qui sera vraisemblablement consacrée à l'usine de pâte et papier de Windsor.  La forestière n'avait présenté au gouvernement fédéral aucun autre projet que ceux de Kamloops, de Dryden et d'Espanola, dont le financement a déjà été confirmé, ainsi que celui de Windsor.

Le Programme d'écologisation, doté d'une enveloppe globale d'un milliard de dollars, vise à améliorer le rendement environnemental et énergétique des usines canadiennes de pâte et papier.  Trente-huit d'entre elles, propriétés de 24 entreprises, en bénéficieront.

Les sommes attribuées à chaque entreprise ont été calculées en fonction de leur utilisation de la liqueur résiduaire entre le 1er janvier et le 31 décembre 2009 (à raison de 16 cents le litre).  La liqueur résiduaire, aussi appelée liqueur noire, est un sous-produit provenant de la fabrication de la pâte de papier qui est utilisé afin de produire de la chaleur et de l'électricité.

Après son passage à l'usine de Domtar à Windsor, M. Harper se rendra à Victoriaville, dans le Centre-du-Québec, plus précisément à l'usine du fabricant de cartons-caisses Norampac, une filiale de Cascades.  En compagnie de son lieutenant québécois, le ministre des Ressources naturelles, Christian Paradis, il tiendra des consultations à huis clos en vue du prochain budget fédéral.

L'action de Domtar a clôturé à 80,18 $ hier, en hausse de 3,8 %, à la Bourse de Toronto.

Source : La Tribune, Sherbrooke jeudi 6 janvier 2011

Une année lucrative pour Lift Expert

Il y a des investissements plus rentables que d'autres et celui réalisé par Lift expert en 2010 a été particulièrement lucratif.

Trop à l'étroit dans ses deux condos industriels de l'avenue Pie X, l'entreprise a acheté un terrain de 80 000 pieds carrés dans le parc industriel de Victoriaville et y a fait construire un bâtiment de 6 000 pieds carrés.  Ce nouvel emplacement a littéralement mis sur la carte du monde industriel régional la compagnie de vente, location et réparation de chariots élévateurs.

«Le bâtiment qu'on louait était devenu trop petit, il était sur le point de craquer.  Nous avons pensé louer un troisième condo, mais nous avons préféré acheter.  Nous nous trouvons maintenant au coeur du domain industriel, à deux pas de notre clientèle cible, ça fait une différence», indisque le propriétaire de Lift expert, Sylvain Fredette.

L'entreprise a également ajouté à sa flotte en procédant à l'acquisition d'une quinzaine de chariots élévateurs de capacités pouvant aller jusqu'à 21 000 livres.  Ces nouveaux équipements ont contribué à faire augmenter de 167% le nombre de locations à court terme et de 50% le chiffre d'affaires total.

«Ces acquisitions nous ont permis d'élargir notre offre et de mieux répondre aux besoins des entreprises manufacturières.  Ces chariot à grande capacité sont dispendieux et difficile à rentabiliser, leur location devient ainsi très avantageuse», a ajouté l'homme d'affaires originaire de Sherbrooke.

Cet investissement évalué à 1 million $ et les retombées provoquées ont permis à Lift expert de créer deux emplois supplémentaires.  Ces travailleurs se sont ajoutés aux six déjà en poste.

Lift expert a également profité de cette vague de changement pour devenir la première entreprise de son domaine à offrir une gamme de pièces et de chariots neufs et usagers directement en ligne.  En visitant le www.liftexpert.ca, des entreprises de partout dans le monde peuvent se procurer des articles d'une quinzaine de marques dont Clark, Crown, Caterpillar, Daewoo et Mitsubishi.

L'objectif non dissimulé de cette innovation est d'élargir le bassin de clients potentiels à la province entière.  «Nous sommes les premiers au Québec à desservir notre client final à l'aide d'une boutique en ligne.  Notre but c'est le Québec.  Ce sera tellement facile pour les entreprises d'acheter la pièce qui leur manque ou un chariot élévateur», a affirmé M. Fredette.

Pour ce qui est du service de lcoation, les clients devront continuer de se servir du téléphone.  On juge que les besoins sont trop diversifiés et complexes pour permettre les transactions en ligne.


Source : La Tribune, Sherbrooke, mercredi, 29 décembre 2010

Dalsa aux mains d'une entreprise américaine.

L'usine de Dalsa semi-conducteurs à Bromont risque de bientôt passer entre les mains de la compagnie américaine Teledyne Tecnologies.  L'entreprise californienne spécialisée dans la fabrication de composantes électroniques a annoncé hier son intention d'acquérir le groupe Dalsa pour un montant de 341 millions de dollars canadiens.

«On a présenté tout ça à nos employés ce matin (hier).  C'est une entente d'achat de Dalsa par la compagnie Teledyne.  Il reste des étapes, dont l'approbation des actionnaires, mais on s'attend à ce que ce soit officialisé dans environ deux mois», a affirmé hier Claude Jean, directeur général et vice-président exécutif de Dalsa.

Teledyne offre de débourser 18,25$ pour chacune des actions de Dalsa, un fabricant ontarien de semi-conducteurs et d'équipements d'imagerie numérique qui compte 1 000 employés à travers le monde, dont 400 à la fonderie de semi-conducteurs de Bromont.  Si la transaction obtient l'approbation des deux tiers des actionnaires, Dalsa, qui conserverait son siège social à Waterloo en Ontarion, changera de nom pour Teledyne Dalsa.

Loin de craidre les répercussions d'une union entre ces deux chefs de file de l'imagerie numérique, M. Jean croit plutôt que ce changement de propriétaires pourrait s'avérer bénéfique pour Dalsa.  Il assure également qu'aucune perte d'emploi n'est prévue pour l'usine de Bromont.  «Pas du tout.  La compagnie Teledyne a un historique d'acquisition non pas pour faire de la consolidation et couper des postes, mais plutôt dans une optique de développement.  Et le type d'usine qu'on a ici à Bromont, il n'y en a aucune au sein de Teledyne.  Au contraire, le fait qu'on soit acheté par une entreprise aussi diversifiée, avec un chiffre d'affaires de près de deux milliards de dollars, va nous donner accès à de nouveaux clients et de nouveaux marchés», indique M. Jean précisant que les revenus de Dalsa tourneront aux alentours de 200 millions en 2010.  Par ailleurs, le chef de la direction de Dalsa, Brian Doddy, a aussi assuré que l'entreprise américaine continuera d'investir dans le développement offerts au Canada par les deux ordres de gouvernement.

M. Jean a également tenu à préciser que cette transaction ne changera pas grand-chose dans le fonctionnement de l'entreprise du parc industriel de Bromont.  «C'est la nouvelle réalité de la mondialisation.  Le groupe Dalsa va continuer d'opérer comme une unité spécifique.  On demeure une unité canadienne au sein d'une entreprise américaine», conclut-il.

Source : La Voix de l'Est, jeudi, 23 décembre 2010

BRP s'élance vers un Spyder hybride. La mise au point confiée au Centre des technologies avancées BRP-UdeS

Les adeptes du Spyder pourraient un jour conduire un véhicule plus «écoperformants».  Le Centre des technologies avancées BRP-UdeS planche actuellement sur le développement d'une technologie de motorisation hybride pour le roadster Can-Am Spyder.  Selon BRP, il s'agit d'un projet de développement unique au monde.

Le CTA de BRP et de l'Université de Sherbrooke obtient un appui financier de 11,3 millions $ destiné au développement de cette technologie hybride pour le véhicule à trois roues.  BRP investit 5,1 M$ dans cette aventure, et le gouvernement fédéral injecte 6,2 M$ par l'entreprise de son programme Partenariat automobile du Canada.

Au terme du projet de recherche, le véhicule devra conommer la moitié moins de carburant, réduire d'autant ses émissions de gaz carbonique tout en étant aussi rapide et performant.

Si la recherche s'avère concluante, le nouveau roadster deviendrait «le premier véhicule routier hybride sur le marché entièrement conçu et fabriqué en série au Canada», selon le président et chef de la direction de BRP, José Boisjoli.  Cette initiative survient quatre ans après le lancement du Can-Am Spyder, assemblé chez BRP à Valcourt.  «On a de plus en plus de clients qui veulent des produits écoperformants», fait-il valoir.

Le projet de recherche s'étalera sur une période de quatre ans.  La commercialisation du produit pourrait prendre une année à deux de plus.  Le produit sera-t-il assemblé à Valcourt s'il est commercialisé?  «Le véhicule Spyder est assemblé à Valcourt.  Il y a de grandes chances que ce soit assemblé à Valcourt», répond José Boisjoli.

Pour BRP, il s'agit d'un risque calculé, convient le président et chef de la direction de l'entreprise.  «On est confiants avec l'expertise technique que l'on a d'être capables de faire fonctionner le véhicule et d'être satisfaits des résultats», fait-il valoir.

Le Spyder de deuxième génération pose cependant beaucoup de défis au plan technique.  La performance, par exemple.  Si les conducteurs d'automobiles hybrides pensent avant tout à l'économie de carburant et à la diminution des émissions polluantes, les propriétaires de Spyder ont aussi d'autres considérations.  «Les propriétaires de roaster Spyder hybrides ne seront pas nécessairement prêts à renoncer à de vives accélérations...  Les chercheurs devront concevoir une transmision et une stratégie de commande qui permettent aux moteurs électriques et à combustion interne de combiner leur puissance pour offrir, sur demande, des performances dignes d'un véhicule sport», commente le professeur Alain Desrochers, également directeur des affaires universitaires au CTA.

Autre défi : l'espace.  «Il ya le confinement des éléments hybrides : moteur électrique, batteries, modules de contrôle et de freinage régénératif, qui devront s'intégrer dans un volume restreint, entre les jambes du pilote», explique le professeur Alain Desrochers.  «Il s'agit pour nous de développer un véhicule hybride électrique à partir d'une page blanche», résume José Boisjoli.  Selon lui, si les partenaires réussissent leur pari, ils pourraient ouvrir de «nouvelles possibilités» pour tout le secteur des transports motorisés au Canada.

L'équipe de recherche dirigée par M. Desrochers est composée d'une trentaine de personnes provenant de l'UdeS et de BRP.  L'initiative dévoilée hier permettra de former 20 étudiants et doctorants hautement qualifiés, a fait valoir la rectrice de l'UdeS, Luce Samoisette.

Le CTA produira trois générations de véhicules prototypes et de ses composantse au cours des quatre prochaines années.  Le produit final devra passer plusieurs tests, notamment au plan de la performance et la durabilité.  Les innovations technologiques pourraient être transférées à d'autres types de véhicules et de produits.

Mme Samoisette, M. Boisjoli et M. Desrochers ont dévoilé un véhicule concept en présence de nombreux dignitaires, dont le député de Lévis-Bellechasse, Steven Blaney.

Source : La Tribune, Sherbrooke mardi 21 décembre 2010

Pour la firme granbyenne Trillant Incorporated - Un contrat de plus de 50 millions $

Le secteur des technologies de pointe est florissant dans la grande région de Granby.  Après l'annonce, il y a deux semaines à peine, d'un investissement de 1,5 milion de dollars et la création d'une trentaine d'emplois à l'usine Varitech de Granby, voilà que la firme Trilliant Incorporated, Varitron/Varitech principal client de , vient d'annoncer l'obtention d'un contrat de fourniture de matériel de communication pour réseau intelligent pour plus d'un million de foyers britanniques.

«C'est une très bonne nouvelle pour nous, admet d'emblée Paul Aubin, cofondateur de Trillant à Granby et directeur de la conformité et de la certification de l'entreprise.  Il s'agit d'un contrat dont la valeur dépasse les 50 millions de dollars.»

Une douzaine de nouveaux emplois spécialisés ont été créés, dont la plupart ont déjà été comblés, pour permettre à l'entreprise granbyenne de suffire à la demande.  Environ 65 employés travaillent actuellement dans les locaux de Trillant dans la rue du Luxembourg.

«Nous assurons avant tout la portion recherche et développement alors que nos partenaires de chez Varitron assurent la fabrication des unités.  Et presque la totalité de la production sera faite ici, à Granby.»

Martial Vincent, directeur général de Varitron / Varitech, se réjouit lui aussi de cette nouvelle.  «Nous planchons déjà sur ce projet, dit-il.  Nous ne savons pas jusqu'à quel point nous seront mis à contribution dans la fabrication des unités mais c'est évident que ça aura d'importantes retombées chez nous.  Pour le moment, on ne peut pas chiffrer le nombre d'emplois que ça risque de créer.  Mais c'est évident que ça aura une incidence positive.»

Trillant Incorporated est un important fournisseur de matériel, de logiciels et de services permettant l'élaboration de réseaux électriques intelligents.  Ces systèmes «smart grid» permettent de mettre en relation la production et la consommation d'électricité grâce à l'émission sans fil et au traitement des données.  Une connaissance quasi instantanée de la consommation des résidences et des commerces munis de ces compteurs intelligents facilite une réducton de la consommation d'énergie, des coûts d'exploitation pour les fournisseurs ainsi qu'une réduction des émissions de gaz à effet de serre.  «Les compteurs intelligents permettent aux fournisseurs d'électricité de meiux répondre à la demande, mais ils permettent aussi aux consommateurs de participer à des programmes d'économie d'énergie et de sauver sur leur facture d'électricité.  Et dans le cas d'endroits où l'électricité est produite à partir d'énergie fossile, le «smart grid» permet de réduire l'impact sur l'environnement.» 

Ce contrat d'un million d'unités avec British Gas n'est peut-être qu'une première étape pour Trillant sur le vieux continent.

«On sait qu'on a un potentiel de production de plus de 40 millions d'unités en Grande-Bretagne, reprend M. Aubin.  Ce contrat pourrait même nous ouvrir une porte sur l'Europe.»

Pour le moment, le «smart grid» n'est pas encore implanté au Québec.  Paul Aubin espère tout de même qu'Hydro-Québec saute dans le train au plus vite.  «Ce que l'on souhaite surtout, c'est d'être partie prenante de l'implantation de réseaux intelligents au Québec si Hydro-Québec emboîtait le pas.  Ce serait un autre pas important pour faire de la région le plus important pôle de développement du «smart grid», conclut-il.

Source : La Voix de l'Est, mardi, 21 décembre 2010

Quatre ans et 65 emplois créés.

Le Centre des technologies avancées BRP-UdeS souffle quatre bougies ce mois-ci.  Le CTA a permis de créer 65 emplois depuis sa naissance.

C'est 17 de plus que prévu, selon le président et directeur général du centre, Mihai Rasidescu.

