«Je ne suis pas venu ici pour fermer l'entreprise». Le nouveau président de Bestar affiche sa confiance malgré un contexte difficile.
Les résultats catastrophiques du deuxième trimestre pour Bestar, à Lac-Mégantic, viennent justifier encore davantage les efforts des derniers mois de la direction pour reprendre le chemin de la rentabilité, soit la réouverture de la convention collective avant terme et les changements aux conditions de travail des employés qui ont été entérinés dernièrement à 72 pour cent.
Le nouveau président de l'entreprise, Daniel Mercier, a accepté de commenter la situation.
«En ce qui concerne la convention collective, le syndicat a bien réagi avec cette réouverture de la convention collective. Nous sommes satisfaits, car nous sommes venus très près de l'objectif. Dans les circonstances, c'est un travail collectif qui mène à une réduction des coûts et qui nous permettra d'investiguer de nouveaux marchés», a-t-il indiqué en entrevue téléphonique.
«Nous sommes heureux que le syndicat et les employés aient confirmé l'entente qui a été négociée. Ils ont fait part d'une très grande ouverture, comme l'employeur. Cette bonne collaboration nous a valu des gains qui vont nous permettre de survivre... C'est une situation difficile, le pire trimestre, en fait, depuis de nombreuses années pour Bestar», a-t-il avoué.
M. Mercier n'a pas voulu expliquer son plan de relance. «Je ne peux le faire pour l'instant, vous comprendrez sûrement», a-t-il confié.
«Les ventes de meubles ont baissé substantiellement, surtout à cause des nombreuses pertes d'emplois aux États-Unis. Il va falloir un certain temps avant que la situation se rétablisse. Nous allons chercher d'autres avenues pour remplir l'usine. Il y a le marché des composantes. Au niveau des meubles de bureau, il faut revoir toute l'affaire... Mais nous allons aussi étudier d'autres types de marchés. Je ne suis pas venu ici pour fermer l'entreprise. Nous allons amorcer une réorganisaton et une restructuration pour traverser ces moments difficiles. Nous allons tout faire ce qui est possible pour survivre», a-t-il conclu.
Le chiffre d'affaires de l'entreprise de meubles prêts-à-assembler a subi une baisse de 16,3 % pour le deuxième trimestre de 2010. Comparativement à 8 565 000 $ pour le trimestre terminée le 30 juin 2009, les ventes de Bestar ont chuté à 7 171 000 $ pour le même trimestre de cette année. La perte nette de ce deuxième trimestre se chiffre donc à 738 000 $, ou 0,06 $ / action, comparativement à un bénéfice total de 1 000 $ pour la même période l'an dernier.
Source : La Tribune, Sherbrooke, samedi 21 août 2010