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Débrayage de 24 heures chez le confiseur Allan. Les heures de négociations ne sont plus payées.

Les syndiqués du confiseur Allan, à Granby, ont débrayé 24 heures, hier.  Ils souhaitaient faire pression sur la direction pour qu'elle accepte de payer les membres du comité syndical afin de pouvoir négocier le renouvellement de la convention collective, échue depuis mars dernier.

«Les six employés permanents du comité veulent être payés pour négocier», explqiue Sylvain Amireault, le président du syndicat de l'usine, une branche du Syndicat international des travailleures de la boulangerie, confiserie, tabac et meunerie (SITBCTM), afiilié à la FTQ.

Les 225 membres de ce local syndical ont donc entrepris une «journée d'étude», selon leurs termes, qui s'étendait de 23h jeudi soir à 23h hier, afin d'amener la nouvelle direction, en place depuis deux ans, à rémunérer, comme le faisait la précédente, les employés lors des rencontres de négociations.  «C'est la 16e négociations depuis 1972 et on était toujours payés auparavant», souligne M. Amireault, ajoutant qu'il était injustifié, selon les syndiqués, qu'on les oblige à travailler bénévolement pour négocier leurs conditions de travail.

«Personne n'est payé aujourd'hui et tout le monde a embarqué dans la journée d'étude», a souligné le président syndical.  Les syndiqués se sont aussi réunis dans un commerce du centre-ville pour discuter de la situation et des revendications syndicales en vue du renouvellement de la convention.  «On fera d'autres journées plus tard s'ils ne reviennent pas sur leur décision quant à notre rémunération», ajoute M. Amireault, qui a aussi indiqué qu'il avait un mandat de grève en main.

Le député sortant de Shefford, Robert Vincent, était parmi les grévistes d'un jour.  «C'est des gens accessibles dans une campagne électorale.  J'ai travaillé avec eux», a-t-il dit, faisant ainsi référence à l'époque où il travaillait pour l'entreprise détenue alors par Trebor.  «C'est mes amis ces gens-là, a affirmé le bloquiste.  Je suis là pour les supporter.»

Les employés de la production de la Compagnie Allan ltée sont payés entre 17$ et 20$ de l'heure, et les mécaniciens gagnent entre 20$ et 24$ de l'heure, selon le syndicat.

Il n'a pas été possible de recueillir les commentaires de la partie patronale, hier, la vice-présidente des ressources humaines de l'entreprise, Julie Fafard, n'ayant pas donné suiet à notre demande d'entrevue
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Source : La Voix de l'Est, samedi 2 avril 2011