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La relance de Bleu Lavande est assurée.

Bleu Lavande refleurira.  Grâce à un groupe d'investisseurs mené par Jean Pelchat, président de CorpoSana Capital, la renommée entreprise de Magog renaîtra de ses cendres après la faillite encaissée par ses deux fondateurs, Pierre Pellerin et Christine Deschesnes.

D'après les informations obtenues par La Tribune, un juge a entériné plus tôt cette semaine l'entente financière permettant le rachat d'une partie des actifs et la relance de Bleu Lavande.

Le groupe d'investisseurs, qui comprendrait une dizaines d'hommes et de femmes d'affaires de Magog et Sherbrooke, deviendrait propriétaire de la marque de commerce.  Il serait aux commandes des activités de fabrication de produits de l'entreprise, qui s'effectuent dans une usine du parc industriel de Magog, et du volet commercialisation.

Jusqu'à présent, le président intérimaire de Bleu Lavande, Jean Pelchat, et son groupe n'ont pas été en mesure de s'entendre avec le Centre financier aux entreprises Desjardins de l'Estrie, qui détient la ferme où étaient cultivés les plants de lavande.  Les nouveaux investisseurs poursuivraient par contre des négociations sérieuses avec Desjardins en vue d'acquérir cette exploitation.

La relance partielle de l'entreprise magogoise, qui a déjà employé plus de 100 personnes en haute saison, serait confirmée aujourd'hui à l'occasion d'une conférence de presse qui se tiendrait à Magog.

Rappelons que la faillite de Bleu Lavande est devenue officielle la semaine dernière.  Il est devenu clair alors que les dizaines de créanciers non garantis ne toucheraient pas un sous et seraient forcés de rayer les sommes que leur devait l'entreprise.  Au total, les créanciers réclamaient plus de huit millions $.

Pierre Pellerin a imputé la faillite de Bleu Lavande aux dix boutiques corporatives qui avaient été créées pour écouler les multiples produits à base de lavande de la marque.  Ces boutiques auraient placé l'entreprise dans une situation intenable financièrement.

Si le projet de relance sur la table est encourageant, il demeure sans doute incomplet aux yeux de plusieurs intervenants touristiques de la régions.  «Ce sont les champs de lavande qui nous intéressent», lance d'ailleurs le directeur général de Tourisme Cantons-de-l'Est, Alain Larouche.

Bien que certains ont laissé plâner des doutes quant à l'impact véritable de Bleu Lavande au plan du tourisme ces derniers jours, il est clair, selon M. Larouche, que son site agrotouristique, situé près de Fitch Bay, constituait le plus important attrait touristique de l'Estrie.

«C'était une locomotive pour les Cantons-de-l'Estr au complet, au même titre que des attraits comme Bromont ou le Zoo de Granby.  Plusieurs données nous permettent de le constater», déclare le directeur général de Tourisme Cantons-de-l'Est, en se disant confiant que le site agrotouristique sera aussi relancé sous peu.

Source : La Tribune, Sherbrooke, jeudi 9 février 2012

Énerkem entre en Bourse.

Après avoir recueilli les ordures des citoyens pour les transformer en carburant, Énerkem veut maintenant récolter leurs épargnes.  L'entreprise québécoise prépare une entrée en Bourse sur le NASDAQ et le TSX d'une valeur de plus de 100 millions de dollars.

Énerkem a déposé les documents nécessaires à son premier appel à l'épargne vendredi dernier.  Si le nombre d'actions qui seront mises en circulation et leur prix ne sont pas encore connus, le prospectus donne toutefois un indice de l'ampleur qu'aurait ce nouveau visage québécois en Bourse : les frais d'inscription sont basés sur une transaction d'une valeur de 125 millions de dollars.

L'entreprise n'a pas voulu commenter le processus, hier, invoquant les considérations légales qui l'entourent.  On sait toutefois que les actions de la nouvelle venue s'échangeront sous les symboles «NRKM» aux États-Unis et «NKM» au Canada.

Née des laboratoires de l'Université de Sherbrooke, Énerkem dit pouvoir transformer les ordures ménagères - des vieux sofas aux pelures d'orange en passant par le plastique non recyclable - en éthanor pouvant faire rouler les voitures.

