Mine Jeffrey en production tout le mois de septembre.
Mine Jeffrey reprendra la production d'amiante chrysotile durant tout le mois de septembre afin d'accommoder ses clients asiatiques et pour donner un apercu de ses activités à deux partenaires potentiels pour le projet de mine souterraine.
«Nous allons rappeler 250 employés pour produire 12 000 tonnes de fibre à partir de nos réserves résiduelles de minerai dans la mine à ciel ouvert», indique son président, Bernard Coulombe.
Mine Jeffrey est inactive depuis octobre 2009.
«J'ai des clients exclusifs que j'ai essayé de référer à mes concurrents, mais ils ne sont pas capables de les approvisionner, alors ça va nous permettre de produire», ajoute M. Coulombe.
M. Coulombe précise que ni LAB Chrysotile, à Thetford Mines, ni les producteurs russes et brésiliens d'amiante chrysotile ne pouvaient accommoder ces clients.
«Leurs carnets de commandes sont surchargés», dit-il.
«J'ai réussi à obtenir une garantie de marge de crédit d'opération d'Investissement-Québec que je rembourserai après le mois de septembre», explique M. Coulombe.
«La deuxième raison pour reprendre notre production est de permettre à deux partenaires potentiels pour le projet de mine souterraine de voir Mine Jeffrey en activité», souligne-t-il.
Ces deux partenaires potentiels proviennent de l'extérieur du Canada et doivent se rendre à Asbestos vers la mi-septembre.
Les 12 000 tonnes de fibres entreront dans la fabrication de bardeaux de toiture et de conduites de fibrociment, notamment au Pakistan.
Malgré la controverse sur l'amiante dans le monde et son interdiction dans plusieurs pays, le président de Mine Jeffrey poursuit ses démarches en vue de mener à bien le projet de mise en exploitation de la mine souterraine, prévu pour 2011.
Les travaux de construction de celle-ci, au coût de 130 millions $, avaient été complétés à 90 % lorsqu'ils ont été interrompus à la fin des années 90 en raison de la crise asiatique.
Mine Jeffrey doit dénicher un parteniare disposé à inverstir 15 millions $ dans ce projet évalué à 73 millions $, ce qui permettrait à l'entreprise d'obtenir une garantie de prêt de 58 millions $ du gouvernement du Québec.
Le projet pourrait créer jusqu'à 450 emplois pour la production de 200 000 tonnes d'amiante chrysotile par année, essentiellement destinése à l'exportation vers l'Asie.
Source : La Tribune, Sherbrooke, jeudi, 26 août 2010