Fenêtres Robert ferme ses portes - Une cinquantaine de travailleurs perdent leur emploi à St-François-Xavier-de-Brompton.
L'entreprise Fenêtres Robert ferme définitivement ses portes à Saint-François-Xavier-de-Brompton. Une cinquantaine de travailleurs se retrouvent sans emploi, confirme Jean Lacharité, président du conseil central de la CSN Estrie, à laquelle le syndicat de Fenêtres Robert est affilié.
«La semaine dernière, l'entreprise avait annoncé une fermeture pour une durée d'une semaine, mais maintenant, c'est plus sérieux que ça. La fermeture définitive a été annoncée lundi, précise M. Lacharité. Actuellement, l'entreprise est entre les mains d'un créancier bancaire et a arrêté sa production».
«La CSN veut quand même tenter de mettre sur pied un comité de relance afin de voir s'il existe une alternative à la liquidation pure et simple. On a déjà vu ça et on a déjà réussi à relancer une entreprise grâce à une bonne concertation des acteurs du milieu. Alors je ne jette pas la serviette», poursuit M. Lacharité, qui établit des similitudes entre la situation de Fenêtres Robert et les difficultés qu'avait connues Graphica, à Sherbrooke. L'imprimerie avait fermé ses portes en novembre 2008 après avoir déposé son bilan. Moins d'un mois plus tard, elle était rachetée par le groupe PDI et prenait le nom de Grafikom.
Établie en 1951, Fenêtres Robert était le deuxième plsu important employeur de Saint-François-Xavier-de-Brompton et lorsqu'elle fonctionnait à plein régime, l'entreprise fournissait du travail à 120 travailleurs de production.
À l'automne 2009, l'entreprise avait connu certaines difficultés et avait procédé à une réorganisation. Son département de la fibre de verre avait notamment été fermé. La liste d'employés d'environ 85 personnes avait diminué jusqu'à 65.
Au Centre local de développement économique (CLD) du Val-Saint-François, le commissaire au développement économique, Guy Saint-Amand, croyait pour sa part que Fenêtres Robert s'en tirait relativement bien.
«C'est la surprise, car on sait que des gens regardaient pour faire l'acquisition de l'entreprise, alors normalement c'est signe qu'une entreprise se porte plutôt bien. Je sais par contre que l'entreprise avait moins de liquidités disponibles», rapporte M. Saint-Amand.
De son côté, le maire de Saint-François-Xavier, Claude Sylvain, avait été mis au courant de «congédiements graduels» depuis plusieurs mois chez Fenêtres Robert.
«Deux ou trois personnes à la fois perdaient leur emploi et il y a eu une baisse de la production depuis un certain temps. La compétition très forte dans ce domaine. Selon moi, l'entreprise était vouée à ça, à court ou moyen terme, mais on espère que ce sera temporaire», confiait hier M. Sylvain, alors qu'on parlait encore d'une fermeture temporaire. M. Sylvain ayant quitté le pays quelques heures plus tard, il n'a pas été en mesure de réagir à l'annonce de la fermeture définitive de l'entreprise.
Une rencontre des employés aura lieu vendredi. Hier, il a été impossible de parler à l'un des dirigeants de l'usine.
Source : La Tribune, Sherbrooke mercredi 26 janvier 2011.