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Maisons Alouette change de mains. - Industries Bonneville pourrait rappeler une centaine de travailleurs.

Bonne nouvelle pour les travailleurs de l'usine Maisons Alouette de Sainte-Anne-de-la-Rochelle.  Si tout fonctionne comme prévu, une entente de principe signée entre l'entreprise et Les Industries Bonneville fera passer l'usine aux mains de cette dernière, ce qui pourrait bien ramener une centaine de travailleurs au boulot d'ici le printemps.

En réorganisation depuis l'automne dernier, Maisons Alouette, propriété de Les Industries Ste-Anne-de-la-Rochelle, a vu son carnet de commandes fondre considérablement au cours des dernières années.  Traditionnellement, les exportations comptaient pour 30 à 40% du chiffre d'affaires de l'entreprise.  Mais depuis 2008, celles-ci sont en chute libre et l'année 2011 a été catastrophique alors qu'aucune commande de l'extérieur n'a été enregistrée.

La vente de Maisons Alouette survient donc à un moment où la quasi-totalité des travailleurs de l'entreprise est sans emploi.  Les Industries Ste-Anne-de-la-Rochelle préfèrent maintenant concentrer ses énergies dans l'autre division de l'entreprise, Les Murs ÉcoTerra, qui se spécialise dans la conception de murs fermés à haute efficacité énergétique.

«C'est un modèle d'affaire qui a beaucoup de potentiel.  Nous voulons retourner à nos racines d'autrefois.  Cette vente est une bonne affaire pour nous», dit le président de l'entreprise, Bradley Berneche.

Ce dernier est à la recherche d'un endroit pour relocaliser l'entreprise, puisque l'usine de Sainte-Anne-de-la-Rochelle est beaucoup trop grande pour les besoins de Les Murs ÉcoTerra.

«Nous n'avons besoin que d'un tiers de la surface de notre usine», fait savoir M. Berneche.

Plus tôt cette semaine, M. Berneche avait confirmé la vente de son site de Saint-Alphonse-de-Granby aux Industries Bonneville, puisque Maisons Alouette n'en avait plus besoin pour exposer et vendre ses maisons.

«Le site de Saint-Alphonse n'était plus important pour nous.  Nous avons pris une réorientation l'automne dernier.  Avec Murs ÉcoTerra, nous avons l'intention de croître dans ce domaine.  C'est un modèle d'affaire qui a beaucoup de potentiel», ajoute M. Berneche.

De son côté, Dany Bonneville, copropriétaire des Industries Bonneville, n'a pas caché sa satisfaction.  «L'offre d'achat finale est approuvée chez les deux partis.  C'est un gros investissement pour nous.  On veut doubler notre production puisque l'année dernière, on a ouvert six nouveaux bureaux au Québec et en Ontario.  Maintenant, il faut fournir.  Nous voulons relancer l'usine de Sainte-Anne-de-la-Rochelle, donc, assurer les emplois là-bas», commente-t-il.

Si tout va comme prévu, M. Bonneville croit que la production sera relancée d'ici le printemps, le temps d'adapter la chaîne de production aux produits de son entreprise.  Beaucoup de travailleurs de la petite municipalité pourraient donc retourner au boulot à ce moment.  «Si les employés sont disponibles, les réengager est clairement une possibilité.  Nous avons déjà engagé l'ancien directeur de l'usine.  Ça va prendre le même nombre d'employés qu'il y avait.  C'est une bonne nouvelle pour Saint-Alphonse et Sainte-Anne-de-la-Rochelle, car ça va recréer les emplois perdus», dit M. Bonneville, qui espère une production de 15 maisons par semaine.

Source : Sherbrooke, La Tribune, samedi, 11 février 2012

Agropur a déjà son propre produit. - La coopérative a investit 6 M$ pour sa marque de yogourt.

Agropur est prête à lancer sa propre marque de yogourt, a affirmé hier le chef de la direction de la coopératrive agricole, Pierre Claprood.

Les discussions se poursuivent avec Yoplait pour renouveler son contrat de production, mais la direction d'Agropur fonde peu d'espoir d'un terrain d'entente puisse être trouvé.  «Ils ne veulent pas renouveler, mais on continue de se parler.  Mais il y a plus de chance qu'on lance notre marque qu'on continue avec Yoplait.  On se fait à l'idée» a indiqué M. Claprood en entrevue hier après-midi à La Voix de l'Est.  «Ça fait un an qu'on se prépare à ça.  En nous sommes maintenant prêts.»

