Son usine endommagée par un incendie. Durabac prête à reconstruire.
Les Plastiques Moulin à Lac-Brome - Vers une meilleure productivité
Neptune repousse la reconstruction. - La direction espère que l'usine soit fonctionnelle en décembre.
Son usine endommagée par un incendie. Durabac prête à reconstruire.
Les Plastiques Moulin à Lac-Brome - Vers une meilleure productivité
Neptune repousse la reconstruction. - La direction espère que l'usine soit fonctionnelle en décembre.
Nouveau centre de recherche, développement d'un nouveau masque à gaz destiné aux soldats et mise en marche d'un deuxième moulin à son usine d'Acton Vale : l'entreprise AirBoss-Défense est sur une lancée. C'est trois projets, déjà complétés ou en cours de réalisation, ont nécessité des investissements de plus de 6,4 millions $, dont près d'un million $ provient du gouvernement du Québec.
L'annonce a été faite à l'occasion d'une conférence de presse, tenue dans le nouveau cnetre de recherche de l'entreprise, sur le boulevard de l'Aéroport à Bromont. Une dizaine d'emplois de haut niveau ont ainsi été créés. La construction du centre, dédié au développement de nouveaux matériaux et produits de caoutchouc utilisés principalement à des fins militaires, a été complétée l'été dernier.
AirBoss-Défense se spécialise dans la fabrication d'équipements de protection contre les agents de guerre chimiques, biologiques, radiologiques et nucléaires, tel que des bottes, des gants et des masques à gaz.
«AirBoss-Défense est une entreprise dynamique de la région de la Montérégie qui démontre une fois de plus son esprit d'innovation et son sens des affaires», a déclaré le député de Saint-Jean et whip adjoint du gouvernement du Québec, Dave Turcotte.
Ce dernier a annoncé, au nom de la ministre déléguée à la politique industrielle et à la Banque de développement économique du Québec Élaine Zakaïb, le versement de contributions financières non remboursables totalisant 966 000 $ à AirBoss-Défense pour la réalisation de ces projets.
Dans le contexte, le signan lancé aux clients de l'entreprise est clair. «Nous sommes à l'écoute de leurs besoins», a lancé hier le directeur de recherche et développement d'AirBoss-Défense, Luc Dionne. En 2010, l'entreprise, qui exporte dans une trentaine de pays, a fait la tournée de sa clientèle aux quatre coins de la planète avec l'objectif avoué de «capturer les besoins du futur», mettre à niveau «sa stratégie d'innovation» et développer un «portefeuille de produits», explique M. Dionne.
Plus ergonomique et plus léger, un masque à gaz haut de gamme est d'ailleurs actuellement en développement pour les soldats et premiers répondants. Les prototypes seront bientôt réalisés. «On va essayer de faire le meilleur masque à gaz au monde», affirme le président d'AirBoss-Défense, Earl Laurie.
Autre nouveau produit développé par l'entreprise : une botte Extrême Froid. Elle a été soumise pas plus tard que la semaine dernière à la Défense nationale canadienne. La direction souhaite que cela se traduise éventuellement par des contrats.
Même s'il a déjà été plus garni, en 2009 et 2010 en particulier, le carnet de commandes de l'entreprise augure par ailleurs bien pour 2013 et 2014, selon Earl Laurie. L'entreprise a notamment décroché un important contrat de l'armée américaine - l'un des principaux client d'AirBoss-Défense - pour la production de 523 000 paires de couvre-bottes.
En plus de son nouveau centre de recherche à Bromont, l'entreprise possède des usines à Acton Vale, en Ontario et au Vermont. AirBoss-Défense emploie 284 personnes dans ses installations québécoises.
La contribution du gouvernement du Québec a également permis à l'entreprise d'acquérir, en 2011, un deuxième moulin à son usine d'Acton Vale pour la ligne de mélange de caoutchouc de sa division industrielle, créant du coup huit emplois.
Source : La Voix de l'Est, mardi 19 mars 2013
Ses activités ralenties de façon importante par un incendie en décembre dernier, l'entreprise Durabac est prête à reconstruire la portion de son usine qui a été détruite par les flammes, a expliqué hier le propriétaire, Patrick Charbonneau.
Déjà, sur le terrain, les ruines ont été nettoyées. Une demande de permis de construction a également été déposée à la Ville de Granby en janvier dernier. Le processus, qui s'inscrit dans le cadre d'un règlement sur les Projets particuliers de construciton, de modification ou d'occupation d'un immeuble (PPCMOI), suit son cours. Le conseil municipal a donné son aval au projet, sous certaines conditions, lors de la dernière séance du conseil municipal.
D'autres étapes suivront, dont une assemblée publique de consultation, si bien qu'en principe ce n'est pas avant le mois de mai que le permis pourra être délivré. Un délai plus long que Patrick Charbonneau aurait souhaité, mais avec lequel il doit néanmoins composer. Les travaux de reconstruction, qui s'accompagneront d'un agrandissement de l'usine, devraient s'étaler sur une période de trois à quatre mois, estime l'entrepreneur.
