La relance de Granitslab demeure possible
Quel avenir pour les équipements de Granitslab de Stanstead qui a fait faillite en mars dernier? Une relance complète ou partielle des activités paraît toujours possible, mais le contexte n'est pas particulièrement favorable.
Granitslab comptait deux usines et employait quelque 45 personnes avant sa fermeture en décembre 2010, suivie récemment par la faillite. Elle effectuait l'extraction du granit et transformait de multiples façons cette pierre.
Responsable de la vente des actifs de la compagnie, qui totalisent plus de quatre millions $, le syndic François Huot a lancé un appel d'offres le week-end dernier. Il note qu'une vingtaine d'acheteurs potentiels ont visité les usines jusqu'à maintenant. Les soumissions seront ouvertes le 20 avril prochain.
M. Huot semble croire peu probable qu'un acheteur acquiert l'ensemble des actifs et relance en entier les activités de Granitslab. «Personne n'a démontré de l'intérêt pour le bloc au complet», indique-t-il.
Cela dit, le syndic fait état de la possibilité que les deux usines soient vendues séparément. La relance de la production à l'intérieur de l'une des usines ou des deux pourrait alors se produire à court terme.
La fermeture de Granitslab s'expliquerait par une série de facteurs, d'après François Huot. «La compagnie avait acquis une deuxième usine assez récemment et son intégration n'a peut-être pas été bien réussie. L'industrie du granit connaît également des difficultés», mentionne-t-il.
L'arrivée sur le marché nord-américain de produits relativement peu dispendieux en provenance d'Asie ainsi que la hausse de la valeur du dollar canadien a nui à plusieurs entreprises oeuvrant au sein de l'industrie du granit au Canada. La situation est d'autant plus préoccupante pour le secteur de Stanstead que cette industrie occupe une place importante dans cette ville.
Il y a un peu plus d'un an, l'entreprise Imperial Granit, qui était également établie à Stanstead, a fermé ses portes. Environ 25 personnes oeuvraient pour cette entreprise au moment de l'annonce de sa fermeture.
Source : La Tribune, Sherbrooke vendredi, 8 avril 2011