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C'est la fin pour Fenêtres Robert - L'entreprise sherbrookoise Profenex fait l'acquisition des équipements.

Les activités de l'usine Fenêtres Robert, à Saint-François-Xavier-de-Brompton, ne seront pas relancées.  L'entreprise a plutôt été vendue à deux acheteurs distincts et sera démantelée.  Les équipements ont été acquis par Profenex, une entreprise spécialisée en fenêtres de PVC.  Le terrain et lse installations seront la propriété d'un autre groupe, dont l'identité demeure inconnue.

«Nous ignorons qui a acheté les installation de Fenêtres Robert, mais tout indique que les activités de l'entreprise ne seront pas relancées», confirme Claude Sylvain, maire de Saint-François-Xavier-de-Brompton.

Lors de sa faillite en avril dernier, Fenêtres Robert avait laissé une dette de 2,6 M$, ainsi qu'une soixantaine de travailleurs sans emplois.  Sur 14 soumissions reçues pour tenter de procéder à la relance de l'entreprise, aucun ne s'est avérée recevable.  «Personne ne s'est rendu à déposer un plan d'affaires complet et aucun promoteur ne rencontrait l'ensemble des demandes», précise Patrick Lévesque, attaché politique d'Étienne-Alexis Boucher, député de Johnson, qui s'était impliqué dans le comité de relance de Fenêtres Robert.

Toutefois, Profenex, qui s'est portée acquéreur de la machinerie de Fenêtres Robert et de tous ses actifs, exceptés les bâtiments et le terrain, souhaite perpétuer le nom Fenêtres Robert.  L'entreprise sherbrookoise entend créer une nouvelle ligne de produits qui portera le nom Robert.
«Nous allons revendre la machinerie pour le débitage de bois et celle qui est désuète, et déménager la machinerie plus moderne dans nos installation sur le boulevard industriel.  C'est un investissement majeur qui a été réalisé et on pense aussi à agrandir.  Nous voulons faire revivre le nom Robert, qui existait depuis 60 ans, mais je sais que ça pourra prendre un certain temps avant qu'il retrouve une bonne image», indique Jean-François Bernier, propriétaire de Profenex, ajoutant que cet investissement se chiffre à plusieurs centaines de milliers de dollars.

Quant à l'homme d'affaires de Sherbrooke, Stéphane Couture, dont l'offre d'achat n'a pas été retenue, il se dit déçu de la tournure des évènements.

«Je voulais relancer les activités de Fenêtres Robert, avec une nouvelle vision, et j'avais même des idées de nouveaux produits.  J'ai travaillé très fort là-dessus et j'avais réussi à trouver du financement, mais mes associés n'aimaient pas certaines conditions du financement.  Nous avons eu des divergences, et l'offre que nous avons déposée était trop basse», explique M. Couture, expert-comptable de la firme de consultants Couture et associés.

L'usine de Saint-François-Xavier sera démantelée au cours des prochaines semaines.


Source : La Tribune, Sherbrooke, samedi, 3 septembre 2011