Issu d'un partenariat entre BRP et l'UdeS, le CTA a pour mission de développer de nouvelles technologies de pointe dans le domaine des véhicules récréatifs motorisés.  Depuis sa création en 2006, le centre a développé deux technologies intégrées dans les produits BRP, dont une technologie de fabrication des coques de la nouvelle génération de motomarines Sea-Doo.

Par ailleurs, BRP a récemment embauché le premier étudiant de l'Université de Sherbrooke et du CTA.  Jean-Philippe Gauthier, doctorant dans le domaine des transmissions, est le premier étudiant gradué du CTA à faire le transfert chez BRP.  Le jeune homme de 28 ans a commencé à travailler tout récemment dans le département de motorisation chez BRP à Valcourt.  Au départ, il n'avait même pas envisagé de faire une maîtrise.  Les projets qui lui ont été proposés en cours de route l'ont finalement conduit jusqu'au doctorat.  «Je ne voulais pas faire une doctorat en recherche sans que ce soit appliqué», lance-t-il en soulignant que les chercheurs sont souvent perçus comme des «pelleteux de nuages».  «Ici, on fait de la recherche pour l'appliquer tout de suite.»

Maintenant ingénieur spécialisé en mécatronique, Jean-Philippe Gauthier s'enthousiasme quand il parle des possibilités qu'offre ce partenariat public-privé.  «Avec les moyens de BRP, on réussit à avoir des prototypes, ce qu'on peut difficilement avoir à l'UdeS», indique l'ingénieur spécialisé en mécatronique.

Selon ses deux partenaires fondateurs, le CTA est le seul centre de recherche public et privé existant au Canada.  Inauguré en 2008, le CTA est le premier centre à voir le jour dans le parc Innovation.  L'UdeS procédera bientôt à l'inauguration du deuxième édifice, avec l'implantation du 3IT-Institut interdisciplinaires d'innovations technologiques, jusqu'à tout récemment appelé CEGI.

Source : La Tribune, Sherbrooke mardi 21 décembre 2010

Usinage J.M. Blancette crée une nouvelle division.

Spécialisée dans l'usinage numérique de produits métalliques de haute précision depuis plus de 10 ans, l'entreprise Usinage J.M. Blanchette a réalisé un important investissement en cérant une nouvelle division nommée Matsco, qui fournira un nouveau système d'assemblage de pièces mécano soudées à partir de l'aluminium, de l'acier et de l'acier inoxydable.

Matsco sera située dans les locaux de l'ancienne laiterie Tournevent, en face d'Usinage J.M. Blanchette, dans le parc industriel de Drummondville.  L'investissement se chiffre à tout près d'un demi-million de dollars, selon Mathieu Blanchette, président et directeur de production.

«Matsco permettra de compléter notre offre de services intégrés.  Nous serons en mesure de soudeer et de fabriquer des pièces à partir de dessins que nous proposerons nos clients.  Lorsque nous aurons terminé les rénovations dans ces locaux, nous deviendrons opérationnels, probablement au début du mois de janvier.  Nous prévoyons embaucher une dizaine de nouveaux employés», a indiqué M. Blanchette.

Luc Tessier, un nouvel associé spécialisé en mécano-soudure depuis 20 ans, s'est joint au trio d'hommes d'affaires composé de François Blanchette et Denis Jetté.  «Intégrés dans la certification ISO 9001 - 2008, la qualité et le respect des exigences des besoins des clients ont toujours été une priorité pour nous et ils le seront tout autant pour Matsco, en voie d'obtenir la certification CWB du Bureau de soudage», a ajouté M. Blanchette.

Source : La Tribune, samedi, 18 décembre 2010

Mine Jeffrey n'aura pas de réponse avant janvier.

Tout indique que la Ville d'Asbetos n'aura pas le cadeau de Noël qu'elle escomptait : le gouvernement du Québec ne répondra pas avant janvier à la demande de garantie de prêt de 58 millions $ des propriétaires de Mine Jeffrey.

«Dans la mesure où on n'a pas le montage financier du consortium, on ne pourra pas; tout dépend du moment où on recevra le montage financier», indique Jolyanne Pronovost, attachée de presse du ministres du Développement économique, de l'innovation et de l'exportation, Clément Gignanc.

Et comme le dernier conseil des ministres avant les Fêtes avait lieu hier, le dossier sera vraisemblablement étudié en janvier.

Hier, le président de Mines Jeffrey, Bernard Coulombe, a fait savoir que le modèle financier final n'est pas terminé mais le sera aujourd'hui ou demain, deux semaines plus tard que prévu».

«Ce n'est pas la faute du gouvernement, il y a beaucoup de consultants au dossier et d'informations à traiter, Mine Jeffrey est une grande entreprise.  Ça va se faire avant la fin de semaine, mais on ne s'attend pas à avoir de réaction du gouvernement avant janvier», ajout-t-il.

Mine Jeffrey demande une garantie de prêt de 58 millions $ au gouvernement du Québec pour mettre en exploitation sa mine souterraine d'amiante chrysotile, à Asbestos, dont les travaux de construction avaient été réalisée à 90 pour cent en 2002.

Il s'agit d'un projet de 73 millions $ destiné à parachever les travaux et à démarrer la production.

D'ici 2014, Mine Jeffrey pourrait produire 200 000 tonnes par année de chrysotile, essentiellement destinées aux exportations vers l'Asie, et donner du travail à 450 personnes.

Un consortium, formé entre autres d'utilisateurs de fibres en Inde, doit acheter les actions des propriétaires actuels de Mine Jeffrey, soit la Coopérative des travailleurs miniers d'Asbestos et Fibre forte du Québec, propriété de Bernard Coulombe.

Si la garantie de prêt est accordée, le consortium fournira l'investissement additionnel qui permettra de compléter le financement du projet.  Une fois la transaction complétée, l'équipe actuelle de Mine Jeffrey demeurera en place et continuera à mener les opérations, assure Bernard Coulombe.  De plus, celui-ci continuera d'agir comme président et directeur général de l'entreprise, pour au moins deux ans, et siégera sur le conseil d'administration du consortium.

La Conférence régionale des élus (CRÉ) de l'Estrie a donné la semaine dernière son appui au projet dans un avis acheminé au ministre Gignac.

Le maire d'Asbestos, Hugues Grimard, a par la suite demandé au gouvernement du Québec de donner son aval à la demande de garantie de prêt avant Noël.  Visiblement, il devra patienter jusqu'en janvier.

Le maire Grimard avait fait valoir que la région avait rempli toutes les conditions fixées par Québec, dont la vérification du resepct des normes d'utilisation du produit chez les clients étrangers de Mine Jeffrey, l'implication d'un partenaire financier et le soutien du milieu estrien.

Le projet de Mine Jeffrey suscite une vive oppostion de la part d'organismes tels «Ban Asbestos» et de nombreux professionnels de la santé et associations médicales en raison des risques reliés à l'utilisation de l'amiante chrysotile, en particulier dans les pays en développement.

Selon les détracteurs de ce produits, il est illusoire de croire que les entreprises des pays pauvres peuvent protéger adéquatement les travailleurs qui manipulent l'amiante.

Source : La Tribune, jeudi 16 décembre 2010

Pratt & Whitney investit un milliard en R & D.

Le Québec peut s'attendre à obtenir la part du lion de l'investissement d'un milliard annoncé hier par Pratt & Whitney Canada, qui travaille à mettre au point le moteur d'avion de demain.

L'annonce de cet investissement, qui inclut une contribution remboursable de 300 millions d'Ottawa, a été faite hier à Mississauga, en Ontario, en présence du ministre de l'Industrie Tony Clement.

Pratt & Whitney au Canada répartira ses nouveaux investissements en recherche et développement entre ses deux centre de recherche canadiens, à Mississauga et à Longueuil.  Les installation québécoises peuvent s'attendre à recevoir 60% du total, a indiqué hier la porte-parole de l'entreprise, Cindy Hoffman.  L'entreprise a déjà entrepris de recruter 200 ingénieurs qui travailleront à la mise au point de moteurs plus légers, plus performants et moins gourmands en carburant.  Au total, Pratt & Whitney emploie 1500 ingénieurs au Canada, dont les trois quarts sont à Longueuil.  Ce mandat de R-D est une excellente nouvelle pour Montréal, le coeur de l'industrie aéronautique québécois, a commenté Suzanne Benoît, directrice générale d'Aero Montréal, la grappe de l'industrie.  «Ça va permettre à des jeunes ingénieurs et techniciens de haut niveau de trouver des emplois de qualité», a-t-elle commenté.

Le ministre Clément a laissé entendre que la contribution fédérale permettrait le maintien de 700 emplois et la création de 2000 autres au cours des 15 prochaines années, mais l'entreprise se montre plus prudente.

Il n'est pas question d'augmenter l'effectif du côté de la production, qui a souffert du ralentissement économique généralisé en 2008 et 2009, a indiqué la porte-parole.  Pratt & Whitney a dû mettre 1500 de ses employés à pied, dont 850 au Québec.

Après l'ouverture de son centre de Mirable, où seront testés tous ses moteurs, Pratt & Whitney donne un bon siganl de la fin de la période de torpeur de l'industrie.  «L'industrie est toujours un peu décalée, a expliqué Suzanne Benoit.  Mais on s'attend à une bonne reprise à fin de 2011 et en 2012.»

C'est aussi l'avis des dirigeants d'Airbus, qui a revu à la hausse hier ses prévisions du marché mondial de l'aéronautique.  «La reprise est plus forte que prévu», a expliqué le directeur commercial d'Airbus, John Leahy, à l'AFP.  Selon Airbus, la demande sera soutenue par le besoin de nouveaux avions plus économes en carburant et par la croissance des marchés émergents, particulièrement la Chine et l'Inde.

Pratt & Whitney, filiale de United Technology Corporation, est entrée dans la lutte que se livrent les motoristes partout sur la planète pour concevoir un moteur de nouvelle génération, plus économique et moins polluant.  Le nouveau type de moteur est destiné à prendre la relève de la série PurePower, qui équipera les appareils CSeries de Bombardier.


Source : La Tribune, Sherbrooke, mardi 14 décembre 2010

La Tribelle de Nova Envirocom : une poubelle trois en un.

L'entreprise sherbrookoise Nova Envirocom fait actuellement la promotion d'une poubelle nouveau genre qui permet de trier à la source les matières domestiques à jeter, à recycler ou à composter.

Selon le patron Pierre Morency, c'est un véritable centre de tri qu'on peut maintenant installer dans la cuisine ou dans ses armoires avec la Tribelle.  «Nous sommes maintenant rendus là, dit-il.  Il faut un outil centralisé dans la cuisine pour disposer les déchets et éviter la contamination.  Notre poubelle permet de faciliter la gestion des matières à la maison.»

«C'est véritablement un tri à la source avec une poubelle trois en un pour le compostage, le recyclage et les déchets.

L'ensemble comprend quatre parties qui peuvent contenir 48 litres de matières diverses.  Le tout est démontable et facile à laver, explique l'homme d'affaires.

Nova Envirocom est à bâtir le réseau de distribution.  On se concentre dans un premier temps sur le marché sherbrookois et estrien.  Un première vague de production de 5 000 unités a eu lieu à Montréal récemment.  «Des grandes chaînes sont intéressées.  Sur les 12 commerces rencontrés, 11 ont accepté tout de suite de la vendre», enchaîne l'environnementaliste.

«Il y a aussi des Villes qui sont intéressées.  C'est prioritaire pour des villes où on fait de la collecte à trois voies.»

Le concept de la Tribelle a été inventé il y a 18 ans, mais n'avait pas connu à l'époque l'essor escompté.  «Il n'y avait pas beaucoup de compostage au Québec et le programme de collecte sélective était entrain de se mettre en place», se souvient-il.  «La Tribelle avait même gagné un prix en innovation.»

La poubelle trois en un est disponible en quatre couleurs au prix de 49,99 $.

Source : La Tribune, Sherbrooke, mardi 14 décembre 2010

Investissement majeur chez Wiptec - L'entreprise sherbrookoise injecte 10 M$ dans un nouveau bâtiment et des équipements.

La compagnie sherbrookoise Wiptec Logistique s'apprête à investir environ 10 millions $ dans la construction d'un autre bâtiment et l'achat d'équipements spécialisés, dans le parc industriel de Sherbrooke.

Comme l'explique son dirigeant, Martin Ball, il s'agit là du projet qui avait été annoncé en 2007 mais qui avait dû être reporté à cause de la détérioration de l'économie.  «Avec les signes actuels de reprise, il est temps d'investir.  Il ne faudrait pas attendre que la demande dépasse notre capacité actuelle», a-t-il expliqué en entrevue téléphonique.

Wiptec Logistique est une entreprise spécialisée dans les services 3PL (Third Party Logistics) d'impartition : entreprosage optimisé, gestion d'inventaires, préparation des commandes, services à valeur ajoutée tels que l'assemblage, la mise en kit, l'emballage, l'étiquetage et, finalement, la gestion d'entrepôt.

Présentement, l'entreprise embauche autour de 90 personnes et ce nombre devrait augmenter d'une quarantaine lorsque le projet sera complété.

Dernièrement, Wiptec a fait l'achat d'un terrain de 26 718 mètres carrés dans le parc industriel.  Sur ce site, elle veut construire un bâtiment de 115 000 pieds carrés, en deux phases.  Elle prévoit investir 7 millions $ dans l'achat du terrain et la construction de cet édifice dont la hauteur libre sera de 35 pieds.  Environ 3 millions $ seront consacrés à l'achat d'équipements, dont les convoyeurs et des chariots élévateurs.

«Normalement, la construction devrait débuter au mois de mars pour se terminer vers le début du mois de juillet, pour être en opération au mois d'août», a expliqué M. Ball.  «Notre clientèle se recrute partout au Canada.  Il nous faut être concurrentiel avec nos compétiteurs qui sont installés à Montréal et à Toronto.  C'est dans ce but que nous nous doterons d'un nouvel édifice qui sera à la fine pointe des exigences dans ce domaine.  Ainsi, par exemple, en matière des incendies, c'est tout l'édifice qui sera doté d'un système de gicleurs», a-t-il signalé.

Wiptec a été créée en 2002.  Son siège social est à Sherbrooke.  La compagnie profite de partenariats à Toronto et à Vancouver afin de consolider sa présence sur le marché canadien.

Source : La Tribune, Sherbrooke samedi 11 décembre 2010

Mine Jeffrey en production tout le mois de septembre.

