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Enfin un contenant nettoyable et compostables. Nova Envirocom commercialise un nouveau composé écologique.

D'ici les prochains mois, les aliments des restaurateurs, des traiteurs et ceux vendus dans les supermarchés pourraient bien avoir une nouvelle allure.  Au lieu d'être emballée dans des contenants destinés à l'enfouissement, parce que ceux-ci sont tâchés et non recyclables, la nourriture, même celle salissante comme la viande, pourra désormais être distribuée dans des contenants compostables et facilement nettoyables grâce à un enduit imperméabilisant 1000 % québécois.

Dans le cadre du colloque du Comité québécois des bioplastiques compostables, la compagnie sherbrookoise Nova Envirocom était fière d'annoncer la commercialisation prochaine d'un nouveau composé écologique.  «On va passer très bientôt à la phase de pré-industrialisation», a confié Pierre Morency, président de Nova Envirocom.

Développé en collaboration avec le Cégep de Thetford Mines, le Centre de technologie minérale et de plasturgie (CTMP) et le Centre collégial de transfert de technologie en oléochimie industrielle (OLEOTEK), le produit constitue une solution de rechange bien québécoise au seul produit actuellement commercialisé possédant des propriétés similaires.  D'ailleurs, l'institut d'enseignement a reçu, l'année dernière, 2,5 millions de dollars en subventions de la part du gouvernement fédéral pour effectuer des recherches sur les bioplastiques.

Actuellement, la plupart des emballages compostables sont enduits d'acide polylactique (PLA), un produit américain.  Grâce aux recherches d'ici, on pourra remplacer ce produit par une innovation québécoise faite à partir de ressources renouvelables, dont les fibres de bois.  «On trouvait ça dommage d'être dépendant d'un produit américain.  On veut régionaliser la technologie», a indiqué M. Morency.

Ce produit, unique au Canada, se biodégrade à l'intérieur d'une période de trois mois, a révélé Juliette Garcai, d'OLEOTEK.  Étendu sur un verre de café compostable, l'enduit suit environ le même procédé de biodégradation que le contenant, a-t-elle illustré.

«Grâce à ces innovations, il deviendra possible de développer une grande gamme de contenants et d'emballlages compostables», souligne Conrad Joyal, vice-président aux opérations chez Nova Envirocom, l'une des seules entreprises qui distribuent de la bio-vaisselle au Québec.


Source : La Tribune, Sherbrooke, vendredi, 3 juin 2011