L'entreprise a commencé à attirer l'attention il y a quelques années en annonçant coup sur coup plusieurs financements de dizaines de millions de dollars chacun.  Le ministère américain de l'Énergie et Cycle Capital Management, fonds québécois consacré aux technologies propres, ont été parmi les premiers à miser sur la jeune entreprise.  Les grands fonds de capital-risque américains ont bientôt suivi.

Après avoir testé sa technologie dans une usine de démonstration à Westbury, en Estrie, Énerkem construit actuellement sa première usine comerciale à Edmonton.  D'autres usines au Mississippi et à Varennes sont aussi dans les cartons.

Si une poignée d'entreprises québécoises de technologies propres comme 5NPlus ou PyroGenesis sont déjà inscrites à la Bourse croissance de Toronto, c'est la première fois que l'une d'elles frappe à la porte du NASDAQ.

Ceux qui décideront d'acheter des actions d'Énerkem doivent toutefois savoir qu'ils miseront sur une société en développement, avec tous les risques que cela comporte.

L'entreprise, qui a cumulé des pertes de 19 millions l'an dernier, n'a pas encore généré de revenus provenant de la vente de l'éthanol.  De plus, son usine-pilote de Westbury produit pour l'instant principalement du méthanol.  Ce méthanol devra ensuite être transformé en éthanol avant d'être vendu.

Dans son prospectus d'émission, Énerkem avertit que «la conversion du méthanol en éthanol à l'échelle commerciale pourrait s'avérer plus difficile que prévu».  Le prospectus mentionne aussi des risques liés aux coûts de construction et d'entretien des usines, ainsi qu'à l'approvisionnement en déchets et à la réglementation environnementale.


Source : La Tribune, Sherbrooke, mardi 7 février 2012.

Jyco obtient un coup de pouce d'Ottawa.

L'entreprise Jyco Sealing Technologies de Sherbrooke peut continuer sur sa lancée de développement avec une aide financière du gouvernement fédéral annoncée hier.

Le ministre des Transports, de l'Infrastructure et des Collectivités et ministre de l'Agence de développement économique du Canada pour les régions du Québec, Denis Lebel, lui accorde ce coup de main pour moderniser ses installations.

«Le gouvernement du Canada est résolu à appuyer les entreprises qui, somme Jyco, mettent tout en oeuvre pour accroître leur compétitivité et, du même coup, créer les conditions favorables à leur croissance», déclare le ministre dans un communiqué.

Jyco est une entreprise spécialisée dans la fabrication de joints d'étanchéité.  Elle qui a su traverser la crise automobile de 2008 souhaite aujourd'hui améliorer sa productivité, diversifier sa production et ainsi conserver l'avantage commercial qu'elle a sur ses concurrents dans le créneau des matériaux transformés.  Jyco se modernise entre autres par l'achat d'équipements.

À la mi-décembre, Jyco Sealing Technologies annonçait des investissements de près de 2,5 millions $ dans ses installations de Sherbrooke et la création d'une vingtaine d'emplois.  Une trentaine d'autres emplois devaient se rajouter par la suite.

Le carnet de commandes de Jyco augmente au point où l'entreprise doit procéder à des investissements majeurs en équipements et en ressources pour répondre à la demande croissante.


Source : La Tribune, Sherbrooke mardi 31 janvier 2012.

Boréalis en pleine expansion.

Où s'arrêtera la croissance de l'entreprise Boréalis à Magog?  Hasardeux de tenter de prévoir puisque même ses deux grands patrons, Jules Paquette et Patrick Grégoire, ne cessent de revoir à la hausse leurs prévisions.

Il y a un an, le nombre d'employés de Boréalis se trouvait sous la barre des 70.  Or, l'entreprise emploie maintenant 110 personnes et ce nombre atteindra vraisemblablement 150 à la fin de 2012.

Présentement, 60 pour cent de ses employés travaillent à Magog.  Le reste oeuvre à différents endroits sur la planète.  Boréalis possède notamment des bureaux à Brisbane, en Australie, et au Ghana.  Elle prévoit également ajouter un bureau à Lima, au Pérou, et compte plusieurs travailleurs en Guinée.

Le président de l'entreprise magogoise, Jules Paquette, croit que sa compagnie continuera de connaître du succès.  «Ce n'est que la pointe de l'iceberge en ce moment, le marché qu'on touche.  C'est possible qu'on devienne quatre ou cinq fois plus gros dans le futur», affirme-t-il.

