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AAER - Peu d'espoir de relance à Bromont.

Les créanciers d'AAER énergie éolienne récupéreront une infime partie de leur argent.  La compagnie Pioneer Power Solutions a décidé de racheter l'entité juridique d'AAER au coût de 450 000 $.  Toutefois, après que les bureaux de professionnels et le syndic se seront servis, il ne restera que 68 500 $ pour les créanciers.  En outre, l'industrie éolienne semble avoir rendu son dernier souffle à Bromont.

Pioneer présentera cette offre aux 367 créanciers d'AAER, le 9 août prochain.  L'assemblée des créanciers aura lieu à 10h, au Château Bromont.

Dans l'éventualité où la proposition est acceptée, les créanciers recevront le même pourcentage de remboursement basé sur leur créance, a expliqué hier Jean-François Nadon, de la firme Samson/Bélair Deloitte & Touche.  Les employés pourraient de leur côté se partager 80 000 $ pour compenser des semaines de vacances non payées.  Des négociations restent à faire avec une institution financière, a noté M. Nadon.

C'est la deuxième transaction de Pioneer dans cette affaire.  En mai dernier, l'entreprise basée au New Jersey a déboursé 450 000 $ pour acheter des équipements, des inventaires et des licences de propriétés intellectuelles d'AAER.  L'argent a servi à rembourser un prêt de garanti temporaire de 330 000 $.  La direction de Pioneer étudiait depuis la possibilité d'acheter également l'entité juridique d'AAER pour profiter d'avantages fiscaux.  Les lois fiscales québécoises et canadiennes accordent des réductions d'impôt aux acheteurs d'entreprises qui déclarent des pertes.  Les dirigeants de Pioneer ont passé les dernières semaines à éplucher le bilan financier d'AAER.

La dette d'AAER est de 14,7 millions de dollars.  Parmi ses créanciers, 42 sont des entreprises de la région.  Elle leur doit 253 280 $.  AAER doit aussi près d'un million de dollars à la société Olymbec en guise de loyers impayés pour ses locaux dans l'ancienne usine Hyundai de Bromont.

Par ailleurs, Bromont devra faire son deuil de l'industrie de l'éolienne.  Il est peu probable que Pioneer Wind Energy Systems relance la production de turbines et de pales à l'usine d'AAER à Bromont.  Il reste une «infime» possibilité, a indiqué Richard Hull, de la division des relations avec les investisseurs de l'entreprise.  «On regarde d'autres options», a-t-il ajouté au cours de l'entrevue.

Quoi qu'il en soit, la direction de Pioneer n'était pas prête à se lancer dans la production d'éoliennes, a laissé entendre M. Hull.  Pour le moment, l'entreprise travaille sur d'autres projets, notamment en lien avec la fabrication de transformateurs électriques.  «Nous avons acheté pour entrer dans cette industrie.  Mais nous ne sentons aucune pression de nous lancer immédiatement», a dit le porte-parole.

Pioneer Wind Energy Systems est lié par contrat avec Olymbec jusqu'au 7 septembre.

Source : La Voix de l'Est, mardi 27 juillet 2010.