Les Aliments Ultima, une entreprise propriété d'Agropur et d'Agrifoods, une coopérative de l'Ouest canadien, produisent le yogourt de Yoplait depuis 1972 à leur usine de la rue Principale à Granby.  En vertu de ce contrat de franchisé, les Aliments Ultima assurent la production, le transport et la mise en marché des produits Yoplait partout au Canada.  Or, ce contrat vient à échéance en septembre 2013.  Au terme de cette date, les produits Yoplait devraient être produits par Liberté.  La PME québécoise a été achetée l'année dernière par la multinationale franco-américaine.

D'ailleurs, La Voix de l'Est révélait le 22 novembre dernier que Yoplait n'allait pas renouveler l'entente.

Agropur a investi près de six millions de dollars pour créer sa nouvelle marque de yogourt, a dit M. Claprood.  Les équipes de recherches de la coopérative ont inventé des recettes, les ont produites, les ont fait goûter par des consommateurs lors de dégustation à l'aveugle avec d'autres produits.  «Notre yogourt est très bon», assure évidemment le grand patron de l'entreprise.

Lancer une nouvelle marque n'est pas une aventure de tout repos, admet M. Claprood.  «Il faut faire beaucoup de publicité, amener les gens à goûter nos produits, explique-t-il.  À court terme, ce n'est pas évident.  Mais à long terme, il y a de grands avantages.  Ça ouvre la porte pour découvrir d'autres marchés, les États-Unis, par exemple.»

Pour ce faire, Agropur devrait ouvrir une usine de production en sol américain puisque l'exportation de produits laitiers est interdite entre les deux pays.

M. Claprood n'a pas voulu discuter des possibles conséquences de la perte du contrat de Yoplait sur les 305 employés des Aliments Ultima.  Il s'est dit très optimiste de voir la nouvelle marque faire sa palce rapidement dans un marché hautement concurrentiel.  «On va tout faire pour avoir la même production», a-t-il indiqué.

En 2010, les Aliments Ultima ont produit 100 millions de kilos de yogourt pour Yoplait.

Agropur estime que la perte du contrat de Yoplait entraînera des pertes de 165 millions de dollars.  En 2011, les Aliments Ultima ont affiché des revenus de 330 millions de dollars.

Avant de se lancer dans cette grande aventure, une question fondamentale devra être tranchée : la coopérative Agropur a-t-elle le droit de concurrencer Yoplait au Canada?

Il existe des différends sur les clauses du contrat qui lie les deux entreprises.  Certaines clauses ne sont pas interprétées de la même façon par les deux parties, souligne M. Claprood.  Il n'a pas voulu dire lesquelles, mais il est clair qu'elles pourraient nuire au projet d'Agropur de mettre ses propres produits sur le marché.

Le tout sera débattu dans les prochaines semaines devant un tribunal de commerce international, a dit M. Claprood.

La décision de Yoplait de ne pas renouveler son contrat avec Agropur repose sur une nouvelle stratégie d'affaires, a indiqué M. Claprood.  La concurrence exercée par Danone, l'autre grande multinationale dans l'industrie du yogourt, explique-t-il, amène Yoplait à remettre en question son système de franchisé.  «Danone a gagné des parts de marché dans plusieurs pays du monde en contrôlant leur production.  Ils (les dirigeants de Yoplait) pensent qu'ils peuvent avoir une meilleure croissance sans leurs franchisés.»

Les acquisitions de Yoplait ces dernières années, dont celle de Liberté, expliquerait ce virage de stratégie.  En contrôlant leurs propres entreprises, soutient M. Claprood, au lieu de faire affaire avec des franchisés, «ça fait moins de monde à convaincre quand tu prends une décision».


Source : La Voix de l'Est, jeudi 9 février 2012

Soprema s'installe à Singapour.

Le directeur du développement des affaires internationales de Soprema, Daniel Nadeau, a annoncé l'ouverture d'une succursale à Singapour, qui desservira l'Inde et le Sud-Est asiatique.