Mine Jeffrey reprendra la production d'amiante chrysotile durant tout le mois de septembre afin d'accommoder ses clients asiatiques et pour donner un apercu de ses activités à deux partenaires potentiels pour le projet de mine souterraine.

«Nous allons rappeler 250 employés pour produire 12 000 tonnes de fibre à partir de nos réserves résiduelles de minerai dans la mine à ciel ouvert», indique son président, Bernard Coulombe.

Mine Jeffrey est inactive depuis octobre 2009.

«J'ai des clients exclusifs que j'ai essayé de référer à mes concurrents, mais ils ne sont pas capables de les approvisionner, alors ça va nous permettre de produire», ajoute M. Coulombe.

M. Coulombe précise que ni LAB Chrysotile, à Thetford Mines, ni les producteurs russes et brésiliens d'amiante chrysotile ne pouvaient accommoder ces clients.

«Leurs carnets de commandes sont surchargés», dit-il.

«J'ai réussi à obtenir une garantie de marge de crédit d'opération d'Investissement-Québec que je rembourserai après le mois de septembre», explique M. Coulombe.

«La deuxième raison pour reprendre notre production est de permettre à deux partenaires potentiels pour le projet de mine souterraine de voir Mine Jeffrey en activité», souligne-t-il.

Ces deux partenaires potentiels proviennent de l'extérieur du Canada et doivent se rendre à Asbestos vers la mi-septembre.

Les 12 000 tonnes de fibres entreront dans la fabrication de bardeaux de toiture et de conduites de fibrociment, notamment au Pakistan.

Malgré la controverse sur l'amiante dans le monde et son interdiction dans plusieurs pays, le président de Mine Jeffrey poursuit ses démarches en vue de mener à bien le projet de mise en exploitation de la mine souterraine, prévu pour 2011.

Les travaux de construction de celle-ci, au coût de 130 millions $, avaient été complétés à 90 % lorsqu'ils ont été interrompus à la fin des années 90 en raison de la crise asiatique.

Mine Jeffrey doit dénicher un parteniare disposé à inverstir 15 millions $ dans ce projet évalué à 73 millions $, ce qui permettrait à l'entreprise d'obtenir une garantie de prêt de 58 millions $ du gouvernement du Québec.

Le projet pourrait créer jusqu'à 450 emplois pour la production de 200 000 tonnes d'amiante chrysotile par année, essentiellement destinése à l'exportation vers l'Asie.

Source : La Tribune, Sherbrooke, jeudi, 26 août 2010

«Je ne suis pas venu ici pour fermer l'entreprise». Le nouveau président de Bestar affiche sa confiance malgré un contexte difficile.

Les résultats catastrophiques du deuxième trimestre pour Bestar, à Lac-Mégantic, viennent justifier encore davantage les efforts des derniers mois de la direction pour reprendre le chemin de la rentabilité, soit la réouverture de la convention collective avant terme et les changements aux conditions de travail des employés qui ont été entérinés dernièrement à 72 pour cent.

Le nouveau président de l'entreprise, Daniel Mercier, a accepté de commenter la situation.

«En ce qui concerne la convention collective, le syndicat a bien réagi avec cette réouverture de la convention collective.  Nous sommes satisfaits, car nous sommes venus très près de l'objectif.  Dans les circonstances, c'est un travail collectif qui mène à une réduction des coûts et qui nous permettra d'investiguer de nouveaux marchés», a-t-il indiqué en entrevue téléphonique.

«Nous sommes heureux que le syndicat et les employés aient confirmé l'entente qui a été négociée.  Ils ont fait part d'une très grande ouverture, comme l'employeur.  Cette bonne collaboration nous a valu des gains qui vont nous permettre de survivre...  C'est une situation difficile, le pire trimestre, en fait, depuis de nombreuses années pour Bestar», a-t-il avoué.

M. Mercier n'a pas voulu expliquer son plan de relance.  «Je ne peux le faire pour l'instant, vous comprendrez sûrement», a-t-il confié.

«Les ventes de meubles ont baissé substantiellement, surtout à cause des nombreuses pertes d'emplois aux États-Unis.  Il va falloir un certain temps avant que la situation se rétablisse.  Nous allons chercher d'autres avenues pour remplir l'usine.  Il y a le marché des composantes.  Au niveau des meubles de bureau, il faut revoir toute l'affaire...  Mais nous allons aussi étudier d'autres types de marchés.  Je ne suis pas venu ici pour fermer l'entreprise.  Nous allons amorcer une réorganisaton et une restructuration pour traverser ces moments difficiles.  Nous allons tout faire ce qui est possible pour survivre», a-t-il conclu.

Le chiffre d'affaires de l'entreprise de meubles prêts-à-assembler a subi une baisse de 16,3 % pour le deuxième trimestre de 2010.  Comparativement à 8 565 000 $ pour le trimestre terminée le 30 juin 2009, les ventes de Bestar ont chuté à 7 171 000 $ pour le même trimestre de cette année.  La perte nette de ce deuxième trimestre se chiffre donc à 738 000 $, ou 0,06 $ / action, comparativement à un bénéfice total de 1 000 $ pour la même période l'an dernier.

Source : La Tribune, Sherbrooke, samedi 21 août 2010

Interstar en lice pour le prix Ernst and Young 2010.

Interstar, une entreprise sherbrookoise, figure parmi les 24 finalistes du Québec pour le Grand prix de l'entrepreneur Ernst and Young 2010.

C'est dans la catégorie des entreprises manufacturières que le fabricant sherbrookois de pigments pour la coloration du béton ainsi que d'adjuvants, fibres et systèmes automatisées s'est classé.

Il est alors en compétition avec deux autres entreprises, soit les Armoires de cuisin Action, de Sainte-Sabine, et Outdoor Gear Canada, de Saint-Laurent.  Il saura qui des trois remportera le prix dans cette catégorie lros d'un gala qui se déroulera à Montréal, le 27 octobre.  Les gagnants des diverses catégories défendront les couleurs du Québec lors du banque national, lequel se déroulera à Toronto, le 17 novembre.

Le Grand prix de l'entrepreneur Ernst and Young est considéré comme le plus prestigieux prix décerné dans le monde des affaires.  Présenté dans 50 pays et tenu pour la 17e année au Canada, ce grand prix vient honorer des entrepreneurs qui ont su transformer leurs visions entrepreneuriales en réalités.

Chez Interstar, il s'agit de Zachary Gillman qui, explique-t-on, «démontre un esprit entrepreneurial inébranlable et une conviction que tout est possible, même lorsque confrontré à des obstacles.  Ces qualités ont propulsé Interstar à de grands succès à l'échelle nationale et internationale.  Interstar est reconnu internationalement comme étant un chef de file dans la fabrication et le développement de produits innovants pour l'industrie du béton».

Pour M. Gillman, «c'est merveilleux d'être reconnu pour faire quelque chose que j'aime.  Je partage cet honneur avec l'ensemble du personnel d'Interstar.  Je travaille avec une équipe très talentueuse et dévouée qui partage ma philosophie qu'un travail qui vaut la peine d'être fait vaut la peine d'être bien fait.  La fierté et l'engagement à la qualité sont manifestés dans tout ce que nous faisons», a-t-il déclaré.

Interstar avait été sélectionné en 2006 à titre de finaliste régional.  Il s'agit donc de sa deuxième nomination.  En 2006, l'entreprise n'avait pas franchi l'étape québécoise.  Elle a remporté en mai 2010 le prix Efficacité énergétique remis par la Fédération des chambres de commerce du Québec, lors du gala des Mercuriades.

Source : La Tribune, Sherbrooke, samedi 14 août 2010.

Meunerie Milanaise - 95 000 $ pour amorcer une nouvelle expansion.

Les industries de la région de Mégantic ne se spécialise pas particulièrement dans le secteur agro-alimentaire.  Mais un de ses plus beaux fleurons, la Meunerie Milanaise, y fait moins la pluie que le beau temps, depuis une trentaine d'années, et veut prendre bientôt une nouvelle expansion majeure.

À cet effet, elle vient de recevoir une aide financière de 95 000 $ du ministère de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Agriculture du Québec (MAPAQ), pour ajouter des compétences spécialisées à son équipe, principalement pour le contrôle de la qualité des intrants (entre autres, les grains qui proviennent des agriculteurs de l'Ouest et du Québec).  Le Centre local de développement (CLD) de la MRC du Granit a également collaboré au projet.

L'entreprise, située à Milan, transforme des grains en différentes farines biologiques et écologiques pour les boulangeries, et en plusieurs produits hauts de gamme pour les commerces de détail.

Cette subvention, annoncée par la débutée de Mégantic-Compton, Johanne Gonthier, provient du Programme de soutien à la gestion, aux opérations et aux investissements, lequel vise à soutenir les entreprises québécoises de transformation alimentaire, en favorisant l'acquisition de compétences et l'accroissement de la productivité.

La Meunerie Milanaise a ainsi pu procéder à l'embauche d'un nouveau directeur général, Steve Castegan, un gestionaires qui possède plusieurs années d'expérience dans les secteurs manufacturiers et alimentaires, et d'un électricien industriel, Marc Lachance.  Ce dernier verra à la mise en place d'un procédé unique de contrôle de l'extraction des intrants, ce qui permettra à l'entreprise d'augmenter son approvissionnement en blé québécois et de maintenir ses hauts standards de qualité.

Meunerie Milanaise emploie 24 personnes à Milan et 25 à Saint-Polycarpe, au Québec, tout près de la frontière ontarienne.  Elle implique également plusieurs emplois indirects chez plusieurs fournisseurs et distributeurs.  D'autres employés s'ajouteront à brève échéance à Milan, en lien avec l'aide financière annoncée.

Les marchés couverts par les produits de l'entreprise, au Québec, vont des Îles-de-la-Madeleine jusqu'en Abitibi, puis des Maritimes et de Saint-Pier-et-Miquelon, jusqu'en Colombie-Britannique, en passant par Toronto, et en Nouvelle-Angleterre, aux États-Unis, Boston, New York, Washington, etc.

La Meunerie Milanaise a connu un développement accéléré durant de nombreuses années et a même lorgné les marchés européens, difficiles à percer.

Source : La Tribune, Sherbrooke, mercredi 11 août 2010

Que du vent pour les créanciers d'AAER.

Les créanciers de AAER ont accepté par une forte majorité le plan d'arrangement proposé par Pioneer Power solutions, qui a acquis des actifs et l'entité juridique de l'ancien manufacturier d'éoliennes de Bromont, hier.  Les créanciers recevront ainsi, d'ici la fin du mois, un maigre 1% de leurs créances, qui s'élevaient à 14,7 millions de dollars.

Le plan d'arrangement a été adopté à hauteur de 87,1 % par les créanciers, ce qui représente environ 96,8 % de la valeur des créances.  Seulement 62 des 367 créanciers se sont cependant prévalus de leur droit de vote, dont une majorité par anticipation.

Le syndic a encouragé les créanciers présents à la rencontre, majoritairement d'ex-employés d'AAER, à entériner le plan.  Pioneer Power solutions, a-t-on fait savoir, n'avait aucune intention de bonifier son offre, même si elle était rejetée.

Les anciens employés du fabricant d'éoliennes, considérés comme des créanciers privilégiés, se verront néanmoins remettre les sommes dues pour leurs semaines de vacances et les heures de travail impayées.  À l'image des autres créanciers, ils ne toucheront cependant qu'un pour cent des montants couvrant les primes de séparation, ce qui correspond au salaire de deux mois de travail.

Plusieurs ex-employés d'AAER se sont montrés résignés face au plan d'arrangement sur la table.  «On est pris au piège, on n'a pas le choix d'accepter.  Pioneer ne veut pas que ça traîne.  Si on dit oui, on a une somme d'argent et sinon, on va être pris dans de longues procédures, sans garantie de retrouver notre argent», a lancé Nicolas Bachand, à l'image d'autres ex-employés, qui se sentent floués par les anciens dirigeants d'AAER et par Pioneer Power solutions.

«C'est étrange de voir que la loi prévoit des obligations envers les employés, telles les primes de séparation, mais que tout cela peut être balayé aussi facilement», a dénoncé Nicolas Beaudoin, qui a aussi perdu son emploi au cours de la lente descente aux enfers d'AAER.  Jean-François Nadon, de la firme Samson/Bélair Deloitte & Touche, qui agit à titre de contrôleur admet que plusieurs ex-employés se retrouvent le bec à l'eau.  «Dans ce cas-ci, il n'y a pas de faillite ou de mise sous séquestre.  C'est un trou qu'il y a dans la loi et ils se retrouvent sans recours», admet-il.

L'ancien président et chef de la direction d'AAER, Dave Gagnon, a assisté à la présentation du plan d'arrangement.  Il a cependant refusé de commenter l'offre faite aux créanciers, tout comme la déchéance qu'a connue son entreprise.

Le plan d'arrangement sera homologué au palais de justice de Granby, demain, ce qui scellera du même coup le sort d'AAER.  «La compagnie existe toujours, mais les actions qui sont publiques aujourd'hui, seront privées mercredi prochain avec Pioneer Power solutions.  Le capital action de la société est annulé et on émet une nouvelle série de capital action au bénéfice de Pioneer», explique Alain Tardif.

Si Pioneer Power solutions a acquis une partie des actifs et les licences d'AAER, il est bien peu probable qu'elle relance la production de turbines et de pales d'éoliennes à Bromont.  En juillet dernier, l'un de ses dirigeants, Richard Hull, faisait savoir que les possibilités en ce sens étaient «infimes».  Aucun représentant de l'entreprise n'était présent à la rencontre de Bromont et personne n'était disponible pour commenter le dossier.

Source : La Voix de l'Est, mardi, 10 août 2010

Diex Recherche en pleine croissance.

L'entreprise sherbrookoise Diex Recherche installe présentement un centre de recherche à Montréal, un investisseemnt qui va créer une dizaine d'emplois dans la métropole et deux ou trois nouveaux emplois ici même, à Sherbrooke.

C'est ce que rapporte la présidente de Diex, Suzie Talbot, en faisant le point sur l'ouverture de son nouveau centre de recherche, boulevard de l'Acadie, à Montréal.

Ce centre, dont l'ouverture officielle est prévue en octobre, permet à l'entreprise «de prendre une importante expansion».  Il viendra «bonifier l'offre de services de l'organisation dans divers champs de recherche dont la cardiologie, la rhumatologie et l'oncologie.  On y prévoit l'embauche de 12 à 20 personnes d'ici un an.

Selon Mme Talbot, l'ajout de ce centre aura également des impacts à Sherbrooke où l'entreprise a vu le jour en 2006.  On prévoit que jusqu'à trois nouveaux emplois seront nécessaires afin d'offrir le soutien administratif au centre montréalais.  L'un de ces emplois est déjà une réalité.

