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Lavokika est sur une lancée. La PME investira 2 M$ dans une nouvelle usine.

Tournant majeur pour l'entreprise Lavokika.  La PME spécialisée dans le recyclage du caoutchouc s'installera dans une nouvelles usine qu'elle fera construire dans le parc industriel de Granby et développera sa propre gamme de produits finis.  Cela entraînera un investissement de plus de deux millions $ et créera au moins cinq emplois.

«Nous avons un bel avenir devant nous.  Il y a beaucoup de volonté à l'interne pour propulser l'entreprise», a récemment déclaré Julie Tremblay, contrôleuse de l'entreprise.

L'existence de Lavokika est un secret bien gardé à Granby.  «Dans notre type de caoutchouc (celui des pneus réchappés), nous sommes le plus gros recycleur du Québec, des Maritimes, de l'Ontario et du nord-est des États-Unis.  Nous traitons 13 millions de livres de caoutchouc par année.  On évite que tout ça se retrouve dans les sites d'enfouissement», explique Mme Tremblay.

Lavokika a été fondée à Farnham il y a une vingtaine d'années.  Ses débuts ont été plutôt modestes.  L'entreprise a véritablement pris son envol en 2003.  Elle s'est alors lancée dans des activités de séparation du caoutchouc.  Pour ce faire, elle s'est installée rue Azarie-Côté, dans le secteur de la rue St-Jude Sud, à Granby.

Le caoutchouc recyclé par Lavokika est transformé en particules très fines, qui connaissent une deuxième vie en se retrouvant par exemple dans du paillis de caoutchouc, dans les surfaces de jeux ou les sous-tapis.  Les clients de Lavokika sont principalement au Canada et aux États-Unis, mais également sur le continent européen.  Forte de sa propre flotte de camions, l'entreprise s'approvisionne en matière première au Québec, en Ontario et jusqu'à Terre-Neuve.

Question de se démarquer à nouveau, la direction de Lavokika souhaite maintenant fabriquer ses propres produits finis.  «On ne veut pas compétionner nos clients.  On veut innover et trouver notre propre niche», dit Julie Tremblay.

Les prochains mois seront d'ailleurs déterminants.  Avec l'aide de consultants, les dirigeants de Lavokika mèneront une étude de faisabilité et se doteront des équipements nécessaires.

C'est dans une toute nouvelle usine que l'entreprise, propriété de Martin Paquet, président et conjoint de Mme Tremblay, relèvera ce nouveau défi.  Lavokika a acquis, de la Ville de Granby, un terrain situé sur le boulevard Industriel et vaste de 267 000 pieds carrés.  Le prix de vente a été fixé à 0,25 $ le pied carré, car il est grevé de deux servitudes d'Hydro-Québec, selon le directeur général de la Ville, Michel Pinault.

La PME, qui emploie sept personnes a pris la décision d'investir dans une usine parce que le secteur de la ville où elle se trovue actuellement ne permet pas les activités de transformation.  Aussi, l'entreprise est locataire, et son bail vient à échéance l'an prochain.  Le moment était donc bien choisi pour bouger.

«Nous avons retenu notre firme d'architectes.  La préparation du projet devait débuter en août.  Le début de la construction est prévu en avril, mai 2011 pour que nous puissions emménager en décembre», précise Julie Tremblay.

Au moins cinq nouveaux emplois seront créés.  Ce nombre pourrait augmenter, si la demande est au rendez-vous.

«Les portes sont grandes ouvertes devant nous.  Ça va être à nous de les défoncer», lance la contrôleuse de l'entreprise.

Source : La Voix de l'Est, samedi, 3  juillet 2010