Il y a quelque temps déjà que Soprema avait une présence timide en Inde, en Indonésie, au Vietnam, en Thaïlande et à Singapour.  C'est dans le but d'intensifier cette présence et d'augmenter son chiffre d'affaires dans la région du globe qu'on a créé Soprema Singapour.

«On s'est aperçu avec le temps que notre bureau en Chine investissait beaucoup d'énergie et d'effort à répondre à des demandes provenant des pays du Sud et qu'il serait à propos d'y avoir un pied-à-terre», a indiqué le directeur.

Ce nouveau bureau assurera donc le développement des affaires dans ce marché en pleine expansion.  Il va sans dire qu'un bassin de population composé de deux milliards de personnes devrait permettre à l'entreprise drummondvilloise de mettre la main sur les contrats associés à plusieurs chantiers.

L'entreprise spécialisée dans la fabrication de produits et de revêtements d'étanchéité pour la construction et le génie civil a envisagé d'autres destinations pour répondre à la demande asiatique, comme New Delhi et Kuala Lumpur, mais a finalement opté pour la petite république côtière, évoquant des raisons reliées à la qualité de vie, aux relations internationales et à l'économie.

Soprema Singapour compte actuellement une employée, Catherine l'Heureux, conseillère aux ventes, embauchée en novembre 2010, mais en poste en Asie depuis quelques mois à peine.  Soprema a l'intention d'augmenter cette force de vente au fur et à mesure de la croissance.  On s'attend à ce qu'une dizaine de techniciens et de vendeurs accompagnement Mme L'Heureux un fois à maturité.

L'investissement initial relié à cette nouvelle succursale de Soprema est évalué à un peu plus de 250 000 $.  L'entreprise entrevoit des investissements annuels récurrents d'environ 150 000 $ au cours des prochaines annése en fonction du développement du marché.  D'origine française, la multinationale Soprema est implantée dans plus de 80 pays.  Elle a une présence au Canada depuis 1978.


Source : La Tribune, Sherbrooke, mercredi, 8 février 2012

D-Gel d'Acton Vale - Prête à rebondir sur la planète.

D-Gel est l'un des secrets les mieux gardés d'Acton Vale.  Mais plus pour longtemps.  L'entreprise, qui fabrique et distribue des équipements et accessoires de ballon sur glace et de hockey balle, est prête à rebondir aux quatre coins de la planète.

«On veut donner un rayonnement international à une entreprise d'ici tout en restant ici», affirme le directeur général de la PME, Stéphane Paradis.

D-Gel est la propriété de la famille Gardner depuis plus d'une trentaine d'années.  Elle s'est développée à Acton Vale sans tambour ni trompette tout au long des décennies.  Il y a environ un an, bien que la croissance soit au rendez-vous, les propriétaires de l'entreprise ont décidé de repositionner D-Gel pour assurer sa pérennité.  Stéphane Paradis, qui était à l'emploi d'un compétiteur à Toronto, a été embauché dans la foulée.

Selon lui, la PME oeuvre dans un marché de niche et offre beaucoup de potentil.  Appuyé par les propriétaires de D-Gel, il s'est fixé comme objectif d'exploiter ce potentiel au maximum.  Depuis l'arrivée en poste de Stéphane Paradis, l'entreprise a dailleurs entrepris un virage à 180 degrés.  «C'est une année de transition, dit-il.  On roulait à deux milles à l'heure; on va amener ça à 400 milles à l'heure.»

Déjà, les produits D-Gel jouissent d'une plus grande visibilité avec l'ajout de 600 à 800 points de vente au Canada au cours des derniers mois, souligne M. Paradis.

Dans le cadre du virage entrepris, le nouveau directeur général dit avoir remis en question les processus de fabrication de chacun des produits.  Si certains sont fabriqués à Acton Vale, comme les têtes des balais, ainsi que les balles et ballons, d'aures proviennent de Chine, dont les souliers dotés d'une épaisse semelle de caoutchoucs pour la pratique du ballon sur glace.  «On veut avoir un modèle d'affaires qui nous permet de mieux contrôler notre destinée», souligne Stéphane Paradis.

L'exercice se traduira assurément par certains changements, dit-il, dont le rapatriement éventuel de la fabrication des souliers au Québec.  Même si cela doit entraîner une hausse du prix de certains produits.  Une décision prise, dit-il, à la lumière de ce qu'il a observé en Chine.  «Les conditions de travail dans les usines ne correspondent pas aux valeurs de D-Gel.  On veut se positionner comme une marque plus haut de gamme.  Je me donne le mandat de créer des emplois à Acton Vale», lance-t-il.