«La création de ce nouveau centre découle d'une opportunité d'affaires qui s'est offerte à nous et que nous avons saisie sans trop d'hésitation.  Une clinique de Montréal était intéressée par notre modèle d'affaires qui est unique en son genre au Québec puisque nous offrons toutes les facilités pour la recherche clinique qui est notre mission», a précisé Mme Talbot.

Elle ne cache pas que Diex nourrit déjà des contacts avec des chercheurs des États-Unis, de l'Angleterre et de l'Écosse notamment et qu'elle demeure ouverte à toutes les opportunités qui s'offriront à elle.

«Nous avons le vent dans les voiles», a-t-elle lancé.

Ici, à Sherbrooke, Diex embauche 18 personnes auxquelles se greffent neuf médecins, deux neuropsychologues et une diététiste, selon les besoin de la recherche en cours.  Diex mène présentement plusieurs recherches de front.  Elles ont trait notamment au diabète chronique, à la douleur chez les cancéreux, aux troubles bipolaires et au psoriasis.

Source : La Tribune, Sherbrooke, samedi 7 août 2010

Plan d'aide à l'industrie forestière - La scierie JM Champeau n'en profitera pas.

La scierie JM Champeau de Saint-Malo, qui emploie actuellement quelques 110 personnes, ne croit pas pouvoir profiter du plan d'aide à l'industrie forestière annoncée lundi par le gouvernement fédéral.

Assorti d'une enveloppe de 100 millions de dollars répartis sur quatre ans, ce plan d'aide vise à supporter les entreprises qui développent de nouveaux produits, tels que biocarburants ou encore des produits forestiers non traditionnels, comme les bioplastiques.

Selon Pierre Champeau, président directeur-général de la scierie, son entreprise ne fait pas partie de celles visées par une telle mesure, puisque les produits de bois francs qu'elle fabrique, qui incluent autant des composantes de baguettes de billard que des palettes de bois, ne correspondent pas aux critères du programme.  «Cette annonce ne concerne pas vraiment les entreprises qui font de la première et de la deuxième transformation.  Je crois que ça pourrait surtout profiter aux papetières, qui pourraient trouver de nouvelles façons d'utiliser la fibre de bois afin de compenser pour la baisse de la demande du papier», explique-t-il.

M. Champeau accueille donc cette annonce avec des sentiments partagés.  «L'idée du programme n'est pas mauvaise, mais les sommes allouées ne sont pas suffisantes pour créer un réel effet sur l'ensemble de l'industrie forestière», estime-t-il.

«Quand on regarde ça, 25 millions par année pour tout le Canada, c'est une farce.  En divisant ce montant par dix provinces, il ne reste plus grand chose pour le Québec», ajoute-t-il.  En ce sens, M. Champeau rejoint Renaud Gagné, vice-président du Syndicat des communications, de l'énergie et du papier, qui, plus tôt cette semaine, avait qualifié les sommes consenties de «peanuts».

Même si elle doit se débrouiller sans l'aide du gouvernement, la scierie ne se porte pas mal pour autant : les affaires vont suffisamment bien ces temps-ci pour que l'entreprise sente le besoin d'embaucher de nouveaux travailleurs.  «Oui, nous avons traversé une période difficile, mais nous avons posé les gestes nécessaires afin de nous adapter aux besoins du marché», assure M. Champeau.

«Nous avons toujours été très diversifiés autant au niveau des produits que nous offrons que de la géographie de nos marchés, ce qui nous a aidé à traverser la crise», analyse-t-il.

Source : La Tribune, Sherbroke, jeudi 5 août 2010

100 M$ pour l'industrie forestière - Une aide mal ciblée selon Scierie Labranche.

Un coup d'épée dans l'eau.  Voilà ce que le copropriétaire de la Scierie Labranche pense de l'aide de 100 millions $ offerte sur quatre ans par le gouvernement fédéral afin d'aider les entreprises de l'industrie forestière canadienne à investir dans de nouvelles technologies de production.

Selon Michel Labranche, copropriétaire d'une scierie à Saint-Isidore-de-Clifton, rares sont les entreprises qui verront la couleur de ces 100 M$.

«Ici, on fait du bois de plancher, précise-t-il.  Même si on voulait profiter de cette aide, on ne pourrait pas.  En fait, je me demande bien qui en profitera.  Certainement pas les petites ou moyennes entreprises.  C'est donc encore les grosses entreprises qui pourront toucher l'argent pour améliorer leur équipement.  C'est elles qui ont les moyens de modifier leur machinerie.  J'espère que ce n'est qu'un début.»

Le gouvernement ne s'y prendrait donc pas de la meilleure façon pour aider les entreprises oeuvrant dans le milieu et ce, même s'il vise le développement de nouveaux produits comme les biocarburants, les produits biochimiques et les bioplastiques ainsi que les matériaux de construction innovateurs tels que les panneaux composites.

«Les conservateurs devraient offrir plus de crédits d'impôt et encourager les gens à construire ou rénover des maisons en utilisant des matériaux en bois comme du plancher de bois.  C'est ce qui stimulera la reprise.  Les gens oseront donc miser sur le bois, ce qui nous permettra par la suite de produire plus étant donné que nos clients vendront davantage», croit Michel Labranche.

La députée de Compton-Stanstead, France Bonsant, semble d'accord avec les propos du copropriétaire de la Scierie Labranche.

«Cette annonce, c'est de la poudre aux yeux, lance d'entrée de jeu la bloquiste.  Il faut savoir que les 100 millions de dollars seront donnés sur quatre ans partout au Canada, dans dix provinces et trois territoires!  La part du Québec sera petite.»

Cette dernière se dit également persuadée que les petites ou moyennes scieries profiteront bien peu de l'aide d'Ottawa.

«Pour transformer une machinerie de cette façon, l'entreprise doit investir en moyenne 25 millions de dollars environ, estime la députée du Bloc québécois.  Pour obtenir l'aide proposée par les conservateurs, le propriétaire doit avoir beaucoup de liquidité, ce que les PME n'ont plus dans le milieu.  Le Bloc demande donc que le gouvernement offre des garanties de prêt.  Sinon, ça devient de l'argent invisible pour plusieurs.»

Source : La Tribune, Sherbrooke, mercredi 4 août 2010.

Mine Jeffrey doit trouver un partenaire.

La partie n'est pas encore gagnée pour la relance de la Mine Jeffrey : l'entreprise doit maintenant dénicher un partenaire financier si elle veut obtenir une garantie de prêt du gouvernement que Québec, en raison d'une révision à la hausse du coût du projet, qui passe de 58 à 73 millions $.

«J'ai annulé mes vacances et j'y travaille; j'ai quatre ou cinq avenues, des gens qu'on a contactés», livre Bernard Coulome, président de Mine Jeffrey.

Nullement décontenancé par cette nouvelle embûche, après des mois de démarches pour obtenir une garantie de prêt de 58 millions $, ni par les dénonciations de plus en plus fréquentes de l'amiante, M. Coulombe espère concrétiser d'ici quelques mois son projet de mise en exploitation de la mine souterraine d'amiante chrysotile.

Plus de 400 emplois seraient ainsi créés pour la production annuelle de 200 000 tonnes de chrysotile.

Les travaux de construction de la mine souterraine, au coût de 130 millions $, avaient été complétés à 90 pour cent à la fin des annése 90, mais stoppés en raison de la crise asiatique.

La hausse des coûts du projet s'explique par différents facteurs, dit le président de Mine Jeffrey.

«Nous avons eu une rencontre la semaine dernière avec le ministre Clément Gignac (Développement économique, Exportations et Innovation).  La vérification diligente (un exercice comptable) a démontré ce que nous savions déjà, mais il s'est ajouté des éléments nouveaux», dit-il.

En raison de nouvelles exigences environnementales du gouvernement fédéral, Mine Jeffrey devra retirer les BPC (une substance chimique dangereuse pour la santé) de ses transformateurs et condensateurs.

Elle doit également se donner des garanties financières supplémentaires pour s'assurer de couvrir ses coûts.

«Le gouvernement semble prêt à nous supporter, mais jusqu'à 58 millions $.  Le ministre Gignac nous a dit qu'il ne peut aller au Conseil des ministres avec une demande de garantie de prêt de 73 millions $ et que nous devons nous trouver un partenaire», indique M. Coulombe.

«Ça nous a quand même surpris un peu; est-ce une excuse?  On sait que ce n'est pas facile pour le gouvernement avec l'Institut de santé publique, la Société canadienne du cancer et les associations médicales qui dénoncent l'amiante», avoue-t-il.

Ce dernier rappelle que l'industrie canadienne du chrysotile défend une utilisation sécuritaire de ce produit et l'exige de ses clients, surtout concentrés en Asie.

Dans l'espoir d'obtenir l'aval du gouvernement du Québec, les préparatifs pour relancer la mine souterraine se poursuivent, assure M. Coulombe.

«Si on a notre «ok», on pourrait démarrer les opérations de pompage de la mine en quelque jours», affirme-t-il.

«J'espère trouver un partenaire en août», ajoute-t-il.

En 2009, des investisseurs chinois s'étaient désistés à la suite de la sortie du chef du parti libéral du Canada, Micahel Ignatieff, contre les exportations canadiennes d'amiante chrysotile.

«Ça nous coûte 250 000 $ par mois même quand la mine n'est pas en production, en frais de sécurité, d'entretien, d'administration, de communication et d'énergie», illustre M. Coulombe.

Parallèlement, Mine Jeffrey a repris sa production pour l'été grâce à ses réserves de minerai déjà extrait en vue de fournir ses clients asisatiques, comme elle le fait depuis quelques années.

«On veut satisfaire nos quelques clients qui en ont vraiment besoin, sinon ils vont aller chez nos concurrentsl; on fait ça juste pour nous garder en vie», explique son président.

Ce dernier soutient que Mine Jeffrey devra ficeler le dossier de la mine souterraine d'ici quelques mois, sinon ce sera la fin de l'aventure : «Quand la compagnie n'aura plus d'argent pour demeurer en veilleuse, nous seront obligés de fermer et de vendre les équipements».

Source : La Tribune, Sherbrooke, jeudi 29 juillet 2010.

AAER - Peu d'espoir de relance à Bromont.

Les créanciers d'AAER énergie éolienne récupéreront une infime partie de leur argent.  La compagnie Pioneer Power Solutions a décidé de racheter l'entité juridique d'AAER au coût de 450 000 $.  Toutefois, après que les bureaux de professionnels et le syndic se seront servis, il ne restera que 68 500 $ pour les créanciers.  En outre, l'industrie éolienne semble avoir rendu son dernier souffle à Bromont.

Pioneer présentera cette offre aux 367 créanciers d'AAER, le 9 août prochain.  L'assemblée des créanciers aura lieu à 10h, au Château Bromont.

Dans l'éventualité où la proposition est acceptée, les créanciers recevront le même pourcentage de remboursement basé sur leur créance, a expliqué hier Jean-François Nadon, de la firme Samson/Bélair Deloitte & Touche.  Les employés pourraient de leur côté se partager 80 000 $ pour compenser des semaines de vacances non payées.  Des négociations restent à faire avec une institution financière, a noté M. Nadon.

C'est la deuxième transaction de Pioneer dans cette affaire.  En mai dernier, l'entreprise basée au New Jersey a déboursé 450 000 $ pour acheter des équipements, des inventaires et des licences de propriétés intellectuelles d'AAER.  L'argent a servi à rembourser un prêt de garanti temporaire de 330 000 $.  La direction de Pioneer étudiait depuis la possibilité d'acheter également l'entité juridique d'AAER pour profiter d'avantages fiscaux.  Les lois fiscales québécoises et canadiennes accordent des réductions d'impôt aux acheteurs d'entreprises qui déclarent des pertes.  Les dirigeants de Pioneer ont passé les dernières semaines à éplucher le bilan financier d'AAER.

La dette d'AAER est de 14,7 millions de dollars.  Parmi ses créanciers, 42 sont des entreprises de la région.  Elle leur doit 253 280 $.  AAER doit aussi près d'un million de dollars à la société Olymbec en guise de loyers impayés pour ses locaux dans l'ancienne usine Hyundai de Bromont.

Par ailleurs, Bromont devra faire son deuil de l'industrie de l'éolienne.  Il est peu probable que Pioneer Wind Energy Systems relance la production de turbines et de pales à l'usine d'AAER à Bromont.  Il reste une «infime» possibilité, a indiqué Richard Hull, de la division des relations avec les investisseurs de l'entreprise.  «On regarde d'autres options», a-t-il ajouté au cours de l'entrevue.

Quoi qu'il en soit, la direction de Pioneer n'était pas prête à se lancer dans la production d'éoliennes, a laissé entendre M. Hull.  Pour le moment, l'entreprise travaille sur d'autres projets, notamment en lien avec la fabrication de transformateurs électriques.  «Nous avons acheté pour entrer dans cette industrie.  Mais nous ne sentons aucune pression de nous lancer immédiatement», a dit le porte-parole.

Pioneer Wind Energy Systems est lié par contrat avec Olymbec jusqu'au 7 septembre.

Source : La Voix de l'Est, mardi 27 juillet 2010.

C'est reparti pour Fruit d'Or.

Les créanciers de Fruit d'Or ont accepté à 90% la proposition qui leur a été faite afin que l'entreprise de transformation de petits fruits basée à Villeroy puisse poursuivre ses activités.

«Il s'agit pour nous d'un véritable vote de confiance.  Une forte majorité de nos créanciers ont compris que la situation était contextuelle et que nous étions en mesure de connaître du succès», a indiqué le président de l'entreprise, Martin Le Moine.

Afin de démontrer leur confiance dans la poursuite des activités, M. Le Moine et ses associés ont annoncé l'investissement de 1,5 million $ pour la reprise.

Maintenant qu'ils ont convaincu les créanciers et rassuré leurs employés, les dirigeants de Fruit d'Or rencontreront clients et producteurs.  C'est d'ailleurs dans l'aire d'attente d'un aéroport que La Tribune a pu joindre le président.

«Je suis présentement en tournée aux États-Unis afin de visiter nos partenaires et leur transmettre les informations quant à la suite des procédures», a-t-il signifié.

Si les prix de la canneberge et du bleuet sont loin d'avoir retrouvé leur étoffe d'antan, on s'attend tout de même à ce que le futur soit clément pour Fruit d'Or.

Source : La Tribune, Sherbrooke, vendredi 23 juillet 2010.

Nanotechnologies : un petit bout de France à l'Université de Sherbrooke.