Compte tenu de sa structure et du marché qu'elle cible, on serait tenté de penser que son développement s'effectuera presque exclusivement à l'extérieur du Québec.  Mais M. Paquette indique que plusieurs nouveaux emplois s'ajouteront normalement aussi à Magog.

«On n'a pas besoin d'être à Londres, New York ou Houston pour réussir avec les produits qu'on offre.  Du moment qu'on n'est pas trop loin, et c'est relatif, d'un aéroport important, on est correct», explique l'homme d'affaires.

Concernant le développement de Boréalis à l'étranger, Jules Paquette mentionne que sa compagnie a tout récemment créé une coentreprise en Australie avec la société DWS.  Ce partenariat constitue une première pour l'entreprise magogoise et lui permet de tester une façon différente et moins contraignante de développer ses activités hors du Québec.

Malgré que la croissance de Boréalis se soit déroulée à vitesse grand V depuis sa foncation en 2004, son président paraît en contrôle complet de la situation.  «On a bien géré notre croissance.  Notre équipe de gestion était déjà assez grosse, il y a quelques années,.  Elle a pu tranquillement s'adapter à un volume d'affaires plus important.»

M. Paquette admet cependant qu'il ne compte pas les heures travaillées chaque semaine.  «Notre succès, on le doit à notre travail acharné», confie-t-il, ajoutant que l'écoute et la proximité du client sont également deux marques de commerce de son entreprise.

Avec ses équipes de spécialistes et ses logiciels,
Boréalis accompagne les compagnies possédant des projets d'extraction.  Elle aide les Rio Tinto Alcan, Exxon de ce monde à assumer leurs responsabilités sociale et environnementale dans le cadre de différents projets.

Pour la première fois de son existence, Boréalis a récemment dévoilé de nouvelles applications mobiles pour ses logiciels.  Ces applications, qui correspondent à une tendance mondiale, permettent la collecte de données sur le terrain à l'aide d'un téléphone intelligent ou d'une tablette numérique.  Ces produits ont été crées à l'intention de ses clients.


Source : La Tribune, Sherbrooke samedi, 28 janvier 2012

Les Industries 3R s'agrandissent.

Un des plus gros employeurs de Danville, les Industries 3R, se tourne résolument vers l'avenir avec un investissement de près de 900 000 $ pour l'agrandissmeent de 8 400 pieds carrés de ses installations afin d'y aménager du personnel, mais également pour se doter de nouveaux équipements à contrôles numériques d'avant-garde.  L'entreprise qui, l'été dernier, comptait 45 employés en compte maintenant une soixantaine.

«Nous sommes vraiment rendus à l'étroit, il fallait agir.  Ce n'est pas un précédant chez nous, nous en sommes à une quatrième phase d'agrandissement.  Depuis que nous avons acquis un de nos compétiteurs, l'entreprise Mevco de Montréal, le besoin d'expansion s'est accru.  Cette dernière usine a été transformée principalement en centre de distribution et presque toute la production est maintenant concentrée ici à Danville», a commenté François Chaîné, copropriétaire de l'entreprise.

L'entreprise manufacturière se spécialise dans la production d'isolants pour la haute température, généralement 1000 degrés et plus.  Ses clients sont des fonderies, alumineries et aciéries dont Rio Tinto, Alcoa et QIT de Sorel.  Avec un chiffre d'affaires annuel voisinant le 8 M$ et des perspectives d'avenir encourageantes, l'entreprise poursuit sa progression avec confiance, avec, comme préoccupation, le respect de sa certification ISO 9001-2008.

«C'est mon père Raymond, maintenant à la retraite, qui a fondé notre industrie en 1978 et l'a développée avec beaucoup de travail et d'acharnement.  Il nous a, mon frère Louis et moi, rapidement intégrés à l'entreprise.  Aujourd'hui un membre de la troisième génération y travaille, ma fille Marilyne qui est responsable de la comptabilité», fait-il part avec une fierté sans équivoque.

Les projets sont sur les planches de travail.  «Nous regardons la possibilité d'améliorer notre desserte de la Côte-Nord.  Le Plan Nord suscite notre intérêt comme d'ailleurs bon nomber d'entreprises québécoises.  J'y étais la semaine dernière pour établir des contacts et visualiser ce potentiel évident pour les Industries 3R


Source : La Tribune, Sherbrooke, samedi, 28 janvier 2011