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Le Poulet du pont couvert ferme ses portes

Après avoir investi deux millions de dollars en 2008 et transporté ses pénates vers une nouvelle bâtisse à Ascot Corner, le Poulet du pont couvert n'est plus.  L'usine de transformation de poulet et le magasin ont effectivement fermé leurs portes à la fin du mois de mars.  Une vingtaine d'employés se retrouvent ainsi sans emploi.

Le propriétaire Mario Gelé avait déjà annoncé la mise à pied d'une quinzaine d'employés au mois de février à la suite d'une réorientation des activités commerciales».

Ce dernier souhaitait ne plus offrir de produits frais afin de se concentrer d'avantage sur la vente et la transformation.

Malheureusement, Mario Gelé a dû se convaincre quelques semaines plus tard de mettre carrément la clé dans la porte.

«Dans ma tête, ce n'était toujours pas terminé pour le Poulet du pont couvert, explique le propriétaires.  Mais depuis cinq mois, les ventes ont chuté.  Je n'ai pas fait faillite.  J'ai simplement mis fin aux activités de l'entreprise afin de ne pas entraîner mes autres compagnies vers un gouffre.»

La semiane dernière, Mario Gelé insistait encore à dire que le Poulet du pont couvert était toujours vivant.  Quelques jours plus tard, les espoirs de l'homme d'affaires se sont estompés.

«Je trouve ça dur puisqu'on a travaillé fort pour que le projet fonctionne, confie-t-il.  On en a mis des heures dans cette business depuis six ans.  J'espère me revirer de bord rapidement en louant des espaces d'entreposage.  J'ai également été approché par un acheteur potentiel.  Nous sommes en négociations.  Ce n'est pas encore un deuil pour moi, puisque je crois toujours que rien n'est terminé de façon définitive.»

Notons finalement que le propriétaire avait annoncé au mois de novembre dernier l'embauche d'un directeur des ventes grâce à l'obtention d'une aide financière de 70 000 $ offerte par le gouvernement du Québec.

Cette aide devait permettre à l'entreprise de «consolider ses activités», avait alors déclaré la députée Johanne Gonthier.

«Je n'ai pas touché ces 70 000 $ en entier, assure Mario Gelé.  Cette aide était répartie sur deux ans et j'ai à peine empoché 7 000 ou 8 000 dollars.»

M. Gelé avoue que la baisse de demandes du côté du secteur de la restauration et la féroce compétition expliquent la fermeture de l'entreprise d'Ascot Corner.

Source : La Tribune, Sherbrooke, lundi, 4 avril 2011.