L'Université de Sherbrooke est en voie de gravir un nouvel échelon dans la recherche en nanotechnologie.  Après la création du Laboratoire international associé en nanotechnologies et nanosystèmes (LIA-LN2), l'établissement devrait obtenir la première Unité mixte internationale (UMI) au Canada.

Déjà, les axes de recherche du laboratoire LN2 mettent en commun les connaissances des chercheurs de Varennes, Sherbrooke, Lyon et Grenoble.  En deux ans, 28 séjours scientifiques croisés entre la France et le Canada, de même que le lancement de cinq nouvelles thèses en cotutelle, ont su démontrer la force de l'alliance.

«Nous étions tellement en avance que nous sautons à un autre niveau», fait valoir Jacques Beauvais, vice-recteur à la recherche de l'Université de Sherbrooke.

L'autre niveau, c'est l'Unité mixte internationale, un laboratoire financé par le Centre national de la recherche scientifique (CNRS) français.  Il n'en existe que huit à travers le monde.

«Une UMI coûte très cher, parce que c'est un vrai laboratoire, avec des chercheurs financés par la CNRS, des fonds de recherches français et européens.  C'est comme s'il y avait un bout de France sur le campus de l'Université de Sherbrooke», fait valoir Vincent Aimez, codirecteur du LIA-LN2.

«Devenir une UMI nous permettrait de nous ouvrir sur beaucoup de laboratoires en France, d'élargir notre réseau de recherche, en plus d'obtenir des occasions de recruter les meilleurs étudiants en les amenant à Sherbrooke», ajoute M. Beauvais.

Concrètement, ce sont quatre postes pour les chercheurs Français qui seront créés.  «Chacun amène des doctorants et des post-doctorants, ce qui équivaux à la création d'une équipe de 15 à 20 personnes.  C'est un peu comme si on octroyait quatre postes de professeurs titulaires de chaires de recherches», ajoute Vincent Aimez.

Les investissements attendus sont de l'ordre de plus d'un million d'euros sur trois ans.  Les chercheurs auraient un point d'ancrage dans le parc Innovation.  «Le futur Centre d'excellence en génie de l'information sera conçu pour accueillir des partenaires.  Ce qu'on veut dans le parc, c'est de rapprocher les chercheurs des collaborateurs et des étudiants», souligne Jacques Beauvais.

Par le fait même, Sherbrooke pourrait avoir sa délégation en Rhône-Alpes.

L'UMI serait par ailleurs parfaitement compatible avec le Centre d'innovation en microélectronique inauguré l'an dernier à Bromont.  «Si on se débrouille bien, les projets ne seraient pas qu'académiques.  Nous pourrions ouvrir la voie à des collaborations industrielles», insiste M. Aimez.

Les applications des recherches pourraient notamment permettre de relever le défi de la miniaturisation des puces électroniques.  «Nous cherchons à faire des puces avec plus de fonctions, mais qui consomment moins d'énergie, pour qu'elles restent efficaces pendant un mois par exemple.  Nous voulons aussi développer des biocapteurs pour des contrôles environnementaux ou des analyses médicales», précise Abdeskader Souifi, également codirecteur du LIA-LN2.

L'UMI devrait entreprendre ses activités en janvier 2012.  L'étape actuelle consiste à constituer un dossier compilant la programmation de la recherche pour une présentation en décembre.  L'approbation est attendue en juin 2011.  Il s'agirait d'un mandat de quatre ans renouvelable.

Source : La Tribune, Sherbrooke, mercredi 21 juillet 2010.

Construction d'une usine pilote au coût de 40 millions à Windsor - Domtar entreprend un virage vers l'avenir.

Domtar Corporation entreprend un virage qu'elle souhaite majeur pour son industrie forestière en unissant ses forces à celles de l'institut de recherche sur les produits de la forêt FPInnovations.  Les deux nouveaux partenaires ont annoncé l'érection à Windsor d'une usine de démonstration d'envergure commerciale pour la fabrication de nanocellulose cristalline (NCC), un nanomatériau obtenu à partir de fibre de bois.

La construction de la nouvelle usine de NCC, un projet unique au monde, sera effectuée au cours de la prochaine année sur les terrains même de Domtar à Windsor.  Cette usine, qui serait fonctionnelle dès l'automne 2011, au plus tard au printemps 2012, consistera en un bâtiment de 20 000 pieds carrés sur deux planchers et sera bâti conjointement par Noram et Teknika.

Les coûts du projet de construction, puis d'exploitation, sont évalués à 40,8 millions de dollars, dont la moitié sera assumée à parts égales par les gouvernements fédéral et provincial.  Le ministre des Ressources natuelles du Canada, Christian paradis, de même que la vice-première ministre du Québec et ministre des Ressources naturelles et de la Faune du Québec, Nathalie Normandeau, étaient d'ailleurs sur place hier afin de confirmer leur participation financière au projet.

«Tout le monde dans l'industrie forestière subit des transformations qui affectent nos régions.  On a connu un peu d'espoir lors du premier trimestre, mais ça n'efface pas les baisses des dernières années.  Les nouvelles technologies ouvrent des portes à de nouveaux débouchés.  Il faut en profiter», a fait valoir le ministre Paradis.

«C'est une annonce importante pour toute la famille de l'industrie forestière, et tout particulièrement pour celle de l'Estrie, a ajouté la vice-première ministre Normandeau.  On se cachera pas qu'il faut améliorer notre compétitivité face aux États-Unis et que l'industrie est condamné à s'adapter, à faire les choses autrement.  Ça passe par le développement de nouveaux créneaux et de partenariats novateurs comme celui-ci.»

Domtar Corporation et FPInnovations seront partenaires à parts égales dans ce projet d'usine qui nécessitera l'emploi de 500 à 100 travailleurs pendant la construction, puis d'une quinzaine de personnels lors du démarrage dans un an.  On vise, dans les nouvelles installations de Windsor, la fabrication d'environ une tonne de NCC par jour, alors qu'il s'en produit présentement dans une usine-laboratoire de Pointe-Claire tout juste quelques kilos par semaine.

«On mise sur le savoir de FPInnovations et sur notre expertise à l'usine de Windsor pour produire la NCC qui permettra l'exploration d'autres marchés du futur.  Cette association marque un nouveau jalon vers le futur», croit le président et chef de la direction de Domtar Corporation, John D. Williams.

«Nous savons tous que notre industrie a subi un déclin et qu'une décroissance de 4 pour cent par année est prévue, poursuit M. Williams.  On doit donc trouver d'autres revenus possibles à partir de la fibre de bois, comme avec la nonocellulose cristalline.  Le résultat des recherches de FPInnovations et notre expertise en la matière m'apparaissent comme le mariage parfait.»

Source : La Tribune, Sherbrooke samedi 17 juillet 2010

Les employés de Bestar acceptent d'ouvrir leur convention collective.

Tout n'est pas encore sauvé pour l'entreprise de meubles prêts-à-assembler Bestar, de Lac-Mégantic, qui, la semaine dernière, a fait planer la menace d'une fermeture définitive possible en septembre prochain, en remettant un avis de licenciement collectif à tous ses employés.

Mais un pas a été franchi pour retrouver le chemin de la rentabilité quand les employés d'usine et ceux de bureau ont accepté, dans une proportion de 75%, d'ouvrir leur convention collective.

Cela pourrait permettre à l'employeur de proposer des ajustements afin d'amorcer une réorganisation et ainsi compenser les problèmes financiers auxquels l'entreprise se trouve confrontée.

Les représentants syndicaux et ceux de l'employeur doivent s'asseoir ensembles, vers la fin du mois, pour renégocier certaines clauses de la convention.

Mais pour les employés de Bestar, en permettant cette démarche de survie de leur entreprise, sont-ils optimistes?

«Les employés sont plutôt inquiets.  Ce n'est pas facile pour eux.  Mais quand ils voient que leur compagnie perd de l'argent, ils savent qu'il faut faire quelque chose.  Jusqu'où iront-ils dans les concessions qui seront demandées pour sauver l'entreprise?  C'est une bonne question», a déclaré le président de la section locale 299 SCEP, Yves Guérette, de ses bureaux de Montréal.

«Il s'agira de négociations de survie pour ensuite rédiger un plan de relance.  Nous allons sécuriser la convention, rassurer les créanciers et viser la paix sociale.  C'est certain que ça peut aller jusqu'à une fermeture à l'automne, s'il n'y a rien de possible.  On va en savoir plus au début d'août.  On s'entend ou non.  Dans le dossier, il y a également le Fonds de solidarité de la FTQ qui est partenaire, mais qui n'accepte pas de perdre continuellement de l'argent.»

La direction de Bestar serait actuellement à la recherche d'investisseurs et irait même jusqu'à tenter d'acheter une autre compagnie pour acquérir du volume d'affaires.

«Dans son créneau, actuellement Bestar se bute à un gros compétiteur, la Chine.  Peut-être que l'entreprise devrait innover, changer de créneau de production.  Elle a des projets sur sa table à dessin pour s'enligner...  Les 10 dernières années ont été difficiles.  Il faut replacer les affaires.  Les dirigeants vont effectuer le dépôt de leurs demandes.  C'est un processus normal.  Ça inquiète aussi les créanciers.  Mais on ne parle pas de faillite, les dirigeants voient simplement venir les obligations et ils ont fait ce qu'ils devaient faire», de continuer M. Guérette.

«Notre objectif, c'est de sauver plus de 200 emplois, c'est le mandat que les travailleurs nous ont donné, nous allons regarder en fonction de ça.  La restructuration s'impose, on ne va pas laisser tout ça aller à la dérive.»

Le président de la section locale chapeaute 60 unités syndicales, dans 60 entreprises différentes.  Il s'est faite le porte-parole de la partie syndicale en l'absence du représentant Sylvain Roy, actuellement en vacances.

Source : La Tribune, Sherbrooke, samedi 17 juillet 2010

Supermétal prend de l'expansion aux États-Unis.

Le fabricant de charpentes métalliques Supermétal a confirmé hier l'acquisition de sa première usine d'assemblage aux États-Unis : «une acquisition stratégique».

L'entreprise de Lévis a mis la main sur une usine de Worthington Industries située à Rock Hill, en Caroline du Sud.  En parfait état, l'usine construite en 1974 occupe une superficie de 160 000 pieds carrés.

Supermétal prévoit y embaucher environ 200 travailleurs d'ici les prochaines années.

Il s'agit de la quatrième installation de Supermétal, qui compte des usines à Lévis et Sherbrooke ainsi qu'à Leduc, en Alberta.

«Supermétal frappe un grand coup avec l'ajout d'une usine aux États-Unis, a affirmé Jean-François Blouin, président de Supermétal.  Nous pourrons désormais inclure du contenu américain dans nos soumissions pour des contrats gouvernementaux.»  Selon M. Blouin, l'entreprise sera mieux outillée pour desservir le sud du continent et se prémunir des fluctuations reliées au taux de change.

Les régions du sud et du centre des États-Unis offrent un excellent potentiel de croissance, à l'entreprise, «d'où cette acquisition stratégique».

Supermétal Structures se spécialise dans la fabrication et l'installation de charpentes métalliques destinése à des immeubles commerciaux ou bâtiments industriels.  L'entreprise compte plus de 450 employés.

Source : Le Journal de Montréal, votre argent, jeudi 15 juillet 2010.

Veyance Technologies repart de plus belle.

Dans un monde des affaires, c'est fou comme les choses évoluent rapidement.  Six mois après avoir réduit les heures de travail de ses 200 employés, voilà que la production repart sur les chapeaux de roue chez Veyance Technologies.  Et la demande our ses tuyaux de caoutchouc est telle que l'entreprise de Saint-Alphonse-de-Granby vient d'embaucher une trentaine de nouveaux travailleurs.  Elle aimerait en accueillir un douzaine d'autres.

«L'année 2009 n'a pas été facile pour nous, on ne peut pas prétendre le contraire.  La récession aux États-Unis nous a affectés.  Mais on s'en est bien sortis; on entrevoit l'avenir avec beaucoup d'optimisme.  C'est même déjà une très bonne année», explique Éric Desmarais.

Ce retour en force, le directeur de l'usine l'attribue aux nouveaux produits que l'entreprise aux nouveaux produits que l'entreprise développe depuis deux ans, mais également à l'esprit d'équipe qui soude les «associés».  Associés, c'set le terme qu'utilise M. Desmarais chaque fois qu'il parle des employés.  Ils sont la raison, insiste-t-il, pour laquelle Veyance Technologies a pu redresser rapidement le nez.

En janvier dernier, raconte le directeur de l'usine, les associés ont accepté la demande de la direction d'établir un système de partage des heures.  Leur horaire de travail est passé de 40 à 30 heures.  Cela faisant, Veyance Technologies a pu garder tous ses employés.

Un objectif important pour l'entreprise qui tient à sa main-d'oeuvre spécialisée.  «Si on avait laissé aller des gens, on ne serait pas dans un position aujourd'hui pour revenir aussi fort», fait remarquer Caroline Manseau, directrice des ressources humaines de Veyance Technologies.

Gardes ses employés, l'entreprise en fait une priorité.  Elle fait un bon travail si on en croit M. Desmarais, qui parle d'un taux de rétention de 95%.  Quelques associés de Veyance Technologies, signale-t-il, sont à l'emploi de l'entreprise depuis l'ouverture de l'usine en 1973 sur le rang Parent.  «C'est un travail très spécialisé.  Ça peut prendre plus de six mois pour former un employé.»

Les nouvelles commandes entrent à un tel rythme qu'un quatrième quart de travail démarrera le 22 août, confirme M. Desmarais.  «Il y a une grosse demande pour nos produits.  On doit ça à tous nos associés.  Ce sont des gens compétents qui ont des connaissances.  Ça nous permet de répondre aux besoins de nos clients.  Ça explique nos succès.»

On peut comprendre pourquoi Veyance Technologies a quelque peu ralenti l'an dernier.  L'entreprise exporte 60% de sa production aux États-Unis.  Heureusement, affirme M. Desmarais, la compagnie compte une liste de clients un peu partout dans le monde.  Dans 53 pays pour être exact, notamment en Europe et en Asie.  Le Canada absorbe environ 20% de sa production.

Et contrairement à d'autres sociétés manufacturières, Veyance Technologies n'a pas à craindre pour sa survie si un client lui fait faux bond.  «Notre plus important client achète 3% de notre production.  On est extrêmement diversifiés.  Si on perd un client, on est pas menacés.»