Durabac oeuvre dans le marché des équipements environnementaux. En période de pointe, la PME emploie environ 100 personnes sur trois sites de fabrication. Elle produit différents contenants de recyclage et de récupération, des équipements de levage et de transport, ainsi que des compacteurs de tout genre.
L'incendie, qui a pris naissance dans la chambre de peinture et la salle de finition de l'usine, où sont notamment fabriqués des compacteurs et différents types de contenants en acier, a causé des dommages (immeuble et équipements) évalués à quelque trois millions de dollars par le propriétaire.
Le moins que l'on puisse dire, c'est que l'entreprise a su faire preuve de résilience. «Dix jours après le feu, on avait reprise 70% de la production dans la petite partie de l'usine qui restait, avec 70% des employés répartis sur deux quarts de travail pour répondre à la demande», dit Patrick Charbonneau.
Un véritable tour de force, à ses yeux, qui n'aurait pas pu être possible sans le soutien et la mobilisation de ses employés. «Ils sont vraiment fidèles et dévoués. Ils ont travaillé dans des conditions pas toujours fciles, parfois dans le grand frois, pour remplir les commandes», dit le patron, reconnaissant.
Depuis le mois de février, les opérations ont été déménagées rue Cowie, dans un immeuble industriel qui s'est libéré. «Environ 70% des employés travaille à temps plein là-bas. La production est d'environ 70% à 80% de ce qu'elle devrait être. Habituellement, les mois de mars, avril, mai, juin et juillet sont les plus occupés. Mais on ne peut pas rouler à 100% par manque d'espace», révèle Patrick Charbonneau.
Ce dernier entend profiter des travaux de reconstruction pour incorporer de novuelles technologies dans l'usine ainsi que des «machines plus performantes» et écologiques. Les salles de peinture seront également à la fine pointe de la technologie.
Deux imposants dômes blancs ont été dressés sur la propriété de Durabac, située chemin Milton, à la suite de l'incendie afin d'entreposer du matériel et des équipements. Il s'agit toutefois là d'une situation temporaire. Ils sont appelés à disparaître à la fin des travaux de reconstruction, confirme Patrick Charbonneau.
Source : La Voix de l'Est, samedi 16 mars 2013
En activité depuis près de 30 ans, l'entreprise Les Plastiques Moulin à Lac-Brome a toujours été discrète. Pas étonnant que la vente de la PME n'ait pas été ébruitée l'an dernier. Érik et Réjean Desrosiers de Sherbrooke sont les nouveaux propriétaires. Le CLD Brome-Missisquoi a annoncé hier qu'il leur accorde une aide financière de 100 000 $, provenant des Fonds locaux.
Les Fonds locaux sont une combinaison du Fonds local de solidarité MRC de Brome-Missisquoi et du Fonds local d'investissement. Ce soutien financier, qui vise la création et le maintien d'emplois, donne un coup de main aux nouveaux propriétaires pour «boucler leur financement» dans le cadre de la reprise de l'entreprise.
Érik Desrosiers, 29 ans, occupe la direction générale de la PME de 45 employés, tandis que son père, Réjean, comptable maintenant à la retraite, en assume la présidence. L'entreprise a été fondée en 1985 par un trio d'actionnaires, qui préfère ne pas être identifié, et qui en est demeuré propriétaire durant près de trois décennies.
La PME de la rue Victoria est spécialisée dans la fabrication de produits de plastique par moulage à injection. Elle fabrique une quarantaine de produits différents à base de polypropylène clair et opaque, dont le plus populaire est le contenant multiusages, soit le fameux «bac» de plastique servant au rangement.
Actif dans le secteur manufacturier comme consultant, Érik Desrosiers rêvait de trouver une entreprise à la recherche de relève. Les contacts et connaissances de son père les ont mis sur la piste des Plastiques Moulin. «Les trois vendeurs étaient prêts à se retirer. Ça a été une belle transition en 2012. J'ai travaillé durant six mois dans l'entreprise avant que la transaction ne soit effectuée. Ce n'est pas tous les vendeurs qui permettraient ça. C'est vraiment un beau modèle de relève», se réjouit le nouveau DG.
Selon lui, Les Plastiques Moulin est en bonne position et en bonne santé financière. Pour la prochaine année, Érik Desrosiers souhaite néanmoins améliorer la productivité de l'entreprise. Par la suite, les novueaux propriétaires ont l'intention de «mettre le focus sur la croissance, notamment par la diversification de la clientèle.
«Nous avons encore de la capacité de production disponible. Ce qui est très positif. Nous allons nous appliquer à fonctionner à pleine capacité», dit le jeune dirigeant.
La Voix de l'Est, vendredi 15 mars 2013