Membres


Un contrat de 32 M$ pour Belt-Tech.

Les jours sombres semblent être du passé pour Les Produits Belt-Tech.  L'entreprise granbyenne a décroché un contrat de quatre ans au coût de 32 millions $ avec le fabricant américain TRW Automotive.

«Pendant quatre ans, nous fabriquerons entre 25 et 30 millions de mètres par an de ceinture de sécurité pour ce client, a mentionné le président de Belt-Tech, Robert J. Bélanger en conférence de presse, hier après-midi, à l'usine de la rue Dorchester.

En plus de cet important contrat, l'octroi d'un prêt d'un million $ par Investissement Québec à Belt-Tech a aussi été annoncé par la ministre responsable de la région de la Montérégie, Nicole Ménard.  «Cet argent sera utilisé pour notre fonds de roulement», détaille M. Bélanger.  Le maire de Granby, Richard Goulet, le député de sheffort, François Bonnardel, et une trentaine de gens d'affaires de Granby étaient présents à la conférence.

L'entente avec TRW Automotive permet à Bet-Tech de rappeler à temps plein une trentaine de ses employés qui sont maintenant 120.  En mars 2009, la perte d'un contrat de 12 millions $ par an avec l'entreprise japonaise Tokari Rika avait forcé le fabriquant granbyen de sangles de sécurité à couper les heures de travail d'une soixantaine de ses employés.  «Nous avons gardé nos employés, mais ils travaillaient deux à trois jours par semaine», explique le président de Belt-Tech.

Parmi ses clients, l'entreprise compte aussi AmSafe, un constructeur dans le secteur de l'aviation.  «AmSafe occupe 95% du marché des ceintures de sécurité dans les avions, soulève M. Bélanger.  Il y a deux ans, nous étions leur fournisseur numéro trois.  Aujourd'hui, nous sommes le numéro un puisque l'on fournit plus de 75% de leur volume.

Les dirigeants de Belt-Tech cherchent maintenant à développer de nouveaux produits destinés à d'autres marchés que ceux de l'automobile et de l'aviation.  «Nous ne voulons pas revivre ce qui est arrivé avec la perte du contrat avec Tokari Rika», confie Robert J. Bélanger.

Des sangles pour les manteaux de pompiers ont notamment été créées.  Et Belt-Tech voudrait bien devenir un joueur dans l'industrie militaire américaine.  «C'est difficile parce que le gouvernement américain veut que la matière première et la main-d'oeuvre dans ce secteur soient 100% américaines, souligne M. Bélanger.  Je travaille actuellement pour que nous puissions peut-être ouvrir une usine aux États-Unis.»

Pourquoi s'intéresser à l'industrie militaire?  «En fait, ce que nous voulons, c'est développer des produits avec une valeur ajoutée, fait valoir M. Bélanger.  Je ne veux pas faire compétition à ce qui est déjà fait en Chine.  Ça ne sert à rien, je perds mon temps.»

Les produits Belt-Tech célèbrent, cette année, son cinquième anniversaire.  L'usine, autrefois La Gran, est devenue Belt-Tech à la suite du rachat de l'entreprise par des employés.  «Je pense qu'on commence à voir la lumière au bout du tunnel, assure M. Bélanger.  Nous sommes passés à travers plusieurs embûches.  Nous fêtons notre cinquième anniversaire et j'espère que nous en aurons encore une cinquantaine.

Source : La Voix de l'Est, mercredi, 23 juin 2010