M. Desmarais fait preuve de prudence lorsque vient le temps de discuter de chiffres d'affaires.  Il est aussi réticent à donner une mesure quantitative pour illustrer la production de l'usine.  Secrets industriels obligent.  «Ce sont des millions de pieds de tuyaux», finit-il par dire.  Les tuyaux de Veyance Technologies sont utilisés dans plusieurs secteurs, dont l'alimentation et la chimie.  Toutefois, sa plus grosse clientèle provient de l'industrie pétrolière.  À elles seules, ces compagnies achètent de 40 à 50% de la production.  Elles équipent leurs camions de transport d'essence et de mazout, leurs pétroliers et les quais qui les accueillent.

Les produits de Veyance Technologies sont aussi utilisés sur des plates-formes pétrolières.  «Dans les équipements qui sont sur les plates-formes, pas en dessous», prend soin de préciser Pascal Langlois, directeur technologie de l'entreprise.

Lorsqu'on lui demande si Veyance Technologies a une solution à proposer pour colmater la fuite de pétrole dans le golfe du Mexique, l'ingénieur qu'est M. Langlois répond qu'il s'agit là «d'un très grand défi».

Source : La Voix de l'Est, mercredi 7 juillet 2010

Mine Jeffrey doit patienter avant le feu vert - Québec retarde sa décision sur la demande d'une garantie de prêt de 58 M$.

Le ministère du Développement économique ne rendra pas avant quelques semaines sa décision dans la demande de garantie de prêt de 58 millions $ de Mine Jeffrey, destinée à financer la mise en exploitation de sa mine souterraine de chrysotile.

Et cela bien que le président de Mine Jeffrey, Bernard Coulombe, avait le 1er juillet comme date butoir.

«Nous allons rendre une réponse d'ici quelques semaines.  Il est important de s'assurer de la rentabilité du projet si on injecte des sommes aussi importantes», fait valoir Monique Gagnon-Tremblay, présidente du Conseil du trésor et ministre responsable de l'Estrie.

Elle ajoute que l'utilisation sécuritaire du chrysotile est également au centre des préoccupations du gouvernement.

«Une des demandes du ministère est que Mine Jeffrey nous assure que les pays qui vont faire affaires avec la compagnie se dotent d'un protocole d'utilisation sécuritaire (du chrysotile)», ajoute-t-elle.

Bien que présentée par ses défenseurs comme une fibre nettement moins dangereuse que l'amiante, le chrysotile est néanmoins au coeur d'une controverse internationale quant à ses risques pour la santé.

De nombreux scientifiques et spécialisates de la santé dans le monde, et même la Société canadienne du cancer, s'opposent à son exploitation et à son exportation vers les pays en émergence.

Mme Gagnon-Tremblay reconnaît que les difficultés financières de Mine Jeffrey, qui avait dû se prévaloir de la Loi sur les arrangements avec les créanciers des compagnies, en 2002, tout comme les intenses campagnes de sensibilisation des opposants au chrysotile pèsent dans la balance.

«Il y a des opinions différentes, mais le gouvernement du Québec défend une utilisation sécuritaire du chrysotile et nous avons, en Estrie, une entreprise qui peut employer 450 personnes dans une ville qui en a grand besoin», fait-elle valoir.

Avec l'aide de la Coopérative des travailleurs miniers, Mine Jeffrey a investi 130 millions $ pour la construction de sa mine souterraine à la fin des années 90.  Mais celle-ci n'a jamais été exploitée en raison de la crise asiatique et des difficultés financières de la compagnie.

Mais, aujourd'hui, alors que le marché mondial du chrysotile est de deux millions de tonnes par année, la compagnie souhaite mettre exploitation ses installations souterraines et produire 200 000 tonnes de minerai par année, destinées à ses clients asiatiques.

Les travailleurs syndiqués de Mine Jeffrey ont approuvé en juin une convention collective de travail de cinq ans.

De plus, une coalition d'organismes et d'entreprises d'Asbestos s'est engagée à verser 1,6 million $ à la Coopérative des travailleurs miniers si le gouvernement approuve la garantie de prêt demandée pas la compagnie.

Source : La Tribune, Sherbrooke, samedi 3  juillet 2010.

Lavokika est sur une lancée. La PME investira 2 M$ dans une nouvelle usine.

Tournant majeur pour l'entreprise Lavokika.  La PME spécialisée dans le recyclage du caoutchouc s'installera dans une nouvelles usine qu'elle fera construire dans le parc industriel de Granby et développera sa propre gamme de produits finis.  Cela entraînera un investissement de plus de deux millions $ et créera au moins cinq emplois.

«Nous avons un bel avenir devant nous.  Il y a beaucoup de volonté à l'interne pour propulser l'entreprise», a récemment déclaré Julie Tremblay, contrôleuse de l'entreprise.

L'existence de Lavokika est un secret bien gardé à Granby.  «Dans notre type de caoutchouc (celui des pneus réchappés), nous sommes le plus gros recycleur du Québec, des Maritimes, de l'Ontario et du nord-est des États-Unis.  Nous traitons 13 millions de livres de caoutchouc par année.  On évite que tout ça se retrouve dans les sites d'enfouissement», explique Mme Tremblay.

Lavokika a été fondée à Farnham il y a une vingtaine d'années.  Ses débuts ont été plutôt modestes.  L'entreprise a véritablement pris son envol en 2003.  Elle s'est alors lancée dans des activités de séparation du caoutchouc.  Pour ce faire, elle s'est installée rue Azarie-Côté, dans le secteur de la rue St-Jude Sud, à Granby.

Le caoutchouc recyclé par Lavokika est transformé en particules très fines, qui connaissent une deuxième vie en se retrouvant par exemple dans du paillis de caoutchouc, dans les surfaces de jeux ou les sous-tapis.  Les clients de Lavokika sont principalement au Canada et aux États-Unis, mais également sur le continent européen.  Forte de sa propre flotte de camions, l'entreprise s'approvisionne en matière première au Québec, en Ontario et jusqu'à Terre-Neuve.

Question de se démarquer à nouveau, la direction de Lavokika souhaite maintenant fabriquer ses propres produits finis.  «On ne veut pas compétionner nos clients.  On veut innover et trouver notre propre niche», dit Julie Tremblay.

Les prochains mois seront d'ailleurs déterminants.  Avec l'aide de consultants, les dirigeants de Lavokika mèneront une étude de faisabilité et se doteront des équipements nécessaires.

C'est dans une toute nouvelle usine que l'entreprise, propriété de Martin Paquet, président et conjoint de Mme Tremblay, relèvera ce nouveau défi.  Lavokika a acquis, de la Ville de Granby, un terrain situé sur le boulevard Industriel et vaste de 267 000 pieds carrés.  Le prix de vente a été fixé à 0,25 $ le pied carré, car il est grevé de deux servitudes d'Hydro-Québec, selon le directeur général de la Ville, Michel Pinault.

La PME, qui emploie sept personnes a pris la décision d'investir dans une usine parce que le secteur de la ville où elle se trovue actuellement ne permet pas les activités de transformation.  Aussi, l'entreprise est locataire, et son bail vient à échéance l'an prochain.  Le moment était donc bien choisi pour bouger.

«Nous avons retenu notre firme d'architectes.  La préparation du projet devait débuter en août.  Le début de la construction est prévu en avril, mai 2011 pour que nous puissions emménager en décembre», précise Julie Tremblay.

Au moins cinq nouveaux emplois seront créés.  Ce nombre pourrait augmenter, si la demande est au rendez-vous.

«Les portes sont grandes ouvertes devant nous.  Ça va être à nous de les défoncer», lance la contrôleuse de l'entreprise.

Source : La Voix de l'Est, samedi, 3  juillet 2010

Menace de licenciement collectif chez Bestar - L'entreprise souhaite rouvrir la convention collective de ses employés avant l'échéance.

Les ventes ne reprennent pas assez vite chez Bestar, de Lac-Mégantic, et les mesures de travail partagé ne suffisent plus à compenser le manque à gagner.

Les employés ont donc tous été convoqués d'urgence à une importante réunion, le 30 juin dernier, où plusieurs ont craint le pire.

Comme la loi du travail prescrit un avis de 12 semaines, les employés de Bestar ont tous reçu un avis écrit préventif, les informant de la possibilité d'un licenciement collectif pour l'automne prochain, si la déterioration des ventes devait se poursuivre.

Dans un communiqué de deux paragraphes seulement, daté d'hier, la compagnie a indiqué qu'elle n'entrevoyait pas d'amélioraton des ventes d'ici quelques mois et qu'il lui fallait adopter des mesures immédiates.

À la réunion du 30 juin, la direction de l'entreprise, après avoir expliqué les enjeux à ses employés, a demandé l'ouverture anticipée de la convention collective, laquelle se termine de toute façon le 31 décembre 2010, et cela afin d'obtenir des changements aux conditions de travail qui permettraient de contribuer au retour à la rentabilité de l'entreprise à court terme.

Il y a à peine une semaine, Bestar avait annoncé que son conseil d'administration nommait Daniel Mercier, un consultant, au poste de président de l'entreprise, alors que Paulin Tardif, qui cumulait cette tâche avec celle de président du conseil, quittait pour ne garder que ce dernier chapeau.

Avec plus de 20 ans d'expérience à la haute direction de sociétés industrielles et aérospatiales, Daniel Mercier a oeuvré plus particulièrement au niveau de la gestion des opérations et de la chaîne d'approvisionnement.  Il a également participé au démarrage de compagnies oeuvrant dans le domaine de la haute technologie.

«Dans le contexte difficile où nous évoluons, M. Mercier possède l'expérience nécessaire pour aider Bestar.  À titre de conseiller externe de Bestar au cours des deux derniers mois, il a été en mesure de se familiariser avec l'ensemble des opérations.  Il sera appuyé dans ses fonctions par l'équipe de direction actuelle de Bestar», avait alors déclaré Paulin Tardif.

Son fils Martin, qui occupait le poste de directeur général de l'entreprise, a été réaffecté aux ventes à plein temps, à titre de vice-président exécutif, pour aider au responsable Sébastien Jacques et laisser toute la place au nouveau président.  Le poste de direction général a été aboli.

Les propos de Paulin Tardif, rejoint chez lui, avait malheureusement un arrière-goût de dernière chance.  Si la compagnie de son père, Jean-Marie, établie depuis 1948, devait fermer à l'automne, il s'agirait à Lac-Mégantic d'une quasi-catastrophe, Bestar constituant un fleuron de l'industrie méganticoise, ayant déjà compté dans ses rangs plus de 500 employés, alors qu'aujourd'hui elle n'en réunit guère plus de 130.

Source : La Tribune, Sherbrooke, samedi 3 juillet 2010.

Nouveau contrat de travail chez Bacon Inter-América.

Les travailleurs de Bacon Inter-América, une filiale du Groupe Olymel située à Drummondville, ont renouvelé leur convention collective sans conflit avec l'employeur, une première en 18 ans.

Les 575 salariés, membres d'un syndicat affilié à la CSN, se sont en effet prononcés à 92% en faveur des termes de leur nouvelle convention collective en assemblée générale le 20 juin dernier.

D'une durée de quatre ans, le contrat de travail prévoit des augmentations salariales totalisant 1,25 $ échelonnées sur ces quatre années.

De plus, des gains salariaux importants ont été obtenus pour 80% des travailleurs, et ce, en raison d'une réévaluation de leur emploi.  Divers aménagements favoriseront d'autre part la flexibilité des mouvements de main-d'oeuvre.

Au chapitre du régime de retraite, les syndiqués voient leur régime de retraite bonifié par une augmentation de la contribution de l'employeur de 0,5%.  En ce qui a trait aux assurances collectives, malgré les demandes importantes de l'employeur dans le but de sabrer dans le régime, le syndicat a réussi à le maintenir tout en y ajoutant un droit de regard syndical.

Selon Stéphanie Tessier, conseillère syndicale, les représentants des travailleurs ont atteint leurs objectifs de négociation : «La solidarité a été sans faille et les syndiqués peuvent être fiers des résultats de ces négociations qui ont été conclues sans avoir à sortir.  Vous le savez, quand on sort, on ne sait pas quand on rentre.»

Mme Tessier ajoute : «C'est une industrie qui ne va pas toujours bien.  Il y a différentes branches et parfois c'est l'industrie de la volaille qui marche moins bien et parfois c'est celle du porc comme c'est le cas en ce moment.  Les compagnies arrivent à compenser l'une avec l'autre.  Il y a de ces années où c'est moins difficile.»

Sources : La Tribune, Sherbrooke, mercredi, 30 juin 2010

Un milliard $ pour la recherche et l'innovation.

Le Québec accuse un retard au chapitre de la productivité, que le gouvernement tentera de combler en misant encore plus sur la recherche et l'innovation.

Malgré les années de vaches maigres et de déficits en vue, le ministre du Développement économique, Clément Gignac, a donc annoncé hier que Québec était prêt à dégager environ un milliard $ au cours des trois prochaines années pour donner un coup de pouce aux chercheurs de chefs d'entreprise soucieux de mettre au point de nouveaux produits.

Ce soutien financier résulte d'un constat difficile : le Québec affiche la pire performance canadienne quant au taux de productivité par heure travaillée.  Et c'est sans compter le fait que son produit intérieur brut (PIB) est bien inférieur à celui de l'Ontario.

Pour l'essentiel, la stratégie rendue publique hier se situe en droite ligne avec la stratégie précédente, annoncée en décembre 2006, en termes de soutien aux chercheurs et aux entreprises visant à améliorer leur compétitivité.

Fait nouveau : par souci d'efficacité, Québec créera un Fonds de recherche, qui regroupera trois fonds d'aide existants.  Ce fonds sera dirigé par un scientifique en chef, nommé incessament.

Québec vise aussi à doubler les bourses aux chercheurs et les stages en milieu de travail.

En conférence de presse, le ministre Gignac a dit vouloir imposer un nouveau «branding» pour le Québec, autour de la bannière «Recherche-Québec».

Sa stratégie 2010 - 2013 vise à soutenir directement la reprise, a dit le ministre, car «les pays qui pourront prendre les devants de la reprise économique, ce sont les pays qui vont investir dans la recherche et l'innovation».

Source : La Voix de l'Est, mardi, 29 juin 2010

Nouvelles certifications pour la Laiterie de Coaticook.

Les malchanceux qui sont allergiques aux arachides ou qui souffrent d'une intolérance au gluten seront heureux d'apprendre que la crème glacée de la Laiterie de Coaticook est désormais certifiée exemple de ces deux substances.

Dans les faits, la crème glacée elle-même n'a pas changé : la certification a plutôt été accordée parce que l'entreprise se conforme à toutes les exigences qui permettent de s'assurer que les aliments ne sont pas accidentellement contaminés.

