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Veyance Technologies repart de plus belle.

Dans un monde des affaires, c'est fou comme les choses évoluent rapidement.  Six mois après avoir réduit les heures de travail de ses 200 employés, voilà que la production repart sur les chapeaux de roue chez Veyance Technologies.  Et la demande our ses tuyaux de caoutchouc est telle que l'entreprise de Saint-Alphonse-de-Granby vient d'embaucher une trentaine de nouveaux travailleurs.  Elle aimerait en accueillir un douzaine d'autres.

«L'année 2009 n'a pas été facile pour nous, on ne peut pas prétendre le contraire.  La récession aux États-Unis nous a affectés.  Mais on s'en est bien sortis; on entrevoit l'avenir avec beaucoup d'optimisme.  C'est même déjà une très bonne année», explique Éric Desmarais.

Ce retour en force, le directeur de l'usine l'attribue aux nouveaux produits que l'entreprise aux nouveaux produits que l'entreprise développe depuis deux ans, mais également à l'esprit d'équipe qui soude les «associés».  Associés, c'set le terme qu'utilise M. Desmarais chaque fois qu'il parle des employés.  Ils sont la raison, insiste-t-il, pour laquelle Veyance Technologies a pu redresser rapidement le nez.

En janvier dernier, raconte le directeur de l'usine, les associés ont accepté la demande de la direction d'établir un système de partage des heures.  Leur horaire de travail est passé de 40 à 30 heures.  Cela faisant, Veyance Technologies a pu garder tous ses employés.

Un objectif important pour l'entreprise qui tient à sa main-d'oeuvre spécialisée.  «Si on avait laissé aller des gens, on ne serait pas dans un position aujourd'hui pour revenir aussi fort», fait remarquer Caroline Manseau, directrice des ressources humaines de Veyance Technologies.

Gardes ses employés, l'entreprise en fait une priorité.  Elle fait un bon travail si on en croit M. Desmarais, qui parle d'un taux de rétention de 95%.  Quelques associés de Veyance Technologies, signale-t-il, sont à l'emploi de l'entreprise depuis l'ouverture de l'usine en 1973 sur le rang Parent.  «C'est un travail très spécialisé.  Ça peut prendre plus de six mois pour former un employé.»

Les nouvelles commandes entrent à un tel rythme qu'un quatrième quart de travail démarrera le 22 août, confirme M. Desmarais.  «Il y a une grosse demande pour nos produits.  On doit ça à tous nos associés.  Ce sont des gens compétents qui ont des connaissances.  Ça nous permet de répondre aux besoins de nos clients.  Ça explique nos succès.»

On peut comprendre pourquoi Veyance Technologies a quelque peu ralenti l'an dernier.  L'entreprise exporte 60% de sa production aux États-Unis.  Heureusement, affirme M. Desmarais, la compagnie compte une liste de clients un peu partout dans le monde.  Dans 53 pays pour être exact, notamment en Europe et en Asie.  Le Canada absorbe environ 20% de sa production.

Et contrairement à d'autres sociétés manufacturières, Veyance Technologies n'a pas à craindre pour sa survie si un client lui fait faux bond.  «Notre plus important client achète 3% de notre production.  On est extrêmement diversifiés.  Si on perd un client, on est pas menacés.»

M. Desmarais fait preuve de prudence lorsque vient le temps de discuter de chiffres d'affaires.  Il est aussi réticent à donner une mesure quantitative pour illustrer la production de l'usine.  Secrets industriels obligent.  «Ce sont des millions de pieds de tuyaux», finit-il par dire.  Les tuyaux de Veyance Technologies sont utilisés dans plusieurs secteurs, dont l'alimentation et la chimie.  Toutefois, sa plus grosse clientèle provient de l'industrie pétrolière.  À elles seules, ces compagnies achètent de 40 à 50% de la production.  Elles équipent leurs camions de transport d'essence et de mazout, leurs pétroliers et les quais qui les accueillent.

Les produits de Veyance Technologies sont aussi utilisés sur des plates-formes pétrolières.  «Dans les équipements qui sont sur les plates-formes, pas en dessous», prend soin de préciser Pascal Langlois, directeur technologie de l'entreprise.

Lorsqu'on lui demande si Veyance Technologies a une solution à proposer pour colmater la fuite de pétrole dans le golfe du Mexique, l'ingénieur qu'est M. Langlois répond qu'il s'agit là «d'un très grand défi».

Source : La Voix de l'Est, mercredi 7 juillet 2010