Après la tempête, AFT a le vent dans les voiles.
L'acquisition de machinerie, le développement d'un nouveau produit et l'embauche de personnel : décidemment, l'usine AFT, dans l'arrondissement de Lennoxville, a su se sortir de la position critique dans laquelle elle était il y a près de deux ans, alors que sévissait la crise économique.
En juillet 2009, La Tribune rapportait que la survie du fabricant d'équipements industriels utilisés dans le domaine des pâtes et papiers étaient en jeu. Si le carnet de commandes ne se remplissait pas rapidement, le conseil d'administration d'Aikawa, le groupe japonais propriétaire, mettait la clé sous la porte.
«Les compagnies, comme tout le monde, arrêtaient d'investir dans de nouveaux équipements, donc c'est ça qui a créé une baisse des commandes», rappelle Stéphan Veilleux, directeur des opérations.
Fort heureusement, les clients ont été de retour à l'intérieur d'un laps de temps assez court pour justifier le maintien des activités de l'usine et de sa consoeur finlandaise, qui était elle aussi menacée à l'époque. «Depuis 2009, on a remonté la pente au niveau des ventes. Il s'approche maintenant de celui de 2008», explique Jani Morin, directrice des ressources humaines.
L'heure est dorénavant à l'expansion chez AFT. L'année dernière, l'entreprise a investi 2,3 millions de dollars pour l'achat de deux nouvelles machines qui permettent aujourd'hui à l'usine d'offrir un nouveau produit. «Ce produit nous rend encore plus concurrentiel», assure Monsieur Veilleux.
Les bonnes nouvelles affluent aussi du côté de la main-d'oeuvre. Actuellement, AFT cherche à combler 27 postes. Si l'on ajoute à cela les 165 employés qui travaillent à l'usine, on dépasse légèrement le nombre de personnes qui étaient à l'emploi d'AFT avant les difficultés de 2009.
L'usine, qui fait partie du paysage de Lennoxville depuis plus de 100 ans, regarde maintenant vers l'avenir.
Source : La Tribune, Sherbrooke jeudi, 9 juin 2011