«Ça fait longtemps que nous portons attention à ces questions-là, mais la certification est un processus très exigeant.  Entre dire qu'il y a peu de risques et dire qu'il n'y en a pas, il y a une très grande étape à franchir», explique le président de la laiterie, Jean Provencher.  «Tout doit être contrôlé, jusqu'au lunch des travailleurs», ajoute-t-il.

«Ce n'est pas juste une cellule de l'entreprise qui doit s'adapter, ce sont tous les employés.  Il faut former les gens qui travaillent à la production, mais il faut aussi que les camionneurs soient sensibilités, parce qu'il ne faut pas non plus que les aliments soient contaminés en chemin», renchérit Renée Fillion, directrice des ventes.

Si l'allergie aux arachides est un problème bien connu, il en est autrement de l'intolérance au gluten, aussi connue sous le nom de maladie coeliaque, dont on entendait peu parler jusqu'à récemment.

«Il y a dix ans, nous ne recevions en moyenne qu'une question par année concernant le gluten.  Maintenant, nous nous faison questionner régulièrement à ce sujet», indique la vice-présidente de l'entreprise, Johanne Provencher.

Lorsqu'ils ingurgitent du gluten, un mélange de protéines que l'on retrouve dans certaines céréales, les gens qui souffrent d'intolérance peuvent ressentir de nombreux sympotômes, le plus souvent de nature digestive.  Étant donné la difficulté à diagnostiquer le problème, il est difficile d'évaluer combien de personnes sont affligées par ce mal : les estimations vont de une personne sur 100 à une sur 300.

Le temps que la rotation des produits se fasse, des contenants de crème glacée non certifiés seront toujours en vente.  Les consommateurs désireux de se procurer des aliments certifiés doivent donc porter attention aux logos qui sont situés sur le côté des contenants.

Depuis quelques mois, la laiterie distribue certains de ses produits au Nouveau-Brunswick, ce qui porte à quatre le nombre de provinces où elle est présente.  «L'expansion vers le reste du Canada, c'est quelque chose que nous regardons puisque nous sommes partout au Québec.  Comme nous ignorons quel volume de vente supplémentaire nous pouvons alelr chercher ici, il faudra aller dans cette direction pour s'assurer une croissance future», indique M. Provencher.

Source : La Tribune, Sherbrooke, samedi 26  juin 2010

Un contrat de 32 M$ pour Belt-Tech.

Les jours sombres semblent être du passé pour Les Produits Belt-Tech.  L'entreprise granbyenne a décroché un contrat de quatre ans au coût de 32 millions $ avec le fabricant américain TRW Automotive.

«Pendant quatre ans, nous fabriquerons entre 25 et 30 millions de mètres par an de ceinture de sécurité pour ce client, a mentionné le président de Belt-Tech, Robert J. Bélanger en conférence de presse, hier après-midi, à l'usine de la rue Dorchester.

En plus de cet important contrat, l'octroi d'un prêt d'un million $ par Investissement Québec à Belt-Tech a aussi été annoncé par la ministre responsable de la région de la Montérégie, Nicole Ménard.  «Cet argent sera utilisé pour notre fonds de roulement», détaille M. Bélanger.  Le maire de Granby, Richard Goulet, le député de sheffort, François Bonnardel, et une trentaine de gens d'affaires de Granby étaient présents à la conférence.

L'entente avec TRW Automotive permet à Bet-Tech de rappeler à temps plein une trentaine de ses employés qui sont maintenant 120.  En mars 2009, la perte d'un contrat de 12 millions $ par an avec l'entreprise japonaise Tokari Rika avait forcé le fabriquant granbyen de sangles de sécurité à couper les heures de travail d'une soixantaine de ses employés.  «Nous avons gardé nos employés, mais ils travaillaient deux à trois jours par semaine», explique le président de Belt-Tech.

Parmi ses clients, l'entreprise compte aussi AmSafe, un constructeur dans le secteur de l'aviation.  «AmSafe occupe 95% du marché des ceintures de sécurité dans les avions, soulève M. Bélanger.  Il y a deux ans, nous étions leur fournisseur numéro trois.  Aujourd'hui, nous sommes le numéro un puisque l'on fournit plus de 75% de leur volume.

Les dirigeants de Belt-Tech cherchent maintenant à développer de nouveaux produits destinés à d'autres marchés que ceux de l'automobile et de l'aviation.  «Nous ne voulons pas revivre ce qui est arrivé avec la perte du contrat avec Tokari Rika», confie Robert J. Bélanger.

Des sangles pour les manteaux de pompiers ont notamment été créées.  Et Belt-Tech voudrait bien devenir un joueur dans l'industrie militaire américaine.  «C'est difficile parce que le gouvernement américain veut que la matière première et la main-d'oeuvre dans ce secteur soient 100% américaines, souligne M. Bélanger.  Je travaille actuellement pour que nous puissions peut-être ouvrir une usine aux États-Unis.»

Pourquoi s'intéresser à l'industrie militaire?  «En fait, ce que nous voulons, c'est développer des produits avec une valeur ajoutée, fait valoir M. Bélanger.  Je ne veux pas faire compétition à ce qui est déjà fait en Chine.  Ça ne sert à rien, je perds mon temps.»

Les produits Belt-Tech célèbrent, cette année, son cinquième anniversaire.  L'usine, autrefois La Gran, est devenue Belt-Tech à la suite du rachat de l'entreprise par des employés.  «Je pense qu'on commence à voir la lumière au bout du tunnel, assure M. Bélanger.  Nous sommes passés à travers plusieurs embûches.  Nous fêtons notre cinquième anniversaire et j'espère que nous en aurons encore une cinquantaine.

Source : La Voix de l'Est, mercredi, 23 juin 2010

Relance de la Mine Jeffrey : Mobilisation des forces vives à Asbestos.

«Les conditions gagnantes sont désormais réunies pour la réouverture de Mine Jeffrey et la région se mobilise pour demander au gouvernement du Québec d'accorder le prêt de 58 M$, présentement à l'étude, pour assurer l'ouverture de la mine souterraine.»

C'est ne ces termes et avec enthousiasme que s'est exprimé hier Alain Boucher, porte-parole d'une coalition créée à l'initiative de la Caisse Desjardins des Métaux blancs avec la Coop Métro plus, la Coopérative Pré-Vert et la Corporation du complexe industriel d'Asbestos.  Ces organisations ont convenu de faire un don de 1,6 M$ à la Coopérative des travailleurs miniers de Mine Jeffrey, si le gouvernement consent le prêt demandé, afin qu'elle-même injecte 2 M$ dans la mine.

«Le gouvernement avait imposé certaines conditions, précise M. Boucher, dont une implication de la communauté, précise M. Boucher, dont une implication de la communauté.  Cette condition est remplie et nous croyons qu'avec l'acceptation de la nouvelle entente de travail, le gouvernement peut maintenant respecter sa part du marché.  Nous espérons que le Conseil des ministres puisse se prononcer officiellement sur ce dossier dès mercredi prochain lors de réunion hebdomadaire.»

L'acceptation d'une nouvelle entente entre les syndiqués et la direction de la mine a été ratifiée dimanche dernier par les travailleurs.  Ces derniers ainsi que le personnel non syndiqué de l'entreprise ont également accepté de verser 10% de leurs salaires pendant cinq ans pour garantir le succès du projet de relance de la mine, fonds mis en fiducie, répondant ainsi aux exigences du ministre du Développement économique, de l'Innovation et de l'Exportation, Clément Gignac.

Une rencontre a eu lieu hier à Québec alors que le président de Mine Jeffrey, Bernard Coulombe, est allé déposer son plan d'affaires révisé pour la relance de la mine souterraine, tenant compte des derniers développements intervenus.  Déjà quelques travailleurs s'affairent à la mine afin de préparer la reprise des activités.

Partie prenante à cette mobilisation de la population, la Ville d'Asbestos appelle également le gouvernement du Québec à participer à son développement économique.  «Nous avons plusieurs projets, souligne le maire Hugues Grimard, mais la tradition minière a toujours été la base de notre économie.  Nous souhaitons fermement l'ouverture de la mine souterraine Jeffrey, car les retombées financières faciliteront la diversification et la croissance économique d'Asbestos.»

Pour les organisations coopératives mobilisées à la Ville d'Asbestos, toutes les conditions sont maintenant réunies pour assurer le succès de Mine Jeffrey et, par ricochet, de l'ensemble de la région.  L'objectif visé est de faire en sorte qu'Asbestos redevienne le fleuron économique qu'elle a toujours été et que la population retrouve cette fierté qui a longtemps fait l'envie de bien des municipalités de l'Estrie et du Québec tout entier.

Sources : La Tribune, Sherbrooke vendredi 18 juin 2010.

Cascades - Les employés québécois coûtent plus cher que leurs confrères américains.

En planifiant la construction d'une nouvelles usine, la direction de Cascades a fait un constat qui a créé une onde de choc dans le clan Lemaire, les propriétaires : les employés québécois coûtent beaucoup plus cher que leurs confrères américains.

«On a fait une petite vérification à l'interne et un employé québécois peut nous coûter de 35% à 75% plus cher qu'un employé américain», a affirmé le grand patron de Cascades, Alain Lemaire, au cours d'une récente entrevue à La Presse Affaires.

Cette analyse des coûts a été réalisée alors que le papetier-recycleur de Kingsey Falls est entrain d'analyser la pertinence d'un «gros projet», la construction d'une nouvelle usine dont les seuls coûts de construction atteindront les 60 millions de dollars.  Si le projet va d el'avant, l'usine sera vraisemblablement construite aux États-Unis.

Cette différence de traitement des employés inclut tant les salaires que les bénéfices qui leur sont versés.  Dans certains cas, ce sont les salaires qui sont plus élevés, dans d'autres, ce sont les bénéfices.  En moyenne, précise-t-on chez Cascades, l'écart de traitement est de 50% entre les usines québécoises et américaines.  La comparaison a été effectuée entre les usines qui fabriquent le même produit.

«Ça nous a un peu donné un choc», admet Alain Lemaire.

«On a été protégés pendant une décennie ou deux en raison du dollar faible, poursuit M. Lemaire.  Donc, on ne se préoccupait pas des salaires ou des bénéfices parce qu'on pouvait être facilement concurrentiels.  Aujourd'hui, on a un dollar au pair, il faut donc se comparer.»

Dans l'ensemble des activités de Cascades, 54% des employés sont syndiqués.  Aux États-Unis, c'est à peine 37%.

Avec un chiffre d'affaires de 4 milliards de dollars, Cascades verse environ 1 milliard par année en coût de main-d'oeuvre, précise son président et chef de la direction.  Une composante non négligeable dans une analyse de rentabilité.

Fait important à noter : si les travailleurs d'usine coûtent moins cher aux États-Unis, il en va autrement pour les cadres qui, eux, sont mieux payés qu'au Québec, souligne-t-il.

Mais il y a plus que les salires qui poussent Cascades à lorgner le sud de la frontière.  Et cette analyse pourrait aussi s'appliquer à d'autres acteurs du secteur manufacturier québécois.  Ce secteur a éliminé près de 150 000 emplois québécois depuis son sommet de 2002.

ainsi, avec des coûts de transport en hausse, Cascades cherche à se rapprocher de ses clients américains.

Mais un avantage longtemps associé au Québec commence à perdre de son lustre : les faibles coûts de l'électricité.  «Aux États-Unis, tu peux avoir des taux aussi bons qu'au Québec.  Et pour faire du papier, ça prend beaucoup d'énergie.»

Tous ces facteurs font en sorte que la croissance de Cascades risque de se faire davantage aux États-Unis qu'au Québec au cours des prochaines années.  «Si on pensait que le dollard canadient revenait à 60 cents US, on construirait ici, souligne encore M. Lemaire.  Mais dans notre étude, oui, on est obligé de considérer plus le côté américain que le côté québécois.»

Dans le contexte économique actuel aux États-Unis, les États américains se font particulièrement généreux avec les entreprises qui désirent s'y installer.  Aussi, souligne-t-il, les études d'impact environnementale se font plus rapidement.  «Aux États-Unis, quant ils veulent une industrie, les portes ouvrent grand.»

Source : La Tribune, Sherbrooke jeudi 17 juin 2010

Polyforme agrandit une de ses usines.

Question d'être prête pour la relance de l'économie, l'entreprise Polyform agrandira cet été une de ses usines du boulevard Industriel à Granby et modernisera ses équipements, a confirmé le vice-président au développement des affaires, François Beauchesne.  L'opération entraînera un investissement de plus d'un million $.

C'est à l'usine Concept JRC, située au 1203, boulevard Industriel, que Plastiques cellulaires Polyform réalisera ces travaux.  La PME est spécialisée dans le moulage et le découpage de pièces de plastique cellulaire expansé, communément appelé «foam».

«Nous voulons agrandir l'entrepôt pour augmenter l'inventaire.  Les perspectives sont bonnes.  Nous voulons nous positionner pour être prêts pour la relance, surtout aux États-Unis», insique M. Beauchesne.

Selon lui, dans un premier temps, quelque 20 000 pieds carrés seront ajoutés à l'usine actuelle qui a une superficie de 100 000 pieds carrés.  Le début des travaux est prévu un peu plus tard durant l'été.  Le chantier devrait être complété à l'automne.

De nouvelles pièces d'équipements feront ensuite leur entrée dans l'usine.  Tout cele ne se traduira pas forcément par des embauches, mais cela pourrait être le cas si la croissance du marché est au rendez-vous, expliqeu François Beauchesne.

Polyform a plusieurs «niches», selon le vice-président au développement des affaires.  L'un de ses produits les plus populaires est sûrement le coffrage isolant Nudura.

À l'usine Concept JRC, de gros blocs de polystyrène expansé sont découpés pour la fabrication d'une multitude de produits différents, qui vont des grandes feuilles d'isolant aux emballages pour les électroménagers, les meubles, portes et fenêtres, etc.  «Nous fabriquons des pièces sur mesure pour différents clients au Canada et aux États-UnisZ, précise Monsieur Beauchesne.

À Granby, outre Concept JRC, Polyform compte trois autres usines, soit Polycell, Polytech et Polymax.  Les bureaux administratifs de l'entreprise, qui exploite aussi deux usines aux États-Unis, sont situés rue Édouard.

Au total, la PME emploie environ 350 personnes.  L'automne dernier, Polyform a par ailleurs remporté un Prix d'excellence en environnement pour ses efforts de récupération de rejets de production ainsi que les excédents de plastiques cellulaires de ses clients.