Autre projet d'importance dans la mire du DG : la possible acquisition «d'une autre entreprise similaire nord-américaine».  Des discussion ont été amorcées.  Parmi les avantages d'une telle transaction : l'augmentation du volume d'affaires, souligne M. Paradis.

Ce dernier affirme voir grand pour les activités de D-Gel à Acton Vale, qui emploie neuf personnes dont trois couturières à temps partiel.  «Des fois, il y a des gens qui ont peur d'aller en région parce qu'il ont peur d'être limités.  Moi, c'est le contraire.  Le support qu'on reçoit ici, entre autres du CLD, nous permet de performer», dit-il.

Si l'un des segments de marché de D-Gel, le hockey balle, est en forte croissance, l'autre, le ballon sur glace, suit plutôt la pente contraire.  Avec la Fédération canadienne de ballon sur glace notamment, Stéphane Paradis souhaite trouver des façons de développer la relève pour ce sport.  D-Gel aimerait éventuellement développer des produits de gymnase pour «rentrer dans les écoles».  «On se donne une mission sociale, celle de faire découvrir le ballon sur glace», dit-il.

Stéphane Paradis est d'avis que D-Gel, dont le chiffre d'affaires demeure confidentiel, doit développer un modèle qui se distingue.  «Ce serait une erreur de compétitionner les Bauer et autres CCM», dit-il.  La clé du succès passera, selon lui, par les gens compétents qui entoureront l'entreprise et qui sauront l'amener «à un autre niveau».


Source : La Voix de l'Est, lundi, 6 février 2012

Polycor ferme Granit Bussière.

La multinationale Polycor a annoncé hier qu'elle fermait sa filiale Granit Bussière, de Saint-Sébastien dans la région de Lac-Mégantic, dans un effort de restructuration de ses activités.

Une quarantaine d'employés perdent leurs emplois, alors que sept autres sont mutés dans les deux autres filiales de l'entreprise, située également à Saint-Sébastien.

Granit Bussière, qui se spécialisait dans le domaine de la pierre architecturale taillée sur mesuer, était déficitaire depuis quelques années, à cause du contexte difficile dans lequel se retrouve le secteur de la construction.

«Les efforts déployés n'ont pas permis à Granit Bussière de retourver la voie de la rentabilité», a expliqué Patrick Pérus, chef de la direction de Polycor, au siège social de Québec.  «C'est une décision difficile, mais qui s'avère nécessaire.»

La direction de l'entreprise a dit souhaiter accompagner les employés licenciés dans leur recherche d'emploi et offrira même des incitatifs aux employeurs locaux qui les embaucheront.  Elle entend mieux gérer sa croissance et faire face aux défis du marché grâce à cette restructuration qui sera accompagnée d'un plan de recapitalisation.

Elle veut concentrer ses efforts et ses ressources sur ses activités ayant le plus de valeur ajoutée, soit la transformation du granite, du marbre, du calcaire français et du verre recyclé en tranches, tuiles, mosaïques, produits d'aménagement paysager et bordures.

Les autres usines de Polycor ne seront pas affectuées par cette décision stratégique et poursuivront leurs activités normalement.  L'entreprise compte 25 carrières et quatre usines de fabrication, employant au total plus de 300 personnes.

Jointe par téléphone hier, la mairesse de Saint-Sébastien, Marie-Douce Morin, a semblé affectée par la nouvelle.

«C'est une nouvelle qui nous touche, c'est certain, parce qu'elle implique plusieurs pertes d'emplois.  C'est un coup dur pour notre municipalité.  Je rencontre le directeur de l'usine demaine matin.  Je préférerais ne pas parler davantage aux journalistes avant d'avoir parlé avec lui», a-t-elle coupé court à la conversation.

La région de Saint-Sébastien, Lac-Drolet et Sainte-Cécile-de-Whitton a déjà porté fièrement l'appellation de capitale mondiale du granit, il y a quelques décennies.  Mais le déclin de l'industrie a changé bien des choses.


Source : La Tribune, Sherbrooke, vendredi, 3 février 2012