Membres


Des travaux plus longs que prévu chez Animat. Les mauvaises odeurs devraient être enrayée vers le début août.

Une odeur de caoutchouc brûlé flotte toujours par moments autour d'Animat.  L'entreprise de recyclage de pneus du chemin Godin croyait pouvoir enrayer complètement ses émanations nauséabondes à compter du mois de juin.

Des citoyens du quartier Nouveau Faubourg, accessible par la rue Saint-Jacques, ont été surpris de sentir encore ces mauvaises odeurs au cours des derniers jours.  L'odeur de caoutchouc brûlé a incommodé des citoyens à quelques reprises, pendant plusieurs dizaines de minutes.

«C'est beaucoup moins pire que les autres années, mais je pensais que c'était terminé», affirme Lise Ashby, résidente dela rue Saint-Benoît.

«Ça devait être fini en juin», s'insurge pour sa part Gérald Daunais, dont la résident est située sur la rue Saint-Nicolas.

Le directeur général d'Animat, Guy Couture, reconnaît que les travaux visant à enrayer complètement les odeurs nauséabondes de son entreprise sont un peu plus longs que prévu.

«Ce n'est pas encore fonctionnel à 100%, mais je dirais que 80% des travaux sont réalisés, indique-t-il.  Il nous manque encore quelques pièces de notre fournisseur pour compléter les travaux.»

Selon M. Couture, les odeurs devraient être complètement éradiquées vers le début août.  Les émanations qui persistent sont surtout perceptibles lorsque le plafont nuageux est très bas, souligne-t-il.

Le porte-parole du Regroupement citoyen de Saint-Élie, Sébastien Aubé, explique qu'une cheminée plus élevée doit encore être installée.  «Pour les gens plus éloignés de l'usine, le problème semble s'être résorbé, affirme-t-il.  Pour les gens plus près, les émanations sont moins récurrentes et durent moins longtemps.  Les améliorations sont notables.»

Animat recyle des pneus hors d'usage en tapis agricoles et en granules pour les surfaces synthétiques.  L'entreprise avait dit vouloir contrôler les émanation dès 2006 et avait annoncé, en 2008, un investissement de 3,5 M$ pour y arriver.  Au cours des derniers mois, un nouveau procédé par immersion des tapis dans l'eau a remplacé le refroidissement du caoutchouc à l'air libre.


Source : La Tribune, Sherbrooke, samedi, 16 juillet 2011