Source : La Tribune, Jeudi, 17 juin 2010.

Bleu lavande investit 4,2 M $ et créer 23 emplois.

Un investissement de 4,2 M $, 23 nouveaux emplois à temps plein et 12 temporaires : voilà l'impact de l'installation dans le parc industriel de Magog de la nouvelle usine de Bleu lavande.

L'ouverture de l'usine dans les anciens locaux de GDX Automotive permettra à l'entreprise du Canton de Stanstead de réaliser plusieurs projets.  Entre autres, tout son volet commercial (entrepôt, distribution, etc.) sera transféré dans ces locaux, ainsi que la fabrication des produits à base de lavande.  L'entreprise en profitera également pour investir beaucoup en recherche et développement.

Puis, une somme sera aussi investie pour fleurir encore davantage les champs de lavande : en effet, l'entreprise passera de 200 000 à 300 000 plants dès cet été.  «Et on vise à avoir un million de plants d'ici trois ans.  Comme cela, on serait les plus grands producteurs de lavande en Amérique du Nord», fait savoir Pierre Pellerin, président et directeur général de l'entreprise.

Pour les fondateurs de cette entreprise à base de l'odorante fleur mauve, Pierre Pellerin et Christine Deschênes, cette croissance et cet investissement permettent de rappeler à quel point «la réalité dépasse le rêve et tout ce qu'on avait imaginé».

Ce rêve de voir pousser des champs lilas sur ses terres est né en 2004 lorsque Pierre Pellerin a décidé de s'installer dans le secteur de Fitch Bay pour y vivre en gentleman farmer une paisible retraite, dans l'objectif bien avoué de passer six mois sur la terre et six mois dans le Sud.

Depuis, l'entreprise connaît un succès fulgurant.  Les chiffres parlent d'eux-mêmes.  Prenons quelques exemples.  La première année de l'ouverture de ses champs, l'entreprise a reçu 25 000 visiteurs.  Cette année, elle vise à fracasser les 200 000.  De quatre employés au début, l'entreprise en compte aujourd'hui 145, incluant des emplois saisonniers.  En 2009, Bleu lavande avait préparé 4 000 ensembles-cadeaux pour Noël.  L'année suivante, le chiffre avait bondi à 23 000 et plus de 6 000 demandes avaient dû rester sans réponse.  Puis cetet année, «selon nos prévisions conservatrices, nous en ferons 100 000», fait savoir Pierre Pellerin.

L'investissement est possible grâce à plusieurs collaborations, notamment celle du gouvernement provincial, qui octroie 60 000 $, et celle du gouvernement fédéral, qui accorde une contribution remboursable de 230 000 $.

La mairesse de Magog, Vicky May Hamm, se réjouissait d'ailleurs de la bonne nouvelle, à savoir qu'une nouvelle PME allait s'installer dans le parc industriel de sa ville.  Et pas n'importe quelle entreprise : une entreprise de la région, en pleine croissance et à valeur ajoutée, le type de clientèle industrielle que vise justement Magog afin de relancer son économie.

«Je veux saluer la vision de Pierre Pellerin.  Sûrement qu'on l'a déjà traité de fou quand il a commencé à parler de ses projets.  Il lui fallait de l'audace et regardez où il est rendu aujourd'hui!», s'est-elle exclamée.

L'homme d'affaires, qui s'est entouré d'une solide équipe, dont son épouse, continue de voir haut et grand pour Bleu lavande.  L'ouverture de son usine lui permettra de parfumer davantage de familles québécoises, et que dire de la suite?

«Ce qu'on vise, c'est de parfumer le Canada à la grandeur!» s'est exclamé le président et directeur général de Bleu lavande, tout en soulignant que deux enfants du couple se sont récemment joints à l'aventure.

Source : La Tribune, Sherbrooke mardi 15  juin 2010.

ADS Hancor ne déménagera pas.

«Nous allons rebâtir dan la région de Drummondville», affirme Jimmy Forcier, directeur de l'usine ADS Hancor qui a été rasée par un incendie le 17 mai dernier à Saint-Germain-de-Grantham.

Joint par La Tribune, Monsieur Forcier s'est fait rassurant à propos de la trentaine d'employés qui sont en congé forcé depuis trois semaines, sans toutefois pouvoir en dire davantage.

«Bien des choses restent à déterminer, comme l'évaluation des pertes et la récupération de certaines pièces d'équipement, mais il est certain que la production ne sera pas déménagée ailleurs que dans la région de Drummondville.  Je ne suis pas inquiet à ce sujet» a-t-il indiqué.

L'entreprise ADS Hancor qui, en septembre dernier, avait annoncé dans les locaux de la Société de développement économique de Drummonville un investissement de plusieurs millions de dollars pour la fabrication de tuyaux de drainage en olyéthylène, avait choisi Saint-Germain-de-Grantham afin de produire sa ligne de tuyaux HDPE destinés aux marchés du Québec, de l'Est, de l'Ontario et des Maritimes, créant ainsi 25 emplois.  Le fabricant de tuyaux de drainage occupait la moitié d'un bâtiment de 80 000 pieds carrés.

Source : La Tribune, Sherbrooke vendredi 11 juin 2010.

Croissance accélérée au Centre BRP - Université de Sherbrooke : Le personnel aura doublé à 60 employés en 18 mois.

Les recherches vont tellement bien et les clients se sont tellement diversifiés, au Centre de technologies avancées (CTA) BRP-Université de Sherbrooke, que les installations de 34 000 pieds carrés seront remplies à pleine capacité à la fin de l'année.  Il faudra alors construire une nouvelle unité dans le Parc Innovation situé à l'ouest de l'UdeS.

«Dans les 12 derniers mois, malgré la crise, nous sommes passés de 32 personnes à 46, soit une augmentation de 43% du nombre d'employés, grâce aux contrats externes», constate l'ingénieur Mihai Rasidescu, président-directeur général du CTA.  Et cette progression fera culminer le nombre d'employés à 60 d'ici 6 mois.

«Jusqu'à 2008, notre seul client était BRP.  La crise a représenté pour nous une opportunité.  Aujourd'hui, le tiers de nos affaires est avec d'autres clients.»

«Nous projetons avoir un nombre total de 60 personnes à la fin de l'année 2010, soit une augmentation de 100% pour une période de 18 mois.  Nous serons à 50-50 dans la proportion BRP et autres clients.»

Les postes à combler sont des emplois d'ingénieurs, techniciens en laboratoire, concepteurs et mécaniciens, note le PDG de cette entreprise indépendante.  «Nous avons une masse salariale de plusieurs millions» dit-il, sans préciser le montant.

«Le CTA est le seul et unique centre de recherche privé et public au Canada», souligne M. Rasidescu.  Lancé en décembre 2006, il consacrait ses recherches au début à l'élaboration de produits innovateurs pour BRP.  «Aujourd'hui, nous avons des partenaires et des clients au Canada, aux États-Unis, en Allemagne, en Italie, à Taïwan et en Inde», mentionne le PDG, qui est l'une des deux personnes du CTA à recruter des clients intéressés à développer leurs produits.

À ses débuts, le CTA tenait ses activités de recherche et développement dans un bâtiment loué.  Il a déménagé dans ses nouvelles installations de 8,7 millions $ du boulevard de l'Université en février 2008.

Le CTA BRP-UdeS propose à ses clients le développement de technologies innovatrices dans les produits récréatifs motorisés à l'intérieur de cinq créneaux.

Ce sont les moteurs, puis les transmissions et ligne d'entraînement, ensuite les matériaux et procédés de fabrication, de même que les technologies environnementales (telle la réduction de bruit et vibrations), et enfin les suspensions, amortisseurs et châssis.

Source : La Tribune, Sherbrooke, jeudi 10 juin 2010.

Bien que le nombre de postes offerts ait doublé : 12 000 emplois perdus en Estrie en un an.

Les données de l'emploi du mois de mai en Estrie sont peu reluisantes, avec une baisse de 12 000 emplois (ou 8%) par rapport aux données de mai 2009.  La situation est cependant stable pour la région sherbrookoise, laisse voir l'Enquête sur la population active de Statistique Canada.  Par ailleurs, de nombreux postes sont offerts.

Selon les chiffres fournis par Emploi-Québec Estrie, il y avait 109 400 emplois à temps plein dans la région en mai 2010, soit 9 700 de moins que l'an dernier au même mois.  Le nombre d'emplois à temps partiel a chuté quant à lui de 7,5 pour cent (2 300 emplois), en passant à 28 400 emplois.

Pendant ce temps, la région métropolitaine de recensement de Sherbrooke a vu son nombre d'emplois augmenter de 200, pour se situer à 80 200.  Le nombre de ceux à temps plein a augmenté de 63 400 (hausse de 500), et ceux à temps partiel se sont établis à 16 800 (baisse de 300).

Le taux d'activité a subi une grande dégringolade, passant de 65,2 à 59,2 pour cent.  Il s'agit du nombre de personnes de 15 ans et plus en âge de travailler qui sont en emploi ou en chômage ou cherchant un emploi.  Au Québec, le taux d'activité est passé de 65,4 à 65,1%, d'un mois de mai à l'autre.

Malgré la baisse du nombre d'emplois en région, le taux de chômage estrien a peu fluctué passant de 9,1 à 9%.

Au Québec, le nombre d'emplois a augmenté de 55 400 d'un mois de mai à l'autre, dont 33 600 emplois de plus à temps plein, et le taux de chômage est passé de 9,2 à 8,5%.

Une donnée plus réjouissante est qu'il y a plus de postes vacants affichés sur le site internet d'Emploi-Québec Estrie.  «En mai 2010, il y en avait 2634 pour tout l'Estrie, dont 1 440 pour Sherbrooke, comparativement à 1265 en Estrie (767 à Sherbrooke) en mai 2009» fait remarquer Monsieur Jean Pellerin, conseiller en main-d'oeuvre.

La tendance est la même dans le placement étudiant, observe-t-il, avec 819 postes vacants affichés en Estrie, dont 285 à Sherbrooke.  En mai 2009, on parlait à ce chapitre de 147 postes affichés, dont 86 à Sherbrooke.

Source : La Tribune, Sherbrooke, mercredi 9 juin 2010

BRP dévoile ses VTT «côte à côte».

Le manufacturier BRP met le pied dans le très occupé marché des véhicules «côte à côte» (VCC) avec le dévoilement de la gamme de quads (VTT) Can-Am Commander 2011.

Le véhicule tout terrain à quatre roues permet aux passagers, comme son nom le dit, de prendre place un à côté de l'autre, et non l'un derrière l'autre.  La gamme Commander comprend déjà cinq modèles avec deux choix de motorisation, soit le moteur Rotax 800 EFI bicylindre en V ou le 1000 EFI bicylindre en V.

BRP soutient que ses VCC offrent une bonne puissance tout en promettant «la meilleure consommation d'essence de l'industrie.  À titre d'exemple, le Can-Am Commander 1000 consomme 39% moins d'essence que le modèle concurrent dans la même catégorie».

Comme pour les autres quads de Bombardier Produits Récréatifs, ces VCC seront assemblés au Mexique.  Le début de la production est prévu pour septembre prochain.

Récemment, lors de son passage à l'inauguration du center de recherche des moteurs Rotax en Autriche, José Boisjoli, président et chef de la direction de BRP, avait annoncé la sortie prochaine d'un nouveau véhicule de type «side-by-side» dans la gamme des VTT de la compagnie de Valcourt.

La plupart des grands concurrents de BRP sont déjà bien engagés dans ce segment des VTT.  Les Kawasaki, Polaris, Yamaha et Arctic-Cat occupent ce terrain avec des véhicules aux tendances récréatives, utilitaires et sportives.

Source : La Tribune, Sherbrooke mercredi 9 juin 2010

Fruit d'Or recourt à la Loi sur les faillites.

L'entreprise de transformation de petits fruits Fruit d'Or a été placée sous la Loi sur la faillite et l'insolvabilité.  Aux prises avec un contexte économique défavorable, l'entreprise de Notre-Dame-de-Lourdes n'était plus en mesure de rencontrer ses obligations financières.

Son président Martin Le Moine explique les difficultés de son entreprise par un dollar canadient fort et peu propice à l'exportation, une crise économique qui est venue complètement miner le marché des produits biologiques, ainsi que par une diminution importante des prix de la canneberge et du bleuet attribuables à des récoltes records la saison dernière.  Selon M. Le Moine, certains dérivés de ces petits fruits auraient perdu jusqu'à 75% de leur valeur au cours des derniers mois.

«Le marché est à son plus bas, il ne pouvait rien nous arriver de pire.  Nous avons réussi à contrôler nos finances grâce à des prêts d'investissement Québec, mais là, nous sommes au bout du rouleau», dit le président.

La bonne nouvelle est que, grâce à un soutien de son principal créancier, la Banque Nationale du Canada, l'entreprise maintiendra ses activités le temps de faire une offre à ses créanciers.  Fruit d'Or repartira ensuite sur de nouvelles bases, sans la dette énorme qui pesait sur ses épaules.  Si le chiffre exact ne sera connu qu'à la fin du mois de juin, M. Le Moine estime la somme due à plusieurs millions de dollars.

Aucune perte d'emploi n'est anticipée pour l'instant, même si l'entreprise prévoit faire quelques modifications dans son mode de gestion.  Selon le président, cette situation financière difficile a été provoquée par une expansion trop rapide.  À partir de maintenant, on prendra donc des «bouchées plus petites».  On est également à la recherche d'un comptable spécialiste en prix de revient.

«On ne peut pas changer énormément de choses puisqu'une grande partie de notre problème est contextuelle.  On changera toutefois notre stratégie d'expansion.  Une croissance rapide cause beaucoup de problèmes lorsque le marché se déprime.  Nous adopterons une stratégie moins agressive et une croissance plus lente», a signifié Martin Le Moine.

Si plusieurs créanciers perdront beaucoup dans cette histoire, le président s'est dit persuadé qu'on lui laissera une seconde chance.  Plusieurs partenaires ont réitéré leur appui et on ne devrait pas avoir trop de difficulté à rétablir le climat de confiance.  «Les gens veulent qu'on reste.  Tous nos clients et fournisseurs nous ont confirmé qu'ils nous appuyaient dans nos démarches» a-t-il conclu.

Il est important de noter que la faillite ne concerne pas Frigo d'Or, un projet de plus de 14 millions $ financé en partie par le gouvernement et qui procure à Fruit d'Or, ainsi qu'à une vingtaine de producteurs, un endroit pour congeler leurs productions.

Source : La Tribune, Sherbrooke, vendredi 4 juin 2010.